Un juge des libertés et de la détention (JLD) a autorisé les contrôles antidopage de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, a confirmé le parquet lundi à l'AFP.
Ces tests ont été effectués par l'International Testing Agency (ITA) dans la nuit de samedi à dimanche.
"Un juge des libertés et de la détention de Paris a (...) été saisi par l'ITA en application de l'article L.232-14-4 du code du sport afin d'autoriser les contrôles antidopage survenus dans la nuit du 18 au 19 juillet dernier", a communiqué le parquet, confirmant une information du journal L'Équipe.
Entre les 14e et 15e étapes du Tour de France, le maillot jaune Tadej Pogacar et son dauphin danois Jonas Vingegaard, qui a depuis abandonné après une chute, avaient été réveillés respectivement à 5h et 2h du matin pour se soumettre à des tests antidopage inopinés.
Ces contrôles en pleine nuit, autorisés mais très rares, avaient provoqué la révolte des stars du peloton, pour qui la mauvaise nuit de Vingegaard a pu jouer un rôle dans la chute du Danois et son abandon.
Selon le règlement antidopage de l'Union cycliste internationale (UCI), qui a délégué son programme antidopage à l'ITA en 2021, "l'UCI devrait avoir des soupçons graves et spécifiques que le coureur puisse être impliqué dans des activités de dopage" pour réaliser des contrôles entre 23h et 5h du matin.
"Inhumain"
Les JLD des tribunaux judiciaires de Paris et Marseille "sont compétents concurremment pour statuer sur des demandes de contrôles antidopage de nuit", a précisé le parquet de Paris à l'AFP. En tant que maillot jaune du Tour, Tadej Pogacar est déjà testé tous les jours, après la course.
Concernant les tests en pleine nuit réalisés sur ses concurrents directs, le Belge Remco Evenepoel, désormais 2e au classement général, pensait dimanche que "c'est inhumain de réveiller les coureurs au milieu de la nuit".
Matteo Jorgenson, coéquipier de Jonas Vingegaard, parle lui d'un "manque total de respect envers les coureurs". Le patron de leur équipe Visma, Richard Plugge, a salué le fait qu'il y ait des contrôles, "nécessaires", mais a déploré un "mauvais timing".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp