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Economie

Blanchiment d'argent: Banque Reyl sous enquête pour des lacunes

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Des centaines de millions liés à des autocrates d'Asie centrale ou à des personnalités politiquement exposées en Russie auraient transité par des comptes gérés par Banque Reyl, selon un document consulté par un consortium de médias OCCRP (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La banque genevoise Reyl Intesa Sanpaolo est visée par une enquête de la Finma pour de multiples "faiblesses" en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et de contrôle de clients dits à risque.

La direction a confirmé coopérer avec les autorités de surveillance et dit s'efforcer d'améliorer ses processus et contrôles internes. Les articles publiés notamment par les journaux du groupe Tamedia "contiennent des informations confidentielles", a indiqué mercredi un porte-parole à l'agence AWP.

Se considérant lésée par la violation du secret bancaire, l'établissement a ainsi déposé "une plainte contre inconnu auprès des autorités suisses afin de protéger la Banque et ses clients".

Des centaines de millions liés à des autocrates d'Asie centrale ou encore à des personnalités politiquement exposées en Russie auraient transité par des comptes gérés par Banque Reyl, selon un document consulté par un consortium de médias OCCRP, dont le groupe Tamedia, le quotidien français Le Monde et l'homologue italien IrpiMedia.

L'ex-conseillère fédérale Ruth Metzler est directement citée. Elle a siégé huit ans au conseil d'administration de la banque et était notamment en charge d'écarter les clients problématiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La construction de la salle de bal à la Maison-Blanche autorisée

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Donald Trump a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison-Blanche en octobre 2025 pour construire une salle de bal censée accueillir jusqu'à 1000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l'honneur de dignitaires étrangers (archives). (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

La cour suprême des Etats-Unis a prolongé lundi, jusqu'à nouvel ordre, la poursuite des travaux de construction de la salle de bal monumentale voulue par le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. salle est censée accueillir jusqu'à 1000 personnes.

Le président de la cour, majoritairement conservatrice, John Roberts, avait suspendu le 21 août à titre conservatoire une décision d'appel bloquant ce chantier, le temps d'examiner les arguments des deux parties.

Dans une décision prise par une courte majorité, celle de cinq juges conservateurs, contre les trois progressistes et son président, la plus haute juridiction américaine conclut que le gouvernement a de bonnes chances d'obtenir l'annulation du recours du National Trust for Historic Preservation (NTHP) contre ce chantier.

"Aujourd'hui, nous ne nous prononçons pas sur la légalité du projet du gouvernement pour l'aile est. Nous concluons seulement que, sur la base des arguments qui nous sont soumis, le gouvernement parviendra probablement à démontrer que le Trust n'a pas d'intérêt à agir pour contester ce projet devant la justice fédérale", selon la décision de la majorité.

Aile détruite en octobre 2025

L'"intérêt à agir", condition pour engager une action en justice, exige du plaignant de démontrer qu'il subit un préjudice direct.

En avril, un tribunal fédéral avait ordonné l'arrêt des travaux de la salle de réception, tout en autorisant la poursuite de la construction d'un bunker souterrain.

Le 7 août, une cour d'appel avait confirmé cette décision, estimant que de tels travaux à la Maison-Blanche nécessitaient l'accord explicite du Congrès.

En octobre 2025, Donald Trump avait fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison-Blanche pour construire une salle de bal censée accueillir jusqu'à 1000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l'honneur de dignitaires étrangers.

Le président républicain avait affirmé que la salle de bal serait financée par des fonds privés, mais, selon les médias américains, le coût de ce projet, qui pourrait atteindre 600 millions de dollars, reposerait en grande partie sur les contribuables.

Le NTHP, une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques, accuse le gouvernement de ne pas avoir respecté les exigences légales en matière d'enquête publique, ni obtenu l'autorisation du Congrès pour ce projet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Apple: Tim Cook convoque Steve Jobs dans ses adieux aux salariés

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Dirigeant d'Apple, Tim Cook a cité le cofondateur de la marque Steve Jobs dans son discours d'adieu (archives). (© KEYSTONE/AP/Annie Mulligan)

Tim Cook a adressé lundi un message d'adieu aux salariés d'Apple, à la veille de céder la direction du groupe à John Ternus. Il a repris une formule de Steve Jobs sur la marque à laisser dans l'univers, quinze ans après avoir succédé au cofondateur.

Intitulé "Thank you" ("merci"), ce message interne, consulté par l'AFP, est un texte de gratitude et d'émotion, centré sur les équipes et la culture de l'entreprise.

"Je suis surtout fier de tout ce qu'un bilan annuel ne pourrait jamais embrasser", y écrit le dirigeant, dont le mandat a vu la valorisation du groupe de Cupertino (Californie) multipliée par quatorze, à près de 5000 milliards de dollars.

"Nous avons rendu possible de laisser notre marque dans l'univers, comme Steve l'a décrit un jour", poursuit Tim Cook, qui avait pris la tête d'Apple deux mois avant la mort du cofondateur, en octobre 2011.

Le patron sortant, qui deviendra mardi président exécutif chargé des dossiers politiques, dit rester "complètement en paix" avec sa décision.

Louanges pour son successeur

"Peu de gens comprennent ce qu'il faut pour créer des produits qui changent le monde comme John le comprend", écrit-il au sujet de son successeur. Entré chez Apple en 2001, l'ingénieur John Ternus a contribué à la conception de l'iPhone, là où Tim Cook, s'est imposé par la maîtrise de la chaîne d'approvisionnement et la diplomatie d'entreprise.

Tim Cook s'est aussi adressé, sur X, aux clients et admirateurs de la marque. "Mon titre change demain, mais l'amour que je porte à la communauté Apple, lui, ne changera jamais", écrit-il. Sollicité par l'AFP, Apple n'a pas donné suite dans l'immédiat.

John Ternus fera ses débuts publics le 9 septembre, lors de l'événement de rentrée du groupe, le premier après le retrait de Tim Cook.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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UBS: vers un durcissement des règles en matière de fonds propres

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La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter (à droite) et Daniela Stoffel, secrétaire d'Etat aux questions financières internationales, ont participé lundi à la séance de la commission de l'économie du Conseil des Etats sur la loi sur les banques. (© KEYSTONE/KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les banques d'importance systémique, comme UBS, doivent être soumises à des règles plus strictes en matière de couverture des participations étrangères. Mais la commission de l'économie du Conseil des Etats ne veut pas une couverture à 100% par des fonds propres.

Le Conseil fédéral a proposé cette couverture intégrale. Mais la commission refuse d'aller aussi loin: elle favorise une couverture à 50% par des fonds propres classiques, et à 50% par des obligations AT1. Ces titres offrent un rendement élevé et peuvent soit être convertis en fonds propres, soit être déclarés sans valeur. Ils seront repensés pour produire leurs effets plus rapidement.

"Nous voulons renforcer les règles, pour mieux protéger les contribuables, mais aussi faire en sorte que l'économie ne soit pas soumise à trop de régulations", a expliqué lundi le président de la commission Erich Ettlin (Centre/OW). "Il s'agit d'un compromis, et non d'un cadeau à UBS."

La commission n'a pas eu le temps d'examiner le mécanisme public de garantie des liquidités (Public Liquidity Backstop).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Grange-Verney: le projet "Nouveau souffle" retenu

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Le site de Grange-Verney se trouve sur la commune Moudon (photo d'illustration), (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les contours du futur centre d'essais et de recherches agricoles d'Agrilogie à Grange-Verney sont connus. Les autorités vaudoises et la commune de Moudon ont dévoilé lundi le projet lauréat, estimé à 30 millions de francs et qui devrait être opérationnel à l'horizon 2031.

Lancé fin 2025, le concours d'architecture, de paysage et d'ingénierie portait précisément sur le secteur Est du domaine, consacré au centre d'essais et de recherches (étable, porcherie, espaces d'apprentissage, magasin et espaces dédiés au compostage, à la transformation et au stockage). Devenu vétuste, le site nécessite "des améliorations sur le plan fonctionnel, environnemental et du bien-être animal", rappelle l'Etat de Vaud dans son communiqué.

A l'issue du concours, le jury a désigné, à l'unanimité, le projet "Nouveau souffle" du bureau bâlois Lino Lebet. Celui-ci propose de rénover l'ensemble des bâtiments existants, tout en implantant une construction nouvelle, une étable monumentale.

Cette "étable solaire" de 120 m de long et 15 m de haut sera conçue comme une grande halle flexible en bois. Cela permettra, au fil des années, de faire évoluer son usage, d'accueillir d'autres équipements et de s'adapter aux nouvelles pratiques.

Son toit sera tapissé de panneaux photovoltaïques qui fourniront de l'énergie pour l'ensemble du site. Les façades seront, elles, munies de clapets, sources de protection solaire et de ventilation naturelle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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G20 Finance: Washington cherche des alliés contre Téhéran

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Le secrétaire au trésor américain Scott Bessent veut "continuer à faire pression" sur Téhéran. (© KEYSTONE/AP/Gerald Herbert)

Les ministres des finances des pays du G20 ont débuté lundi une série de réunions aux Etats-Unis, qui veulent les embarquer dans leur guerre économique contre l'Iran.

"On va continuer à faire pression (sur Téhéran). Nous avons déjà eu de bonnes discussions ici", a déclaré le secrétaire au trésor américain Scott Bessent avant d'ouvrir la première session du sommet, quelques heures après que Washington a recommencé à bombarder l'Iran. Les Etats-Unis président cette année le regroupement des grandes économies mondiales (Chine, Inde, Japon, France...).

La première réunion sur leur sol rassemble ministres des finances et banquiers centraux dans un vaste hôtel en bordure d'Asheville (Caroline du Nord), au pied des Appalaches.

Avant d'entrer dans le bâtiment principal au style montagnard, avec sa façade parée de grosses pierres irrégulières, les visiteurs passent devant une reproduction de la Maison Blanche.

Son locataire, Donald Trump, a bousculé chacun des membres du G20 depuis son retour au pouvoir, a minima en frappant leurs exportations de nouveaux droits de douane. Il a aussi démarré il y a six mois, avec Israël, une guerre contre l'Iran qui a provoqué une crise énergétique et fait s'envoler les prix.

Rouage essentiel du gouvernement du milliardaire républicain, Scott Bessent mène, à coups de sanctions, le volet économique de l'offensive contre l'Iran, que la puissance militaire américaine n'a pas réussi à faire plier jusqu'ici.

Le secrétaire au trésor a récemment lancé un avertissement aux pays continuant à commercer avec Téhéran, menaçant de les couper du système financier occidental. Membre du G20, la Chine est un partenaire majeur de la République islamique. Ses représentants sont passés lundi devant la presse sans faire de commentaire.

"Aller plus loin"

Dans un communiqué publié juste avant l'ouverture du sommet, l'Union européenne (UE) s'est dite "prête à prendre d'autres mesures, si nécessaire, pour préserver sa sécurité et ses intérêts, y compris la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", bloqué par l'Iran.

"On va échanger avec les Etats-Unis sur ce qui se passe", a déclaré lundi le ministre français des finances Roland Lescure. "L'UE a aujourd'hui des sanctions extrêmement fermes et assumées contre l'Iran. On va évidemment les imposer et on verra s'il faut aller plus loin", a-t-il ajouté.

Autre point de tension: malgré la censure par la Cour suprême d'une grande partie de ses droits de douane, l'exécutif américain est loin d'avoir renoncé à surtaxer les produits importés et vient de relancer les hostilités avec le Canada, membre du G20 et du G7 à ses côtés.

Le ministre canadien François-Philippe Champagne a affirmé lundi être venu "avec un bon état d'esprit", "prêt à discuter", avant de rejoindre la grande table ovale qui accueille les débats à huis-clos.

Le G20 a été créé à la suite de la crise financière asiatique de 1997-1998 afin de renforcer la stabilité économique et financière mondiale. Il comprend 19 pays et deux entités régionales: l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA).

L'Afrique du Sud a été exclue cette année des réunions par le gouvernement américain qui accuse régulièrement, sans preuves, les autorités de Pretoria de persécuter les fermiers blancs. Autre pays en délicatesse avec Donald Trump, le Brésil du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva n'a pas envoyé son ministre des finances.

Le Trésor américain a par ailleurs refusé d'accréditer plusieurs journalistes de médias américains, notamment l'agence économique Bloomberg qui n'a reçu aucun laissez-passer. Bloomberg a dénoncé dimanche une "atteinte à la liberté de la presse et à la transparence vis-à-vis du public".

Le ministère a rétorqué en affirmant qu'il avait accrédité près de 300 membres des médias, dont il attend une couverture "factuelle" et pas "sensationnaliste".

Se tient en parallèle à Bichkek, capitale du Kirghizstan, un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), avec notamment le président iranien Massoud Pezeshkian, le Premier ministre indien Narendra Modi et le dirigeant chinois Xi Jinping.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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