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Santé

Du CO2 à l'acétaldéhyde: vers une chimie plus verte

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La nouvelle méthode a été développée par des chercheurs de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). (archives) (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Grâce à un nouveau procédé, des chercheurs suisses ont transformé du CO2 en acétaldéhyde, un produit chimique précieux pour l'industrie. L'acétaldéhyde est notamment utilisé dans la fabrication de parfums ou de plastiques.

Jusqu'à présent, le produit chimique était fabriqué à partir de matières premières extraites de combustibles fossiles comme le pétrole ou le gaz naturel, a expliqué lundi dans un communiqué l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).

Selon l'EPFL, l'environnement profite doublement de l'innovation: d'une part, le gaz à effet de serre CO2 est utilisé au lieu d'être rejeté dans l'atmosphère et, d'autre part, le nouveau processus réduit le besoin en combustibles fossiles pour la production d'acétaldéhyde.

Peu de sous-produits

L'équipe de recherche dirigée par l'EPFL a développé un nouveau catalyseur en cuivre. De tels catalyseurs s'étaient déjà révélés adaptés à cette transformation, mais jusqu'à présent, selon l'EPFL, ils souffraient d'une faible sélectivité. Ils ne se contentaient donc pas de convertir le CO2 en acétaldéhyde, mais produisaient en même temps de nombreux sous-produits.

Lors des tests, le nouveau catalyseur a converti 92% du CO2 en la substance chimique souhaitée. "Les résultats ont été remarquables", commente l'EPFL. En outre, le catalyseur a conservé ses performances pendant plusieurs cycles et ne s'est pas oxydé, même après avoir été en contact avec l'air.

L'acétaldéhyde étant un élément constitutif de nombreux autres produits chimiques, cette recherche pourrait être utile à de nombreuses industries, des produits pharmaceutiques à l’agriculture, estime l'EPFL.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Santé

Lait infantile: nouveaux rappels en France

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Photo d'illustration (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

De nouveaux rappels de lait infantile ont été annoncés lundi, après l'abaissement en France du seuil pour la toxine responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays, et alors que l'agence sanitaire européenne doit rendre son avis dans la journée.

La marque Popote a annoncé le rappel de deux lots de lait infantile 1er âge en France, tandis que Vitagermine (Babybio) en a rappelé trois.

En cause: l'annonce vendredi soir par le ministère de l'Agriculture de l'abaissement du seuil pour la toxine céréulide, responsable de rappels de boîtes dans plus de 60 pays.

Vitagermine a ainsi indiqué dans un communiqué avoir, durant le week-end, "mené des investigations pour s'assurer que l'ensemble des produits respectent ce nouveau seuil. Elles ont permis d'identifier 3 lots de lait infantile 1er âge". Ces lots "étaient conformes à la norme en vigueur jusqu'à la semaine dernière", mais doivent désormais être retirés du marché.

"En divisant par deux le seuil recommandé, cette nouvelle mesure vise à aller encore plus loin dans la sécurité des nourrissons", souligne Vitagermine.

De son côté, Popote indique appliquer "sans attendre le nouveau cadre européen et rappelle deux lots de lait infantile 1er âge".

"Cette mesure de précaution fait suite à la décision des autorités françaises d'appliquer le seuil de sécurité renforcé recommandé par l'EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) concernant la céréulide, qui devrait être publié dans la journée", est-il précisé.

L'autorité sanitaire européenne (Efsa), saisie par la Commission européenne pour établir une norme sur la céréulide dans les produits pour enfants, doit en effet rendre son avis lundi.

Les deux marques précisent par ailleurs que leurs autres produits ne sont pas concernés.

Vomissements et diarrhées

Les rappels de laits infantiles ont débuté mi-décembre, lorsque Nestlé a rappelé des dizaines de lots de différentes marques, déclenchant une cascade de décisions similaires dans le monde.

Les géants comme Danone ou Lactalis sont concernés mais aussi les plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance.

Plusieurs industriels mettent en cause un fournisseur d'ingrédient chinois, Cabio Biotech, qui produit une huile riche en oméga-6. Cette huile aurait été contaminée par des bactéries Bacillus cereus, susceptibles de produire une toxine, la céréulide, qui peut provoquer vomissements et diarrhées.

La toxine étant rare et compliquée à détecter, selon plusieurs industriels, certains rappels ont été effectués "par précaution".

Les autorités françaises évoquent un unique "fournisseur chinois", sans le nommer alors qu'une poignée d'industriels en produisent, ce qui pose selon plusieurs parlementaires la question de la souveraineté et de la sécurité des approvisionnements.

L'association Foodwatch a annoncé jeudi avoir porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles accusant les fabricants de laits infantiles d'avoir tardé à rappeler leurs lots suspects.

A ce stade, les enquêtes pénales ouvertes à Bordeaux et Angers après la mort de nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés n'ont pas établi de lien direct entre les symptômes et les laits consommés.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a reçu plusieurs signalements de diarrhées, mais pas de "cas graves", après la consommation de lait visé par le rappel, toutefois les "enquêtes nationales sont en cours", selon l'Efsa.

Avec Keystone-ATS

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Actualité

[ITW] Janvier sans alcool: quel bilan ?

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Photo d'illustration (KEYSTONE/Alessandro Della Bella)

C'est un défi connu qu'est celui de troquer durant un mois les coupes, les bouteilles et les verres d'alcool contre des thés, des jus ou encore des sirops. Dry January est un concept bien installé qui connaît chaque année des adeptes. Marla est à une année de la trentaine, c’est avec ses colocataires qu’elle s’est lancée le challenge de faire « la dry » comme elle l’appelle.

MarlaBibliothécaire

« C’était drôle, parce que c’était comme une promesse qu’on devait tenir », s’amuse Marla, qui jusqu’ici a relevé le défi avec facilité. « Je n’ai pas été tentée de boire. J’ai été assez étonnée », explique celle qui souhaitait pour la première fois faire un bilan de sa consommation d’alcool.

Ses colocataires, en revanche, ont parfois dérogé à la règle, certaines se retrouvant dans des contextes amicaux. « Il y en a deux qui sont allées aux 30 ans d’un ami dans un chalet et elles n’ont pas pu se retenir de trinquer avec lui. » Marla s’interroge alors sur sa propre résistance à la pression sociale. « Ce mois-ci, je ne suis pas allée en soirée ni à des événements. Ça aurait peut-être été différent si ça avait été le cas, je ne sais pas. »

« Ça peut m’arriver de boire une bière tous les jours et du vin le week-end, par exemple. »

Automatisme

Boire un verre par automatisme : c’est le constat que dresse d’ailleurs Marla après un mois sans alcool. « Aller boire une verre avec quelqu’un, pour moi, c’est directement boire une bière par exemple », explique-t-elle, « sans trop me poser de questions ». À l’avenir, c’est sur ce point que la jeune femme souhaite être plus attentive : se demander si elle a réellement envie de boire, mais aussi réduire plus globalement sa consommation d’alcool. « Ça peut m’arriver de boire une bière tous les jours et du vin le week-end, par exemple. »

« C’est comme si j’avais la permission de ne pas boire d’alcool, sans qu’on me fasse de remarque, parce que les gens connaissent le principe.»

Communément accepté

L’année prochaine, Marla dit vouloir retenter l’expérience. Une nouvelle phase de test de ses habitudes, au cours de laquelle elle s’est aussi rendu compte qu’il était plus admis de ne pas boire durant le mois de janvier qu’en temps normal. « C’était bizarre de réaliser ça. C’est comme si j’avais maintenant la permission de ne pas boire d’alcool, sans qu’on me fasse de remarque, parce que les gens connaissent le principe. » Un concept à double tranchant donc, si la pression sociale revient au galop une fois les quatre semaines écoulées.

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Santé

Lait infantile: Foodwatch dépose plainte contre X, Nestlé visé

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Foodwatch demande des investigations contre les entreprises impliquées dans le rappel massif de laits infantiles initié en décembre, en raison de la présence de céréulide, une toxine causée par une bactérie, dans certains lots (archives). (© KEYSTONE/DPA/ARMIN WEIGEL)

L'ONG Foodwatch a déposé plainte contre X, jeudi matin auprès du Tribunal judiciaire de Paris, en lien avec le rappel de laits infantiles des groupes suisses Nestlé et Hochdorf, mais aussi des entreprises françaises Danone, Lactalis, Vitagermine.

L'ONG s'associe avec huit familles de neuf enfants tombés malades et "disséminées partout en France", a souligné jeudi l'avocat de Foodwatch François Lafforgue lors d'une conférence de presse suivie par l'agence AWP. Il demande des investigations contre les entreprises impliquées dans le rappel massif de laits infantiles initié en décembre, en raison de la présence de céréulide, une toxine causée par une bactérie, dans des lots.

"Les faits sont particulièrement graves" et "touchent des bébés de moins de six mois" et même "des prématurés", a expliqué Ingrid Kragl, directrice de l'information et des enquêtes.

"Nous avons affaire à des récidivistes", s'est exclamée la directrice générale Karine Jacquemart, pointant que c'est "la troisième fois que nous portons plainte contre Nestlé", rappelant le scandale des pizzas contaminées Buitoni en 2022 et celui des eaux filtrées illégalement, notamment Perrier, "car il a fallu attendre qu'il y ait des dizaines d'enfants malades et que les autorités mènent les enquêtes", pointant aussi l'épisode de salmonelles chez Ferrero.

L'ONG souhaite que le "pôle de santé publique" du tribunal de Paris puisse "se saisir de cette affaire", afin de "déterminer les responsabilités autour de huit infractions" a souligné Me Lafforgue. Foodwatch ajoute qu'elle s'est manifestée auprès des parquets de Bordeaux et d'Angers, où deux procédures pénales ont été ouvertes suite à des décès suspects de nourrisson.

Les infractions portent sur "la mise en danger d'autrui", "l'atteinte de l'intégrité physique", mais aussi par rapport au code rural "le fait d'avoir mis et laissé sur le marché des produits préjudiciables à la santé et le fait de ne pas retirer des produits qui pourraient être dangereux", ou encore des infractions au "code de la consommation: défaut de signalement aux autorités sanitaires" et "tromperie sur les qualités du produit", a détaillé l'avocat.

"La plainte est très longue car les infractions sont très graves" et "vise les différents producteurs de lait infantile", a ajouté Ingrid Kragl, pointant les "rappels silencieux" et l'information "au compte-goutte" à partir de décembre.

Diffusant les excuses adressées par le patron de Nestlé, Philip Navratil, ce dernier "nie tout lien entre ses produits et les bébés malades", a déclaré Mme Kragl. Or "les autorités belges, brésiliennes et luxembourgeoises ont communiqué officiellement sur le lien établi entre la consommation de lait Nestlé et les enfants malades", a-t-elle assuré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Emmi a poursuivi sa croissance l'an dernier

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Emmi a poursuivi sa croissance l'an dernier, tirant profit des acquisitions opérées notamment dans le domaine de desserts (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Emmi a poursuivi sa croissance l'an dernier, malgré un environnement de marché exigeant. Soutenu par les acquisitions, le transformateur de lait lucernois a vu ses revenus progresser de 9,1% au regard de 2024 à 4,74 milliards de francs.

Les acquisitions opérées en 2024, à savoir Mademoiselle Desserts, Hochstrasser et Verde Campo, ainsi que The English Cheesecake Company consolidée depuis novembre 2025, ont contribué aux revenus à hauteur de 7,9%, alors que la vigueur du franc, en particulier par rapport au dollar a pesé pour 3,1% sur le chiffre d'affaires, précise jeudi Emmi.

La croissance organique s'est inscrite à 4,3%, dépassant les attentes que le groupe établi à Lucerne avait relevé de 2 à 3% lors de la publication des résultats semestriels. Les volumes écoulés ont également évolué de manière favorable.

La performance s'est aussi révélée supérieure aux attentes des analystes. Sondés par l'agence AWP, ces derniers avaient anticipé un chiffre d'affaires de 4,68 milliards de francs, la croissance organique étant quant à elle estimée à 2,8%.

Dans l'ensemble, Emmi note que la croissance a été soutenue par un marché domestique à nouveau solide ainsi que par les importantes régions de croissance que représentent le Brésil, le Chili et le Mexique. Les segments de niches, tels que le café prêt à boire, les desserts et les spécialités de fromages ont présenté une évolution de leur chiffre d'affaires jugée "très satisfaisante".

Vive croissance en Europe

Toutes les divisions ont contribué à l'embellie, la palme en la matière revenant à l'unité Europe, dont les ventes ont bondi de 40,1% à et franchi le cap du milliard de franc à 1,05 milliard. Les affaires ont également progressé en Suisse, leur produit s'affichant à 1,84 milliard, soit 4,2% de plus qu'en 2024.

La division Amériques a pour sa part dégagé des revenus de 1,73 milliard de francs, en hausse de 1,1%. Quant à l'unité Global Trade, elle a vu ses ventes s'étoffer de 3,2% à 125,9 million.

Evoquant ses perspectives, Emmi annonce l'introduction, dès l'exercice en cours, de la nouvelle plateforme "nutrition", destinée à capitaliser sur les mégatendances de la santé grâce à des produits laitiers fonctionnels riches en protéines, à des repas à boire et à des recettes naturelles ou sans lactose.

Emmi note encore avoir observé une stricte discipline en matière de gestion des coûts, laquelle a permis de compenser en grande partie les effets négatifs du renchérissement du franc et des droits de douane américains. L'entreprise de Suisse centrale confirme dans la foulée ses attentes en matière de rentabilité, le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) étant attendu dans le bas de la fourchette de 330 et 350 millions de francs et la marge nette entre 4,8 et 5,3%.

Emmi dévoilera l'intégralité de sa performance financière de 2025 le 26 février prochain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Santé

Roche a soigné recettes et rentabilité l'an dernier

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Roche a vu son bénéfice net s'envoler de 50% à 13,80 milliards de francs en 2025 (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le géant rhénan Roche a comptabilisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 61,52 milliards de francs, en hausse de 2% sur un an. La rentabilité a suivi une courbe plus marquée selon la comptabilité propre de Roche. L'Ebit de base a enflé de 5% à 21,83 milliards.

Le bénéfice net s'est même envolé de 50% à 13,80 milliards de francs.

Le conseil d'administration proposera aux actionnaires un dividende de 9,80 francs par bon de jouissance, contre 9,70 francs au titre de 2024.

La croissance à l'échelle du groupe a été essentiellement mue par la principale division Pharma, avec une contribution étoffée de 3% à 47,67 milliards, détaille un compte-rendu encore préliminaire diffusé jeudi. La relativement modeste unité Diagnostics a pour sa part accusé une contraction de ses recettes de 3% à 46,85 milliards.

Les analystes consultés par AWP misaient sur des recettes de 61,84 milliards, ventilées entre 47,69 milliards pour la pharma et 13,85 milliards pour le diagnostic. L'excédent d'exploitation ajusté devait atteindre 21,99 milliards.

La direction laisse augurer pour l'exercice en cours une nouvelle poussée de croissance autour de 5% hors effets de change, ainsi qu'un essor de près de 10% de son bénéfice par bon de jouissance de base. Les actionnaires devraient pouvoir compter sur une nouvelle augmentation de leur rémunération.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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