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Economie

Un fonds souverain est une "fausse bonne idée", selon la BNS

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La présidente du Conseil de banque a également mis en garde contre le risque "considérable" de politisation de ce fonds souverain, "ce qui n'est pas de bon augure". (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Banque nationale suisse (BNS) rejette l'idée d'un fonds souverain en charge de gérer les réserves de devises de l'institut d'émission. Une "fausse bonne idée", pour la présidente du Conseil de banque Barbara Janom Steiner lors de l'assemblée générale jeudi à Berne.

Les partisans d'un tel mécanisme font miroiter de juteux rendements, ce à quoi Mme Janom Steiner a rétorqué que la BNS gère déjà des manière très professionnelle ses devises et figure parmi les banques centrales les plus avancées en la matière. Et qui dit meilleurs rendements, dit également risques plus élevés encourus par la BNS, qui verrait les fluctuations de ses résultats s'accroître encore.

Souvent, les fonds souverains d'autres pays sont désignés comme référence, a noté la responsable. "Or ils ne sauraient être pris comme modèles pour la Suisse, car ils sont financés presque exclusivement par des revenus tirés de matières premières ou issus d'excédents budgétaires", a-t-elle averti.

Mme Barbara Janom Steiner a souligné que les réserves de devises ne représentent pas réellement de l'épargne, puisqu'elles servent la politique monétaire de la BNS. Si la situation venait à l'exiger, la banque centrale helvétique pourrait être amenée à les réduire, ce qui implique un accès "sans restrictions" à ces liquidités. Un fonds souverain placerait les réserves pour générer du rendement et l'argent ne serait ainsi plus disponible immédiatement.

Des marchés encore plus imprévisibles

L'indépendance dont jouit la BNS pour mener sa politique monétaire est garantie par la Constitution fédérale, a souligné la présidente. "Cela implique qu'elle décide librement du montant et de l'affectation des réserves de devises. La priver de l'accès aux réserves de devises serait en soi déjà une atteinte à son indépendance."

La création d'un fonds souverain poserait également un problème au niveau du bilan, puisque les réserves de devises ont pour contrepartie les engagements correspondants. Il faudrait donc bel et bien financer le transfert de ces réserves vers un véhicule d'investissement ou, plus prosaïquement, le propriétaire du fonds devrait racheter ces actifs à la BNS. La Confédération devrait ainsi s'endetter fortement pour réaliser ce projet, a averti Barbara Janom Steiner.

La présidente du Conseil de banque a également mis en garde contre le risque "considérable" de politisation de ce fonds souverain, "ce qui n'est pas de bon augure".

L'autre pression importante que subit la BNS concerne la distribution des excédents à la Confédération et aux cantons. Lorsque la banque centrale décide de ne rien verser, "ce n'est pas par manque de bonne volonté, mais en raison de sa situation financière".

L'institut d'émission continuera de privilégier la constitution de fonds propres, surtout dans le contexte actuel d'incertitudes, a rappelé Mme Janom Steiner. Les bénéfices de la BNS sont fortement liés aux marchés financiers, dont l'imprévisibilité s'est accentuée depuis que les Etats-Unis ont décidé de relever les droits de douane.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Nintendo va relever le prix de sa console Switch 2

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La hausse du coût des puces conduit Nintendo a relever le prix de sa console phare (archives). (© KEYSTONE/EPA/RUNGROJ YONGRIT)

Le pionnier japonais du jeu vidéo Nintendo a annoncé vendredi une hausse des prix de sa console Switch 2, se montrant prudent pour l'avenir malgré un bénéfice net en hausse de 52% et des ventes quasi-doublées pour son exercice 2025-2026.

La rentabilité des fabricants de consoles est minée cette année par l'escalade des coûts des puces mémoires liée à la saturation des capacités de production, sur fond de demande alimentée par le boom de l'intelligence artificielle (IA).

Cette forte pression sur l'offre est exacerbée par les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, qui font flamber les coûts d'expédition mondiaux ainsi que le prix de matières premières de base comme les plastiques.

Nintendo, qui avait jusque-là résisté à la tentation de gonfler les tarifs de sa console Switch 2 lancée en juin dernier, a annoncé des hausses de 20% au Japon dès ce mois-ci, et de 11% aux Etats-Unis et 6,4% en Europe à partir du 1er septembre.

Son compatriote Sony a lui-même augmenté les prix de sa console PlayStation 5 début avril afin de limiter les pertes sur ses ventes de consoles, des hausses atteignant 20% pour certains modèles et marchés.

Mais contrairement à la PS5 sortie en 2020, "Nintendo est dans une position difficile, car le cycle de vie de la Switch 2 vient de commencer et son public de joueurs occasionnels est particulièrement sensible aux prix", a déclaré à l'AFP Serkan Toto, de Kantan Games.

Malgré un bénéfice net de 424 milliards de yens (2,1 milliards de francs) et des ventes record de 2.313 milliards de yens (+98,6%) sur l'exercice décalé terminé fin mars, Nintendo s'attend ainsi à une chute de 27% de son bénéfice net et des ventes en recul de 11,4% pour l'exercice en cours.

Le pionnier du jeu vidéo a pu compter au cours de l'exercice écoulé sur le succès surprise du jeu de simulation de vie "Pokémon Pokopia", qui s'est écoulé à plus de 2,2 millions d'exemplaires en seulement quatre jours après sa sortie début mars, rappelant le succès de "Animal Crossing" pendant le Covid.

Il bénéfice aussi du succès au cinéma du long-métrage d'animation "Super Mario Galaxy, le film", sorti en avril, qui a déjà généré près de 900 millions de dollars de recettes, en faisant pour l'instant le plus gros succès commercial au cinéma en 2026.

Mais la dynamique de Nintendo reste fragile, avec une offre de jeux pour sa nouvelle console "bien plus faible que celle de la Switch 1", note Serkan Toto.

Le japonais "a besoin que son trio de licences phares --Mario, Pokémon et Zelda-- brille à nouveau", souligne l'analyste. Et si "Pokémon Vents et Vagues" est déjà annoncé pour 2027, "cela risque de prendre encore un an pour un nouveau jeu Mario en 3D".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Le climat de consommation se redresse en avril

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Les perspectives quant à la situation financière se sont éclaircies (archives). (© KEYSTONE/LINDA HERZOG)

Les consommateurs suisses sont restés prudents le mois dernier, montrant toutefois un léger regain de confiance. La plupart des indicateurs se sont redressés, notamment celui portant sur les perspectives conjoncturelles générales.

L'indice du climat de consommation établi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) s'est redressé à -40,0 points en avril, contre -42,9 points le mois précédent. En comparaison annuelle, le rebond est de 2,4 points, selon un relevé diffusé vendredi.

Les perspectives quant à la situation économique générale se sont éclaircies à -58,0 points, contre -66,5 points un an auparavant. L'appréciation de la situation financière passée est remontée à -40,1 points, après -42,1 points, tout comme celle à venir, à 32,1 points, contre -33,0 points.

En revanche, la propension à réaliser de grandes acquisitions a reculé de 1,7 point à -29,7 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Stadler décroche sa 1ère commande en Irlande, pour 8 rames Flirt

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Stadler Rail fait son entrée en Irlande (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le constructeur de matériel ferroviaire Stadler Rail a obtenu des compagnies nord-irlandaise et britannique Iarnród Éireann ainsi que Translink NI Railways une commande pour huit trains interurbains de la gamme Flirt.

Le contrat porte sur un montant de 548 millions de livres (580 millions de francs). L'industriel thurgovien place ainsi pour la première fois ses produits sur l'Île d'émeraude.

Les compositions de 200 mètres de long et pouvant accueillir jusqu'à 407 passagers assis doivent entrer en service en 2030 sur les quelque 180 kilomètres de voies entre Belfast et Dublin.

Elles seront dotées d'une motorisation hybride, de manière à pouvoir circuler sur batterie dans la région de la capitale nord-irlandaise non électrifiée, au diesel jusqu'à Drogheda, puis par caténaire jusqu'à Dublin. Le contrat inclut un service de maintenance sur quinze ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Toyota: bénéfice net annuel en chute de 19%, prudence pour l'avenir

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La guerre au Moyen-Orient créer des tensions sur les composants automobiles (archives). (© KEYSTONE/AP dapd/SASCHA SCHUERMANN)

Le géant automobile japonais Toyota, numéro un mondial, a vu son bénéfice net plonger de 19,2% sur son exercice 2025-2026, notamment face aux droits de douane américains, et il doit désormais affronter l'impact de la guerre au Moyen-Orient.

L'entreprise a fait état vendredi d'un bénéfice net de 3.848,1 milliards de yens (19,1 milliards de francs) pour l'exercice annuel décalé achevé fin mars. Il anticipait précédemment un recul de 25,1% sur un an.

Ses ventes annuelles ont cependant progressé de 5,5% sur un an à 50.684,9 milliards de yens.

Les exportations automobiles japonaises se sont vu imposer entre avril et septembre 2025 par les Etats-Unis des surtaxes douanières de 25%, avant un plafonnement à 15% ensuite.

Malgré cela, les ventes de Toyota aux Etats-Unis ont gonflé de 8% sur l'année calendaire 2025. C'est un marché-clé où le groupe réalise presque un quart de ses ventes.

Soucieux de limiter l'impact, il a augmenté de 10% sa production dans ses usines américaines l'an dernier, grâce notamment au regain de popularité des véhicules hybrides essence-électrique.

Mais sur 2,52 millions de véhicules Toyota écoulés l'an dernier aux Etats-Unis, seuls 1,39 million y ont été produits dans les 11 usines américaines du groupe, presque la moitié restant importés et soumis aux taxes douanières.

Le groupe a chiffré vendredi à 1.380 milliards de yens l'impact des taxes douanières américaines sur son bénéfice d'exploitation pour l'exercice 2025-2026, un coût équivalant à 7,5 milliards d'euros.

Pour continuer à exporter à des conditions compétitives vers les Etats-Unis, les constructeurs japonais ont dû baisser leurs prix à l'export pour ne pas répercuter ce surcoût douanier --quitte à rogner leurs marges.

Pour l'exercice 2026-2027, Toyota prévoit un nouveau plongeon (-22%) de son résultat net à 3.000 milliards de yens, s'estimant "probablement dans l'impossibilité d'absorber l'impact supplémentaire lié au Moyen-Orient". Il table sur des ventes quasi stables (+0,6%).

Le conflit fait en effet flamber les cours du pétrole et ceux de nombreuses matières premières, bouleversant aussi les chaînes d'approvisionnement.

Ces perturbations, qui entraînent des tensions sur l'aluminium et d'autres composants, commencent à créer des points de blocage dans l'industrie automobile japonaise, notamment au sein du réseau d'équipementiers et fabricants gravitant autour de Toyota au Japon. Au risque d'affecter la production des véhicules finis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Lonza s'estime immunisé contre la guerre comme contre les tarifs US

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Le sous-traitant pharmaceutique ne dispose d'aucune infrastructure de production au Moyen-Orient (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le conflit autour du Golfe persique comme les résurgences de droits de douane au pays de l'oncle Sam n'inquiètent pas outre-mesure les dirigeants de Lonza. Le sous-traitant pharmaceutique ne dispose d'aucune infrastructure de production au Moyen-Orient.

La région ne représente qu'une fraction de ses recettes, de sa base de clientèle ou encore de son réseau d'approvisionnement. La flambée des prix de l'énergie induite par le blocage du détroit d'Ormuz non plus ne devrait guère avoir d'impact dans l'immédiat, l'essentiel des besoins pour l'exercice en cours ainsi qu'une part non négligeable de ceux pour 2027 étant déjà assurés, indique la multinationale rhénano-valaisanne au détour d'un point de situation trimestriel non chiffré vendredi.

Alors qu'un tribunal américain vient de juger illégaux les droits de douane généralisés décrétés par le président Donald Trump en février pour suppléer aux surtaxes généralisées invalidées par la Cour Suprême, Lonza note que ceux-ci devaient de toute façon n'avoir qu'un impact marginal sur ses clients. En raison de récentes annonces d'investissements aux Etats-Unis, certains d'entre-eux risquent toutefois d'ajourner leurs décisions de sous-traitance. La multinationale considère néanmoins que la demande pour ses services reste vive, tant de la part des géants pharmaceutiques que des acteurs biotechnologiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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