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Santé

Décès d'Esther Grether, propriétaire du groupe Doetsch Grether

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Esther Grether, photographiée le 30 mai 2009, lors de l'exposition "Giacometti" à la Fondation Beyeler (archives). (© KEYSTONE/KARL-HEINZ HUG)

Esther Grether est décédée à l'âge de 89 ans. Considérée comme l'une des premières entrepreneuses de Suisse, la milliardaire, propriétaire du groupe bâlois Doetsch Grether, était une importante actionnaire de Swatch Group et collectionneuse d'art.

Esther Grether s'est paisiblement endormie, a fait savoir vendredi sa famille. Ces dernières années, la milliardaire, qui détenait notamment une participation de 3,76% dans le numéro un mondial de l'horlogerie, vivait retirée dans sa maison bâloise. Mme Grether avait d'ailleurs siégé au conseil d'administration de Swatch Group dès 1986 et jusqu'en 2014.

Suite au décès de son mari Hans Grether, peu avant ses 64 ans, Esther Grether, avait pris en 1975 la direction de l'entreprise familiale Doetsch Grether en tant qu'administratrice-déléguée, faisant alors figure d'exception dans le monde économique de l'époque. Elle avait entamé sa carrière dans la firme rhénane en tant que secrétaire et avait ensuite épousé son patron.

Des pastilles aux préservatifs

Le groupe Doetsch Grether, dont les origines remontent à la fondation en 1899 d'une pharmacie à Bâle, contrôle plusieurs marques connues dans le secteur de la santé et du bien-être, comme les pastilles Grether's et Neo Angin ainsi que les préservatifs Ceylor. Après l'ouverture de leur pharmacie, Richard et Oscar Grether ont rapidement étendu leur activité au commerce de gros de produits pharmaceutiques et cosmétiques.

Le premier produit maison du groupe, la crème pour le bain Fenjal, a été lancé en 1962, sous la direction de Hans Grether, lequel avait pris la tête de l'entreprise en 1947 suite au décès prématuré de son père. La distribution à l'étranger de Fenjal dès 1963 - cédée en 2015 - marque alors le développement des activités de la firme rhénane à l'international.

Mère de deux enfants, Mme Grether a dirigé l'entreprise durant plusieurs décennies, avant de se retirer progressivement de l'opérationnel dès 2014. Mais l'entreprise est restée en mains familiales. Selon le magazine économique Forbes, le patrimoine d'Esther Grether culminerait à près de 1,8 milliard de francs. L'entrepreneuse s'est aussi fait un nom dans l'art, sa collection privée figurant au rang des plus importantes du vingtième siècle.

Cette dernière, dont des parties ont été exposées à plusieurs reprises au Kunstmuseum de Bâle, la dernière fois en 2019, comprend notamment des oeuvres Pablo Picasso, Paul Cézanne, Salvador Dali et un triptyque de Francis Bacon. La collection privée de Mme Grether compterait pas moins de 600 oeuvres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Le patron de Nestlé précise sa vision devant les actionnaires

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Le café fait partie des segments de croissance pour le groupe (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une assemblée générale, deux premières. Les nouveaux présidents du conseil d'administration de Nestlé, Pablo Isla, et directeur général (CEO) Philipp Navratil se sont exprimés devant les actionnaires et détaillé leur stratégie pour sortir le groupe de l'ornière.

Pour le patron de Nestlé, en fonction depuis septembre dernier, les progrès réalisés en 2025 sont encourageants, mais ne constituent qu'un début. "Nous allons maintenant de l'avant avec des priorités claires et un sens renouvelé de l'urgence", a affirmé M. Navratil, selon le texte de son allocution à l'assemblée générale.

Les priorités sont au nombre de cinq, a-t-il précisé, parmi lesquelles figurent un portefeuille de produits "gagnant", une croissance organique alimentée par l'augmentation des volumes vendus, la transformation et l'efficacité, le flux de trésorerie et l'allocation des capitaux ainsi que la culture de la performance de Nestlé.

En termes de réductions de coûts, le groupe a consenti à passablement d'efforts. "Nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie pour réaliser trois milliards de francs d'économies de coûts d'ici fin 2027", a déclaré Philipp Navratil.

Sur le plan de la croissance, le patron de Nestlé a souligné sa volonté de vendre davantage de produits grâce à une connaissance "approfondie" des consommateurs.

"Période de turbulences"

La direction a identifié des "plateformes de croissance" destinées à augmenter les volumes écoulés. M. Navratil a évoqué l'exemple du café froid, qui sera proposé dans différents formats (soluble, portions, prêt à boire ou concentré) et saveurs (noir, vanille ou caramel...). Ces variantes pourront être étendues aux marques Nescafé ou Starbucks, selon ce collaborateur de longue date de Nestlé.

Pablo Isla prend ce jeudi ses fonctions de président de Nestlé. Il sera le premier président indépendant depuis 25 ans, a-t-il rappelé. Patron du géant du prêt-à-porter Inditex de 2005 à 2011 puis président-directeur général du même groupe jusqu'en 2022, M. Isla siège au conseil d'administration de Nestlé depuis 2018. Il remplace Paul Bulcke, qui a décidé de se retirer après près de 50 années de service au sein du groupe.

"Nestlé se trouve aujourd'hui à un moment-clé. Nous avons traversé une période de turbulences. Notre environnement opérationnel reste marqué par des perturbations - liées aux avancées technologiques, aux pressions économiques et à l'incertitude géopolitique", a expliqué M. Isla. Malgré cela, la pratique en matière de dividendes sera maintenue.

Nestlé est dans la tourmente depuis plus d'une année, multipliant les performances décevantes qui ont déjà coûté le poste à l'ex-patron Mark Schneider, débarqué abruptement et de manière totalement inhabituelle pour le groupe en août 2024. A cela se sont ajoutés les problèmes de gouvernance, tout particulièrement le limogeage précipité du successeur de M. Schneider, Laurent Freixe, en septembre dernier. L'éphémère CEO avait caché une liaison avec une collaboratrice qui lui était directement subordonnée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Pernod Ricard: ventes en recul au 3e trimestre, objectifs abaissés

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En raison du conflit en cours au Moyen-Orient, Pernod Ricard anticipe désormais un repli de ses ventes cette année (archives). (© KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON)

Pernod Ricard a vu son chiffre d'affaires reculer de 14,6% au 3e trimestre de son exercice décalé, toujours pénalisé par ses ventes en Chine et aux Etats-Unis. Le groupe revoit en outre ses objectifs en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Le géant des vins et spiritueux anticipe désormais une baisse de 3 à 4% son chiffre d'affaires annuel en organique (taux de change et périmètre constants), "en raison du conflit en cours au Moyen-Orient", indique un communiqué jeudi.

Jusqu'alors il évoquait "une année de transition avec une amélioration des tendances en chiffre d'affaires organique se matérialisant au 2e semestre".

Au 3e trimestre de son exercice décalé 2025-26, il a enregistré un chiffre d'affaires de 1,945 milliard d'euros, en baisse de 14,6% sur un an mais stable (+0,1%) à taux de change et périmètre constants.

Le groupe met en avant une "dynamique qui s'améliore", avec un retour à la croissance de ses volumes, "un fort dynamisme dans les marchés émergents", en dépit de marchés américain et chinois toujours en repli.

Dans un contexte général morose pour le secteur des boissons alcoolisées, le géant français et l'américain Brown-Forman, propriétaire du whisky Jack Daniel's, ont annoncé fin mars être en discussion en vue d'une fusion.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Baisse de performance pour Barry Callebaut au 1er semestre

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En repli après six mois, Barry Callebaut a démarré un nouveau programme de relance baptisé "Focus for growth" afin de renouer avec la croissance (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Barry Callebaut a vu ses résultats fléchir au 1er semestre de l'exercice décalé 2025/2026, hormis le bénéfice net, faisant moins bien que prévu. Pour retrouver de l'allant, le fabricant de produits cacaotés mise sur un nouveau programme de relance.

Les volumes de ventes réalisés entre septembre 2025 et février 2026, ont reculé de 6,9% à 1,01 million de tonnes en raison d'une baisse dans l'ensemble des segments où Barry Callebaut est présent, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué.

Par conséquent, le chiffre d'affaires a baissé de 7,3% - ou de 3,7% hors effets des changes - à 6,75 milliards de francs.

Le résultat d'exploitation (Ebit) récurrent s'est également contracté de 5,7% à 310,9 millions, impacté par le recul des volumes, des difficultés dans les chaînes d'approvisionnement et la suroffre du marché. Le bénéfice net récurrent a par contre bondi de 71,6% à 108,9 millions, soutenu par des charges fiscales moindres.

Ces chiffres sont inférieurs aux prévisions des analytes interrogés par l'agence AWP, hormis les volumes.

"Au premier semestre de notre exercice décalé, les prix de la fève de cacao ont diminué, ce qui est encourageant pour l'évolution du marché du chocolat", a souligné le nouveau directeur général Hein Schumacher, qui a pris ses fonctions fin janvier.

Les tarifs du cacao ont en effet chuté de 61% pendant la période sous revue. Le groupe table sur une poursuite de cette tendance, avec des surplus de récolte attendus au second semestre alors que la demande devrait se rétablir, a détaillé la société dans des documents à l'attention des analystes.

Retour aux "fondamentaux"

Dans l'immédiat, Barry Callebaut a cependant été touché par la guerre au Moyen-Orient qui a provoqué des problèmes dans sa chaine d'approvisionnement. Des ports ont été fermés, la disponibilité du fret maritime a été limitée et les prix du transport ont augmenté.

Sur l'ensemble de l'année, la direction table sur une contraction des volumes de 1% à 3% avec toutefois une croissance au second semestre. L'Ebit récurrent doit quant à lui reculer autour de 15%, mais ces prévisions dépendent de l'évolution du conflit au Moyen-Orient, a averti Barry Callebaut.

Face à cette situation, le groupe a démarré un nouveau programme de relance baptisé "Focus for growth" et qui remplace le précédent programme "BC Next Level". La firme veut ainsi "stabiliser les fondamentaux, produire des opportunités de croissance spécifiques et au final produire une solide performance financière", a énuméré M. Schumacher.

L'entreprise veut notamment se focaliser sur des marchés et segments clés et réduire la taille de sa direction. Les détails de ce projet seront présentés en juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

L'impact des guerres sur la Suisse à explorer au Musée national

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Le dernier volet de l'exposition est consacré à l'engagement de la Suisse pour les droits humanitaires et la paix. (© Musée national suisse)

Le Musée national de Zurich consacre une exposition à l'impact des guerres sur l'identité, la politique et le quotidien de la Suisse. Le sujet marque tant le passé que le présent malgré la neutralité du pays. "Nous et la guerre" est à voir jusqu'au 17 janvier 2027.

Médias et réseaux sociaux diffusent les images d’Ukraine, du Proche ou du Moyen-Orient, mais aussi d’autres zones de conflit dans le monde. Les conflits armés ne sont pas que des événements lointains: ils influencent les débats politiques, les valeurs sociétales et les perceptions individuelles à l’échelle internationale, écrit le Musée national mercredi.

L'exposition ouverte au public dès vendredi explore, en cinq sections, la manière dont les guerres ont façonné la politique, l’économie et la société en Suisse depuis le bas Moyen Âge. Elle montre comment les conflits déclenchent des processus identitaires, redéfinissent les dépendances économiques et exacerbent les tensions sociales. Elle met en évidence leurs répercussions considérables sur le quotidien, la culture et les décisions politiques.

Des mythes à l'engagement humanitaire

La première partie de la présentation montre la façon dont la guerre a forgé l’image que la Suisse se fait d’elle-même. Au fil des siècles, des mythes comme le serment du Grütli, Guillaume Tell ou Arnold de Winkelried sont devenus des récits identitaires symbolisant la liberté et l’unité.

Le deuxième espace est consacré au mercenariat suisse, puis à l’industrie de l’armement, qui ont donné naissance à des interdépendances économiques. La troisième section se penche sur les changements sociétaux entraînés par les guerres, des crises économiques aux mouvements protestataires, en passant par les flux migratoires et l'évolution des rôles de genre.

Le quatrième volet évoque l'illustration et la mise en scène de citoyens suisses prêts à se défendre entre le 19e et le milieu du 20e siècle. Enfin, le dernier chapitre traite des champs d'action internationaux de la Suisse en faveur de la paix et des droits humanitaires.

Neutralité en filigrane

La "boussole de la neutralité" accompagne le public de manière interactive tout au long de l’exposition et l'invite à réfléchir à son opinion au sujet de l’importance de la neutralité. Des questions lui sont posées dans chaque section, et une évaluation des réponses est fournie à l’issue de la visite, de même que des informations complémentaires sur la neutralité de la Suisse.

L’exposition se conclut par une perspective contemporaine: dans le cadre de l’installation vidéo "Repeat after me" ("Répète après moi"), des personnes réfugiées d’Ukraine imitent le bruit des tirs, de l’artillerie et des sirènes. Visiteuses et visiteurs sont invités à reproduire ces bruits.

www.landesmuseum.ch/guerre

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le CEO de Novartis intègre l'organe de surveillance d'Anthropic

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Jusqu'à présent, Vasant Narasimhan ne disposait d'aucun autre mandat d'administrateur (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Anthropic a nommé Vasant Narasimhan, actuel directeur général du géant pharma Novartis, comme membre de son organe de surveillance indépendant. La structure compte désormais sept membres, a indiqué la société d'intelligence artificielle.

La nomination intervient selon le fonctionnement de la structure de gouvernance spécifique à Anthropic, prénommée "Long-Term Benefit Trust", a indiqué la firme américaine dans la nuit de mardi à mercredi. Il s'agit d'un organisme indépendant supervisant l'orientation à long terme d'Anthropic, conçu pour protéger la mission que s'est donnée l'entreprise des pressions commerciales à court terme.

En février, le trust avait annoncé la nomination de l'ancien patron de Microsoft Chris Liddell, qui avait également servi sous la première présidence de Donald Trump comme secrétaire général adjoint de la Maison-Blanche pour la coordination des politiques et directeur des initiatives stratégiques.

Jusqu'à présent, M. Narasimhan ne disposait d'aucun autre mandat d'administrateur.

Selon un article du "Wall Street Journal", l'arrivée de M. Narasimhan au sein du conseil d'administration s'inscrit dans le cadre d'une éventuelle introduction en bourse (IPO) d'Anthropic, qui pourrait avoir lieu dès cette année, ainsi que du développement prévu des activités dans le secteur de la santé. Ainsi, selon cet article, Anthropic a récemment racheté la start-up biotechnologique Coefficient Bio pour 400 millions de dollars.

Anthropic opère à Zurich depuis l'automne 2024 un de ses trois bureaux en Europe. L'équipe suisse doit être étoffée et la société est prête à débourser d'importantes sommes pour cela. Selon une offre d'emploi de la société, le salaire annuel proposé pour un spécialiste de l'IA oscille entre 280'000 et 680'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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