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Rétablissement post-pandémie dans les pays liés au Fonds mondial

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Le Fonds mondial a financé des centaines de milliers de moustiquaires face à la malaria dans de nombreux pays (archives). (© KEYSTONE/EPA/BILAWAL ARBAB)

Les efforts contre le VIH, la tuberculose et la malaria ont été relancés l'année dernière dans tous les pays où le Fonds mondial est présent après les perturbations liées à la pandémie. Jeudi à Genève, celui-ci a salué la collaboration entre tous les acteurs.

"Il y a eu une avancée significative l'année dernière et nous continuons à obtenir des avancées cette année", a affirmé à quelques journalistes le directeur exécutif Peter Sands. Mais les personnes affectées sont toujours les mêmes, exposées aux conflits et au changement climatique.

La lutte contre les trois maladies a pu aussi entièrement être relancée dans les pays où le Fonds investit après la pandémie. "Il est assez difficile d'avoir un chiffre" précis sur les victimes de ces pathologies qui auraient pu être évitées, estime le directeur exécutif.

Mais leur nombre est probablement supérieur à celui des personnes décédées directement du coronavirus, selon lui. La situation est "très différente dans les différentes parties du monde et selon les trois maladies", dit-il encore.

Jamais le Fonds mondial n'avait investi comme l'année dernière dans les systèmes de santé et communautaires, soit 1,8 milliard de dollars. Il a également obtenu des réductions de prix de certains médicaments. En un peu plus de 20 ans, des dizaines de millions de personnes ont été sauvées grâce au soutien de cette institution et le taux de mortalité a diminué de 61%.

Milliards de dollars économisés

"Ce ne sont pas que des chiffres", affirme le directeur exécutif. Chaque personne sauvée et chaque infection évitée "a un effet multiplicateur" auprès des proches, ajoute-t-il.

Les efforts du Fonds mondial ont un impact plus large que sur les trois maladies. Les soins évités grâce aux 63 milliards de dollars d'investissement ont permis d'économiser 85 milliards de dollars, mais ont aussi porté 1200 milliards de dollars de gains pour la santé et 400 milliards. Et les fonds pour les infrastructures de santé, notamment pour l'approvisionnement et pour la surveillance des maladies, aideront aussi face aux prochaines pandémies, selon le directeur exécutif.

Le Fonds mondial investit notamment plus d'un quart du financement international contre le VIH. Au total, 25 millions de personnes sont sous traitement antirétroviral grâce à lui. Plus de 53 millions ont été dépistées.

Côté tuberculose, la part du financement international liée au Fonds mondial atteint 76%. Et 7,1 millions de personnes reçoivent un traitement.

Demande d'une approche équitable

Près de 230 millions de moustiquaires ont été distribuées contre la malaria. Près de 180 millions de personnes ont été prises en charge, alors que le Fonds mondial rassemble plus de 60% du financement international. Les conflits ou le changement climatique constituent toutefois des menaces face aux avancées obtenues.

Le directeur exécutif salue le déploiement des nouveaux vaccins contre la malaria, qui diminuent le nombre de cas graves, de 30%, et de décès. Des millions de doses ont été acheminées dans plusieurs pays africains. Mais les vaccins actuels ne seront pas à eux seuls la "solution", selon le chef du Fonds mondial, ajoutant qu'il faudra surtout des efforts "efficaces" pour "éliminer la propagation".

Plus largement, des obstacles en termes de droits humains comme des lois, des politiques ou des répressions empêchent des personnes dans certaines régions d'avoir accès à la prévention du VIH ou à des soins, déplore l'organisation. La lutte contre ces trois maladies n'est pas que médicale mais elle nécessite aussi une approche équitable, insiste le directeur exécutif.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Européens en grand bassin: Roman Mityukov joue sur les détails

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Roman Mityukov vise le podium européen sur 200 m dos. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Roman Mityukov aborde en confiance les Européens en grand bassin de Paris (10-16 août), unique grande compétition de son année 2026. Le Genevois visera le podium sur 200 m dos, sa distance fétiche.

Fidèle à ses habitudes, Roman Mityukov ne prononce pas le mot "médaille" à l'heure d'évoquer ces joutes continentales. Homme des grands rendez-vous, il reste il est vrai sur un échec aux Mondiaux 2025 à Singapour, où il avait dû se contenter d'une 7e place sur 200 m dos.

Le Genevois de 26 ans, qui avait manqué sa finale à Singapour après avoir pourtant battu son record national en demies (1'54''83), avait vu une belle série prendre fin. Il restait alors sur quatre podiums consécutifs dans des grands championnats sur 200 m dos: le bronze (2023) et l'argent (2024) aux Mondiaux, le bronze aux Européens 2024, et bien sûr le bronze olympique en 2024.

"Un mal pour un bien"

"Les Mondiaux 2025 ne constituent pas mon seul échec: j'avais fini trois fois 4e (red: sur 100 et 200 m dos, ainsi qu'avec le relais du 4x200 m libre) aux Championnats d'Europe 2022", rappelle d'emblée Roman Mityukov, qui s'est confié aux médias jeudi dernier depuis Tenero, avant de rejoindre Paris/St-Denis.

"Cette 7e place à Singapour était assez difficile à digérer sur le moment, évidemment. Parce que je travaille toute une saison pour une seule compétition", souligne le Genevois, qui n'a pas disputé de grande compétition en petit bassin depuis fin 2024. "J'étais alors forcément un peu déçu", raconte-t-il.

"Mais ça m'a aussi permis de prendre conscience de certaines choses que je devais améliorer. Je pense que c'était un mal pour un bien. Certes, c'était une saison post-olympique, mais j'aurais pu faire plein de choses nettement mieux", poursuit-il avec sa lucidité et son calme habituels.

Les détails font la différence

Avec son coach Clément Bailly, Roman Mityukov a très vite analysé la situation. "J'ai amélioré pas mal de petites choses dans mon quotidien. J'ai fait une bonne saison", marquée par des chronos de 1'55''36 sur 200 m dos (2e temps européen 2026) et de 53''32 (no 15 en Europe) sur 100 m dos. "Je suis en bonne santé. J'ai hâte de voir ce que cela va donner", salive-t-il.

Le Genevois accepte de rentrer dans les détails concernant son "nouveau" quotidien. "Il fallait un peu plus de discipline en fait. Il fallait faire plus d'exercices de mobilité, plus de stretching. Ou améliorer mon sommeil, dormir un peu plus, améliorer un peu ma nutrition aussi", énumère-t-il. "Il y avait plein de choses à améliorer", constate-t-il.

"Evidemment, à mon niveau, il y a déjà certains domaines où je fais les choses assez bien et où il était plus difficile de m'améliorer", souligne Roman Mityukov, qui a été suivi par un nutritionniste durant toute la saison. "Je mangeais déjà très bien, mais on peut toujours faire mieux, par exemple concernant ce qu'on mange avant ou après un entraînement", précise-t-il.

"Et j'ai bien sûr également beaucoup travaillé dans l'eau au fil de la saison, sur de petits aspects techniques comme le départ, la coulée, la vitesse, poursuit le Genevois, qui veut tout faire mieux mais ne peut pas en faire plus. A un moment donné, tu ne peux plus augmenter le nombre d'entraînements et de kilomètres, parce que tu as déjà atteint quelque part une sorte de sommet."

Physiquement et techniquement, Roman Mityukov a mis l'accent sur la qualité. Son programme d'entraînement varie énormément d'une période à l'autre. "Chaque période est différente par rapport à ce qu'on prépare, dans quelle étape du cycle olympique on se situe, lâche-t-il. En début de saison par exemple, j'ai fait un peu plus de musculation pour prendre de la masse et travailler la vitesse."

"Quand tu ne peux pas nager plus, il faut chercher les petits centièmes dans tous ces détails et ces aspects techniques, il faut chercher les défauts que je peux avoir à mon âge ou dans ma technique", explique encore celui qui en aura très bientôt terminé avec ses études d'avocat.

"Aller chercher une finale sur 200 dos"

Ces Européens 2026 se déroulent au beau milieu d'un cycle olympique lau cours duquel Roman Mityukov a pour objectif prioritaire de monter en puissance dans l'optique de Los Angeles 2028. Mais il voudra certainement valider dans le Centre Aquatique Olympique de St-Denis le travail minutieux effectué au cours des derniers mois.

No 2 européen de l'année sur 200 m dos derrière le Grec Apostolos Siskos (1'54''12), il veut avant tout s'illustrer sur cette distance, dont les séries et les demi-finales sont prévues mardi et la finale mercredi (18h40). "Je veux évidemment aller chercher une finale sur 200 dos", lâche-t-il, sans évoquer un podium potentiel.

En individuel, Roman Mityukov sera également en lice sur 50 m dos (séries jeudi matin) et sur 100 m dos (séries samedi). "Sur ces deux épreuves, je veux me laisser surprendre. J'ai travaillé un peu plus sur la vitesse cette saison, donc j'espère que ça amènera de belles choses", sourit-il.

Et qu'en est-il des relais? "Tout se décide au dernier moment durant la semaine, en équipe. Les courses individuelles ont toujours été ma priorité, mais si je peux aider une équipe à décrocher une finale ou une médaille, je serai présent", répond le Genevois, qui aura certainement un rôle à jouer le dimanche 16 août à l'occasion du 4x100 m 4 nages.

Il revient en tout cas avec grand plaisir à Paris, théâtre de son plus bel exploit, même si ces joutes ne se déroulent pas au même endroit que les épreuves olympiques de 2024: "On est tout près du village olympique. Ca va me rappeler de bons souvenirs, même si je pense que cela ne va pas changer grand-chose. Mais si cette ville m'a porté bonheur une fois, pourquoi pas deux?"

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

50 m papillon: Ponti jouera les médailles à 18h37

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Noè Ponti devra frapper fort en finale du 50 pap' s'il entend se parer d'or (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Noè Ponti jouera les médailles sur 50 m papillon, mardi aux Européens en grand bassin de Paris. Il fait figure d'outsider après avoir signé le 3e temps des demi-finales lundi soir.

Le Tessinois a nagé en 22''53 en demi-finales, à 0''02 de son record personnel. Il vise sa deuxième médaille continentale en grand bassin, après celle d'argent conquise en 2022 sur 100 m papillon. Pour mémoire, il avait cueilli deux médailles d'argent aux Mondiaux 2025 en grand bassin (sur 50 et 100 pap'), et avait bien sûr glané le bronze olympique en 2021 sur 100 m.

La finale, programmée à 18h37 mardi au Centre aquatique olympique de St-Denis, promet des étincelles. Le Russe Egor Kornev a ainsi frappé fort en demi-finales, signant le 3e meilleur temps de l'histoire en 22''36. Le champion du monde de la discipline, le Français Maxime Grousset (22''49 en demi-finales comme en séries) peut aussi rêver d'or. Il bénéficiera du soutien sans faille du public.

La journée de mardi verra aussi l'entrée en lice dans ces joutes d'un autre médaillé olympique suisse, Roman Mityukov. Le Genevois, en bronze aux JO de Paris 2024 sur 200 m dos, disputera sa série à 10h40 dans sa discipline fétiche. Les demi-finales sont prévues dès 19h03 mardi soir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Otan: Trump avait changé d'avion en raison de menaces iraniennes

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Donald Trump avait été discrètement débarqué d'Air Force One à son retour du sommet de l'Otan en Turquie. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Alors qu'il était censé se trouver à bord d'Air Force One, Donald Trump a secrètement utilisé un autre avion pour quitter le sommet de l'Otan en Turquie début juillet. La raison ? Des menaces iraniennes, a rapporté lundi le Washington Post.

Le voyage retour du président américain avait déjà été marqué par un changement de dernière minute: Donald Trump n'avait pas repris le Boeing 747 qui l'avait amené en Turquie, des inquiétudes sur la sécurité entourant ce nouveau modèle d'Air Force One, un cadeau du Qatar, ayant été émises.

Citant un responsable américain anonyme, le Washington Post révèle désormais que, plutôt que d'utiliser l'ancien modèle de jet présidentiel, comme annoncé officiellement, après y être monté à bord sous l'oeil des caméras, M. Trump aurait été secrètement débarqué dans un camion pour emprunter un avion plus petit.

Une fois arrivé au Royaume-Uni, il aurait alors retrouvé l'équipe de la Maison Blanche et les journalistes le suivant pour finir le trajet retour jusqu'aux Etats-Unis à bord de l'avion offert par le Qatar.

Selon le Washington Post, de telles précautions auraient été prises en raison de menaces de l'Iran, pays frontalier de la Turquie, contre le président américain.

Si Donald Trump a nié tout risque dans un premier temps, il avait fait référence à de supposées tentatives d'assassinat durant le vol retour.

"Il y a beaucoup d'ennemis des Etats-Unis qui l'ont dans le viseur, et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour faire face à ces menaces", a déclaré le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Les journalistes présents dans Air Force One avaient d'ailleurs reçu la consigne, normalement réservée aux zones de guerre, de garder les stores des hublots baissés.

Des premières inquiétudes avaient été émises à propos de l'avion offert par le Qatar et que Donald Trump avait aménagé en nouvel Air Force One, qui n'était pas équipé des mêmes systèmes de sécurité que ses prédécesseurs, d'après le New York Times.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

IA: Zuckerberg vante les modèles ouverts, dominés par la Chine

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Mark Zuckerberg plaide pour les modèles ouvert d'IA, à contre-courant des autres géants américains. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Meta a relancé lundi ses modèles ouverts. Un choix que Mark Zuckerberg a érigé en doctrine pour se démarquer de ses rivaux américains: selon lui, la diffusion libre de cette technologie serait le meilleur rempart contre ses dangers.

Concurrencé par la Chine qui domine l'intelligence artificielle en libre accès, le patron de Facebook, Instagram et WhatsApp plaide, sans les nommer, contre ses concurrents OpenAI et Anthropic, qui gardent leurs modèles les plus puissants sous contrôle exclusif. Et contre les autorités américaines et européennes qui entendent les tenir en laisse.

Nombre d'acteurs du secteur promettent de bâtir une IA dépassant les capacités humaines en la gardant sous contrôle exclusif, le temps de la rendre sûre et bénéfique. Une vision "fondamentalement erronée" pour Mark Zuckerberg.

"Il n'existe pas de superintelligence unique et bienveillante", écrit-il, car aucun système ne peut satisfaire en même temps les valeurs contradictoires de milliards d'humains.

Garder ces modèles sous clé constituerait donc "le scénario le plus dangereux", "quelle que soit la manière dont les entreprises le justifient au nom de la responsabilité et de la sécurité".

Distancé dans la course aux modèles les plus performants, Meta renoue donc avec l'approche ouverte dont il fut le champion avec ses modèles Llama, avant d'y renoncer fin 2025, après des résultats jugés décevants.

Le groupe, qui investit jusqu'à 145 milliards de dollars cette année dans ses infrastructures d'IA, bataille contre toute régulation susceptible de le ralentir.

Mais le patron de Meta, dont la quasi-totalité des revenus provient de la publicité regardée par ses quelque 3,6 milliards d'utilisateurs, réclame la confiance du public à un moment délicat: condamné deux fois cette année pour les effets nocifs de ses réseaux sociaux sur les jeunes, le groupe affronte dès mercredi à Oakland (Californie) un procès intenté par quatre États américains, qui l'accusent d'avoir délibérément rendu Instagram et Facebook addictifs pour les mineurs.

Reconnaissant les risques de détournement de l'IA pour élaborer des cyberattaques ou des armes biologiques, le fondateur de Facebook propose que les entreprises du secteur donnent au gouvernement américain un accès anticipé à leurs modèles pendant leur entraînement, ainsi qu'une "armée d'ingénieurs compétents" pour protéger les infrastructures essentielles.

En échange, aucune règle ne devrait selon lui retarder la sortie des modèles américains, "ne serait-ce que d'un mois", sous peine de céder du terrain à la Chine.

Cette supervision volontaire, sans pouvoir de blocage, prend le contrepied de la loi européenne sur l'IA ("AI Act"), qui impose depuis le 2 août aux grands développeurs un droit de regard contraignant des régulateurs, habilités à restreindre le déploiement d'un modèle.

Créations d'emplois

Concrètement, Meta a mis en ligne lundi Muse Glimmer, un modèle assez léger pour fonctionner sur un ordinateur personnel et dont les "poids", c'est-à-dire les paramètres internes qui déterminent son comportement, peuvent être téléchargés et modifiés, contrairement aux modèles fermés qui font tourner ChatGPT et Claude, accessibles uniquement via les services en ligne de leurs propriétaires.

Une version "ouverte" de Muse Spark 1.2, le modèle le plus performant de Meta, doit suivre "bientôt".

Depuis 2025, les acteurs chinois, DeepSeek et Alibaba (Qwen) en tête, se sont imposés sur le terrain des modèles ouverts, relativement délaissés par les Américains.

Mark Zuckerberg balaie au passage les discours "remplis de catastrophisme" de l'industrie et assure que l'IA, vouée selon lui à favoriser "l'invention, et non pas l'automatisation", créera à terme plus d'emplois qu'elle n'en détruira.

Face à la méfiance des Etats-Uniens envers l'IA, Mark Zuckerberg promet de confier à son conseil d'administration le pouvoir d'approuver les critères de sécurité conditionnant la sortie des modèles de Meta, une première pour ce groupe qu'il contrôle étroitement.

"Je ne pense pas qu'il soit dans mon intérêt, celui de Meta ou celui du monde, que moi-même ou quiconque décide seul du déploiement de la superintelligence", écrit-il.

Le groupe a aussi annoncé lundi un fonds d'un milliard de dollars, selon des précisions apportées à l'AFP, destiné aux communes accueillant ses centres de données, dont la multiplication suscite une opposition croissante aux États-Unis.

Sa vision prend le contre-pied de centaines de scientifiques et de personnalités, dont les pionniers de l'IA Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui réclamaient en octobre 2025 l'interdiction de développer toute "superintelligence" tant qu'il n'existe pas de consensus scientifique sur les moyens de la contrôler.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ankara adopte une loi sur la réintégration des combattants du PKK

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La Turquie a adopté lundi une loi ouvrant la voie à la réintégration des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). (© KEYSTONE/AP/METIN YOKSU)

Les députés turcs ont adopté lundi une loi historique ouvrant la voie à la réintégration des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Il s'agit d'une étape majeure du processus de paix visant à mettre fin à plus de quatre décennies de guérilla.

Le texte, officiellement intitulé "Loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale", a été adopté en soirée à une très large majorité de 468 voix sur 562 au terme de douze heures de débat.

Il encadre le retour à la vie civile des combattants du PKK renonçant aux armes, sans toutefois prévoir d'amnistie générale ni trancher le sort d'Abdullah Öcalan, le fondateur et chef historique de la guérilla kurde emprisonné depuis 1999.

Le gouvernement, conscient des réticences d'une opinion publique turque marquée par un conflit qui a fait au moins 50'000 morts depuis 1984, avait pris soin d'insister sur le fait que le texte préparé ces dernières semaines ne constitue pas une loi d'amnistie générale.

L'opposition comme les partis au pouvoir ont soutenu l'initiative. Le chef du parti nationaliste MHP, Devlet Bahceli, allié du gouvernement et initiateur du processus de paix fin 2024, a été vu serrant les mains des responsables du parti pro-kurde DEM à l'issue du vote.

Portée notamment par le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan et le DEM, la loi prévoit de suspendre les poursuites et l'exécution des peines des auteurs de certaines infractions pour une période allant de cinq à dix ans.

Près de 10'000 détenus

Quelque 3500 ex-membres de la guérilla sur les près de 10'000 détenus dans les prisons turques pourraient être libérés au cours d'une première phase, selon des députés turcs.

En l'absence de récidive au cours de ce sursis de cinq à dix ans, les enquêtes seront classées et les peines considérées comme purgées.

Les auteurs de crimes les plus graves, comme les homicides volontaires, seront toutefois exclus du mécanisme prévu par la loi, qui ne fait aucune mention d'Abdullah Öcalan.

Le vice-président turc, Cevdet Yilmaz, a affirmé que le sort du chef historique du PKK, âgé de 77 ans, "ne relève pas de cette loi". Mais M. Öcalan, qui purge une peine de prison à vie, restera "en mesure de contribuer au processus" de paix, a-t-il assuré la semaine passée.

"Comment peut-on négocier avec les terroristes (...)? Vous aviez dit qu'ils déposeraient les armes sans condition", a lancé Turhan Çömez, responsable du parti Iyi (nationaliste, opposition).

Özgür Özel, chef du Yeni Parti (Parti nouveau, social-démocrate), principale force de l'opposition, s'était prononcé en faveur du texte, estimant que seule "la paix, la démocratie et la justice serviront de remède" pour la Turquie.

"Une égalité réelle et authentique" -

"C'est un seuil historique. Que 468 personnes aient voté en faveur de cette proposition de loi prouve que le bloc au pouvoir pourrait proposer des amendements qui améliorent la vie de tout le monde et obtenir du soutien" a déclaré la députée du DEM Ceylan Akç à l'AFP.

"Ce soir, nous pouvons tous respirer profondément. C'est la première étape d'une longue marche vers une égalité absolue, réelle et authentique (de la communauté kurde en Turquie, ndlr). Je choisis d'être optimiste... et pleine d'espoir" a-t-elle salué.

M. Öcalan, détenu à l'isolement sur une île-prison au large d'Istanbul, avait appelé l'an passé les combattants du PKK à déposer les armes, répondant à la main tendue d'un proche allié du président Recep Tayyip Erdogan.

La direction du PKK avait annoncé dans la foulée sa dissolution, avant de procéder quelques semaines plus tard à une très symbolique cérémonie de dépôt d'armes, en juillet 2025, dans le nord de l'Irak, où des combattants "en nombre limité" restent retranchés, selon Ankara.

Dimanche, les responsables du PKK ont toutefois dénoncé les "graves erreurs et lacunes" du texte, jugeant que ce dernier ne permettra pas de régler la question kurde dans sa globalité.

Le PKK continue par ailleurs de réclamer la libération de M. Öcalan, en exigeant qu'il a joué un rôle de "coordinateur du processus de paix". Dans le cas contraire, affirmait le groupe armé, "de nombreuses dispositions de la loi resteront lettre morte" prévenait-il sans autre précision.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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