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UE: les constructeurs automobiles réclament des aides urgentes

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Le patron de Renault, Luca De Meo, préside l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) qui monte au créneau face aux normes d'émission de CO2 (archives). (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Des constructeurs automobiles européens ont demandé officiellement jeudi à Bruxelles "des mesures d'aide urgentes" face au durcissement des normes CO2 qu'ils s'estiment incapables de respecter, en particulier à cause de l'érosion des ventes de voitures électriques.

L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), dont ne fait plus partie le groupe Stellantis, "appelle les institutions européennes à proposer des mesures d'aide urgentes avant que les nouveaux objectifs en matière de CO2 pour les voitures et les camionnettes n'entrent en vigueur en 2025", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Grâce à l'essor de l'électrique et l'amélioration des moteurs thermiques, les constructeurs ont jusqu'ici respecté la norme dite CAFE (Corporate Average Fuel Economy), qui leur impose, sous peine de lourdes amendes, de respecter une moyenne annuelle d'émissions par voiture vendue.

Mais la baisse continue des ventes de voitures électriques depuis fin 2023 (12,6% des ventes en Europe sur les douze derniers mois contre 13,6% un an plus tôt) complique la donne.

"Nous jouons notre part dans le transition" par l'électrification des véhicules, se défendent les constructeurs, mais "nous manquons de conditions essentielles pour stimuler la production et l'adoption de véhicules à émission zéro: des infrastructures de recharge et de distribution d'hydrogène, ainsi qu'un environnement de production compétitif, une énergie verte abordable, des incitations fiscales et des aides à l'achat, et un approvisionnement sûr en matières premières, en hydrogène et en batteries".

"Cela fait naître la perspective décourageante d'amendes de plusieurs milliards d'euros, qui pourraient être mieux investies dans la transition vers la neutralité carbone, ou celles de réductions de production inutiles, de pertes d'emplois et d'un affaiblissement de la chaîne d'approvisionnement et de valeur européenne", avertissent les constructeurs.

"Nous demandons instamment à la Commission européenne d'avancer à 2025 les révisions de la réglementation sur le CO2 pour les véhicules légers et les véhicules lourds, actuellement prévues pour 2026 et 2027 respectivement", réclame encore l'ACEA, présidée par le patron de Renault Luca de Meo.

"On fait la course"

Se dissociant de ses concurrents, le numéro 2 européen Stellantis a défendu dimanche auprès de l'AFP l'entrée en vigueur de la nouvelle norme: "Tout le monde connaît les règles depuis longtemps, tout le monde a eu le temps de se préparer, et donc maintenant on fait la course", a déclaré Carlos Tavares.

L'ACEA, dans une note informelle citée par Bloomberg et Le Monde, non confirmée mais non démentie, suggérait le 13 septembre à la Commission européenne d'activer une rare procédure d'urgence pour décaler de deux ans les normes renforcées.

Les constructeurs estimait le montant potentiel des amendes à 13 milliards d'euros, selon ce document. Ou bien d'être contraints de réduire leur production de véhicules thermiques de plus de deux millions d'unités, "soit l'équivalent de plus de huit usines", avec les pertes d'emplois associées.

Les constructeurs pourraient aussi acheter des crédits d'émissions auprès de constructeurs moins polluants, mais subventionnant ainsi leurs concurrents non-européens.

Les électriques sont freinées par plusieurs facteurs: l'Allemagne, premier marché européen, a supprimé les bonus à l'achat, les modèles d'entrée de gamme arrivent tout juste sur le marché, et les acheteurs s'inquiètent d'autonomie limitée et de réseaux de recharge encore parfois insuffisants.

Mais les ventes des motorisations électriques pourraient rebondir en Europe en 2025 et atteindre entre 20% et 24% des ventes de voitures neuves, selon une étude publiée mardi par le groupe de réflexion Transport & Environnement (T&E).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Partage de virus et vaccins: négociations à l'OMS prorogées d'un an

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que des "avancées réelles" ont été observées cette semaine dans les négociations à Genève pour un système de partage des virus et des vaccins (PABS) (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les membres de l'OMS admettent leurs divisions dans les négociations sur un système de partage des virus et des vaccins en cas de pandémie (PABS). Vendredi soir à Genève, incapables de consensus en un an, ils ont décidé de proroger les discussions d'un an additionnel.

Au terme d'une nouvelle semaine de pourparlers, pays riches et pays en développement n'ont pu arriver à un accord. La prolongation devra être formellement approuvée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui démarre le 18 mai à Genève. La prochaine série de discussions aura lieu en juillet.

"Vous avez montré un engagement fort", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Des avancées réelles ont été observées" mais "des différences importantes" subsistent, a-t-il ajouté.

Les Etats doivent aboutir à une annexe à l'accord historique arraché l'année dernière. Celle-ci est importante parce qu'elle conditionne le processus de ratification de cet arrangement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Un des trois porte-avions US au Moyen-Orient a quitté la région

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Le plus grand porte-avion du monde, le Gerald Ford ici lors de sa dernière escale en Croatie fin mars, est en mer depuis 10 mois. Outre un incendie dans la buanderie, il a notamment connu des soucis de toilettes. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'USS Gerald Ford, porte-avions américain déployé au Moyen-Orient pour la guerre en Iran, a quitté la région, a indiqué un responsable américain vendredi, deux autres de ces bâtiments y restant positionnés.

Le plus grand porte-avions du monde se trouve actuellement dans la zone de commandement américain pour l'Europe, selon ce responsable, qui a estimé à vingt le nombre de navires de la marine américaine restant déployés au Moyen-Orient. Ce décompte inclut les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS George Bush.

Le Ford est en mer depuis plus de dix mois. Avant d'être dépêché vers le Moyen-Orient, il a participé aux opérations américaines dans les Caraïbes, où Washington a mené une intense campagne de frappes aériennes contre des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic, saisi des pétroliers sous sanctions, et, surtout, capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.

L'imposant bâtiment a été redirigé par Donald Trump vers le Moyen-Orient mi-février. Fin mars, il avait un temps fait escale en Croatie pour des opérations de maintenance après le déclenchement d'un incendie dans la buanderie principale deux semaines plus tôt, blessant deux marins.

Il a aussi été confronté à de sérieux problèmes avec ses installations sanitaires, la presse américaine rapportant des canalisations bouchées et de longues files d'attente aux portes des toilettes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

RDC: l'ex-président Kabila dénonce des sanctions "injustifiées"

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L'ancien président de la République démocratique du Congo a dénoncé les sanctions des Etats-Unis (archive). (© KEYSTONE/AP/JEROME DELAY)

Les Etats-Unis ont sanctionné l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. Ils l'accusent de soutenir le groupe armé M23. Vendredi, M. Kabila a dénoncé une décision "profondément injustifiée".

Washington a accusé jeudi M. Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, de chercher à "déstabiliser le gouvernement de RDC" et d'apporter un soutien financier au M23, groupe antigouvernemental soutenu par le Rwanda, qui s'est emparé de vastes pans de territoires dans l'est du pays et clame sa volonté de renverser le régime du président Félix Tshisekedi.

M. Kabila "a appris avec étonnement la décision du gouvernement américain le visant, décision qu'il considère profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables", selon ce communiqué transmis à l'AFP.

Sur liste noire

L'ex-président, qui se trouve désormais sur la liste noire des personnalités frappées de sanctions économiques par le service gouvernemental américain OFAC, "rassure le peuple congolais" de "sa détermination à ½uvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature", ajoute le texte.

De son côté, Kinshasa a salué vendredi un "acte important en faveur de la lutte contre l'impunité", qui "restreint les capacités de mobilisation financière" et "de soutien logistique susceptibles d'alimenter et de prolonger la guerre".

Fin septembre, la justice congolaise avait condamné M. Kabila par contumace à la peine de mort pour "complicité" avec le M23 et sa branche politique, l'Alliance fleuve Congo (AFC).

La décision américaine "se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa qui avait été incapable de soutenir les accusations formulées contre lui par la moindre preuve devant la justice militaire congolaise", a estimé M. Kabila.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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Culture

L'Oscar du réalisateur Pavel Talankine perdu dans un vol Lufthansa

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Pavel Talankine (au centre) a jugé "totalement incompréhensible que (les autorités américaines) considèrent un Oscar comme une arme" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

La compagnie aérienne Lufthansa a annoncé vendredi qu'elle recherchait une statuette des Oscars égarée, appartenant au réalisateur russe Pavel Talankine. Les services de sécurité américains l'auraient empêché de l'emporter à bord d'un vol au départ de New York.

Pavel Talankine, qui a remporté un Oscar pour son documentaire 'Mr Nobody contre Poutine', n'a pas été autorisé à emporter la statuette en cabine lors d'un vol depuis l'aéroport JFK mercredi, a rapporté le site d'actualité cinématographique Deadline.

Les responsables de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) lui ont dit que la statuette pouvait être utilisée comme une arme et il a été contraint de l'enregistrer en soute dans une boîte en carton, selon Deadline. A son arrivée en Allemagne, la statuette dorée avait disparu.

"Nous regrettons profondément cette situation", a déclaré Lufthansa dans un communiqué. "Notre équipe traite cette affaire avec le plus grand soin et la plus grande urgence, et nous menons une recherche exhaustive afin de nous assurer que l'Oscar soit retrouvé et restitué aussi rapidement que possible".

"Jamais de problème"

Pavel Talankine, 35 ans, vidéaste dans une petite école russe de province, a créé la sensation lorsqu'il a remporté en mars l'Oscar du meilleur long métrage documentaire au côté du réalisateur américain David Borenstein.

Composé d'images que M. Talankine avait fait sortir clandestinement de Russie, "Mr Nobody contre Poutine" retrace l'introduction, dans les écoles russes, de cours patriotiques pro-guerre sous la présidence de Vladimir Poutine, dans le contexte de l'offensive de Moscou en Ukraine.

Le réalisateur a déclaré à Deadline qu'il avait pris l'avion au moins une douzaine de fois avec la statuette sans aucun problème. "C'est totalement incompréhensible qu'ils considèrent un Oscar comme une arme", a-t-il déclaré à son arrivée à Francfort jeudi matin, ajoutant que lors de ses précédents vols, il "l'avait emporté en cabine, et il n'y avait jamais eu le moindre problème".

Un agent de Lufthansa lui avait proposé de l'accompagner jusqu'à la porte d'embarquement et de garder la statuette pendant le vol, mais ce plan a été rejeté par un responsable de la TSA, selon Deadline.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La FIFA va revoir sa politique de billetterie pour le Mondial 2030

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La question du prix des billets a été abordée lors du congrès de la FIFA. (© KEYSTONE/EPA/BOB FRID)

La FIFA va revoir sa stratégie de billetterie en vue du Mondial 2030, a annoncé jeudi un responsable de l'instance. L'explosion des prix de l'édition 2026 suscite la colère des fans.

"Nous écoutons, nous prenons en compte les commentaires et, bien sûr, comme pour chaque Coupe du monde, nous analyserons et verrons comment faire pour la prochaine", a déclaré à la presse le secrétaire général de la FIFA Mattias Grafstrom à l'issue d'un congrès de la fédération à Vancouver (Canada).

Il a toutefois souligné que les prix élevés pratiqués à l'occasion de Mondial 2026 reflétaient "la réalité du marché en Amérique du nord". "Je serai toujours à l'écoute des fans et de leurs opinions mais je pense qu'il y a un large éventail de prix pour les billets, certains sont peu chers, d'autres le sont plus", a-t-il déclaré.

La FIFA, organisatrice de la Coupe du monde, a été accusée de proposer des billets à des prix exorbitants malgré les promesses faites lors de l'attribution du tournoi. Pourtant, elle s'attend à battre le record historique de 3,5 millions de billets vendus pour un Mondial, lors de l'édition 1994. Cet été, le tournoi accueille 48 équipes et 104 matches, dont 78 sur le sol américain.

Tarification dynamique

L'organisation des supporters européens (FSE) et Euroconsumers, organisation représentant les consommateurs du continent, ont annoncé avoir attaqué la FIFA devant la Commission européenne pour abus de position dominante et afin qu'elle renonce à ses procédures d'achat "opaques et déloyales".

Pour le président de la FIFA Gianni Infantino, les prix sont simplement la conséquence d'une énorme demande.

"Aux Etats-Unis en particulier, il y a ce que l'on appelle la tarification dynamique qui fait que les prix montent ou descendent en fonction du match", a-t-il souligné.

Selon des médias, quatre places pour la finale au MetLife Stadium de New York le 19 juillet étaient proposées cette semaine sur le site de revente officiel de la FIFA au tarif de 2 millions de dollars pièce. D'autres plateformes de revente proposent régulièrement des places pour la finale à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Mattias Grafstrom a assuré que les revenus de ce Mondial 2026, qui pourraient atteindre jusqu'à 13 milliards de dollars, seront réinjectés dans le football.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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