Le photographe franco-brésilien Sebastião Salgado est mort à 81 ans, a annoncé vendredi l'Académie des Beaux-Arts française, dont il était membre. Il était connu pour ses grands photos en noir et blanc de conflits ou de la forêt amazonienne.
"Laurent Petitgirard, secrétaire perpétuel, les membres et correspondants de l'Académie des beaux-arts ont l'immense tristesse de faire part du décès, ce vendredi 23 mai à l'âge de 81 ans, de leur confrère Sebastião Salgado", a écrit l'Académie. L'institution avait élu parmi les siens en 2016 ce "grand témoin de la condition humaine et de l'état de la planète".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Le Montreux Jazz Festival (MJF) a dévoilé mardi le programme de sa 60e édition et son grand retour sur le site du 2M2C. En tête d'affiche du 3 au 18 juillet: Nick Cave, Sting, RAYE, Moby, Deep Purple, The Roots, James Taylor, Van Morrison ou encore Tyla et Conan Gray.
"C'est une année particulière à double titre: nous fêtons notre 60e anniversaire et notre retour au Centre des Congrès", a déclaré devant les médias Mathieu Jaton, directeur du festival. Après deux ans d'absence, le public va en effet retrouver les deux salles emblématiques du MJF au Montreux Music & Conventon Center (2M2C) flambant neuf: l'Auditorium Stravinski (4621 places) et le Montreux Jazz Lab (2293 places).
Le 2M2C accueillera aussi un Club Electro de 1000 places. Si l'originale et audacieuse Scène du Lac disparaît, la festive Lake House ainsi que d'autres scènes "off" sont conservées (douze au total et toutes gratuites), permettant au festival de garder son étendue le long des quais et du lac.
Pour cette édition 2026, les quelque 250'000 festivaliers attendus auront le choix parmi 67 concerts dans les deux salles principales et payantes, dont 39 exclusivités suisses. Le budget se monte à 30 millions de francs cette année. Outre les concerts "in", un programme gratuit sera annoncé le 3 juin prochain.
Départ en trombe
Le premier week-end montreusien démarre fort avec une soirée d'ouverture le vendredi sous l'impulsion de RAYE, présente pour la troisième fois de suite. Dans une salle du Stravinski métamorphosée à l'occasion d'un show unique et sur mesure, la chanteuse britannique conviera plusieurs invités spéciaux afin de célébrer six décennies de musique jazz, soul et pop, entre ses hits, des collaborations inédites et des classiques revisités.
Sting (samedi) et Nick Cave & The Bad Seeds (dimanche) compléteront ce week-end de lancement plein de charisme. Au Lab, c'est le chanteur-rappeur Eddy de Pretto qui ouvrira les feux avec la création "Lonely Club", mêlant musique et danse contemporaine en collaboration avec la chorégraphe Maud Le Pladec.
Moby, 30 ans d'attente
Pour Mathieu Jaton, l'un des événements de cette 60e édition est la toute première apparition au MJF de l'artiste new-yorkais de pop-électro Moby. "Cela fait 30 ans qu'on l'attend", a-t-il dit tout sourire. Il présentera son nouvel album "Future Quiet" et quelques-uns de ses grands tubes, le mercredi 15 juillet.
Autres temps forts du Stravinski: la soirée afro-américaine du 11 juillet avec The Isley Brothers (une première) puis The Roots, la soirée soul américaine en hommage à Nina Simone avec Joy Crookes et John Legend (9), la venue du Californien GIVĒON pour l'une de ses deux seules dates en Europe (10), le retour de Deep Purple 30 ans après leur premier MJF (13) et celui de la star italienne Jovanotti (16).
Dans les musiques actuelles, la Britannique PinkPantheress (6), la Sud-Africaine Tyla (8), la Suédoise Zara Larsson (12), l'Ecossais Lewis Capaldi (14), le phénomène pop californien Conan Gray (7) ou le rappeur anglais Loyle Carner (17) sont à mettre en vedette.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Mathieu Jaton, directeur du Montreux Jazz Festival, regarde vers l'avenir avec l'affiche 2026 du couturier valaisan Kevin Germanier (KEYSTONE/Gabriel Monnet)
Le Montreux Jazz Festival s'apprête à célébrer sa 60e édition du 3 au 18 juillet 2026. Pour ce jubilé, Mathieu Jaton et son équipe de programmation frappent fort en réintégrant un Centre de Congrès (2m2c) entièrement rénové. Entre les adieux symboliques à la scène du lac et le retour de piliers comme Sting ou Deep Purple, cette édition s'annonce comme un trait d'union. Mathieu Jaton et le programmateur Rémi Bruggmann vous dévoile les dessous de ce rendez-vous, en version longue.
Mathieu Jaton
CEO Montreux Jazz Festival
Mathieu JatonCEO Montreux Jazz Festival
Mathieu JatonCEO Montreux Jazz Festival
Rémi Bruggmann
Programmateur Montreux Jazz Festival
Rémi BruggmannProgrammateur Montreux Jazz Festival
Rémi BruggmannProgrammateur Montreux Jazz Festival
Pour Mathieu Jaton, CEO du festival, ce soixantième anniversaire est une occasion unique de regarder dans le rétroviseur tout en projetant l'événement vers l'avenir. «C’était une volonté, un choix, il y a des évidences qui célèbrent un 60e [...] de créer cette balance qui est très Montreux, c’est-à-dire à la fois le patrimoine mais aussi l’innovation et ce qui fait la musique de demain» explique-t-il.
Le 2m2c: un écrin à 60 millions pour une acoustique retrouvée
Après deux ans de travaux et des éditions "hors-murs" qui ont marqué les esprits, le festival retrouve son quartier général. La rénovation du Centre de Congrès, chiffrée à 60 millions de francs, n'est pas qu'un simple ravalement de façade. Le 2m2c a été repensé pour offrir une expérience plus fluide et immersive aux 250'000 festivaliers attendus.
Mathieu Jaton souligne que ce retour ne signifie pas un retour en arrière.
«On retourne au Centre de Congrès, certes, mais ce n'est plus le Centre de Congrès d'avant. Il y a de nouveaux lieux, de nouvelles expériences qu'on a acquises pendant ces deux années de déménagement»
Parmi ces nouveautés, le festival inaugure un club électro intérieur aménagé sur deux étages au cœur du bâtiment. À l'extérieur, le Parc Vernex se transforme en lieu de villégiature estival avec un accès direct au lac, permettant aux festivaliers de se baigner pour la première fois, du moins de manière officielle.
L'Auditorium Stravinski et le Montreux Jazz Lab retrouvent leur rôle central, offrant ce confort acoustique et cette proximité qui font la signature de Montreux.
Les légendes au rendez-vous
La programmation de ce jubilé, pilotée par Rémi Bruggmann et David Torreblanca, fait la part belle aux artistes qui ont écrit les plus belles pages du festival. Deep Purple, qui a composé Smoke on the water après un incendie durant le concert de Frank Zappa, marquera son retour pour ce 60e, une présence quasi obligatoire selon Mathieu Jaton. Sting, invité pour la neuvième fois, se produira le 4 juillet. Mathieu Jaton insiste sur la pertinence de ces choix.
«Il n'y a pas de limite d'âge, c'est la limite du talent. Et quand ces artistes sont aussi brillants sur scène, ils continueront de venir au Montreux Jazz Festival»
L'édition 2026 réserve aussi des premières historiques, comme la venue des Isley Brothers. Actifs depuis les années 50, les frêres de Cincinnati fouleront la scène du Stravinski le 11 juillet, prouvant que Montreux reste une destination de rêve pour les géants de la soul.
La clôture du festival, le 18 juillet, a été confiée à deux monstres sacrés: Van Morrison et James Taylor. Un symbole fort pour Mathieu Jaton.
«James Taylor, on le voit très peu [...] avoir ces deux monstres qui vont clôturer cette édition, je trouve que c’était un beau symbole»
La nouvelle garde sacrée
Si le patrimoine est à l'honneur, le festival continue de parier sur les talents qui explosent. La chanteuse britannique RAYE, véritable muse de l'ère moderne du festival, ouvrira le Stravinski pour la troisième année consécutive. Mathieu Jaton ne tarit pas d'éloges à son sujet
«C’est l’égérie du Montreux Jazz Festival [...] elle sait tout faire, il n’y a qu’à voir les derniers tubes qu’elle sort»
Pour cette soirée d'ouverture, elle bénéficiera d'une "carte blanche" totale et promet une métamorphose scénique de la salle
Lewis Capaldi fera également son grand retour le 14 juillet. Après avoir ému le monde entier par sa résilience face à ses problèmes de santé, le songwriter écossais revient à Montreux en artiste consacré. Rémi Bruggmann rappelle l'importance de ces fidélités.
«Cette relation qu’on arrive à créer, ils nous la renvoient, ils y sont sensibles, et c’est aussi une des raisons pour lesquelles ils reviennent»
Une affiche haute couture
Pour marquer visuellement ce cap, le festival a confié son affiche au créateur valaisan Kévin Germanier. C'est la première fois qu'une affiche du MJF est entièrement brodée. Composée de 60'000 perles et sequins recyclés, cette œuvre monumentale sur velours noir rend hommage aux couleurs de Jean Tinguely tout en affirmant une modernité radicale. Une métaphore scintillante d'un festival qui, avec un budget de 30 millions de francs pour 2026, refuse la standardisation pour préserver sa singularité.
Entretiens réalisés par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA
Le Montreux Jazz Festival (MJF) a dévoilé mardi le programme de sa 60e édition et son grand retour sur le site du 2M2C. En tête d'affiche du 3 au 18 juillet: Nick Cave, Sting, RAYE, Moby, Deep Purple, The Roots, James Taylor, Van Morrison ou encore Tyla et Conan Gray.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
À travers son livre en précommande «Briser les chaînes», la Genevoise Tiffany Fortuna livre un plaidoyer pour une meilleure écoute des mineurs dans les procédures judiciaires. Son histoire qu'elle veut lumineuse, marquée par le proxénétisme paternel et la violence conjugale, met en exergue les failles d'une institution qui a longtemps ignoré son cri d'alarme. Une conversation légère sur un sujet qui ne l'est pas, à retrouver en version longue.
Chargée de communication de profession, Tiffany Fortuna manie aujourd'hui les mots pour raconter l'impensable. Son récit débute par un choc, celui d'une petite fille de six ans découvrant la double vie de son père, mais se poursuit surtout par un long combat pour être crue par les adultes.
«J’ai compris quelque chose que je n’étais pas prête à comprendre»
La blessure de Tiffany s'est construite par petites touches, une infiltration lente de l'insécurité dans le quotidien. Elle raconte comment son père, sous couvert d'un studio photo, l'emmenait dans un univers d'érotisme et d'armes à feu. «L'enfant apprend très vite à observer, à anticiper, à se taire». Elle se rappelle la scène où son père menaçait sa mère avec une chaise, un tournant où elle a réalisé que ce qu'elle vivait n'était pas normal.
Face à ce père «pervers narcissique», selon les termes des expertises qu'elle a relues pour écrire son livre, la fillette a dû se muer en enquêtrice. Munie d'un appareil photo, elle a capturé les preuves de ce quotidien: les magazines dénudés, l'arme cachée dans un tiroir. «Je voulais vraiment trouver quelque chose qui fasse qu'en fait je ne le voie plus. Parce que moi mon but c'était de ne plus le voir, j'étais pas bien et personne m'écoutait, en fait, à cette époque-là».
«Être protégée, c’est m’écouter»
En revenant sur son expérience personnelle, Tiffany Fortuna critique le système de protection de l'enfance. Elle pointe du doigt une institution qui, par peur de la manipulation maternelle, finit par nier le ressenti de l'enfant. «À l'époque, forcément, on veut pas nous croire, on se dit: "bon bah il y a la maman qui est derrière"».
«A un certain âge quand on voit certaines choses on est conscient du danger»
Pendant des années, la justice a imposé des droits de visite au nom du lien biologique, ignorant la terreur de la mineure. Pour Tiffany, les mesures de surveillance dans les points de rencontre étaient une illusion de sécurité: «Tu me mets en face de la personne que je ne veux plus voir, et tu me dis "tu vas être protégée parce qu'il y a des gens qui te regardent". Non». Aujourd'hui, elle appelle à une réforme des structures pour que la parole de l'enfant soit véritablement prise en compte comme un élément central, et non comme un témoignage de seconde zone.
«Mon corps se libérait, il se disait: "Bah c'est bon en fait, maintenant t'es prête"»
Malgré ce passé lourd, Tiffany Fortuna offre un message de victoire. Mariée depuis onze ans et mère d'une petite fille prénommée Gioia, un prénom choisi pour sa symbolique évidente de la joie, elle a réussi à briser le cycle de la violence.
«C'est aussi grâce à mon compagnon que j'ai pu guérir, parce qu'il m'a fait croire en l'amour, l'amour sain».
L'écriture de son livre a duré trois ans, un processus qui s'est achevé naturellement lorsqu'elle est tombée enceinte. C'est ce cheminement vers la lumière qu'elle souhaite partager avec le public genevois. Pour que ce témoignage essentiel arrive sur les rayonnages des librairies romandes, une campagne de précommande est en cours. L'objectif est d'atteindre 150 ventes pour lancer l'impression de l'ouvrage.
Entretien réalisé par Benjamin Smadja / Adaptation web avec IA