Rejoignez-nous

International

Face au retour de Trump, l'Europe appelée à écrire son histoire

Publié

,

le

Confronté à l'éclatement de sa coalition, le chancelier Olaf Scholz n'était pas présent à Budapest pour ce sommet de la Communauté politique européenne (CPE). (© KEYSTONE/EPA/TAMAS KOVACS)

Les dirigeants européens ont tenté jeudi à Budapest d'afficher un front uni face au retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche. Cela même si le siège de l'Allemagne est resté vide en raison de l'aggravation de la crise politique à Berlin.

"Nous avons démontré que l'Europe pouvait prendre son destin en main quand elle était unie", a insisté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"C'est un moment de l'Histoire, pour nous, Européens, qui est décisif", a de son côté asséné Emmanuel Macron. "Au fond, la question qui nous est posée, voulons-nous lire l'Histoire écrite par d'autres - les guerres lancées par Vladimir Poutine, les élections américaines, les choix faits par les Chinois - ou est ce qu'on veut écrire l'Histoire ?"

Hasard des soubresauts de la politique au sein des 27, le président français a fait ces déclarations en l'absence du dirigeant de l'autre poids lourd du bloc européen : l'Allemagne. Confronté à l'éclatement de sa coalition, le chancelier Olaf Scholz n'était pas présent à Budapest pour ce sommet de la Communauté politique européenne (CPE).

Zelensky en première ligne

Fait notable, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui avait salué mercredi le "succès éclatant" de son "ami" Donald Trump, a opté pour un ton résolument sobre à l'ouverture de "son" sommet, organisé dans le flamboyant stade Puskas Arena, du nom du légendaire joueur de football Ferenc Puskas.

Au lendemain d'un spectaculaire come-back politique qui a sidéré l'Amérique et le monde, une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis dans la capitale hongroise pour ce sommet "CPE", avant un conclave plus restreint avec seulement les 27 membres de l'UE vendredi.

Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays redoute une chute de l'aide de Washington, la posture du milliardaire américain ne doit pas distendre les liens entre les Etats-Unis et l'Europe.

"Nous espérons que l'Amérique deviendra plus forte. C'est le genre d'Amérique dont l'Europe a besoin. Et une Europe forte est ce dont l'Amérique a besoin. C'est le lien entre les alliés qui doit être valorisé et qui ne doit pas être perdu", a-t-il martelé jeudi devant les dirigeants européens.

Toute concession sur l'Ukraine à Vladimir Poutine serait "inacceptable" pour Kiev et "suicidaire" pour l'Europe, a-t-il martelé.

"Pas préparés à un tel scénario"

Devenir du soutien à l'Ukraine, menace de désengagement militaire, retour en force des droits de douane, enjeux environnementaux : l'arrivée prochaine à Washington de l'imprévisible homme d'affaires, quatre ans après la fin de son premier mandat, place l'UE et les pays qui en sont proches face à des défis vertigineux.

"Les Européens ont vraiment le couteau sous la gorge", résume Sébastien Maillard, de l'Institut Jacques Delors. "Le résultat de cette élection force l'UE à ouvrir les yeux. C'est peut-être dans des situations comme celles-ci que les choses peuvent se faire".

En dépit d'appels répétés ces derniers mois à une plus grande autonomie stratégique européenne, le bloc semble pris de court face à un second mandat qu'il espérait évitable.

"Pour dire les choses clairement, je ne pense pas qu'ils se soient véritablement préparés à un tel scénario", résume Guntram Wolff, du centre de réflexion Bruegel. "Il n'y a pas de plan élaboré sur la marche à suivre, que ce soit au niveau européen ou au niveau franco-allemand."

En matière économique, face au "choc des droits de douane" annoncé, le danger est que chacun aille faire son voyage à Washington.

"Mini-Chine"

Donald Trump, qui comparaît pendant sa campagne électorale l'UE à une "mini-Chine" abusant de son allié américain en accumulant des excédents commerciaux massifs, dit vouloir augmenter les droits de douane sur l'ensemble des produits entrant aux Etats-Unis.

L'objectif de la CPE, initialement imaginée par Emmanuel Macron, est de rassembler beaucoup plus large que l'Union européenne. Au-delà des 27 membres du bloc, une vingtaine de pays ont été invités, des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l'UE : des candidats déclarés (et impatients) à l'adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps et le Royaume-Uni, qui a choisi de la quitter avec fracas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Pakistan: une explosion fait 30 morts et plus de 130 blessés

Publié

le

Un attentat-suicide a fait des dizaines de morts dans une moquéé chiite vendredi à Islamabad. (© KEYSTONE/AP/Anjum Naveed)

Un attentat-suicide vendredi lors de la prière du vendredi à Islamabad a fait plus de 30 morts et au moins 130 blessés, a annoncé une source sécuritaire pakistanaise dans un nouveau bilan. L'explosion s'est produite alors que les mosquées du pays étaient bondées.

Le bilan "devrait encore s'alourdir", selon la même source. La mosquée visée se trouve dans le quartier de Tarlai. Un précédent bilan faisait état de 20 morts et 90 blessés.

Auparavant, une source sécuritaire ayant également requis l'anonymat, a indiqué à l'AFP que l'explosion était due à un attentat-suicide. "L'assaillant a été bloqué à l'entrée et s'est fait exploser", a déclaré cette source à l'AFP.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a "fermement condamné" l'attentat, affirmant que ses auteurs seraient retrouvés et traduits en justice.

Aucun groupe n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque, qui survient alors que les forces de sécurité pakistanaises luttent contre l'intensification des insurrections dans les provinces du sud et du nord du pays, à la frontière avec l'Afghanistan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Crawford "gagne" le dernier entraînement, les Suisses tranquilles

Publié

le

Marco Odermatt a participé au troisième entraînement de descente vendredi, tout en détente. (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le troisième et dernier entraînement de la descente olympique de Bormio, remporté par le Canadien James Crawford, n'a pas apporté de grands enseignements. De nombreux coureurs ont décidé de le zapper.

Deux écoles se sont affrontées vendredi: celle de la régénération et celle des derniers ajustements. Stefan Rogentin, les Italiens Franzoni, Casse et Schieder ou encore l'Américain Ryan Cochran-Siegle ont choisi le repos. Odermatt, von Allmen, Monney et l'Italien Dominik Paris ont eux effectué les derniers tests. Ils étaient 23 au départ.

Alexis Monney a fait trois secteurs avant de mettre la flèche à droite histoire de garder de l'influx. Les trois autres favoris ont tous rallié l'arrivée sans forcer leur talent. Franjo von Allmen s'est quand même fait une très grosse chaleur sur un virage sur le haut. Le chien fou de Boltigen a pris une trace et a bien failli sortir. Il s'est repris de justesse et a terminé sa course tranquillement.

A noter que Marco Odermatt a lui aussi vu son ski prendre une trace dans cette courbe qui avait été fatale à l'Autrichien Daniel Hemetsberger la veille. Plus de peur que de mal pour lui puisqu'il a pris le départ de ce troisième galop d'essai et qu'il a pris la 2e place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Vers une reconnaissance de la sortie de l'Argentine de l'OMS

Publié

le

L'Argentine a obtenu un premier succès pour faire valider sa sortie de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La volonté de l'Argentine de sortir de l'OMS est en partie reconnue par les autres membres. Vendredi à Genève, le Conseil exécutif, dont fait partie la Suisse, a recommandé à l'Assemblée mondiale de la santé en mai de valider ce retrait.

La Constitution de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1946 ne prévoit pas la sortie d'un Etat membre. Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir négocié en 1948 un accord avec l'institution qui permet de la quitter dans un délai d'un an et après paiement de tous les montants dus. Le président américain Donald Trump avait annoncé en janvier 2025 le retrait de son pays d'ici janvier 2026.

Mais l'organisation affirme que Washington doit encore 260 millions de dollars d'arriérés avant que celui-ci ne puisse être appliqué. Les Etats-Unis contestent et se considèrent comme étant partis de l'institution. Ils ont annoncé que la collaboration serait limitée avec l'institution.

Vendredi matin, le Conseil n'a pris aucune décision sur la discussion sur les Etats-Unis. Celle-ci devrait se poursuivre en mai à Genève.

En revanche, le Conseil exécutif a recommandé à l'Assemblée mondiale de la santé de valider le retrait argentin. Plusieurs pays ont relayé des réserves et la Suisse a souhaité avoir davantage d'indications avant une décision en mai. Mais personne n'a bloqué le consensus pour la résolution du Conseil.

L'Argentine, dont le président est proche de Donald Trump, avait annoncé en mars 2025 sa volonté de quitter l'organisation un an plus tard. "Nous avons entièrement honoré toutes les exigences", a aussi estimé l'ambassadeur argentin devant le Conseil exécutif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Les Schwaller largement battus par l'Italie en double mixte

Publié

le

Briar Schwaller-Hürlimann et Yannick Schwaller joueront gros samedi en vue d'une qualification pour les demi-finales. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Briar Schwaller-Hürlimann et Yannick Schwaller ont été largement battus par l'Italie jeudi aux Jeux olympiques (12-4). La Suisse compte deux victoires et deux défaites dans le tournoi de double mixte.

Les Schwaller devront oublier au plus vite ce quatrième match disputé à Cortina d'Ampezzo, lors duquel ils ont multiplié les imprécisions et les pierres ratées. L'Italie a ainsi mené 3-0 dès le 1er end à la suite d'une pierre illicite lâchée trop tardivement par Briar Schwaller-Hürlimann.

Les Suisses ont certes bien réagi à la manche suivante en égalisant à 3-3, mais ils ont ensuite encaissé un coup de quatre fatal au 4e end. Les Italiens ont même corsé l'addition en "volant" deux puis trois pierres lors des deux ends suivants, forçant le couple helvétique à l'abandon.

Avec deux défaites en quatre matches, les Schwaller ont vu leur marge de manoeuvre se réduire en vue d'une qualification pour les demi-finales. Ils doivent encore disputer cinq parties, les deux prochaines auront lieu samedi contre la Suède (10h05) et la Tchéquie (19h05).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

New Start: Washington accuse Pékin de tests cachés

Publié

le

Le président américain Donald Trump veut un accord "amélioré" sur les armes nucléaires. (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Les Etats-Unis accusent la Chine d'avoir mené, notamment en 2020, des tests cachés sur des "centaines de tonnes" d'armement nucléaire. Vendredi à Genève, ils n'ont pu promettre que des négociations après l'expiration de New Start seraient "rapides" ou "faciles".

Le dispositif nucléaire chinois "n'a pas de limite, pas de transparence, pas de déclaration, pas de contrôle", a affirmé devant la Conférence du désarmement (CD) le sous-secrétaire d'Etat américain au désarmement Thomas DiNanno. Selon les estimations américaines, il pourrait dépasser le millier de têtes nucléaires en 2030, le double de la situation actuelle.

Le sous-secrétaire américain a accusé Pékin d'avoir mené plusieurs tests cachés sur le rendement de la production nucléaire. Notamment en juin 2020. Le président Donald Trump, qui souhaite un accord "amélioré" et "modernisé", a répété à de nombreuses reprises vouloir associer la Chine à de futures négociations, mais Pékin estime être loin d'approcher le volume des armes nucléaires.

Légalement pas possible

"Les Etats-Unis continuent d'exagérer la menace nucléaire de la Chine", lui a rétorqué l'ambassadeur chinois auprès de la CD, répétant cette position. Il estime que son pays a toujours fait preuve de "retenue" et demande à Washington "d'arrêter ses accusations sans preuves".

Pékin promet de ne pas recourir en premier à une arme nucléaire et estime que les négociations doivent être "raisonnables" pour garantir la sécurité de tous. L'ambassadeur a appelé les Etats-Unis à s'engager, comme la Russie, à une retenue malgré l'expiration du traité et à relancer un dialogue militaire plus général avec Moscou.

Selon M. DiNanno, les Etats-Unis ne pouvaient honorer leurs engagements de protéger leur population et leurs alliés avec New Start. Ils "font face à des menaces de multiples puissances nucléaires", a-t-il affirmé, excluant une seule discussion avec Moscou.

Approche "responsable" des deux pays

Il a aussi expliqué vendredi qu'une nouvelle extension de cinq ans était juridiquement impossible. "Même si elle avait été possible, elle n'aurait pas été profitable aux Etats-Unis et au monde", a-t-il dit. "C'est la fin d'une période pour le contrôle des armements. C'est la fin de la retenue unilatérale des Etats-Unis", a-t-il insisté.

A Moscou, le Kremlin a affirmé vendredi que les Etats-Unis et la Russie étaient d'accord pour conserver une approche "responsable" après des pourparlers à Abou Dhabi. Mais, en cas de format élargi, il souhaite que Paris et Londres, alliés des Etats-Unis, y participent également, a affirmé le responsable russe devant la CD à Genève.

New Start était le dernier traité de limitation des armes nucléaires entre les deux pays. Pendant son premier mandat, Donald Trump avait déjà mis un terme aux accords sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (FNI). Moscou a admis de son côté que la Russie n'appliquait plus "New Start" depuis 2023, blâmant à nouveau l'administration de l'ex-président américain Joe Biden pour des violations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

SuisseIl y a 43 minutes

Le recul des voyages vers les Etats-Unis s'inscrit dans la durée

Les touristes suisses sont moins nombreux à voyager aux Etats-Unis. Malgré des conditions financières optimales, avec un dollar au plus...

SuisseIl y a 49 minutes

Positions contrastées de MM. Cassis et Lavrov sur l'OSCE

L'OSCE est l'organisation "la plus importante" pour accompagner le processus de paix en Ukraine, a...

InternationalIl y a 1 heure

Pakistan: une explosion fait 30 morts et plus de 130 blessés

Un attentat-suicide vendredi lors de la prière du vendredi à Islamabad a fait plus de...

Il suffit de demanderIl y a 1 heure

GLACIER(S) au CDA de l’Ecolint : quand l’art interroge la montagne!

Le Centre des arts de l’Ecolint accueille une exposition qui nous touche droit au cœur...

InternationalIl y a 2 heures

Crawford "gagne" le dernier entraînement, les Suisses tranquilles

Le troisième et dernier entraînement de la descente olympique de Bormio, remporté par le Canadien...

InternationalIl y a 2 heures

Vers une reconnaissance de la sortie de l'Argentine de l'OMS

La volonté de l'Argentine de sortir de l'OMS est en partie reconnue par les autres...

InternationalIl y a 3 heures

Les Schwaller largement battus par l'Italie en double mixte

Briar Schwaller-Hürlimann et Yannick Schwaller ont été largement battus par l'Italie jeudi aux Jeux olympiques...

InternationalIl y a 3 heures

New Start: Washington accuse Pékin de tests cachés

Les Etats-Unis accusent la Chine d'avoir mené, notamment en 2020, des tests cachés sur des...

ActualitéIl y a 4 heures

Festival Antigel: un spectacle qui fait danser les aînés

Cent Temps. C'est le nom d'un pari artistique programmé lors du festival Antigel, signé de Marie-Caroline...

CultureIl y a 4 heures

Morges (VD): pas d'édition 2026 pour le Buskers festival

Le festival des spectacles de rue Buskers à Morges (VD) n'aura pas lieu cette année....