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International

Raids israéliens meurtriers à Beyrouth - Un mort à Israël

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La guerre dans la bande de Gaza, qui a déplacé de force plusieurs fois la quasi-totalité de la population de quelque 2,4 millions d'habitants, a fait au moins 43'922 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les données sont jugées fiables par l'ONU. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

L'armée israélienne a frappé le centre de Beyrouth lundi faisant au moins cinq morts, à l'heure où un tir de roquette du Hezbollah libanais a tué une femme en Israël, une guerre qui ne montre aucun signe de répit.

Israël est aussi en guerre contre le Hamas palestinien dans la bande de Gaza assiégée, où de nouveaux raids ont fait au moins huit morts.

Israël dit vouloir mettre hors d'état de nuire le Hezbollah et le Hamas, des alliés de l'Iran, son ennemi juré. Il a juré de détruire le Hamas après l'attaque menée par le mouvement islamiste palestinien sur son sol le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, et cherche à faire cesser les tirs de roquettes du Hezbollah libanais sur son territoire.

En soirée, au moins cinq personnes ont péri dans une frappe contre le quartier densément peuplé de Zokak el-Blatt, a indiqué le ministère de la Santé.

L'Agence nationale d'information (ANI) a parlé d'une attaque de "drone de l'ennemi" contre ce secteur, situé à environ 400 mètres du Grand Sérail, siège du Premier ministre, et à proximité d'une zone où se trouvent des ambassades.

De l'autre côté de la frontière, en Israël, une femme a été tuée dans la chute d'une roquette à Shfaram (nord) selon les pompiers.

En soirée, des sirènes d'alerte ont retenti à Tel-Aviv et dans le centre d'Israël. Cinq personnes ont été blessées à Ramat Gan, dans la banlieue de Tel-Aviv, dont une femme grièvement, après l'interception d'un missile tiré du Liban, selon l'armée et les secours.

Environ 100 projectiles ont été tirés lundi par le Hezbollah sur Israël, d'après l'armée.

Ecoles fermées

Dimanche, deux frappes israéliennes ont fait 10 morts dans le centre de Beyrouth. L'une d'elles a tué le porte-parole du Hezbollah, Mohammad Afif, et quatre autres membres de son équipe média, a indiqué le mouvement dont la direction a été largement décimée par Israël ces derniers mois.

Après les frappes, le ministère de l'Education a ordonné la fermeture lundi et mardi des écoles à Beyrouth.

Outre les tirs de roquettes, le Hezbollah, même affaibli, affirme repousser les troupes israéliennes qui mènent des opérations au sol dans le sud du Liban depuis le 30 septembre.

Le 8 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front contre l'armée israélienne en soutien au Hamas. Après un an de violences transfrontalières et après avoir affaibli le Hamas à Gaza, Israël a lancé le 23 septembre des bombardements intenses sur les fiefs du Hezbollah.

Israël dit vouloir éloigner ce mouvement des régions frontalières du sud du Liban et assurer le retour chez eux des quelque 60'000 habitants du nord d'Israël déplacés par les tirs du Hezbollah depuis plus d'un an.

Depuis le 8 octobre 2023, plus de 3500 personnes ont été tuées au Liban selon le ministère de la Santé, la majorité depuis le 23 septembre. Côté israélien, 46 civils et 78 militaires ont été tués.

Au Liban, des dizaines de milliers d'habitants ont été également déplacés.

"Très positif"

Au sujet d'une proposition de trêve américaine entre Israël et le Hezbollah, un responsable libanais a affirmé que les autorités à Beyrouth avaient une position "très positive" et finalisaient leurs "remarques".

Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété lundi que son armée "mènera des opérations" contre le Hezbollah même en cas d'accord de trêve, une option rejetée d'avance par le Hezbollah.

Créé et financé par l'Iran, le Hezbollah est la seule faction au Liban à avoir conservé ses armes au sortir de la guerre civile libanaise (1975-1990). Il est accusé par ses détracteurs de constituer un "Etat dans l'Etat".

"Une guerre contre les enfants"

Sur le front sud d'Israël, dans la bande de Gaza, des frappes israéliennes ont fait huit morts dont quatre membres d'une même famille dans le camp de déplacés d'Al-Mawassi (sud), selon la Défense civile.

La situation à Gaza est "apocalyptique", a dénoncé le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell. C'est une "guerre contre les enfants".

"L'UE a du sang sur les mains" à Gaza, a accusé l'ONG Oxfam.

Le 7 octobre 2023, des commandos infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées. Au total, 97 restent otages à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l'armée.

En représailles, l'armée israélienne a lancé une campagne de bombardements massifs suivie d'une offensive terrestre à Gaza, qui ont fait au moins 43'922 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU. La quasi-totalité des quelque 2,4 millions d'habitants ont été déplacés dans ce territoire en proie à un désastre humanitaire.

Selon le ministère de l'Intérieur du Hamas, au moins 20 personnes ont été tuées dans une opération contre des pilleurs d'aides humanitaires à Gaza.

Considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2007, deux ans après le retrait d'Israël de ce territoire qu'il a occupé pendant 38 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Le monde du cinéma rend un ultime hommage à Nathalie Baye

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Nathalie Baye "n'aimait pas la médiatisation à tout prix" (archives). (© KEYSTONE/AP/Lionel Cironneau)

De Catherine Deneuve à Josiane Balasko ou Guillaume Canet, le monde du cinéma, mais aussi des centaines d'anonymes, rendent vendredi à Paris un ultime hommage à Nathalie Baye, décédée le 17 avril à 77 ans. Elle sera ensuite inhumée "dans la stricte intimité".

Son cercueil blanc, arrivé peu après 10h30, a été applaudi par la foule massée près de l'église Saint-Sulpice, au coeur du VIe arrondissement où la comédienne vivait.

Sa fille Laura Smet, tout en noir, avait monté les marches de l'église quelques minutes auparavant. "J'ai perdu la moitié de mon coeur, c'était la meilleure mère du monde", avait écrit Laura Smet, dont le père était Johnny Hallyday, au lendemain de l'annonce du décès de sa mère.

Sylvie Vartan, qui avait aussi partagé la vie de "Johnny", et son fils David Hallyday sont arrivés parmi les premiers.

Une centaine d'anonymes

Après la famille et les 400 invités, dont les acteurs et actrices Catherine Deneuve, Roschdy Zem, Francis Huster, Josiane Balasko, André Dussollier, Clovis Cornillac ou Guillaume Canet, une petite centaine d'anonymes ont pu s'installer dans l'église.

Des gerbes ont été déposées, dont l'une de Sylvie Vartan, barrée d'un "Inoubliable", et une de son ancien agent Dominique Besnehard : "A l'actrice de ma vie".

Sur la couverture du livret de messe, une photo de l'actrice, souriante et élégante, assise sur les marches d'un escalier. A l'intérieur, une autre image, la montrant, toujours souriante, nez contre nez avec Laura Smet, alors en bas âge.

L'actrice est décédée de la maladie à corps de Lewy, une affection neurodégénérative qui se manifeste par une combinaison de troubles proches de la maladie d'Alzheimer et de la maladie de Parkinson.

Populaire tout en étant très discrète, Nathalie Baye était "une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi", a salué le président Emmanuel Macron.

"Les femmes l'adoraient" et "les hommes la respectaient", a souligné le producteur Dominique Besnehard, un temps son agent.

Pour l'ancien président du festival de Cannes Gilles Jacob, "de Truffaut à Godard, de Daniel Vigne à Spielberg, Nathalie a été l'actrice française type, la bonne copine. Comédienne aimée de tous, elle jouait, elle vivait".

Eclectique

Née le 6 juillet 1948 à Mainneville (Eure), Nathalie Baye avait su casser son image classique pour donner libre cours à sa fantaisie et s'offrir une impressionnante filmographie avec une centaine de longs métrages. De François Truffaut ("La Nuit américaine"...) à Xavier Dolan ("Juste la fin du monde") en passant par Bertrand Blier ("Notre histoire"), Tonie Marshall ("Vénus Beauté") et Claude Chabrol ("La Fleur du mal").

Elle a été multirécompensée aux César (deux fois pour un rôle principal, deux fois pour un second rôle), raflant notamment la statuette trois années de suite de 1981 à 1983, puis de nouveau en 2006 pour "Le petit lieutenant".

La comédienne a aussi fait un petit tour à Hollywood, campant la mère de Leonardo DiCaprio dans "Arrête-moi si tu peux" de Steven Spielberg.

Outre la rockstar Johnny Hallyday, Nathalie Baye a partagé la vie de l'acteur Philippe Léotard, de Pierre Lescure et de l'homme politique Jean-Louis Borloo, selon qui elle "était tout sauf une femme people".

Dans sa vie privée, "elle faisait comme elle avait envie de faire", a raconté son agente pendant 20 ans, Elisabeth Tanner, à Paris-Match. "Elle ne s'est jamais préoccupée de savoir ce qu'on disait d'elle, de ses choix, de ses goûts. Elle était surtout extrêmement discrète. Évidemment, quand elle a rencontré Johnny, c'était difficile d'être discret, mais globalement, elle n'aimait pas la médiatisation à tout prix".

Nathalie Baye a été membre du Comité d'honneur de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui milite pour la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Augmentation salariale pour les soignants frontaliers italiens

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En Lombardie, une hausse des salaires pour freiner l’exode du personnel de santé vers la Suisse. (Archives) (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Dans la région italienne de Lombardie, le personnel de santé des zones frontalières avec la Suisse recevra une augmentation de salaire. L’objectif est d’empêcher le départ du personnel vers la Suisse, déclare le conseiller régional lombard Massimo Sertori.

La mesure visant à augmenter les salaires des médecins et du personnel soignant travaillant dans les régions limitrophes de la Suisse entrera en vigueur dans les prochains mois et doit être mise en ½uvre d'ici septembre. C'est ce qu'a déclaré jeudi le Conseil régional chargé de l'administration communale et des zones de montagne.

Cette mesure met en application une loi nationale de 2023 visant à "retenir le personnel de santé dans notre région et à empêcher son exode vers la Suisse", a déclaré M. Sertori, selon une dépêche de l'agence de presse italienne Ansa. La loi prévoit une augmentation salariale pouvant aller jusqu'à vingt pour cent. Selon M. Sertori, cela représente environ 10'000 euros (environ 9200 francs) bruts par an pour les médecins et environ 5400 euros bruts pour le personnel soignant.

"La loi régionale", poursuit M. Sertori, "prévoit que les fonds soient financés par une contribution représentant entre trois et six pour cent du salaire net des anciens frontaliers". Selon le conseiller régional, la Lombardie a opté pour la contribution minimale de trois pour cent: pour un salaire mensuel net de 4000 euros, la contribution s’élève ainsi à 120 euros par mois.

Ces fonds serviront à garantir et à renforcer le système de santé dans les zones frontalières - "au bénéfice des frontaliers eux-mêmes et de leurs familles". Selon les estimations de Mario Melazzini, directeur général des affaires sociales de la région de Lombardie, également présent à l’audition, cette augmentation salariale profitera à environ 7000 employés du secteur de la santé. Cela correspond à un investissement d’environ 45 millions d’euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / ans

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International

Rubio dément vouloir remplacer l'Iran par l'Italie au Mondial

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Marco Rubio a écarté la possibilité de repêcher l'Italie au Mondial. (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER / POOL)

Les Etats-Unis ne cherchent pas à exclure l'Iran de la Coupe du monde cet été, a déclaré jeudi le secrétaire d'Etat Marco Rubio. La veille, un responsable américain avait évoqué la possibilité de repêcher l'Italie, non qualifiée pour le tournoi.

"Le problème avec l'Iran, ce ne serait pas ses athlètes. Ce serait certaines des autres personnes qu'ils veulent faire venir avec eux", a déclaré aux journalistes le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.

Si les joueurs iraniens "décident de ne pas venir de leur propre initiative, c'est parce qu'ils ont décidé de ne pas venir, a-t-il poursuivi. Ce qu'ils ne peuvent pas faire, c'est faire entrer chez nous tout un tas de terroristes des Gardiens de la révolution islamique (réd: l'armée idéologique de l'Iran) en prétendant que ce sont des journalistes et des préparateurs physiques."

"Je ne sais pas d'où ça vient, ce sont des spéculations selon lesquelles l'Iran pourrait décider de ne pas venir, et que l'Italie prendrait sa place", a ajouté le secrétaire d'Etat.

"Ne pas pénaliser les joueurs"

"Nous ne voulons pas pénaliser les joueurs", a aussi souligné M. Trump. Mi-mars, le président américain avait toutefois estimé que la sélection iranienne ne serait pas en "sécurité" si elle venait aux Etats-Unis.

L'Iran doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l'Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait planer le doute sur la participation iranienne à 50 jours du coup d'envoi, Paolo Zampolli a affirmé au Financial Times avoir suggéré l'improbable scénario à M. Trump et à Gianni Infantino, patron de la FIFA, qui a récemment assuré que l'Iran prendrait part au tournoi organisé conjointement aux États-Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet.

"Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion", a déclaré ce conseiller du président.

En 2022, après le précédent échec des Azzurri au même stade, il avait déjà suggéré - sans succès - à la FIFA de disqualifier l'Iran en raison de la violence de sa répression policière, pour repêcher l'Italie au Mondial au Qatar.

L'Italie n'en veut pas

Des responsables italiens ont toutefois écarté cette option.

"Premièrement, ce n'est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain", a affirmé le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, cité par les agences italiennes Ansa et AGI.

Le président du Comité national olympique italien (Coni), Luciano Buonfiglio, a assuré qu'il se sentirait "offensé" si l'Italie était repêchée de cette façon. "Il faut mériter sa place en Coupe du monde", a-t-il expliqué, selon les agences italiennes.

La Squadra Azzurra ne participera pas au Mondial pour la troisième fois consécutive après avoir été éliminée par la Bosnie-Herzégovine (1-1 ap, 4-1 tab) fin mars.

Infantino est confiant

Interrogée par l'AFP, l'instance mondiale du foot a renvoyé vers les récentes déclarations de Gianni Infantino, dont la connivence explicite avec Donald Trump a suscité des critiques.

"L'Iran sera à la Coupe du monde" et disputera comme prévu ses matches du premier tour aux Etats-Unis, a-t-il affirmé à l'AFP fin mars.

"L'Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer", a-t-il encore déclaré mi-avril lors d'une conférence économique à Washington, en espérant que le Moyen-Orient retrouverait bientôt une "situation pacifique".

Au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l'Iran avait évoqué un "boycott" de la compétition, avant de demander à la FIFA de déplacer ses matches au Mexique. L'instance mondiale a écarté cette option.

Le règlement de la FIFA confère à l'organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe devait se retirer du tournoi.

"Le football appartient aux peuples, pas aux politiciens. La tentative d'exclure l'Iran de la Coupe du monde ne fait que révéler la +faillite morale+ des Etats-Unis, qui craignent même la présence de onze jeunes Iraniens sur le terrain", a écrit jeudi sur X l'ambassade iranienne à Rome.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les LA Kings dos au mur au 1er tour des play-off NHL

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Ca se complique pour les Kings face à l'Avalanche. (© KEYSTONE/AP/Mark J. Terrill)

Les Los Angeles Kings sont au bord du précipice au 1er tour des play-off de la NHL. Toujours privés de Kevin Fiala, blessé, les Californiens sont menés 3-0 par l'Avalanche du Colorado.

Battue deux fois 2-1 à Denver, la franchise de LA a également concédé l'acte III à domicile jeudi. Les Kings ont cru pouvoir arracher des prolongations lorsqu'Adrian Kempe a réduit le score à 3-2 à la 56e, mais Colorado a assuré son succès sur une réussite de Brock Nelson dans la cage vide (58e).

L'équipe de Kevin Fiala doit désormais remporter les quatre prochains matches pour se qualifier pour les demi-finales de la Conférence Ouest. L'acte IV est prévu dimanche à Los Angeles.

A l'Est, Buffalo a repris la main contre Boston en remportant le troisième match 3-1 et mène désormais 2-1 dans la série. Les Carolina Hurricanes en sont eux à 3-0 face aux Senators d'Ottawa après leur succès 2-1 dans l'acte III.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Une baleine échouée révèle les divisions de la société allemande

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La gestion du cas de la baleine Timmy, échouée sur la côte baltique, divise les Allemands. (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Flot médiatique ininterrompu, secouristes menacés de mort, autorités inversant leurs décisions: la gestion chaotique du calvaire d'une baleine échouée depuis un mois sur la côte de la Baltique illustre les divisions minant la société allemande.

Samedi 18 avril, la vétérinaire Janine Bahr-van Gemmert, responsable du suivi du cétacé, surnommé Timmy par l'influent tabloïd allemand Bild, donne un point de presse sur l'animal en détresse quand un homme âgé franchit le cordon de sécurité, s'avance vers elle et laisse exprimer sa colère.

"Nous avons le droit de savoir pourquoi on gère la mort de cette baleine", au lieu de tenter de la sauver, dit-il sur un ton agressif.

Un incident symptomatique du climat de défiance qui a entouré les tentatives de sauvetage depuis le 23 mars et le premier échouage de cette baleine à bosse sur un banc de sable de la côte nord-est de l'Allemagne.

Cela fait un mois que chaque jet d'eau de la baleine est scruté, des médias et des comptes sur les réseaux sociaux se perdent en conjectures sur son état de santé, annonçant tour à tour un sauvetage imminent, le départ à la nage du mammifère ou à l'inverse un coma, une agonie ou une mort imminente.

Nuit et jour, la police doit maintenir à distance les curieux. En parallèle manifestations et recours juridiques pour ou contre les sauvetages s'enchaînent, tandis que des secouristes ont été menacés.

Charlatanisme et théories du complot

Des arnaqueurs ont aussi lancé de faux appels aux dons, quand d'autres charlatans appellent à "colmater les trous énergétiques" de l'animal échoué avec un chant aborigène.

Peter Walschburger, professeur de psychologie à l'Université libre de Berlin, note "l'effet haut-parleur des médias", avec dans l'ordre "la presse à sensation, les réseaux sociaux et ensuite aussi les médias classiques", explique-t-il à l'AFP.

Et pour le sociologue Christian Stegbauer, joint par l'AFP, le fait que le cétacé ne saisisse pas "l'offre" de sauvetage a "déconcerté" le public, si bien que, sur les réseaux, on se livre à "une sorte de compétition" pour "savoir qui se soucie le plus de l'animal".

L'escalade a véritablement commencé lorsque les autorités ont annoncé le 1er avril mettre fin aux tentatives de sauvetage, convaincues que l'animal ne pouvait être sauvé.

Dans la foulée, des théories du complot émergent, certaines évoquant une mise en scène fomentée par des scientifiques, les autorités et des organisations environnementales.

Les responsables locaux ont, quant à eux, quelques ratages à leur actif. A l'instar du ministre de l'Environnement de la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Till Backhaus, un élu social-démocrate dont le registre très émotionnel a pu étonner.

De prétendus experts ont aussi réussi à s'immiscer dans les opérations, comme Robert Marc Lehmann, un YouTubeur défenseur des animaux qui vend aussi ses produits dérivés. Il a fini par être exclu, après l'intervention de vétérinaires excédés.

Marasme économique

Un nouveau coup de théâtre intervient le 15 avril, quand Till Backhaus annonce relancer les tentatives de sauvetage, après avoir été convaincu par deux richissimes entrepreneurs, l'une issue des courses hippiques et l'autre de la grande distribution.

Leur idée: gonfler des bouées sous la baleine pour la remorquer jusqu'en mer du Nord. Mais les dissensions n'ont pas tardé à éclater, entre démissions et critiques par presse interposée.

Plusieurs médias ont aussi relevé la présence parmi les badauds et les manifestants de militants liés aux milieux conspirationnistes et à l'extrême droite allemande, à un moment où le parti d'extrême droite AfD fait figure de grand favori pour les élections de la région en question en septembre.

Pour Stefan Kollasch, le directeur du centre régional pour la culture démocratique, il s'agit d'"acteurs isolés" qui "exploitent le sujet afin de semer durablement la méfiance" envers les pouvoirs publics.

Tout sauf anodin dans une Allemagne en plein marasme économique et où le chancelier conservateur Friedrich Merz, à son poste depuis à peine un an, est au plus bas dans les sondages.

Pour le psychiatre Borwin Bandelow, interrogé sur Welt TV, "le mécontentement général (...) à l'égard du gouvernement se projette maintenant sur la baleine", un nouveau problème qu'il est "incapable de résoudre".

Selon un sondage Forsa publié jeudi pour RTL et ntv, les Allemands sont tout à fait divisés sur les efforts de sauvetage de Timmy: 42% les jugent appropriés, tandis que 40% y sont opposés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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