Le président américain Donald Trump a annoncé samedi qu'il allait étudier un plan iranien pour résoudre le conflit au Moyen-Orient. Il a toutefois ajouté douter que ce plan soit "acceptable" pour Washington.
Les Iraniens "n'ont pas encore payé un prix suffisant pour ce qu'ils ont fait à l'humanité et au monde depuis 47 ans" et la fondation de la république islamique, a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.
Selon des agences de presse iraniennes, l'Iran a transmis à Washington, via le Pakistan, un plan en 14 points visant à mettre fin au conflit dans un délai de 30 jours.
Selon l'agence Tasnim, Téhéran réclame un retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, la levée du blocus des ports iraniens, la levée du gel des avoirs iraniens, le versement de réparations, la levée des sanctions, un "mécanisme" concernant le détroit d'Ormuz et "la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban".
L'agence ne mentionne pas le dossier nucléaire. Or il s'agit d'une question centrale pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que le pays dément.
Reprise "probable" des combats
L'Iran avait déjà transmis cette semaine un nouveau texte via le Pakistan, sans qu'aucun détail ne filtre. Donald Trump avait dit vendredi n'être "pas satisfait" de la proposition. Il avait ajouté qu'il préférerait ne pas avoir à "pulvériser une fois pour toutes" l'Iran, mais qu'une reprise de la guerre restait "une option".
"Une reprise du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis est probable et les faits ont démontré que les Etats-Unis ne respectaient aucune promesse ou accord", a réagi samedi Mohammad Jafar Asadi, inspecteur adjoint du commandement des forces armées iraniennes Khatam Al-Anbiya, cité par l'agence de presse FARS.
Poursuite de la guerre ou voie diplomatique, Téhéran est "prêt" aux deux scénarios et "la balle est dans le camp des Etats-Unis", a jugé le vice-ministre des affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.
La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale, avec des cours du pétrole montés à des niveaux inédits depuis 2022.
Si les bombardements ont cessé, le conflit perdure en effet sous d'autres formes: Washington impose un blocus aux ports iraniens en riposte au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp