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Poursuite des combats à Goma - Le Burundi craint une extension

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La situation à Goma est extrêmement préoccupante. (© KEYSTONE/EPA/DANIEL IRUNGU)

Le conflit dans l'est de la RDC risque de se transformer en guerre régionale, a alerté à son tour samedi le président du Burundi voisin, le M23 et les troupes rwandaises continuant leur progression après avoir pris le contrôle de la grande ville de Goma.

Ces dernière semaines, l'avancée fulgurante du groupe armé antigouvernemental et des forces armées de Kigali, face à des troupes congolaises dépassées, a suscité la crainte d'une propagation du conflit. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dit jeudi son inquiétude d'un embrasement régional.

"Si l'est du Congo n'a pas la paix, la région n'a pas la paix", a aussi mis en garde le président burundais Evariste Ndayishimiye dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube.

"Ce n'est pas le Burundi seulement, la Tanzanie, l'Ouganda, le Kenya, c'est toute la région, c'est une menace", a-t-il poursuivi avant d'ajouter que son pays n'allait pas "se laisser faire".

Au moins 10'000 soldats burundais ont été déployés depuis octobre 2023 dans l'est de la RDC, dans le cadre d'un accord de coopération militaire avec Kinshasa.

L'armée ougandaise, déjà présente dans la région, a pour sa part annoncé vendredi qu'elle allait "renforcer ses défenses".

Après avoir conquis la capitale de la province du Nord-Kivu où ils sont entrés il y a près d'une semaine, les combattants du M23 ("Mouvement du 23 mars") et les forces rwandaises progressent désormais dans la province voisine du Sud-Kivu.

Samedi, des affrontements ont été signalés dans des villages proches de la cité minière de Nyabibwe, à une centaine de km de Bukavu et environ 70 km de l'aéroport le plus proche, selon des sources locales.

Epidémies

Sur le marché de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu où vivent un million d'habitants, certains commerçants et clients faisaient part de leurs craintes.

"Le M23 a dit qu'après avoir occupé Goma, ils vont venir ici chez nous au Sud-Kivu, c'est pourquoi nous avons peur car nous ne savons ni le jour ni l'heure", a dit à l'AFP une vendeuse, Henriette Butuna. "Nous achetons pour faire des stocks à la maison", a confié une cliente, Josée Zabibu.

Kinshasa accuse Kigali de vouloir piller ses nombreuses richesses naturelles dans la région. Le Rwanda nie et affirme vouloir éradiquer des groupes armés, notamment créés par d'ex-responsables hutu du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, qui menacent selon lui sa sécurité.

A Goma, les combats ont cessé, mais la ville souffre désormais de pénuries de carburant et de liquidités. Dans une lettre aux dirigeants africains datée de vendredi, le chef de l'Africa CDC Jean Kaseya a par ailleurs mis en garde contre le risque d'épidémies.

"Si aucune mesure décisive n'est prise, ce ne seront pas seulement les balles qui feront des victimes, mais la propagation incontrôlée d'épidémies majeures et de pandémies potentielles qui viendront de cette région fragile", a-t-il alerté.

Le dernier variant du virus du mpox, qui s'était rapidement propagé dans de nombreux pays à travers le monde l'an dernier, avait été détecté la première fois dans le Sud-Kivu.

Départ de déplacés

Des milliers d'habitants qui avaient fui leurs villages face à l'avancée du M23 ont commencé à quitter les camps de déplacés installés dans la périphérie de Goma, a indiqué le bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Selon des sources humanitaires, certains des sites au nord de la ville sont déjà vides.

Le M23 et les troupes rwandaises ont pris le dessus en quelques semaines sur une armée congolaise mal équipée. Les autorités congolaises recrutent à la hâte depuis vendredi des "volontaires" sans formation pour intégrer des milices pro Kinsahsa.

Au moins 700 personnes ont été tuées et 2800 blessées lors des combats pour le contrôle de Goma entre dimanche et jeudi, a dit vendredi un porte-parole de l'ONU.

L'offensive sur Goma a suscité de nombreux appels internationaux à la fin des combats et au retrait des troupes rwandaises. Les initiatives diplomatiques pour régler le conflit qui dure depuis plus de trois ans n'ont pas abouti.

Lors d'un sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) à Harare vendredi, les pays membres ont affirmé leur "engagement indéfectible à continuer de soutenir la RDC dans sa quête de sauvegarde de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le prix Liberté 2026 à Matiullah Wesa, militant afghan

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Matiullah Wesa, l'avocat de l'éducation pour les filles en Afghanistan, a remporté le prix Liberté 2026 (archives). (© KEYSTONE/AP/SIDDIQULLAH KHAN)

Matiullah Wesa, un militant afghan qui se bat pour l'accès à l'éducation notamment des jeunes filles dans son pays, a remporté le prix Liberté 2026. Cette récompense est décernée par près de 19'000 jeunes issus de 75 pays.

Matiullah Wesa a grandi dans une province rurale en Afghanistan où l'accès à l'éducation est particulièrement restreint pour les filles. À 17 ans, il fonde PenPath, un collectif de 3000 bénévoles sensibilisant à l'importance de l'éducation pour tous et toutes, expliquent dans leur communiqué les organisateurs du prix Liberté, en Normandie.

Il crée aussi des écoles dans les villages les plus reculés. Selon l'Unesco, l'Afghanistan est aujourd'hui le seul pays au monde où l'enseignement secondaire et supérieur est strictement interdit aux filles et aux femmes.

"Depuis la reprise du pouvoir par les talibans en 2021, il assiste à une détérioration de la situation des droits de l'Homme dans son pays. Arrêté arbitrairement en mars 2023, il est détenu pendant sept mois par les talibans à cause de son engagement", poursuivent-ils.

Gisèle Pélicot en 2025

La cérémonie de remise du prix Liberté aura lieu le 4 juin au Zénith de Caen (F), en présence de plus de 4000 jeunes et de trente vétérans du Débarquement et de la Seconde Guerre mondiale.

En 2025, c'est Gisèle Pélicot, figure emblématique de la lutte contre les violences sexuelles depuis le procès des viols dont elle a été victime, qui avait reçu ce prix Liberté, doté de 25'000 euros.

Créé en 2019 par la région Normandie avec l'Institut international des droits de l'Homme et de la paix, ce prix récompense une personne ou une organisation engagée dans la défense des libertés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Belinda Bencic - Bianca Andreescu au 2e tour à Rome

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Bianca Andreescu défiera Belinda Bencic au 2e tour à Rome (© KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS)

Belinda Bencic (WTA 12) affrontera Bianca Andreescu (WTA 137) pour son entrée en lice dans le WTA 1000 de Rome, au 2e tour.

Il s'agira de leur troisième face-à-face. Andreescu a battu Sofia Kenins (WTA 74) 6-4 7-5 mardi au 1er tour du tableau final.

Exemptée de 1er tour sur la terre battue du Foto Italico en sa qualité de tête de série no 12, Belinda Bencic reste sur un succès face à la Canadienne, au 2e tour de Roland-Garros 2022. Elle avait perdu leur premier duel, en demi-finale de l'US Open 2019 où Bianca Andreescu (ex-no 4 mondial) avait cueilli son seul titre majeur.

La St-Galloise n'est pas la seule Suissesse en lice dans le tableau principal de ce WTA 1000. Simona Waltert (WTA 91) a décroché son ticket mardi en battant la Chinoise Yuan Yue (WTA 115) au 2e tour des qualifications. Et la gagnante du derby entre Jil Teichmann (WTA 196) et Rebeka Masarova (WTA 160) les rejoindra. Admise directement, Viktorija Golubic (WTA 90) affrontera elle une qualifiée au 1er tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sabalenka prête à boycotter les Majeurs

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Aryna Sabalenka est prête à boycotter les tournois majeurs pour obtenir une meilleure répartition des revenus (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

No 1 mondial, Aryna Sabalenka s'est dite prête mardi à boycotter les tournois du Grand Chelem pour obtenir une meilleure répartition des revenus.

Un collectif de joueurs a fait part lundi de sa "profonde déception" à propos de la hausse de la dotation prévue à Roland-Garros (24 mai-7 juin).

"Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, sans nous, il n'y aurait pas de divertissement, je pense que nous méritons d'être mieux payés", a déclaré Aryna Sabalenka en conférence de presse en marge du tournoi WTA 1000 de Rome.

"A un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits", a poursuivi la Bélarusse. "S'il faut en arriver au boycott, je pense que nous, les joueuses, nous pouvons nous unir, car certaines choses en Grand Chelem sont vraiment injustes pour nous."

En avril 2025, les principaux joueurs des circuits ATP et WTA ont cosigné une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem (Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open) dans laquelle ils demandaient une meilleure répartition des revenus, réclamant que la part destinée aux joueurs passe à 22%.

Lundi, des joueurs, dont Sabalenka et le no 1 du circuit masculin Jannik Sinner, ont déploré que si les organisateurs de Roland-Garros avaient augmenté la dotation globale pour l'édition 2026 (+9,5% à 61,7 millions d'euros), "la part des gains versés aux joueuses et joueurs restera probablement inférieure à 15%, bien loin des 22% demandés".

Swiatek temporise

Interrogée sur ce sujet avant son entrée en lice à Rome, la Polonaise Iga Swiatek a estimé elle que "le boycott des tournois serait quand même une solution un peu extrême". "Le plus important est de communiquer et de discuter avec les organisateurs, de négocier. Espérons qu'avant Roland-Garros il y aura la possibilité d'avoir une réunion de ce type", a indiqué la 3e joueuse mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ONU "très perturbée" par les abus récents perpétrés au Mali

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande aux parties au conflit au Mali de mettre un terme aux violences (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU est "très perturbée" par la détérioration des droits humains au Mali depuis les attaques de djihadistes et de rebelles touareg. Mardi à Genève, elle s'est dite "gravement préoccupée" par des indications d'exécutions extrajudiciaires et d'enlèvements par l'armée.

Fin avril, des attaques contre plusieurs villes avaient fait de nombreuses victimes. De nombreuses personnes avaient dû fuir leurs habitations.

Les conséquences pour les civils se sont poursuivies avec de nouveaux affrontements entre l'armée malienne et les insurgés. Le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk demande aux parties au conflit de mettre un terme immédiatement aux violences et de garantir le droit international humanitaire (DIH).

Après les attaques fin avril, l'armée aurait mené des exécutions extrajudiciaires et des enlèvements. Début mai, l'avocat et responsable politique Mountaga Tall a été kidnappé chez lui par deux hommes et acheminé vers un site inconnu.

Son épouse a été agressée alors qu'elle tentait d'enregistrer l'incident avec son téléphone portable. L'appareil lui a été confisqué. Trois proches du responsable politique en exil Oumar Mariko ont également été enlevés.

Les autorités maliennes ont annoncé des investigations sur les attaques de fin avril. Le Haut-Commissariat demande que celles-ci portent sur tous les abus. Les arrestations et les détentions de suspects doivent être menées de manière équitable, a dit à la presse à Genève un porte-parole.

Un village fait face de son côté à de la famine. Comme Bamako, il est confronté à un blocage de la part des djihadistes. Le haut commissaire demande un accès humanitaire sans entraves pour les populations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement

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Le parlement roumain a voté mardi la destitution de son premier ministre pro-européen Ilie Bolojan. (© KEYSTONE/EPA/Robert Ghement)

Le Parlement roumain a voté mardi pour destituer le premier ministre pro-européen Ilie Bolojan après une motion de censure initiée par les sociaux-démocrates du PSD et l'extrême droite, dont le résultat risque de replonger le pays dans la tourmente politique.

La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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