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International

Débarquement de Provence: hommage aux soldats français et africains

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Le président français Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadera ont participé à la cérémonie à la nécropole de Boulouris. (© KEYSTONE/AP/Christophe Simon)

"Il n'y aurait pas eu de victoire alliée" sans "les étrangers, les tirailleurs" d'Afrique: les présidents français Emmanuel Macron et camerounais Paul Biya ont rendu un vibrant hommage jeudi à l'armée "bigarrée" du débarquement de Provence il y a 80 ans.

Deux mois après les commémorations du Débarquement de Normandie, Emmanuel Macron et les dirigeants du Cameroun, du Gabon, des Comores, de Centrafrique, du Togo et du Maroc étaient réunis à Boulouris-sur-Mer dans le sud de la France pour le 80e anniversaire de l'opération "Dragoon", son équivalent en Provence, épisode méconnu mais essentiel de la Libération, lors d'une cérémonie amputée des événements en mer en raison de la météo capricieuse.

Parmi les pays récemment brouillés avec Paris, le Burkina Faso devait être représenté par un chargé d'affaires, mais le Niger, le Mali ou l'Algérie n'ont envoyé personne. Si les difficultés diplomatiques de la France en Afrique ont réduit la liste des présents, un hommage appuyé a été rendu aux soldats des ex-colonies françaises ayant combattu aux côtés des Français de métropole.

"Fervente et bigarrée"

"Officiers de l'Empire ou enfants du Sahara, natifs de la Casamance ou de Madagascar, (...) ils n'étaient pas de la même génération, ils n'étaient pas de la même confession, (...) ils étaient pourtant l'armée de la nation, armée la plus fervente et la plus bigarrée", a rappelé M. Macron à la nécropole internationale de Boulouris-sur-Mer.

"Ces hommes s'appelaient François, Boudjema, Harry, Pierre, Niakara", a poursuivi le chef de l'Etat français. "Un grand nombre d'entre eux, spahis, goumiers, tirailleurs africains, antillais, marsouins du Pacifique, n'avaient jamais foulé le sol de la métropole" avant d'être envoyés participer à la libération de la France.

"La part d'Afrique en France est aussi ce legs qui nous oblige", a plaidé le président de la République, insistant sur le fait que les noms de ces soldats "doivent continuer d'être donnés à nos rues, nos places, pour inscrire leurs traces impérissables dans notre histoire".

Idéaux universels

"Lorsqu'il s'agit de défendre l'intérêt vital de la nation, tous ceux qui se reconnaissent comme Français ont vocation à être ensemble", a-t-il insisté.

"Il n'y aurait pas eu de victoire alliée sans la contribution des autres peuples, sans les étrangers et autres tirailleurs" africains, a insisté le président camerounais Paul Biya. Selon lui, "cette lutte a été menée ensemble, pour défendre les valeurs et les idéaux universels de paix et de justice".

Après les discours, M. Macron a remis la Légion d'honneur à une résistante, Thérèse Dumont, qui a participé à la libération d'Arras, et à deux anciens combattants, le Marocain Larbi Jawa, blessé lors de la bataille du Mont Cassin en Italie, et le Français Pierre Salsedo, pied-noir de Tunisie affecté au PC du général De Lattre de Tassigny jusqu'à Berlin.

Agé de 100 ans, il a raconté jeudi son arrivée à Marseille, peu après la libération de la ville: "Nous étions très émus de débarquer en métropole. On a été un peu refroidi parce que le premier soir, on a dû dormir dans une porcherie désaffectée. Mais à la guerre comme à la guerre...".

250'000 soldats français

Le 15 août 1944, 100'000 soldats, essentiellement américains, canadiens et britanniques, avaient débarqué sur les plages du Var, ouvrant la voie à plus de 250'000 Français de l'Armée "B", composée essentiellement de troupes venues des colonies en Afrique, qui allaient reprendre Toulon puis Marseille en moins de deux semaines.

Ce succès avait contribué à la libération de l'Europe grâce au matériel acheminé via ces deux ports méditerranéens. Mais il avait aussi permis à la France, humiliée en 1940, de s'assoir à la table des vainqueurs grâce à l'engagement massif de ses forces en Provence alors qu'il n'était que symbolique en Normandie.

Placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny, l'Armée "B", future "Première armée", comptait 84'000 Français d'Afrique du Nord, 12'000 soldats des Forces françaises libres (FFL) fidèles au général de Gaulle et 12'000 Corses, mais aussi 130'000 soldats dits "musulmans", d'Algérie et du Maroc, et 12'000 soldats de l'armée coloniale, comme des tirailleurs sénégalais, ou des marsouins du Pacifique et des Antilles.

"Rattraper le temps perdu"

"Si la France a pu écrire sous son drapeau 'Liberté, égalité, fraternité', c'est en partie grâce aux tirailleurs sénégalais", avait insisté mercredi auprès de l'AFP N'Dongo Dieng, tirailleur ayant participé aux guerres d'Indochine et du Cameroun.

"La France nous avait oubliés, mais ils sont en train de rattraper le temps perdu", ajoutait de son côté Oumar Diémé, invité, comme son compatriote, parmi une délégation de cinq anciens tirailleurs à la nécropole de Boulouris, où reposent 464 soldats tués sous l'uniforme français en août 1944.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

La BCE maintient ses taux

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Pour le moment, "les perspectives en matière de prix de l'énergie, bien que très volatiles, se situent actuellement à un niveau proche du scénario de référence des projections" formulées en juin, juge la BCE (archives). (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés jeudi, après une hausse en juin. L'institut de Francfort a décidé de temporiser face à "l'incertitude" due aux hostilités au Moyen-Orient et la crainte d'une aggravation du choc énergétique.

Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2,25%, après avoir été augmenté d'un quart de point en juin, une première depuis 2023 en raison de la hausse des prix de l'énergie. Malgré la reprise des bombardements au Moyen-Orient début juillet et la nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, l'institution de Francfort choisit de patienter, visiblement soucieuse de ne pas freiner la reprise de l'activité économique de la zone euro, déjà morose, avec une nouvelle hausse des taux.

Pour le moment, "les perspectives en matière de prix de l'énergie, bien que très volatiles, se situent actuellement à un niveau proche du scénario de référence des projections" formulées en juin par la BCE, indique-t-elle dans son communiqué. Pour 2026, l'institution prévoit dans ce scénario une inflation globale de 3%, contre 2,6% lors de sa précédente estimation.

"L'incertitude demeure élevée et l'impact inflationniste total du choc énergétique ne s'est pas encore pleinement matérialisé", avertit-elle néanmoins. Le Conseil des gouverneurs "suit donc de près l'intensité et la durée de ce choc, ainsi que ses effets indirects et de second tour", ajoute le communiqué.

Tensions en mer Rouge

La décision du jour confirme la probabilité d'une hausse des taux en septembre, surtout si l'escalade se poursuit entre Washington et Téhéran. "La pause de la BCE en juillet ne traduit pas un doute. Il s'agit d'une pause pendant que la BCE met à jour ses prévisions et scénarios, avant de relever à nouveau ses taux en septembre", affirme Mark Wall, économiste à la Deutsche Bank.

D'autant que les attaques des rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, revendiquées jeudi en mer Rouge contre des pétroliers saoudiens, risquent de raviver grandement les inquiétudes sur les prix de l'énergie. Les données positives d'inflation de juin, avec une chute à 2,8% après le pic de 3,2% en mai, sont "donc à nouveau totalement inutiles pour apprécier les décisions de politique monétaire possibles de la BCE", estime Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

Lors d'une conférence de presse à 14h45, la présidente de la BCE Christine Lagarde devrait formuler jeudi des "propos fermes" en raison des "derniers développements géopolitiques", note la banque Metzler. Son tour de vis décidé en juin avait été vivement critiqué par les commentateurs, certains pointant les risques d'une hausse des taux pour la croissance, déjà fragile, de la zone euro.

La BCE avait été la première grande banque centrale à prendre cette décision après le déclenchement de la guerre fin février. La Banque du Japon lui avait emboîté le pas quelques jours plus tard en portant ses taux à leur plus haut niveau depuis 31 ans. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d'Angleterre se sont jusqu'ici abstenues. Ces trois institutions se réuniront à leur tour au cours de la dernière semaine de juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Tzolis passe du Club Bruges à Arsenal

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Le Grec Christos Tzolis (10) rejoint Arsenal (© KEYSTONE/AP Image Online/NIKOS VICHOS)

L'attaquant international grec Christos Tzolis s'est engagé pour cinq ans avec Arsenal en provenance du Club Bruges, a annoncé jeudi le club belge.

Son transfert est estimé à 40 millions d'euros, soit la vente la plus chère de l'histoire du championnat de Belgique.

Christos Tzolis (24 ans) a signé jusqu'en 2031 avec les Gunners, sacrés champions d'Angleterre et récents finalistes de la Ligue des champions. Arrivé à Bruges à l'été 2024, le Grec s'est imposé comme l'un des hommes forts de la formation belge. Auteur d'une saison remarquable conclue par 17 buts et 23 passes décisives, il a été le grand artisan du 30e titre de champion de Belgique du Club Bruges, décrochant au passage le titre de meilleur joueur de la saison.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Esplanade des Mosquées à Jérusalem: Ben Gvir viole le statu quo

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Accompagné de centaines de juifs, le ministre israélien de la sécurité Itamar Ben-Gvir a prié jeudi sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, en contravention avec un accord de longue date qui autorise les juifs à visiter cette place, mais pas à y prier. (© KEYSTONE/AP/Ohad Zwigenberg)

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, s'est rendu jeudi avec des centaines de juifs sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, site au coeur du conflit israélo-palestinien, régi par un statu quo datant de 1967.

Cette visite coïncide avec Ticha Be'av, journée de jeûne et de deuil dans le calendrier hébraïque, qui commémore la destruction des Temples de Jérusalem et est associée à d'autres tragédies du peuple juif.

Des journalistes de l'AFP ont constaté qu'Itamar Ben Gvir et des centaines d'autres visiteurs juifs, dont des colons, étaient entrés sur l'esplanade tôt dans la matinée et que certains, dont le ministre, y avaient prié, malgré l'interdiction prévue par le statu quo.

"Regardez ce qui se passe ici: les juifs prient et ont le sentiment que cet endroit leur appartient de droit", a déclaré M. Ben Gvir dans une vidéo publiée sur Telegram. "Tout le monde comprend que l'Etat d'Israël est l'autorité souveraine. Il reste encore du chemin à parcourir, et avec l'aide de Dieu, nous continuerons à avancer".

Située à Jérusalem-Est, dans la partie de la ville occupée et annexée par Israël, le site abrite le troisième lieu saint de l'islam, qui correspond au site le plus sacré du judaïsme.

L'accès au site est régi par un statu quo établi de longue date entre Israël et la Jordanie, dont le Waqf (fondation religieuse islamique chargée de gérer les sites religieux) administre les lieux.

Précédents

Cet accord autorise les juifs à visiter l'esplanade, mais pas à y prier, tandis que le culte musulman doit pouvoir s'y dérouler.

Ces dernières années, Itamar Ben Gvir, personnalité d'extrême droite à l'idéologie anti-arabe, et d'autres visiteurs juifs avaient transgressé ces règles à de multiples reprises, suscitant les condamnations de la Jordanie, de l'Autorité palestinienne et des autorités religieuses musulmanes.

Depuis son entrée au gouvernement, M. Ben Gvir s'est rendu plus d'une dizaine de fois sur l'esplanade et a déjà profité des rassemblements de Ticha Be'av pour réclamer un durcissement de la politique israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée.

Le gouvernement israélien affirme que sa politique concernant le statu quo n'a pas changé, même si des incidents comme celui de jeudi continuent d'alimenter régulièrement les tensions israélo-palestiniennes autour de ce lieu très sensible.

La visite d'Ariel Sharon sur le site en septembre 2000, alors qu'il était chef de l'opposition israélienne, avait contribué à déclencher la seconde Intifada palestinienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Barça recrute l'ailier Karim Adeyemi

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Karim Adeyemi rejoint comme prévu le Barça (© KEYSTONE/DPA/SOEREN STACHE)

Le FC Barcelone a officialisé jeudi la signature de Karim Adeyemi, sans préciser le montant du transfert. L'ailier allemand, pas retenu pour le Mondial 2026, débarque en provenance de Dortmund.

"Le FC Barcelone et le Borussia Dortmund sont parvenus à un accord pour le transfert de l'attaquant Karim Adeyemi, qui signe avec le club blaugrana jusqu'en 2031", écrit le Barça dans un communiqué.

L'ailier international de 24 ans, auteur de 36 buts en 146 matches toutes compétitions confondues avec le BVB en quatre saisons, est la deuxième recrue estivale du club champion d'Espagne en titre après l'international anglais Anthony Gordon. Le montant du transfert s'élèverait, selon la presse catalane, à 29 millions d'euros.

Adeyemi, ailier ultra-rapide capable d'évoluer à gauche et à droite, et comme avant-centre, vient renforcer l'attaque barcelonaise après le départ de Robert Lewandowski. L'international allemand va retrouver à Barcelone son ancien sélectionneur Hansi Flick, qui l'avait fait débuter avec la Mannschaft en 2021.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Fédération norvégienne va porter plainte auprès de la FIFA

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La Fédération norvégienne va porter plainte auprès de la FIFA après l'affaire Balogun (© KEYSTONE/AP/Ted S. Warren)

La Fédération norvégienne va porter plainte auprès du Comité d'éthique de la FIFA, a annoncé sa présidente Lise Klaveness jeudi.

Cette plainte concerne l'intervention de Donald Trump qui a précédé la levée d'une suspension contre l'attaquant américain Folarin Balogun durant le Mondial.

"Quand on contourne une règle comme celle-ci, on s'engage sur une pente glissante qui mettra tout le football en danger. Remettre en cause ses règles fondamentales constitue une menace pour ce sport", a souligné Lise Klaveness dans une interview accordée au Times.

"Tout d'abord, cela n'aurait jamais dû arriver. Il est désormais essentiel d'avoir une communication honnête à ce sujet. Nous savons tous que ce verdict a été influencé par des forces extérieures et qu'il n'a pas suivi la procédure appropriée", a poursuivi la juriste de 45 ans.

"Nous avons besoin que le dirigeant de la FIFA reconnaisse qu'il s'agit d'une erreur", a ajouté la présidente de la fédération norvégienne (NFF), qui avait déjà été la seule à protester formellement contre le "Prix de la Paix" remis par le président de la FIFA Gianni Infantino au président américain en décembre dernier.

"Cette affaire est si grave et si préoccupante que j'espère qu'elle contribuera à inciter les gens à se manifester davantage et à ne pas avoir peur de signaler de tels cas", a encore espéré Mme Klaveness, à la tête de la NFF depius 2022.

Déçue mais pas surprise

Celle-ci a également déclaré au Times être "déçue mais pas nécessairement surprise" par le manque de transparence de la Fifa dans cette affaire et par le fait qu'elle n'ait pas publié l'intégralité du jugement expliquant sa décision.

"Essayer de mettre ça sous le tapis maintenant ne passera pas", a-t-elle encore insisté. "Trop de gens ont eu le sentiment, entraîneurs, joueurs, supporters, que cela touchait de trop près le football."

Exclu lors du 16e de finale face à la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun a vu sa suspension pour le 8e de finale face à la Belgique commuée en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an" par la commission de discipline de la FIFA.

Cette décision est intervenue après que le président américain Donald Trump a demandé à Gianni Infantino de réexaminer ce carton rouge qui lui paraissait injustifié. M. Infantino a assuré lui avoir répondu que les instances de la FIFA étaient "indépendantes".

Malgré la présence de Balogun, la Belgique avait finalement battu sèchement les Etats-Unis 4-1.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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