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Genève

[ITW] Partenariats avec Israël: ces étudiants jugent la position de l’UNIGE insuffisante

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Des étudiants propalestiniens avaient occupé l'UNIGE, en mai dernier 2024. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Alors que l’Université de Genève annonce la fin de ses partenariats stratégiques et lance un appel concernant la situation humanitaire à Gaza, les étudiants et étudiants engagés pour la cause palestinienne jugent la mesure insuffisante. Entretien avec Lou, membre de la Coordination estudiantine pour la Palestine.

 

Ce mardi matin, la Direction de l’Université de Genève (UNIGE) devait s’exprimer publiquement sur la refonte de ses collaborations internationales. La conférence de presse prévue au Palais Eynard n’a finalement pas eu lieu mais la position de l'UNIGE a été transmises quelques minutes plus tard. Lou, étudiant engagé au sein de la Coordination estudiantine pour la Palestine, ne cache pas sa déception face au contenu du communiqué officiel.

« Le changement d’appellation des partenariats stratégiques ne répond pas à notre revendication », résume-t-il. « Nous demandons la suspension de toutes les collaborations avec les institutions académiques israéliennes, qu’il s’agisse de recherche, de mobilité ou d’échange. »

Dans son communiqué, l’Université de Genève déclare vouloir « réévaluer ses collaborations internationales » et renonce désormais à ses « partenariats stratégiques », au profit d’une approche des « alliances et réseaux ». Elle précise également vouloir accompagner dès 2025 tout projet de recherche d’un questionnaire d’auto-évaluation éthique. Une mesure saluée avec scepticisme.

« Ce n’est pas à l’individu de porter la charge éthique de ces décisions. C’est à l’institution de les assumer collectivement », estime Lou. « On inverse la responsabilité, alors que l’Université devrait s’engager clairement. »

Depuis plus d’un an, plusieurs actions militantes ont été menées sur les sites universitaires genevois: occupations de bâtiments, lettres ouvertes, discussions avec la Direction. L’enjeu est clair pour les personnes engagées: obtenir une rupture nette avec les universités israéliennes.

L’Université, de son côté, affirme vouloir « rester un espace où les idées peuvent être débattues librement, dans le respect de sa charte d’éthique ». Une posture que Lou conteste fermement:

« La question du génocide n’est pas un débat. Ce n’est pas une opinion. Amnesty International, la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale ont pris position. Ce sont des faits. »

Selon le collectif, vouloir soustraire l’université du débat public est illusoire: « Le monde académique est un acteur du débat public. L’UNIGE ne peut pas se retrancher derrière une supposée neutralité. »

L’UNIGE a par ailleurs exprimé « son indignation face à la situation humanitaire à Gaza » et a appelé « toutes les parties au respect des droits humains et du droit international humanitaire ».

« Être indigné, ça ne suffit pas », tranche Lou. « Il faut dire les termes. Il faut dénoncer ce qu’il se passe en Palestine: un génocide, une colonisation, un régime d’apartheid. Ce sont des faits reconnus internationalement. »

Pour Lou et le collectif, l’appel aux droits humains ne peut pas tenir lieu de prise de position: « C’est facile d’appeler au respect du droit international. C’est plus difficile de condamner un génocide. »

Loin d’être isolée, cette démarche s’inscrit selon Lou dans un mouvement global de lutte pour les droits humains. Il cite les exemples historiques du boycott académique contre l’Afrique du Sud ou les actuelles procédures juridiques internationales.

« Le consensus international se construit aussi par la prise de position des institutions universitaires. En 1980, les Nations unies ont appelé les universités à rompre leurs liens avec l’Afrique du Sud. Nous demandons la même chose aujourd’hui. »

Quant à l’avenir du mouvement estudiantin à Genève, il reste incertain, mais déterminé. Malgré l’absence d’évolution significative de la part du rectorat, le dialogue, selon Lou, reste possible, mais sous conditions.

« Cela fait un an que la communauté universitaire demande au rectorat de prendre position. Aujourd’hui, il semble incapable de répondre à cette demande. Peut-être est-il temps que cette communauté se trouve un nouveau rectorat? »

Ce qui est sur, c'est que le combat de Lou et du collectif continuera « jusqu'à ce que nos revendications soient acceptées et jusqu'à ce que la Palestine soit libre ». A voir ce qu'en pense l'Université de Genève, à qui nous donnerons également la parole.

Avec IA

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Genève

Retour des vélos en libre-service dans la région de Nyon

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Le réseau est constitué de 450 vélos électriques (Image prétexte). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Quelque 450 vélos électriques en libre-service sont à nouveau disponibles depuis cette semaine à Nyon et dans quinze communes avoisinantes. Depuis l'été dernier, la région ne disposait plus d'un tel dispositif en raison d'un recours juridique.

Le réseau a été officiellement inauguré mardi, annonce Région de Nyon dans un communiqué. Il est géré par l'opérateur Voi et compte désormais 450 vélos disponibles à 70 emplacements, répartis sur 16 communes, dont Nyon, Rolle, Gland, Coppet, Trélex ou Bursins.

Ce nouveau réseau régional permettra au plus grand nombre de se déplacer de manière facilitée au quotidien, explique le communiqué de presse. Le public peut tester gratuitement les vélos au moyen de codes promo apposés sur les deux-roues, donnant droit à 3x15 minutes.

Les vélos, de couleur rouge, ont été choisis pour faciliter une utilisation au quotidien. Ils disposent d'un cadre à enjambement bas, d'une selle réglable en hauteur, d'un panier à l'avant et d'un support pour téléphone mobile. Leur batterie offre une autonomie élevée qui permet de couvrir les déplacements dans l'ensemble de la région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les besoins en aide alimentaire ont augmenté à Genève en 2025

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La Fondation Partage, qui coordonne notamment l'action Samedi du Partage, a distribué 3760 tonnes de produits alimentaires et de première nécessité en 2025. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, la précarité alimentaire continue à progresser. Selon le rapport d'activité 2025 de la Fondation Partage publié mardi, plus de 17'000 personnes ont eu recours à l'aide alimentaire contre 15'400 l'année précédente, soit une hausse de plus de 10%.

Cette augmentation reflète les difficultés croissantes rencontrées par de nombreux ménages face à des charges incompressibles toujours plus élevées, souligne Partage dans un communiqué. Plus de 3760 tonnes de produits alimentaires et de première nécessité ont été redistribuées à travers plus de cinquante organisations partenaires de terrain.

La Fondation estime avoir redistribué l’équivalent de 7 millions de repas. Plus de 2300 bénévoles apportent leur soutien pour les activités de Partage. Malgré les efforts déployés, Partage n'est toutefois pas encore en mesure de couvrir l’ensemble des besoins.

Pour tenter de combler l'écart, la Fondation renforce ses approvisionnements en multipliant les leviers: augmentation des achats de produits essentiels, récupération d’invendus, développement de nouveaux partenariats et poursuite des efforts de valorisation des denrées. Afin de contribuer à prévenir les situations de précarité, la Fondation renforce aussi sa mission d’insertion professionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Caisse genevoise de l'alimentation voit plus grand

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La Ferme de Budé est l'une des 22 structures qui acceptent les Radis, la monnaie numérique mise en place par la Caisse genevoise de l'alimentation (calim) (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Créée il y a six mois, la Caisse genevoise de l'alimentation (Calim) compte 344 membres et quasiment autant de personnes en liste d'attente. Un engouement qui pousse la Calim à se développer, mais il faudra trouver des financements pour pérenniser cette initiative solidaire inédite en Suisse.

Le système de la Calim repose sur une gouvernance participative avec un comité citoyen. Les membres déterminent leur cotisation mensuelle en fonction de leurs moyens. Aucun justificatif n'est demandé. La cotisation minimale est de 20 francs. Il n'y a pas de seuil maximal.

Les membres reçoivent mensuellement l'équivalent de 150 francs en Radis, le crédit numérique développé par la Calim. Ils peuvent ensuite dépenser leurs Radis dans les structures sélectionnées par la Calim. Il s'agit d'épiceries, de fermes, de magasins, de stands de marché et d'abonnements contractuels.

Derrière la Calim, il y a une volonté d'aller vers un système alimentaire démocratique, durable et résilient favorisant l'agriculture locale et les circuits courts. "On rêve d'une démocratie alimentaire qui ne laisse personne au bord du chemin", a relevé mardi devant la presse, une participante, membre du Comité citoyen.

Objectif atteint

"On voulait sortir du cercle des convaincus", a souligné Léa Winter, l'une des coordinatrices de la Calim. Et la recette semble avoir bien fonctionné. L'objectif 2025 de 200 membres a été atteint dès le lancement. Les versements en Radis sont couverts à 68% par les cotisations des membres. L'objectif des 50% est ainsi largement dépassé.

Dans le détail, 24% des membres cotisent davantage qu'ils reçoivent et 20% cotisent le montant exact, soit 150 francs. Quinze pour cent versent le minimum (20 francs). La cotisation mensuelle moyenne atteint 102 francs. Depuis le lancement de la Calim, 250'000 Radis ont été versés. Le reste du financement est assuré par des fonds publics (150'000 francs de la part de Meyrin et de la Ville de Genève) et privés (150'000 francs).

A noter que le canton a versé une subvention de 5000 francs. La Calim souhaiterait un soutien plus important de sa part. Mais il faut attendre la nouvelle loi sur l'alimentation durable et solidaire, un texte en cours d'élaboration qui concrétise le droit à l'alimentation voté en 2023. Entre-temps, la Calim mise sur des soutiens financiers de la part d'autres communes. Des discussions sont en cours.

Ailleurs en Suisse

Actuellement, 22 structures acceptent les paiements en Radis. Une vingtaine de structures sont en cours de conventionnement. Au total, 156'000 Radis ont été reconvertis en francs auprès de la Calim par les structures. L'épicerie coopérative Le Nid effectue ainsi 10% de son chiffre d'affaires par le biais de la Calim.

La phase d'expérimentation se terminera à la fin de l'année. Afin de s'inscrire dans la durée, la Calim va se constituer en association à partir du 2 mai. Elle pourra ainsi envisager sereinement la deuxième phase (2027-2030). L'objectif est d'augmenter le nombre de membres en proposant un maillage de commerces sur l'ensemble du territoire cantonal.

La Calim fait aussi des émules ailleurs en Suisse. Un système similaire devrait être proposé à Lausanne d'ici le mois de juin. Zurich devrait suivre dans la foulée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Victoire d'étape pour les partisans du 30 km/h généralisé à Genève

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A Genève, la justice a donné raison aux partisans du 30 km/h dans le canton (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, les associations qui militent pour une mobilité durable (ATE, Pro Vélo et Actif Trafic) ont gagné une manche en justice dans le dossier du 30 km/h généralisé dans le canton. Leur recours contre l'annulation de cette mesure a été accepté.

Révélé mardi par Léman Bleu et consulté par Keystone-ATS, l'arrêt de la Chambre administrative de la Cour de justice précise que le policier à l'origine d'un premier recours n'avait pas la qualité pour agir. Selon les juges, l'intervention du recourant s'apparentait alors "à une action populaire".

Conséquence: un arrêté de 2022, reconsidéré en 2023 est rétabli. L'arrêté de 2022, qui visait à lutter contre le bruit routier, prévoyait un abaissement de la vitesse maximale autorisée sur 456 tronçons. Suite à un compromis politique, cet arrêté avait été reconsidéré réduisant le nombre d'axes concernés.

Pour les associations qui ont recouru, il s'agit d'une victoire importante. A noter que la décision de la justice genevoise peut encore être contestée au Tribunal fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Prudence face aux chenilles processionnaires!

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Photo prétexte (pexels)

Elles sont de retour avec le printemps, les chenilles processionnaires du pin! Entre mars et avril, ces insectes, qui se déplacent en procession, quittent leur nid et descendent des arbres afin de poursuivre leur développement. Mais attention: ces chenilles peuvent être dangereuses pour l'homme et surtout pour les animaux.

Chenilles processionnaires

C’est avant tout un problème lié aux poils. Chaque chenille en possède des centaines de milliers, extrêmement irritants pour l’être humain.

Ces poils s’accrochent facilement à la peau et aux muqueuses et provoquent une réaction urticante. Ils contiennent une toxine qui entraîne la libération d’histamine, la même substance impliquée dans les réactions allergiques.

Jeunes chiens

Chez les animaux domestiques, le danger concerne en particulier les jeunes chiens qui ont tendance à tout vouloir manger. Quatre à six heures après avoir été exposés, ils peuvent baver abondamment, avoir des difficultés à boire, et une partie de leur langue peut se nécroser, voire tomber. En cas de contact, allez tout de suite chez votre vétérinaire.

Quelles sont les autres précautions à prendre ? Ne pas toucher les chenilles, un message à rappeler particulièrement aux enfants, ni s’en approcher, ni manipuler les arbres portant des nids. Si vous observez ces insectes se déplacer en file indienne dans un parc, il faut contacter les autorités.

Destructions des nids

Durant l'hiver, chaque propriétaire d’arbres est chargé d’enlever et de détruire les nids de chenilles processionnaires ou de mettre en place des mesures, à sa charge, pour éviter que ces insectes ne se propagent. En Ville de Genève, par exemple, le Service des Espaces Verts contrôle régulièrement les arbres situés sur le domaine public. 

Mais si vous remarquez, la présence d’un nid en hiver, dans un parc de la Ville, avant  donc la sortie des chenilles, n’hésitez pas à le signaler au Service des espaces verts, qui procèdera à son enlèvement. 

Le numéro à composer: 022.418.50.00

Enfin, précisons qu’il existe, en plus de celles du pin, des chenilles processionnaires du chêne.

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