Rejoignez-nous

Suisse

Des mesures demandées contre la "fast fashion"

Publié

,

le

Cinq tonnes d'habits usagés ont été déversées sur la Place fédérale mercredi. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Cinq tonnes d'habits usagés ont été déversées mercredi matin à Berne devant le Palais fédéral. Par cette action symbolique, une coalition de 13 organisations demande au Conseil fédéral et au Parlement des mesures politiques contre la "fast fashion".

Avec la montée en puissance des géants chinois comme Shein et Temu, la production et la consommation mondiales de vêtements ont explosé, constate la coalition. La Suisse n’est pas épargnée: chaque année, 100'000 tonnes d’habits, produits dans des conditions d’exploitation, à peine portés, finissent incinérés ou exportés vers des pays à revenus plus faibles.

Treize organisations, dont Public Eye, Fashion Revolution Switzerland, la Fédération romande des consommateurs (FRC), Fair Fashion Factory et Unia, se mobilisent pour lutter contre ces "dérives", écrivent-elles dans un communiqué.

La coalition demande une transformation systémique vers une économie circulaire de la mode, qui valorise la qualité, la durabilité et la justice sociale. Pour cela, des mesures politiques ambitieuses sont nécessaires: introduction d’une taxe anticipée sur les nouveaux vêtements et chaussures, encouragement à la réparation et à la revente, incitations à une production durable et garantie de conditions de travail décentes.

Fonds suisse pour la mode

L'action s’inscrit dans le cadre de la campagne de Public Eye demandant au Conseil fédéral, par une pétition, la création d’un Fonds suisse pour la mode. Le but est d’obliger les entreprises du secteur à participer aux coûts sociaux et environnementaux de leur modèle d’affaires.

En juin dernier, la conseillère nationale Sophie Michaud Gigon (Vert-e-s/VD), secrétaire générale de la FRC, a déposé une motion visant à instaurer une mesure similaire. Le Conseil fédéral reconnait l’importance d’une production et une consommation plus durables, mais il a rejeté le texte, ne voyant actuellement "pas de nécessité d’agir".

Le gouvernement continue de miser sur les initiatives volontaires des entreprises, relève la coalition. Or celles-ci sont insuffisantes et relèvent trop souvent du "greenwashing", dénonce-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse

Les demandes d'asile baissent, contrairement aux retours forcés

Publié

le

Moins de demandes d'asile que prévu doivent être déposées, a annoncé le chef du Secrétariat d'Etat aux migrations, Vincenzo Mascioli, mardi devant la presse. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le nombre de demandes d'asile en Suisse devrait être encore plus bas que prévu en 2026. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a revu à la baisse ses prévisions et s'attend à 22'000 demandes d'ici la fin de l'année. Les renvois forcés eux augmentent.

Le SEM tablait initialement sur 26'000 demandes. La nouvelle prévision s'appuie sur le faible nombre de demandes déposées en début d'année.

Les demandes provenant d'Afghanistan, de Turquie et d'Erythrée ont particulièrement diminué. Celles venant d'Ethiopie et d'Irak ont elles légèrement augmenté.

Les renvois, eux, continuent d'augmenter. Les renvois forcés n'échappent pas à cette tendance. Leur nombre est passé de 1654 à 2400 entre 2021 et 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Hôpitaux vaudois: le logiciel américain soutenu au Grand Conseil

Publié

le

Le Grand Conseil vaudois a longuement débattu mardi après-midi sur le logiciel américain Epic comme nouvelle solution pour le dossier patient informatisé (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La possible implémentation du logiciel américain Epic au sein de douze hôpitaux vaudois a, comme attendu, suscité de vifs débats mardi après-midi au Grand Conseil. Une majorité de députés a accepté d'entrer en matière, mais les critiques ont été nombreuses.

L'objectif consiste à remplacer le dossier patient informatisé (DPI) du CHUV et de onze établissements de la Fédération des hôpitaux vaudois informatique (FHVI), dont la solution actuelle arrive en fin de vie. Cet outil interne, différent du DEP (dossier électronique du patient), permet le suivi médical des patients.

Comme nouveau logiciel, le Conseil d'Etat a porté son choix, après un appel d'offres, sur Epic. Une décision qui, depuis plusieurs mois, suscite des critiques, lesquelles se sont propagées mardi après-midi au sein du Grand Conseil.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

L'IA et le streaming bouleversent l'usage des médias en Suisse

Publié

le

ChatGPT reste la plateforme d'IA la plus populaire en Suisse, utilisée par deux tiers des répondants (67%) (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'intelligence artificielle est utilisée par quatre Suisses sur cinq tandis que le streaming audio supplante la radio traditionnelle. Les offres d'information numériques conservent une très large audience.

L'intelligence artificielle (IA) s'est imposée en un temps record, montre l'étude Digimonitor publiée mardi. Son usage a doublé depuis 2024, passant de 40% à 80% des utilisateurs d'internet. Près d'une personne sur trois y recourt quotidiennement. Chez les 15-34 ans, 91% l'utilisent occasionnellement.

L'IA est devenue un outil de recherche pour 57% des utilisateurs et de conseil à l'achat pour près de 40%. ChatGPT reste la plateforme la plus populaire, utilisée par deux tiers des répondants (67%), loin devant Gemini (32%) et Copilot (30%).

Le streaming audio est désormais plus populaire que la radio traditionnelle. Chaque jour, 60% de la population écoute de la musique ou la radio en streaming, contre 45% qui utilisent la radio classique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Le bitcoin dépasse les 80'000 dollars, dopé par un dollar faible

Publié

le

Le bitcoin bénéficie aussi de la baisse des rendements des obligations américaines après l'annonce mercredi par le Trésor d'un programme d'achat obligataire renforcé, ce qui pénalise le dollar (archives). (© KEYSTONE/AP/Kin Cheung)

Le bitcoin a franchi mardi les 80'000 dollars pour la première fois depuis mai. La plus connue des cryptomonnaies était portée par la faiblesse du dollar et des perspectives législatives favorables, notamment.

La plus capitalisée des cryptomonnaies prenait 1,12% vers 11h35 mardi, à 79'812,50 dollars, ayant gagné près d'un quart de sa valeur depuis mercredi et le soutien du président Donald Trump à un projet de loi d'encadrement des devises numériques aux Etats-Unis, le Clarity Act.

Le bitcoin bénéficie aussi de la baisse des rendements des obligations américaines après l'annonce mercredi par le Trésor d'un programme d'achat obligataire renforcé, ce qui pénalise le dollar.

Les répercussions de cette intervention "ravivent le spectre d'une nouvelle perte de valeur du dollar" (ou "debasement" en anglais), bien qu'il conserve sa position de monnaie dominante, souligne Chris Beauchamp, d'IG. Couplé aux inquiétudes sur la dette fédérale américaine, l'analyste constate que cette situation profite aux actifs alternatifs au billet vert, comme les cryptomonnaies et l'or, bien que le métal jaune reflue légèrement mardi.

Le dollar évolue lui à plat face aux principales devises, lâchant 0,04% à la monnaie unique européenne, à 1,1669 dollar pour un euro. Le marché des changes reste serein face au nouveau train de sanctions dites "secondaires" annoncées lundi par le ministre des Finances Scott Bessent, touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime. Le gouvernement américain cherche à "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran et ses soutiens, mais n'a toutefois pas précisé quand ces mesures entreraient en vigueur ni quels pays elles concerneraient.

"Le scepticisme grandit quant à la volonté de Bessent de mettre sa menace à exécution", estime Carol Kong, de CBA. L'analyste reste dubitative sur le fait que la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien, "cèdera aux pressions des États-Unis pour cesser le commerce" avec l'Iran, et pense que Washington "privilégiera la stabilité à l'escalade à l'approche du sommet Trump-Xi le mois prochain".

Le Canada doit par ailleurs dévoiler mardi sa réponse aux nouveaux droits de douane sur l'acier et les voitures annoncés lundi par Donald Trump au terme de négociations infructueuses. "Compte tenu de la dépendance du Canada à l'égard de l'économie américaine, la relance de la guerre tarifaire" menace une "économie qui montrait des signes d'amélioration", rappelle Mme Kong.

Le dollar canadien continuait en conséquence de refluer légèrement (-0,07%) face au billet vert.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Suisse

Neutralité: une alliance de la société civile contre l'initiative

Publié

le

Vingt-deux organisations de la société civile font campagne contre l'initiative sur la neutralité. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La neutralité suisse ne doit pas mettre en danger la sécurité du pays ou affaiblir le droit international, estime une alliance de 22 organisations de la société civile. Elle a lancé mardi sa campagne contre l'initiative sur la neutralité, en votation le 27 septembre.

Le comité de l'initiative populaire "Sauvegarder la neutralité suisse", déposée par Pro Suisse et des membres de l'UDC, utilise une colombe de la paix dans ses affiches de campagne. "Si l'initiative est acceptée, toutes les colombes de la paix prendront la fuite", a réagi Günther Bächler, ancien diplomate suisse et médiateur pour la paix, devant les médias à Berne.

Pour l'alliance, il n'y aura pas de paix et de sécurité en faisant cavalier seul. Berne doit se positionner "comme un membre fiable d'une communauté démocratique fondée sur le droit international", a jugé M. Bächler.

Ne pas détourner le regard

La neutralité ne signifie pas détourner le regard, avance encore l'alliance. Elle ne dispense pas la Suisse de réagir face aux violations graves du droit international. La politique de neutralité helvétique ne doit pas être un "blanc-seing" pour les autocrates et les auteurs de crimes internationaux, a argué Lisa Marchon, coprésidente d'Opération Libero.

La neutralité doit rester souple, et non se rigidifier, pour s'adapter aux nouvelles réalités, selon Helen Keller, professeure de droit international à l'Université de Zurich. La conduite de la guerre a complètement changé.

Et cette ancienne juge à la Cour européenne des droits de l'homme de souligner que la Suisse est un Etat-partie à la Cour pénale internationale (CPI). Elle est donc tenue de poursuivre et de juger les auteurs de crimes de guerre graves.

Quant aux sanctions économiques, elles permettent de réagir aux violations graves du droit international. La Suisse ne doit pas servir de plaque tournante pour contourner ces sanctions. D'autant plus qu'elle est une place financière importante et une plateforme majeure du négoce des matières premières, a relevé Robert Bachmann, de l'ONG Public Eye.

Conception plus large de la sécurité

L'alliance rappelle encore que la sécurité de la Suisse est étroitement liée à celle de l'Europe. La coopération internationale en matière de cyberdéfense, de préparation aux crises et de protection des infrastructures critiques est essentielle, d'après le secrétaire général du Mouvement européen suisse, Raphaël Bez.

La conception de la sécurité doit être élargie, a ajouté Leandra Bias, chercheuse à l'Université de Fribourg. La sécurité, c'est aussi protéger les droits humains et être en mesure de réagir collectivement aux violations graves de ces droits. "On ne meurt pas de violence seulement en temps de guerre."

L'alliance propose le simulateur Politopia pour que les utilisateurs décident eux-mêmes de la manière dont la Suisse doit réagir face à des situations de crise. Elle trouve que ce simulateur illustre à quel point la Suisse aurait les mains liées si l'initiative était adoptée.

L'alliance est composée de 22 organisations actives dans les domaines de la paix, des droits des femmes, des droits humains et de la politique européenne. Figurent notamment Amnesty International, Alliance F, Alliance Sud, Terre des Hommes et Frieda. Une grande campagne d'affichage comme celle des partisans n'est pas prévue.

www.politopia.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 18 minutes

L'Italienne Brignone à nouveau opérée de son genou gauche

Federica Brignone, double championne olympique de Super-G et de géant à Cortina, doit à nouveau se faire opérer du genou...

SuisseIl y a 26 minutes

Les demandes d'asile baissent, contrairement aux retours forcés

Le nombre de demandes d'asile en Suisse devrait être encore plus bas que prévu en...

EconomieIl y a 38 minutes

La droite veut faciliter l'accès à la propriété des locataires

A Genève, une modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons...

SuisseIl y a 41 minutes

Hôpitaux vaudois: le logiciel américain soutenu au Grand Conseil

La possible implémentation du logiciel américain Epic au sein de douze hôpitaux vaudois a, comme...

InternationalIl y a 1 heure

Le patron de la CIA en visite mardi à Moscou

Le patron de la CIA John Ratcliffe est en visite mardi à Moscou, selon les...

CultureIl y a 2 heures

L'IA et le streaming bouleversent l'usage des médias en Suisse

L'intelligence artificielle est utilisée par quatre Suisses sur cinq tandis que le streaming audio supplante...

InternationalIl y a 3 heures

L'UE prête à examiner une demande d'adhésion de l'Arménie

L'Union européenne a indiqué mardi considérer "avec intérêt" l'éventuelle demande prochaine d'adhésion de l'Arménie, qui...

GenèveIl y a 3 heures

Profilage racial: les médiateurs pour un dispositif de prévention

L'organe de médiation indépendante entre la police genevoise et la population (MIPP) recommande un dispositif...

GenèveIl y a 4 heures

L'accès à une contraception gratuite en votation à Genève

A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre....

EconomieIl y a 5 heures

Le bitcoin dépasse les 80'000 dollars, dopé par un dollar faible

Le bitcoin a franchi mardi les 80'000 dollars pour la première fois depuis mai. La...