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Environnement

Pollution maritime dans l'UE: des règles trop peu appliquées

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L'UE s'est fixé l'objectif ambitieux de zéro pollution maritime d'ici 2030. Mais cet objectif, "avec plus des trois quarts des mers européennes confrontés à un problème de pollution, (...) semble hors de portée", constate le rapport de la Cour des comptes européennes. (© KEYSTONE/AP/PETROS KARADJIAS)

Des règles existent dans l'Union européenne pour limiter la pollution liée au transport maritime, mais leur mise en oeuvre par les États membres laisse fortement à désirer, déplore mardi un rapport de la Cour des comptes européenne.

"L'Union européenne s'est fixé l'objectif ambitieux de zéro pollution maritime d'ici 2030", a rappelé Nikolaos Milionis, membre de la Cour des comptes, lors d'une conférence de presse en ligne, soulignant l'importance de la bonne santé de l'écosystème maritime "pour la biodiversité, les stocks halieutiques et l'absorption des émissions de CO2".

Mais cet objectif, "avec plus des trois quarts des mers européennes confrontés à un problème de pollution, (...) semble hors de portée", écrit-il dans le rapport.

Les armateurs échappent à leurs obligations

L'organisme de contrôle, garant de la bonne gestion des fonds européens, relève en particulier "des faiblesses dans la mise en oeuvre des règles de prévention" de cette pollution, a développé M. Milionis lors du point presse.

Par exemple, note le rapport, "les armateurs peuvent encore échapper à leurs obligations en matière de recyclage en passant leurs navires sous le pavillon d'un pays tiers avant leur démantèlement". En 2022, un navire sur sept dans le monde battait pavillon de l'UE, mais cette proportion est divisée en deux pour les navires en fin de vie...

Alertes pas suivies d'effets

Autre élément: l'UE met à la disposition de ses membres plusieurs outils, dont le système de surveillance par satellite pour la détection de rejets d'hydrocarbures, baptisé CleanSeaNet, qui permet de scruter d'éventuelles pollutions.

Sur la période 2022-2023, le CleanSeaNet a repéré 7731 déversements possibles d'hydrocarbures dans les mers européennes.

Or, les auditeurs de la Cour des comptes "ont constaté que les États membres avaient donné suite à moins de la moitié de ces alertes et n'avaient confirmé la pollution que dans 7% des cas". En cause, "le décalage entre le moment où l'image satellite est captée et celui où le contrôle en mer est effectué".

Amendes et poursuites rares

Et "les cas de pollution ne donnent que rarement lieu à des amendes effectives ou dissuasives, et les poursuites sont rares", a ajouté Nikolaos Milionis.

La "quantité réelle d'hydrocarbures, de contaminants et de déchets marins déversés par les marins reste en grande partie inconnue, de même que l'identité des pollueurs", montre l'audit.

Il constate aussi que "ni la Commission européenne ni les États membres ne suivent précisément l'utilisation des fonds européens destinés à lutter contre la pollution marine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Les loups pourraient être abattus plus facilement

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La Suisse compte aujourd'hui 36 meutes de loups (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les loups pourraient être abattus aussi pendant la période de reproduction et dans les districts francs. Le Conseil fédéral a mis mercredi en consultation une révision de la loi sur la chasse répondant à une demande du Parlement.

La période où il est possible d'abattre un loup sera étendue entre le 1er février et le 31 mai. Actuellement, le tir du loup n'est autorisé que de septembre à janvier. L'abattage sera également autorisé dans les districts francs.

La révision vise les loups qui, malgré des mesures de protection, attaquent de manière répétée des animaux de rente ou représentent un danger pour l’homme.

La consultation dure jusqu'au 16 octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Lausanne: le marché de retour à la Riponne

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La Riponne est prête à accueillir le retour du marché à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/VALERIE BAERISWYL)

Le marché central de Lausanne retrouve son site historique de la Riponne, après deux ans de déménagement dû à des travaux. Ce retour est prévu dès mercredi prochain.

En août 2024, les travaux urgents de sécurisation, d'assainissement et d'électrification de la dalle du parking de la Riponne avaient contraint au déplacement provisoire du marché, rappelle mercredi la Ville de Lausanne. Environ 25 marchands avaient dû déménager à la rue Centrale et à la place Pépinet.

"Le retour du marché à la Riponne répond à la volonté exprimée lors du sondage de novembre dernier, qui a mis en évidence l'attachement des usagères et usagers à un marché complet, vivant et ancré sur son site historique", poursuit le communiqué.

Nouveauté, un espace dégustations sera mis en place à la Riponne, "permettant à des producteurs de faire découvrir leurs produits et à des animations de prendre place au coeur du marché." Un appel à projets sera aussi lancé pour permettre à des producteurs de boissons de venir présenter leur offre.

De son côté, la rue Centrale n'accueillera plus le marché le mercredi matin et sera rouverte à la circulation ce jour-là. Le marché du samedi y est maintenu. La place Pépinet continuera d'accueillir le marché tant les mercredis que les samedis.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

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Le président français Emmanuel Macron s'était rendu en Martinique en 2018 dans une exploitation agricole concernée par la pollution au chlordécone (archive). (© KEYSTONE/EPA AFP POOL/THOMAS SAMSON / POOL)

"Un jour sombre" pour les victimes du chlordécone: après 20 ans de procédures, la cour d'appel de Paris a confirmé lundi le non-lieu. L'enquête avait été réouverte dans le scandale sanitaire de ce pesticide utilisé aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité.

La confirmation du non-lieu, prononcé en 2023 par deux juges d'instruction parisiennes, a été annoncée lundi par plusieurs avocats de parties civiles.

Requise par le ministère public lors de l'audience à l'automne 2025, cette mauvaise nouvelle pour les plaignants était redoutée par leurs avocats. Trois des avocats ont indiqué, réfléchir à un pourvoi en cassation.

L'amertume et la colère restent toujours vives en Martinique et en Guadeloupe.

"Crimes coloniaux"

"On dirait que des crimes coloniaux et racistes comme l'empoisonnement au chlordécone sont des détails de l'histoire de France qui ne méritent aucune réparation digne de ce nom", avait lancé avant la décision de lundi Me Georges-Emmanuel Germany, avocat d'une partie civile, interrogé par l'AFP.

Une confirmation du non-lieu "serait une offense à la mémoire des morts et au coeur des vivants", avait prévenu avant lundi Me Christophe Lèguevaques, également partie civile. Après l'annonce de ce nouveau non-lieu, il a estimé qu'il s'agissait d'un "jour sombre pour la justice".

Classé depuis 1979 comme agent possiblement cancérogène, ce pesticide a été utilisé aux Antilles dès 1972 et par dérogation jusqu'en 1993 alors qu'il était interdit dans l'Hexagone dès 1990.

Le chlordécone, qui fut répandu dans les bananeraies pour lutter contre le charançon, peut rester dans les sols jusqu'à 600 ans.

Plus de 90% de la population adulte, en Guadeloupe et en Martinique, est contaminée, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

"L'exposition au chlordécone, perturbateur endocrinien, comporte des risques pour la grossesse et le neurodéveloppement de l'enfant", lit-on sur le site de l'Assurance maladie.

Dès 2006, de premières plaintes pour administration de substances nuisibles ou empoisonnement, contre l'Etat ou contre X, émanent d'associations guadeloupéennes et martiniquaises de producteurs agricoles, de consommateurs, de défenseurs de l'environnement ou encore de protection de la santé. Une information judiciaire avait été ouverte en 2008 à Paris.

Crainte du cancer

"La réalité" en Guadeloupe et Martinique est de "vivre tous les jours avec la crainte de développer un cancer, de transmettre le chlordécone à l'enfant qu'on peut porter", dépeint pour l'AFP Lilith, figure du collectif Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial (Dsavec).

Dans leur non-lieu de 2023, les magistrates parisiennes ont pourtant reconnu un "scandale sanitaire" et une "atteinte environnementale" qui "affecteront pour de longues années la vie quotidienne" des ultramarins concernés. Mais l'ordonnance, dont l'AFP a eu connaissance, pointait aussi la difficulté de "rapporter la preuve pénale des faits dénoncés", "commis 10, 15 ou 30 ans avant le dépôt de plaintes".

Les parties civiles avaient plaidé que "lorsque l'exposition (à une substance néfaste) est toujours en cours, comme c'est le cas s'agissant du chlordécone", la "prescription ne doit pas pouvoir faire obstacle à la mise en cause des responsables", a synthétisé pour l'AFP Me François Lafforgue, partie civile.

Rapport sur modalité d'indemnisation

"Quoiqu'il en soit, nous continuerons à accompagner des victimes du chlordécone dans leurs actions en réparation de leurs préjudices et nous nous prévaudrons des dernières avancées législatives", assurait avant lundi Me Lafforgue.

La loi sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Etat dans ce dossier, promulguée récemment, donne un an au gouvernement pour remettre au Parlement un rapport sur les modalités d'indemnisation.

La France "a l'élégance de reconnaître et réparer" mais "souvent quand la majorité des victimes sont décédées et surtout quand elles sont dites ultramarines ou majoritairement non blanches", cingle Me Germany.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Nouvelles règles d'importation du vin sous le feu des critiques

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Le Conseil fédéral souhaite désormais attribuer les contingents tarifaires pour les importations de vin aux entreprises qui achètent et vinifient du raisin suisse (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/APA/APA/BARBARA GINDL)

Le Conseil fédéral veut soutenir la viticulture suisse en modifiant les règles d’importation du vin. La proposition suscite toutefois une forte opposition des négociants et des associations professionnelles, selon les réponses à la consultation.

La consultation sur la révision de l’ordonnance sur le vin s’est achevée jeudi 18 juin. Le Conseil fédéral propose de réserver les contingents tarifaires d’importation de vin aux entreprises qui achètent et vinifient du raisin suisse.

La mesure est soutenue par quelque 1000 viticultrices et viticulteurs ainsi que par VignobleSuisse, qui invoquent les difficultés économiques de la branche. À l’inverse, plusieurs organisations professionnelles, dont l’Association suisse du commerce des vins, s’y opposent. Elles craignent une distorsion de la concurrence et une hausse des prix.

Le Conseil fédéral prévoit de se prononcer à l’automne sur la base des résultats de la consultation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

L'initiative pour "la protection des aliments" n'a pas abouti

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L'initiative "Pour des aliments produits sans organismes génétiquement modifiés (initiative pour la protection des aliments)" n'a pas récolté les 100'000 signatures nécessaires à temps, selon la Chancellerie fédérale (archive). (© KEYSTONE/JULIEN GRINDAT)

L'initiative pour la protection des aliments n'a pas récolté les 100'000 signatures requises, a annoncé jeudi la Chancellerie fédérale. Après les vérifications effectuées et les recomptages, 96'200 signatures étaient valables.

Le comité d'initiative "Pour des aliments produits sans organismes génétiquement modifiés (initiative pour la protection des aliments)" avait jusqu'au 3 mars 2026 pour récolter les signatures nécessaires.

La Chancellerie fédérale (ChF) a procédé à deux comptages et deux contrôles des listes déposées. Sur les 98'200 signatures déposées, 96'400 étaient valables, note la ChF dans un communiqué. Elle a constaté que les paquets déposés "contenaient plusieurs centaines de listes de signatures relatives à d’autres initiatives populaires".

Un nouveau comptage a été réalisé par un groupe interdépartemental. Il est en ressorti que 96'200 signatures étaient valables.

L'Association pour une alimentation sans OGM, à l'origine de l'initiative, a indiqué faire recours à cette décision devant le Tribunal fédéral. Elle exige une enquête "complète et approfondie", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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