Remco Evenepoel s'avance comme le grand favori de l'Amstel Gold Race dimanche en l'absence de Tadej Pogacar. Il avait terminé 3e l'année dernière, derrière Mattias Skjelmose et Pogacar.
Il y a douze mois, retardé par une chute dans le peloton, le Belge avait réussi l'exploit de revenir in extremis sur "Pogi" parti seul à une quarantaine de kilomètres de la ligne mais avait fini, épuisé, par être battu dans un sprint à trois.
"Je serai motivé, non pas par un sentiment de revanche, mais simplement parce que je veux gagner cette course qui est unique en son genre et souvent faite de multiples rebondissements", a déclaré le petit cannibale vendredi à la télévision belge VRT à propos de la seule classique néerlandaise du calendrier qui doit son nom à une marque de bière.
Les 257 kilomètres du tourniquet limbourgeois - au départ de Maastricht, les coureurs effectuent des boucles avant d'arriver à Valkenburg - sont parsemés de 27 côtes courtes mais sèches pour approcher un dénivelé positif de plus de 3000 mètres. Les relances sont nombreuses et les routes étroites nécessitent un placement optimal afin de ne pas être piégé au moment des accélérations. Spectacle garanti !
"Le course est longue et rythmée. Cela me convient parfaitement. Elle ressemble à Liège-Bastogne-Liège, bien que les côtes soient plus courtes", analyse le double champion olympique de Paris 2024, qui retrouvera le champion du monde slovène le 26 avril sur la Doyenne des classiques.
"J'ai acquis la conviction l'an passé que je peux gagner l'Amstel", appuie le leader de la formation RedBull-BORA-Hansgrohe qui a rejoint les Pays-Bas jeudi en provenance de Calpe. "En Espagne, j'ai alterné les longues séances avec les sorties plus courtes mais très intensives. Je me sens très bien", a poursuivi le troisième du récent Tour des Flandres, remporté par Tadej Pogacar.
Skjelmose peut refaire le coup
En l'absence de l'ogre de la formation UAE mais aussi de Tom Pidckock et Ben Healy, blessés, le vainqueur sortant Mattias Skjelmose sera un autre prétendant logique à la victoire.
Le Danois avait surpris tout le monde en 2025 pour se retrouver sur la plus haute marche du podium, entouré d'Evenepoel et Pogacar, une incongruité qu'il est le seul coureur à avoir réussi à ce jour.
"C'est vrai que se retrouver au milieu de ces deux phénomènes, c'est plutôt cool", s'était pincé le coureur de la Lidl-Trek dont il sera le leader unique en l'absence de l'Espagnol Juan Ayuso, malade.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp