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Mobilité

Le nouvel horaire CFF a réussi le test du trafic pendulaire

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Les pendulaires, ici en gare de Renens, se sont bien adaptés au nouvel horaire CFF (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Le passage au nouvel horaire des CFF s'est déroulé sans problème majeur pour les pendulaires lundi matin. La ponctualité a été qualifiée de bonne et aucune surcharge à bord des trains n'a été constatée.

"Notre constat après un jour et demi de mise en service est très positif. C'est mission accomplie pour le premier jour", a déclaré David Fattebert, directeur régional des CFF, aux médias réunis lundi au centre d'exploitation de Renens (VD). Après un démarrage sans anicroche dimanche, le début du trafic professionnel et des pendulaires faisait figure de baptême du feu pour les CFF.

En médiane, sur le réseau romand, les trains affichaient 13 secondes d'écart par rapport à l'horaire planifié. "Cette ponctualité n'a jamais été atteinte en Suisse romande depuis plusieurs années", s'est exclamé M. Fattebert. La ligne de la Broye ternissait toutefois un peu ce résultat. "Nous avons encore de gros défis d'infrastructures dans cette région" a-t-il précisé.

Meilleur échelonnement visé

La cinquantaine d'assistants-clientèle présents dans les principales gares de la région ont été peu sollicités. "Les pendulaires étaient globalement très bien informés", a observé M. Fattebert.

Les trains entre 7 et 8 heures du matin, particulièrement fréquentés par les pendulaires feront l'objet d'un suivi accru ces prochains jours. "Il faudra prendre des mesures pour que les passagers s'échelonnent bien sur toute la longueur du train", a-t-il ajouté.

Le changement à Renens, devenu nécessaire pour certains voyages entre Neuchâtel et Genève, a lui aussi été examiné de près par les CFF. "Tant des personnes âgées que des familles avec bagages sont parvenues à changer de quai sans stress et en moins de trois minutes, alors que le temps de correspondance est de cinq minutes", s'est réjoui David Fattebert.

Incidents inévitables

"Aujourd'hui je suis un chef d'exploitation très heureux", a pour sa part déclaré Patrick Michaud, chef du centre d'exploitation de Renens. "Bien sûr, certains trains circulent avec du retard, mais la gestion de ces problèmes fait partie de notre travail journalier."

Pas moins de 2500 trains circulent chaque jour sur les 800 kilomètres de voies ferrées de Suisse romande. Quelque 500 incidents ont lieu quotidiennement, dont la grande majorité passe inaperçue des voyageurs.

15% de trains en plus

Le changement d'horaire CFF intervenu dimanche est le plus important depuis 20 ans en Suisse romande. La structure de base de l'horaire, datant des années 2000, a été adaptée pour absorber les contraintes liées aux nombreux chantiers de modernisation et développement de l'infrastructure ferroviaire. Si les minutes de départ de quasiment tous les trains en Suisse romande ont été modifiées, la clientèle romande dispose désormais de quelque 15% de trains supplémentaires, souligne l'ex-régie fédérale.

Renens par exemple est desservie par les convois grandes lignes depuis dimanche, tandis que l’offre entre le pied du Jura, via Bienne, Neuchâtel, Yverdon-les-Bains et le n½ud ferroviaire de Lausanne/Renens est renforcée. Les trains IC5 circuleront chaque demi-heure sur cet axe.

Les offres nocturnes dans les cantons de Vaud et Genève sont aussi améliorées, tandis que CarPostal augmente ses prestations. Les modifications les plus importantes touchent l’axe Lausanne-Genève.

Extensions de lignes et nouvelles liaisons

A Neuchâtel, en particulier les lignes du bas du canton, et à Fribourg, les usagers profiteront d’un renforcement de l’offre et des correspondances. En Valais, une extension des lignes de CarPostal est prévue dans la région de St-Maurice.

Dans le Haut-Valais, plusieurs nouvelles liaisons matinales vont faire leur apparition pour assurer la correspondance avec le premier train en direction de Berne. Les Jurassiens, quant à eux, ne verront pas de grands changements, mais simplement de petites adaptations.

Nouveaux trains de nuit

Le reste de la Suisse connaît aussi des évolutions, notamment de nouveaux trains de nuit et davantage de liaisons vers les pays voisins.

Les nombreux chantiers entraîneront parfois des temps de trajets plus longs ou obligeront les voyageurs à changer plus souvent de train, avertissent les CFF. Ces derniers recommandent à leur clientèle de consulter l’horaire en ligne sur CFF.ch ou dans l’application Mobile CFF avant chaque voyage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Actualité

Khamenei dit avoir approuvé l'accord avec Washington

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L'ayatollah Khamenei (à droite) a déclaré avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis malgré une "opinion différente" sur la question. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a avalisé jeudi, avec des réserves, le protocole d'accord signé dans la nuit par Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit régional, les Etats-Unis annonçant de leur côté la levée de leur blocus naval contre l'Iran.

Dans sa première réaction à la signature, sans plus de détails.

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné ce dirigeant, qui n'a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars.

Donald Trump et son vice-président JD Vance ont eux crié "victoire" face à l'Iran, malgré les nombreuses critiques d'un accord jugé trop favorable à Téhéran par leurs opposants mais aussi plusieurs élus conservateurs.

L'incertitude demeure quant au lancement, au départ prévu vendredi au Bürgenstock (NW) des tractations prévues par le protocole en vue d'un accord final, d'une durée - prolongeable - de 60 jours.

M. Vance a affirmé que ce délai courait à partir de jeudi et affirmé qu'il pourrait se rendre "ce week-end" en Suisse. "Mais cela pourrait changer parce qu'il n'est pas facile d'avoir des réponses d'un pays comme l'Iran".

Ces négociations doivent être centrées sur le programme nucléaire iranien, après l'accord-cadre mettant un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l'économie mondiale.

Reprise du trafic maritime

Dans l'attente, le trafic reprend dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, doublement verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre et le blocus américain.

Les forces américaines "ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer", a affirmé JD Vance.

La télévision d'État iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale du pays, a annoncé que les navires souhaitant traverser le détroit d'Ormuz devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental chargé de superviser cette voie navigable.

Conformément aux termes du protocole, "aucun frais" ne sera perçu "pendant une période de 60 jours", a-t-elle rappelé.

"On a quand même le sentiment qu'aujourd'hui les Américains (...) ne veulent qu'une seule chose, c'est la réouverture du détroit d'Ormuz et que les autres questions mises en avant pour justifier cette guerre ne sont plus du tout d'actualité", analyse pour l'AFP Agnès Levallois, présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient.

Le président américain, qui a signé le protocole d'accord au château de Versailles, en France, s'est félicité des "prix du pétrole en baisse". "C'est un succès", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Les Bourses mondiales ont profité jeudi d'une nouvelle baisse des prix du pétrole, qui se rapprochent de leur niveau d'avant-guerre.

Mais la presse américaine est très sévère, fustigeant un accord-cadre offrant à l'Iran d'énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire.

Les Etats-Unis s'engagent, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

"Iran puissant"

Côté iranien, le protocole d'accord a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué un document "historique" émanant d'un "Iran puissant". Il "acte l'échec des Etats-Unis", a commenté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Téhéran peut de fait se féliciter d'avoir obtenu la promesse d'un déblocage de ses avoirs gelés à l'étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en oeuvre du protocole.

Mais à Téhéran, Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l'accord soit "durable". "Peut-être qu'après les 60 jours, les hostilités reprendront", dit-elle, interrogée depuis Paris par l'AFP.

Malgré l'apaisement, "le combat n'est pas terminé", a déclaré de son côté jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, "d'autres défis nous attendent".

Sans commenter directement l'accord, vivement critiqué en Israël y compris au sein du gouvernement, il a appelé à préserver la "relation vitale" avec les Etats-Unis.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète", a tancé JD Vance, appelant les contempteurs israéliens des décisions américaines "à prendre conscience de la réalité".

M. Netanyahu n'en a pas moins réaffirmé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban et y conserveraient une "zone de sécurité", et ce "tant que les besoins sécuritaires l'exigeront", alors que le protocole d'accord prévoit "une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Depuis l'annonce de sa conclusion, lundi, Israël a poursuivi ses frappes sur le pays voisin contre le Hezbollah pro-iranien, faisant huit morts, dont trois jeudi.

Le groupe chiite a annoncé en fin d'après-midi des affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui appelé à "tirer profit" du protocole d'accord pour "expulser Israël" du territoire libanais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Pas de plaques d'immatriculation pour les vélos "longtail"

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Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE) visait les vélos cargos et "longtail" (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les vélos "longtail" ne devront pas être munis de plaques d'immatriculation. Le National a enterré jeudi une motion du Conseil des Etats qui concernait aussi les vélos cargos. Considérés comme des cyclomoteurs lourds, ces derniers doivent déjà être immatriculés.

Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE), à l'origine du texte, demandait une responsabilisation accrue des usagers. La longueur et le poids de ce type de véhicules les rendent moins maniables qu'un cycle ordinaire.

Le Conseil fédéral était opposé à la motion. Des prescriptions révisées concernant la mobilité douce sont entrées en vigueur l'été dernier. Elles prévoient l'obligation d'immatriculer les vélos cargos électriques, dont le poids total est supérieur à 250 kg, mais ne dépasse pas 450 kg, et qui sont équipés d'un système de propulsion électrique actif jusqu'à 25 km/h.

La Chambre du peuple a suivi l'avis du gouvernement. L'adoption de plaques d'immatriculation ne renforce pas la sécurité routière.

Concernant les vélos dits "longtail", ils sont considérés comme des cyclomoteurs légers limités à 25 km/h. La motion demanderait de revoir les catégories de véhicules, ce qui entraînerait une charge administrative supplémentaire. Il convient d'abord de voir les effets des dispositions récemment introduites.

Le texte a été tacitement rejeté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La LNM navigue dans les chiffres rouges, malgré une perte réduite

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En difficulté, la LNM espère renouer avec les chiffres noirs à partir de 2027, ici le port de Neuchâtel (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM) reste dans les chiffres rouges. Elle a essuyé une perte de 470'000 francs l'an passé, après un débours de 770'000 francs en 2024. L'exercice en cours, toujours perturbé, s'annonce difficile lui aussi.

Les chiffres ont été annoncés lors de l'assemblée générale tenue mercredi. La LNM traverse une période difficile depuis plusieurs mois, voire années. "Nous atteignons les limites de la gouvernance des sociétés parapubliques", a indiqué mardi dans Le Temps son président du conseil d'administration depuis février Alain Ribaux.

L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois, 64 ans, a fait savoir devant les actionnaires, dont les cantons commanditaires de Neuchâtel, Fribourg et Vaud, espérer retrouver les chiffres noirs en 2027. Un plan d’assainissement des bateaux devrait être présenté aux cantons d’ici à la fin de l’année ou au début de l’an prochain.

Convaincre les cantons

La rénovation de la flotte se monte à plusieurs millions de francs et devrait prendre sept à huit ans. "Les cantons sont peu enclins à augmenter leur financement régulier, mais ils pourraient accepter de consentir à un investissement pour la rénovation", a relevé Alain Ribaux, dans des propos rapportés jeudi dans La Liberté.

"Nous allons présenter un plan sérieux pour convaincre les politiques de nous donner un coup de main", a insisté Alain Ribaux. En 2023 et 2024, Fribourg a financé la LNM avec 450'000 francs, puis 480'000 francs en 2025. Une même somme a été financée l’an dernier par Vaud et 830'000 francs ont été versés par Neuchâtel.

Une des conséquences de la vétusté des bateaux a été le report du début de la haute saison. Alors que ceux-ci devaient naviguer quotidiennement dès le début mai, ils ne le feront qu’à partir de ce vendredi, a confirmé la LNM. Au-delà, les communes d'Estavayer (FR) et Chevroux (VD) sont par ailleurs mécontentes de l'horaire.

Ecoute et analyse

Nommé directeur ad intérim il y a un mois à peine, l'économiste Julien Crevoisier s'est exprimé pour sa part jeudi sur les ondes de RTN à propos de la période qui s'ouvre dès ce vendredi. "Les bateaux sont prêts, les équipes sont prêtes et c’est un très grand plaisir de pouvoir entamer cette nouvelle saison."

"Même si des travaux de rénovation de fond restent indispensables, cinq navires sont en état de naviguer", a détaillé Julien Crevoisier. Le vapeur "Le Neuchâtel" devrait les rejoindre en cours de saison, normalement pour la période juillet-août. Au-delà, le directeur a dit consacré aussi son temps "à l’écoute et à l’analyse".

Alors qu’un audit a révélé un climat de travail dégradé au sein de l’entreprise fondée en 1872, Julien Crevoisier a indiqué que "la navigation est un monde de passionnés" et que si "ça n’a pas été facile ces dernières semaines, les sourires sont là". Mais il reste "beaucoup de travail" pour retrouver le bon cap.

La composition du conseil d’administration, surtout de politiciens, sauf le président et le directeur de Morat Tourisme, pourrait être revue. "Différentes compétences devraient être représentées, avec des profils plus diversifiés", estime Alain Ribaux, qui évoque une réduction de 9 à 7 membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Garantir les horaires des aéroports face à d'autres intérêts

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La réforme de la loi sur l'aviation concerne notamment l'aéroport de Genève (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les horaires des aéroports nationaux doivent être mieux garantis. Le National a validé jeudi, par 131 voix contre 61, ce point dans une vaste réforme de la loi sur l'aviation. La gauche a dénoncé un affaiblissement des intérêts en matière de santé et d'environnement.

La révision répond à plusieurs demandes du Parlement, qui voulait plus de sécurité dans le secteur aérien. Elle porte sur plus de 20 domaines. Le camp bourgeois et le Conseil fédéral ont insisté sur l'importance économique de l'aviation.

Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) n'a pas remis en question l'existence de cette branche. Mais elle a fustigé la façon d'arbitrer les différents intérêts. "La Suisse a besoin d'une politique aéronautique lucide, responsable, qui procède à une vraie pesée d'intérêts et qui respecte le fédéralisme", a-t-elle lancé.

La gauche a tenté de renvoyer le dossier au gouvernement, demandant que le projet ne se limite qu'aux aspects techniques et organisationnels nécessaires. Sans succès.

Primauté des heures d'exploitation

Le principal point de friction concernait la garantie des droits acquis en matière d'heures d'exploitation des aéroports de Genève et de Zurich. Mme Klopfenstein Broggini a craint que ces horaires ne soient gravés dans le marbre au niveau fédéral, compliquant les discussions à l'échelon local.

Elle a refusé que les riverains subissent des nuisances sonores et environnementales sans pouvoir agir. La Genevoise a encore tenu à la trêve nocturne des vols. David Roth (PS/LU) a craint que les trente minutes de battement prévues le soir pour compenser les retards ne soient consolidées dans la loi.

Il ne s'agit pas d'un "laissez-passer" pour tous les intérêts de l'aviation, a répondu Alex Farinelli (PLR/TI) pour la commission. Le co-rapporteur Philipp Kutter (Centre/ZH) a assuré qu'il n'était pas question d'étendre les heures d'exploitation. Il convient juste de les garantir.

Compétences des cantons

La gauche a également estimé que la réforme porte atteinte aux compétences des cantons. La modification de loi donne une mainmise à la Confédération en enlevant des prérogatives aux cantons. Ainsi, les préoccupations locales seront relativisées et les compétences centralisées, a critiqué Mme Klopfenstein Broggini.

Pour le camp bourgeois, il convient de mieux répartir les tâches. Le but est de simplifier des mécanismes aujourd'hui sous la responsabilité des cantons alors que ceux-ci n'ont pas toujours la compétence technique nécessaire.

La gauche, parfois soutenue par le PVL, n'était pas d'accord sur d'autres points. Par exemple, elle ne voulait pas étendre les possibilités d'externalisation des services de Skyguide, ni autoriser les avions ultralégers dont la masse maximale au décollage est inférieure à 600 kilos, ni exclure de la loi sur la transparence les rapports d'audits, d'inspection ou d'enquête du Service suisse d'enquête de sécurité (SESE).

Consensus sur plusieurs points

En revanche, plusieurs aspects du projet n'ont pas fait un pli. La révision introduit notamment un âge limite à 65 ans pour les pilotes d'hélicoptères. La limite est actuellement fixée à 60 ans.

Les objets trouvés ou confisqués, comme les couteaux, ciseaux ou parapluie, pourront être vendus. Par ailleurs, les vérifications des antécédents du personnel de l'aviation seront renforcées. Le cercle des personnes soumises à une telle vérification sera élargi et l'examen intégrera des éléments liés à la cybersécurité.

Au vote sur l'ensemble, le projet a été adopté par 130 voix contre 60. Le dossier part au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Ormuz: trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise

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Des pétroliers et des navires de fret étaient visibles mardi dans le golfe d’Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d’Ormuz et la mer d’Arabie. (© KEYSTONE/AP)

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste comparable à avant l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, selon la plateforme de suivi maritime Kpler, mais, à l'approche de la réouverture officielle du passage vendredi, de premiers signes de reprise apparaissent.

Depuis l'accord, conclu dans la nuit de dimanche à lundi, huit navires transportant des matières premières ont franchi le détroit lundi, six mardi, d'après les données de Kpler actualisées mercredi. Un rythme comparable à celui de la semaine précédente, avec une moyenne de huit passages quotidiens.

Transpondeurs rallumés

Mais, signe d'un climat moins hostile dans la zone, plusieurs pétroliers de la flotte fantôme iranienne, tous sous sanctions internationales, ont rallumé mardi et mercredi leurs transpondeurs, qui étaient éteints depuis des mois pour échapper à la surveillance maritime.

C'est notamment le cas du Amber, du Diona, du Sonia I, du Starla, du Tour 2 et du Hero II, selon la plateforme MarineTraffic. Ces bateaux avaient chargé du pétrole sur l'île de Kharg et étaient sortis du Golfe par le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, transpondeur éteint, selon Kpler.

La plupart ont recommencé à émettre un signal AIS au port iranien de Chabahar, situé à la sortie du Golfe d'Oman à environ 500 km à l'est du détroit d'Ormuz, près de la frontière afghane.

"Le cadre juridique reste flou, mais la réactivation quasi simultanée de ces navires suggère une prise de décision coordonnée de la part des opérateurs, plutôt que des initiatives isolées", a estimé MarineTraffic sur X mercredi.

Selon le site de suivi maritime TankerTrackers, une partie de ces pétroliers ont franchi le périmètre du blocus américain, imposé mi-avril en réponse au contrôle iranien du détroit d'Ormuz.

Mardi, Téhéran avait affirmé que ce blocus avait été levé, sans confirmation à ce stade par Washington.

Signature vendredi en Suisse

Les Etats-Unis et l'Iran signeront vendredi en Suisse leur protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, point de départ de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d'Ormuz.

Le président américain Donald Trump a annoncé une réouverture complète du détroit dans la foulée de cette signature.

Mais il faudra patienter pour que le trafic maritime y retrouve son rythme de croisière, selon un patron du secteur maritime européen. "Les ports vont être congestionnés" et "chacun devra attendre son tour", prévient-il. Toute la chaîne logistique va devoir se réorganiser."

Avant la guerre, on recensait environ 120 transits quotidiens, selon le site d'information maritime Lloyd's List, et le détroit voyait passer un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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