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Economie

Il y a 10 ans, le choc de l'abolition du taux plancher

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L'abolition du taux de change plancher de l'euro par la Banque nationale suisse (BNS) a dix ans. (archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'abolition du taux de change plancher de l'euro par la Banque nationale suisse (BNS) célèbrera ses dix ans mercredi. Les experts considèrent désormais cette mesure comme positive pour l'économie helvétique, malgré le choc initial qu'elle a provoqué.

Le 15 janvier 2015 à 10h30, la BNS a supprimé le cours minimum de 1,20 franc pour un euro. Cette décision inattendue a provoqué un séisme sur le marché financier suisse et les exportations. Les associations économiques et les syndicats avaient alors réagi sous le choc, mettant en garde contre une récession après la brusque appréciation du franc.

La décision de la BNS a pris les acteurs économiques de court, même si la plupart pressentaient que le cours plancher introduit en 2011 lors de la crise de l'euro (Grexit) serait difficile à défendre. Les milliards de francs d'achats de devises effectués par la banque centrale helvétique les mois précédents avaient en effet été critiqués.

L'appréciation abrupte du franc après l'abolition a notamment freiné les entreprises industrielles orientées vers l'exportation en 2015 et 2016. Dans l'industrie des machines, de la métallurgie et de l'électronique, des milliers d'emplois ont souffert du "choc du franc", du moins temporairement, selon les économistes.

Cependant, la conjoncture suisse s'est montrée robuste, profitant de la structure diversifiée de son industrie. La pharmaceutique par exemple, qui dépend relativement peu du taux de change en raison de ses produits uniques, a été moins touchée.

Sage décision

"Dix ans après, le monde ne s'est pas effondré", déclare Karsten Junius, économiste en chef pour Safra Sarasin. Contre toute attente, le choc du taux de change n'a pas non plus catapulté la Suisse dans une récession. Après un trimestre d'évolution négative du produit intérieur brut (PIB), le pays a fait preuve d'adaptation en renouant avec la croissance.

Selon Daniel Kalt, économiste en chef du géant bancaire UBS, les entreprises suisses se sont montrées flexibles. De nombreuses sociétés ont dû supporter des pertes pendant des trimestres, voire des années, mais avec le temps, elles ont mieux appris à gérer les fluctuations monétaires. Aussi, les répercussions sur le marché du travail ont été bien moindres que redoutées.

"La décision de la BNS était judicieuse", ajoute M. Junius. Sous la direction de son président de l'époque, Thomas Jordan, l'institut d'émission a eu raison d'agir avant que sa consoeur européenne, la BCE, ne commence à acheter des obligations. "A ce moment-là, il était clair que le taux plancher ne pouvait plus être maintenu. Une sortie plus tardive aurait coûté beaucoup plus cher."

L'économiste en chef de Raiffeisen Suisse, Fredy Hasenmeile, est du même avis. "L'abolition du taux de change minimum a été une mesure très courageuse et correcte. Le bilan parle de lui-même. (...) Un regard sur l'Allemagne montre ce qui se passe lorsqu'une économie n'est plus sollicitée par une monnaie faible."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

La nouvelle grève de la fonction publique mobilise moins à Genève

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Des manifestants lors de la grève de la fonction publique à Genève ont demandé la démission des conseillères d'Etat Carole-Anne Kast et Nathalie Fontanet. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La nouvelle grève de la fonction publique a moins mobilisé en pleine rentrée scolaire. Lundi soir, un peu plus de 500 personnes ont manifesté contre les coupes budgétaires attendues. Et le taux de grévistes n'a atteint qu'un peu plus de 1% parmi les enseignants.

Le Cartel intersyndical ne cachait pas vouloir frapper "un grand coup" avec cette rentrée scolaire. "Les mesures d'austérité sont toujours dans le collimateur", a affirmé son président Terence Wenger, à quelques semaines du dévoilement du projet de budget cantonal pour 2027.

"On ne va pas lâcher l'affaire", a-t-il dit, reprochant au Conseil d'Etat de "sabrer" dans les financements et les prestations pour la population. Une autre manifestation est prévue mardi soir mais celle de lundi a attiré deux fois moins d'affluence que lors de la grève de juin.

L'effet sur le fonctionnement scolaire aura été peu important. Le taux de grévistes n'a atteint que 1,2% parmi le personnel du Département de l'instruction publique (DIP), selon les estimations de celui-ci relayées à Keystone-ATS. Leur nombre, 138, était assez similaire à celui des élèves absents, 153. Une soixantaine de cours ont été annulés.

Reproche au DIP

Il y a quelques jours, les syndicats avaient déploré le fait que le DIP n'ait pas relayé les indications par courrier auprès des parents. Ce choix affecte les possibilités pour ces personnes de s'organiser face aux conséquences du mouvement, selon eux.

La fonction publique et le secteur subventionné sont mobilisés depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévues. Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation des salaires et des subventions pour les caisses maladies. Ou encore les coupes de 50 francs du forfait d'intégration dans l'aide sociale.

Employés comme usagers de l'Hospice général ont défilé lundi, aux côtés des enseignants ou encore du personnel soignant. En revanche, le Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) était empêché de participer après la saisine par son employeur de l'autorité en charge des relations de travail.

Kast et Fontanet très ciblées

Les tensions avec les forces de sécurité pendant le G7 ont aussi laissé des traces. "Gouvernement antisocial" et "Etat policier", affichait une banderole, demandant la démission des conseillères d'Etat Carole-Anne Kast et Nathalie Fontanet. Devant l'Hôtel de Ville, la ministre des finances a ensuite été la principale cible des slogans.

Le Grand Conseil avait rejeté deux projets de budget pour 2026. Désormais, le mois de septembre s'annonce intense sur cette question à Genève. Outre le projet pour 2027, le Conseil d'Etat doit annoncer le plan financier quadriennal.

Et de même que les mesures qu'il retient parmi les pistes du groupe d'experts dirigé par l'ancien président de la Cour des comptes Stanislas Zuin pour atteindre des économies de 500 millions de francs par an d'ici 2029. Plusieurs manifestants ont appelé lundi à abandonner ce rapport. La réforme de la grille salariale de l'Etat devrait aussi être dévoilée ces prochains mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le coup de la panne pour le téléphérique Chalais - Vercorin

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Le téléphérique Chalais - Vercorin est à l'arrêt depuis le 29 juillet dernier (image d'illustration générée par l'IA) (© IA)

Le téléphérique reliant Chalais à Vercorin est actuellement à l’arrêt depuis le 29 juillet, à la suite de l'apparition de défauts sur sa commande électrique ayant entraîné une perte de puissance et un court-circuit sur le pôle d’excitation du moteur. La vétusté de l'installation semble au coeur du problème.

La commande électrique actuelle du téléphérique repose sur une technologie Ward abandonnée depuis 1980 et combinée à un composant qui n’est plus produit depuis 1995.

"Il ne s’agit pas d’un problème d’entretien, mais de vétusté", confirment le président du Conseil d'administration de Téléphérique Chalais-Vercorin SA, Kilian Siggen et son directeur Arthur Clivaz. "De plus, les pièces de rechange ne sont aujourd’hui plus disponibles et une réparation du système actuel n’offrirait aucune garantie de fiabilité à moyen terme."

Douze et treize semaines

Suivant la recommandation de plusieurs experts, la société a donc fait le choix de totalement changer la commande électrique avec l’installation d’un variateur et d’un moteur asynchrone de technologie actuelle.

"La commande du matériel a été passée: les délais annoncés par les fournisseurs sont de douze semaines pour l’armoire électrique et de treize semaines pour le moteur asynchrone", a expliqué la société à l'occasion d'une séance publique qui s'est tenue, lundi soir à Chalais.

Renouvellement complet dans le pipeline

Un dispositif de bus de substitution a été mis en place afin d’assurer la liaison, durant la durée des travaux. Dès jeudi, une offre renforcée sera proposée, avec des horaires différenciés en semaine et le week-end. La remise en service de l’installation est prévue pour début décembre.

Cette liaison permet d'effectuer le déplacement entre la plaine et la montagne (et vice-versa), en 7 minutes. Par la route, il faut un peu plus de 20 minutes.

Dossier déposé

Le renouvellement complet de l’installation est, lui, à l’étude depuis 2013. Le projet a nécessité deux démarches distinctes menées en parallèle depuis 2018. Une procédure d’aménagement du territoire menée par la commune de Chalais et définitivement close, en 2024, par une décision favorable du Tribunal fédéral. Une procédure fédérale d’approbation des plans, menée par l’Office fédéral des transports (OFT) est actuellement en cours.

"Le dossier technique est aujourd’hui déposé, avec quelques compléments encore attendus par l’OFT d’ici au 31 août", révèle encore l'entreprise. "Le dossier de financement a été actualisé à plusieurs reprises pour tenir compte de l’évolution des coûts et vient d’être finalisé."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La Grèce rembourse en avance une partie de sa dette

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La Grèce prévoit en 2026 de rembourser de manière anticipée environ 13 milliards d'euros de sa dette octroyée par ses créanciers européens pour parer à la crise financière de 2010. (archives) (© KEYSTONE/EPA ANA-MPA/ALEXANDROS BELTES)

La Grèce prévoit en 2026 de rembourser de manière anticipée environ 13 milliards d'euros (12,2 milliards de francs) de sa dette octroyée par ses créanciers européens pour parer à la crise financière de 2010, a annoncé lundi le ministère des Finances grec.

Cette démarche lui permettrait d'avoir dès cette année une dette moins importante que celle de l'Italie.

En tirant parti notamment de ses excédents budgétaires, la Grèce vise à réduire cette année le ratio dette/PIB à 137%, selon le ministère. La dette grecque pesait encore 210% du PIB en 2020.

Le plan prévoit notamment le remboursement de prêts d'environ 2,5 milliards d'euros au mécanisme de soutien européen, ainsi que d'une obligation de 2,2 milliards d'euros arrivant à échéance en 2027. Parallèlement, l'encours des bons du Trésor devrait être réduit de 1,2 milliard d'euros d'ici le 31 décembre.

En juin dernier, la Grèce avait remboursé de manière anticipée 6,9 milliards d'euros de prêts provenant du premier plan de sauvetage et plus précisément du prêt bilatéral accordé à la Grèce en 2010.

Au total, de 2019 à 2025, la Grèce a procédé à des remboursements anticipés de prêts d'un montant s'élevant à environ 36 milliards d'euros.

Le montant de la dette publique de la Grèce s'élève actuellement à environ 363 milliards d'euros.

Huit ans après la fin de la débâcle financière qui lui avait valu trois prêts internationaux et une austérité drastique, la Grèce est actuellement l'un des pays de la zone euro affichant un des taux de croissance les plus élevé --prévu à 2% en 2026 selon les prévisions du gouvernement.

Remboursement complet

Selon le ministère des Finances, les remboursements anticipés se poursuivront dans les années à venir, avec pour objectif de rembourser entièrement les prêts d'ici 2031, et non plus selon le plan initial à l'horizon 2041.

Par cette démarche, le ministère des finances estime que "l'État grec adresse un message supplémentaire pour rassurer les institutions, les agences de notation et la communauté internationale des investisseurs".

L'Italie prévoit pour sa part que sa dette atteindra 138,6% du PIB cette année.

La dette publique de la France s'établit quant à elle autour de 117,6% à 118% de son PIB, pour un montant total dépassant les 3.500 milliards d'euros, selon l'Insee et Eurostat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Niedergesteln (VS): trois personnes sauvées par hélitreuillage

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L'intervention d'Air Zermatt a permis de retrouver trois personnes piégées au fond des gorges de Jolischlucht à Niedergesteln (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un équipage d'Air Zermatt a mené une opération de sauvetage d'une extrême complexité dans les gorges de Jolischlucht, près de Niedergesteln (VS), vendredi soir. Pour secourir trois personnes piégées au fond des gorges, un sauveteur a dû être descendu à l'aide d'un câble de 48 mètres.

"Le vol de reconnaissance a déjà révélé la complexité de l'opération de sauvetage, les gorges ne faisant que 2 mètres de large par endroits et pouvant atteindre 50 mètres de profondeur" détaille le service communication d'Air Zermatt, lundi, dans un communiqué de presse. "De plus, le ruisseau Jolibach était en crue à ce moment-là en raison d'un orage."

Après des recherches intensives, l'équipe a finalement réussi à localiser les trois personnes sous un rocher au fond des gorges.

Sans contact visuel

Pour l'opération de sauvetage proprement dite, le pilote d'Air Zermatt a transporté le sauveteur au-dessus des gorges, puis l'a descendu progressivement entre les parois rocheuses abruptes et étroites.

"Plus le sauveteur descendait profondément dans l'étroite gorge, moins le pilote le voyait", explique encore le communiqué. Les deux hommes ont même perdu tout contact visuel, durant l'opération. Ils se sont alors fiés entièrement aux messages radio et aux instructions du sauveteur.

Sains et saufs

Au fond des gorges, le sauveteur a réussi à préparer les trois personnes piégées pour leur évacuation par élingue. Le pilote a alors hélitreuillé le sauveteur et les trois infortunés hors de la gorge. "Chaque mouvement de l'hélicoptère devait être parfaitement coordonné avec les instructions du sauveteur afin de maintenir une distance suffisante avec les parois rocheuses", souligne encore Air Zermatt. Personne n'a été blessé dans cette aventure.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le Pentagone veut "accélérer" la livraison de Tomahawk

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Les Etats-Unis ont annoncé la signature d'un contrat de 22,9 milliards de dollars avec l'industriel Raytheon pour "accélérer" la production de missiles de croisière Tomahawk. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MC1 WOODY SHAG PASCHALL / HANDOUT)

Washington a annoncé la signature d'un contrat de 22,9 milliards de dollars avec l'industriel Raytheon pour "accélérer" la production de missiles de croisière Tomahawk, dans un contexte de pénuries de munitions provoquée par la guerre contre l'Iran.

Cet assèchement des stocks de missiles dénoncé par l'opposition démocrate et des experts est vigoureusement démenti par l'administration Trump.

Les Tomahawk, des missiles de croisière à longue portée essentiellement tirés de sous-marins ou de navires, peuvent atteindre des cibles à plus de 1600 kilomètres.

"S'assurer que nos forces navales et nos forces conjointes ont la puissance de feu létale dont elles ont besoin pour prévenir toute agression et protéger la patrie est essentiel", s'est réjoui lundi dans un communiqué du Pentagone le ministre délégué par intérim à la Marine, Hung Cao.

"Cet investissement historique de 22,9 milliards de dollars (18,5 milliards de francs) accélérera la livraison de missiles Tomahawk à nos combattants à une vitesse sans précédent", a-t-il ajouté. "Le ministère de la Défense utilise tous les moyens disponibles pour répondre aux besoins de nos opérations actuelles", a-t-il poursuivi.

Patriots asséchés

Une analyse du Center for Strategic and International Studies (CSIS) publiée en juillet a révélé que les réserves américaines de missiles intercepteurs - ce que ne sont pas les Tomahawk - avaient été fortement réduites depuis le début de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis possédaient en début d'année plus de 2300 intercepteurs Patriot et 450 systèmes de défense THAAD, selon le centre de recherche américain, qui estime que ce stock a été au moins divisé par deux depuis le lancement du conflit, le 28 février.

Le ministère de la Défense a annoncé en juillet la signature d'un contrat de 58,6 milliards de dollars sur sept ans avec Lockheed Martin pour la production de missiles Patriot, des intercepteurs que l'entreprise s'est engagée à livrer "à une vitesse inégalée".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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