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Trump entame sa croisade contre les Etats sanctuaires

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"Les villes sanctuaires sont des sanctuaires pour les criminels", a estimé devant la presse Tom Homan, le responsable de la politique d'expulsions massives promise par Donald Trump pendant sa campagne. "Nous allons demander des comptes." (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

L'administration Trump a lancé jeudi sa croisade judiciaire promise de longue date contre les Etats sanctuaires protégeant les migrants. Cela le jour même où elle essuyait un nouveau revers sur sa tentative d'effacer le droit du sol aux Etats-Unis.

Le ministère de la Justice a déposé une plainte contre l'Etat démocrate de l'Illinois et la ville de Chicago, deux juridictions sanctuaires.

Il réclame l'annulation de lois locales qui interdisent à la police d'arrêter des personnes en fonction de leur statut d'immigration et limite les informations qu'elle peut partager sur les immigrants avec les autorités fédérales.

"Sanctuaires pour les criminels"

"Les villes sanctuaires sont des sanctuaires pour les criminels", a estimé devant la presse Tom Homan, le responsable de la politique d'expulsions massives promise par Donald Trump pendant sa campagne. "Nous allons demander des comptes."

L'administration Trump estime que ces lois sont inconstitutionnelles, car aux Etats-Unis, l'immigration est une compétence du gouvernement fédéral.

Le premier mandat de Donald Trump avait déjà été marqué par de nombreuses batailles judiciaires entre son administration et les Etats et villes sanctuaires.

Ces juridictions, pour la plupart démocrates, se comptent par dizaines aux Etats-Unis, avec en tête de file la Californie. Elles pourraient obstruer la vaste offensive anti-immigration lancée par le milliardaire républicain depuis son retour au pouvoir.

"De la merde"

Selon les associations de défense des migrants, les politiques sanctuaires renforcent la sécurité globale, car elles permettent aux immigrés témoins ou victimes de crimes de collaborer avec la police locale sans avoir peur d'être expulsés.

Des arguments rejetés avec véhémence par M. Homan. Pour lui, ces lois empêchent surtout la police fédérale d'interpeller des immigrants en situation irrégulière avec un casier judiciaire à leur sortie de prison.

"C'est vraiment de la merde, parce que les victimes et les témoins d'actes criminels ne veulent pas que des menaces à la sécurité publique soient relâchées", a-t-il asséné. "C'est juste ridicule."

Protection du public rendue plus difficile

Un porte-parole du gouverneur de l'Illinois, J.B. Pritzker, a assuré jeudi que l'Etat a "hâte" de régler cette affaire au tribunal.

"Au lieu de travailler avec nous pour soutenir les forces de l'ordre, l'administration Trump rend plus difficile la protection du public, tout comme elle l'a fait lorsque Trump a gracié les criminels violents reconnus coupables" d'avoir envahi le Capitole à Washington le 6 janvier 2021, a-t-il rétorqué.

Droit du sol

Jeudi, le magnat a également vu la justice américaine s'opposer une nouvelle fois à sa tentative de remettre en cause le droit du sol - qui accorde la nationalité américaine aux personnes nées aux Etats-Unis, à de rares exceptions près.

Dès le premier jour de son mandat, le président avait signé un décret revenant sur ce principe consacré par le 14e amendement de la constitution américaine et appliqué depuis plus de 150 ans aux Etats-Unis.

Mais un juge de l'Etat de Washington a bloqué indéfiniment l'application de ce décret sur tout le territoire américain jeudi, après l'avoir suspendu de manière temporaire il y a quelques jours.

"L'Etat de droit, un obstacle"

"Il devient de plus en plus évident que pour notre président, l'État de droit n'est qu'un obstacle à ses objectifs politiques", a tonné le magistrat, John Coughenour, lors d'une audience à Seattle.

"Je refuse de laisser s'éteindre ce principe-phare", a-t-il poursuivi, en dénonçant une manoeuvre "clairement inconstitutionnelle" pour modifier la Constitution américaine avec un simple décret présidentiel.

"La Constitution n'est pas un instrument avec lequel le gouvernement peut jouer à des jeux politiques", a-t-il tancé, en rappelant que si Donald Trump veut la modifier, il doit passer le Congrès.

Amender le texte fondateur des Etats-Unis requiert l'approbation des deux tiers des parlementaires, à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat, ce que les républicains ne sont pas en position d'accomplir.

Jusqu'à la Cour suprême

La décision du juge peut encore être désavouée par une cour d'appel. Mercredi, une autre juge fédérale du Maryland avait également décidé de bloquer le décret présidentiel.

De nombreux experts s'attendent à ce que cette bataille se poursuive jusqu'à la Cour suprême, à majorité conservatrice.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Honda voit son bénéfice net doubler d'avril à juin

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Le constructeur nippon a pu compter sur ses activités motos pour compenser des ventes de voitures mitigées au deuxième trimestre. (archive) (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

Le constructeur automobile japonais Honda a plus que doublé son bénéfice net entre avril et juin, profitant d'une solide activité motos et d'un yen affaibli, de quoi lui permettre de relever sensiblement ses prévisions annuelles.

Le groupe, deuxième constructeur nippon derrière Toyota, a fait état mercredi d'un bénéfice net de 450,9 milliards de yens (2,48 milliards d'euros) sur la période, premier trimestre de son exercice décalé 2026-2027, en hausse de 130% sur un an et très supérieur aux attentes du marché.

Dans le même temps, son chiffre d'affaires trimestriel a gonflé de 13,5% à 6.061 milliards de yens (33,32 milliards d'euros), tandis que son bénéfice d'exploitation doublait lui aussi sur un an à 530,8 milliards de yens.

Le sursaut est bienvenu pour le constructeur: il avait essuyé sur l'exercice 2025-2026 (achevé fin mars) sa première perte d'exploitation en 70 ans comme société cotée, plombé par son annulation du lancement de plusieurs véhicules électriques aux Etats-Unis, un revirement très coûteux.

"Malgré des difficultés en Chine, le volume des ventes automobiles a progressé régulièrement (au premier trimestre), principalement en Amérique du Nord", note Honda.

Les ventes automobiles consolidées aux Etats-Unis ont gonflé de 3,3% mais sans toutefois parvenir à compenser un plongeon de 37% en Asie (hors Japon), essentiellement sur le marché chinois, où les constructeurs locaux exercent une concurrence acérée sur l'électrique.

Honda, spécialiste reconnu de la moto, peut cependant toujours compter sur la robustesse de son activité deux-roues. D'avril à juin, il a ainsi enregistré "un bénéfice d'exploitation et une marge d'exploitation trimestriels record grâce à de fortes ventes, notamment en Inde et au Brésil".

Enfin, le groupe a profité, comme les autres constructeurs japonais, de l'impact positif de l'affaiblissement du yen, tombé récemment à son plus bas niveau depuis quatre décennies face au dollar: de quoi doper les ventes à l'exportation en rendant ses produits plus attractifs.

Fort d'un premier trimestre bien meilleur qu'attendu, Honda a relevé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2026-2027 entamé en avril.

Il table désormais sur un bénéfice net de 400 milliards de yens (2,2 milliards d'euros), contre 260 milliards attendus précédemment, lui permettant de revenir dans le vert après son exercice précédent déficitaire.

Et il anticipe un chiffre d'affaires annuel de 24.150 milliards de yens (133 milliards d'euros), légèrement revu en hausse, et qui marquerait une hausse de 10,8% sur un an.

Pour autant, "l'incertitude qui plane sur la situation au Moyen-Orient nous oblige à évaluer avec soin les risques liés au volume des ventes, au coût des matières premières et à d'autres facteurs" et "les pertes liées aux véhicules électriques ont également été révisées afin de refléter les nouvelles hypothèses de change", souligne Honda.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Heineken: 3000 emplois supprimés, bénéfice net en hausse

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Le géant brassicole a déjà biffé à mi-parcours en 2026 une bonne moitié des emplois qu'il comptait élaguer au cours des deux prochaines années. (archive) (© KEYSTONE/EPA/RICK NEDERTIGT)

Le brasseur néerlandais Heineken a déclaré mercredi avoir supprimé environ 3000 emplois dans le cadre de son plan de restructuration, et affiche une hausse de 10,2% de son bénéfice net au premier semestre.

Le deuxième brasseur mondial derrière AB InBev a indiqué avoir réduit ses effectifs équivalents temps plein (ETP) d'environ 3000 au premier semestre, "ce qui a permis de faire avancer de manière significative les changements organisationnels prévus", a-t-il précisé dans un communiqué.

Heineken, qui emploie désormais quelque 85'000 personnes dans le monde, avait annoncé en février supprimer entre 5000 et 6000 emplois au cours des deux prochaines années, souhaitant "accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes".

Lors d'un appel avec des journalistes, Harold van den Broek, directeur financier du groupe, a affirmé qu'il s'agissait "véritablement d'un effort à l'échelle de l'entreprise" et qu'aucune contribution régionale spécifique n'était visée par les suppressions.

Le brasseur a par ailleurs fait état d'une hausse de 10,2% de son bénéfice net au premier semestre à 1,26 milliard d'euros pour la période de janvier à juin contre 1,16 milliard à la même période en 2025.

Il a enregistré une hausse de 1,6% de ses volumes totaux, comprenant bières, cidres et boissons non alcooliques, à 142,8 millions d'hectolitres, portés par la croissance en Asie-Pacifique et en Afrique et au Moyen-Orient, qui ont "largement compensé le recul observé dans les Amériques".

À eux seuls, les volumes de bière ont baissé de 0,1% sur le semestre à 115,6 millions d'hectolitres.

L'entreprise a maintenu ses prévisions annuelles, tablant sur une hausse de 2 à 6% de son bénéfice d'exploitation hors éléments exceptionnels et amortissements, sa mesure privilégiée.

"Nous avons confiance en notre stratégie et dans les progrès réalisés, tout en restant prudents compte tenu des incertitudes macroéconomiques et géopolitiques actuelles," a déclaré Harold van den Broek, directeur financier.

Le brasseur a annoncé en juin la nomination du Brésilien Rafael Oliveira au poste de directeur général de l'entreprise, qui prendra ses fonctions le 1er octobre.

Il remplacera Dolf van den Brink qui avait créé la surprise en janvier en annonçant son départ après presque six ans à la tête de l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Mousson en Inde: plus de 100 morts depuis début juillet

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Dans l'Etat d'Assam, parmi les régions les plus touchées, au moins 87 personnes ont perdu la vie. ""La dévastation ici est sans commune mesure par rapport à tout ce que ces régions ont connu par le passé", a écrit mardi ler chef du gouvernement Himanta Biswa Sarma sur X. (© KEYSTONE/EPA/ANUWAR ALI HAZARIKA)

Des inondations et des glissements de terrain dus aux pluies de mousson torrentielles ont causé plus de 100 morts en Inde depuis début juillet. Des milliers d'habitants ont en outre dû être évacués, selon un bilan des autorités mercredi.

Au moins 87 personnes ont péri dans l'Etat d'Assam, dans le nord-est du pays qui figure parmi les régions les plus durement touchées, selon le chef du gouvernement de cet Etat, Himanta Biswa Sarma.

Dans la seule région de Sivasagar, au moins 47 personnes ont trouvé la mort et plusieurs zones demeurent inondées, a-t-il précisé.

Les autorités de cet Etat ont appelé la population à participer financièrement aux secours et aux travaux de remise en état.

"La dévastation ici est sans commune mesure par rapport à tout ce que ces régions ont connu par le passé", a écrit mardi M. Sarma sur X.

Au Kerala, dans le sud de l'Inde, le ministre en chef V.D. Satheesan a fait état mardi d'au moins 15 morts et de sept personnes portées disparues, après plusieurs jours de pluies torrentielles.

Plus de 10'000 habitants ont trouvé refuge dans quelque 300 centres d'hébergement d'urgence ouverts à travers l'Etat, tandis que de fortes précipitations continuent de provoquer des glissements de terrain et des crues.

Dans le territoire himalayen du Jammu-et-Cachemire frappé par quelque 35 épisodes de soudaines pluies diluviennes, au moins 31 personnes ont trouvé la mort, a rapporté la chaîne publique de l'Etat.

Hausse des phénomènes extrêmes

Les pluies de mousson, de juin à septembre, représentent en Asie du Sud de 70 à 80% des précipitations annuelles, essentielles à l'agriculture et à l'activité industrielle.

Chaque année, elles sont aussi la cause de morts et de destructions, mais le nombre d'inondations et de glissements de terrain meurtriers s'est accru ces dernières années.

Les scientifiques estiment que le réchauffement climatique augmente la fréquence et l'intensité de ces phénomènes météorologiques extrêmes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Netanyahu dit qu'Israël n'a pas accepté le plan pour Gaza

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Pour Benjamin Netanyahu, le plan présenté "n'est pas notre plan". "Nous l'avons rejeté", a déclaré le premier ministre israélien (archives). (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu'Israël n'avait pas accepté un plan pour Gaza soutenu par les Etats-Unis, même après avoir reçu l'assurance qu'un retrait israélien du territoire n'interviendrait qu'après le désarmement complet du Hamas.

Dans une vidéo publiée dans la nuit sur ses réseaux sociaux, M. Netanyahu a déclaré que l'équipe de Donald Trump "estimait qu'elle pouvait obtenir le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza. Nous examinons cette possibilité. Ils nous ont envoyé un projet, que nous n'avons pas accepté: ce n'est pas notre projet. Nous leur avons transmis nos commentaires".

M. Netanyahu a rencontré lundi le "Conseil de paix" de M. Trump - chargé de mettre en oeuvre la deuxième phase du plan de paix à Gaza. Il a reçu des garanties selon lesquelles l'armée israélienne ne serait tenue de quitter ses positions actuelles dans la bande de Gaza, dont elle occupe plus de 60% du territoire, qu'après le désarmement complet du mouvement islamiste palestinien.

Le Hamas avait lui dit vendredi accepter un accord, annoncé par Donald Trump, prévoyant notamment, selon la version alors publiée par le "Conseil de la Paix", la fin des opérations militaires des deux parties à Gaza, et le désarmement du mouvement islamiste palestinien de pair avec un retrait progressif d'Israël.

Le Premier ministre israélien, qui brigue un nouveau mandat aux prochaines législatives d'octobre, est sous pression de ses alliés d'extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, qui ont dénoncé cet accord et réclament un vote au sein du gouvernement pour le rejeter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Alcaraz également forfait pour Cincinnati

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Carlos Alcaraz est également forfait pour Cincinnati (© KEYSTONE/EPA EFE/ALEJANDRO GARCIA)

Carlos Alcaraz ne participera pas non plus au Masters 1000 de Cincinnati (13-23 août), ont annoncé les organisateurs mardi, lui souhaitant "le meilleur" dans sa "récupération".

Le no 2 mondial est éloigné des courts par une blessure au poignet depuis avril.

L'Espagnol de 23 ans avait prévu de revenir à la compétition dans l'Ohio afin de se préparer à l'US Open, le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, qui s'ouvrira le 30 août à New York. Les organisateurs du Masters 1000 ont expliqué que le tenant du titre avait été contraint de se retirer et repousser sa reprise en raison d'une "blessure au poignet".

"Nous savons que Carlos fait tout son possible pour rejouer des tournois le plus tôt possible", a dit le directeur Bob Moran. "Nous lui souhaitons le meilleur dans sa récupération et sommes impatients de l'accueillir à Cincinnati dans le futur".

Le septuple vainqueur en Grand Chelem a déclaré forfait à Madrid, Rome puis Roland-Garros, dont il avait remporté les deux éditions précédentes. Il n'a pas non plus participé à Wimbledon où le no 1 mondial, son rival Jannik Sinner, a empoché le trophée. Alcaraz est également tenant du titre à l'US Open.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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