La multinationale romande Nestlé procède à un rappel de certains lots des marques de lait infantile BEBA et Alfamino en Suisse. Le rappel des produits touche en tout 31 pays et pèse moins de 0,5% du chiffre d'affaires du groupe.
"Nestlé, en étroite collaboration avec les autorités suisses compétentes, rappelle à titre de précaution certains lots de différents produits de nutrition infantile BEBA et Alfamino disponibles en Suisse", indique le géant veveysan agroalimentaire dans un communiqué mis en ligne lundi.
Il s'agit des produits BEBA Bio 1 (800g), BEBA Comfort (800g), BEBA Optipro PRE (800g), BEBA Optipro 1 (800g), BEBA Expert HA 1 (800g), BEBA Aliment pour prématurés étape 2 (32x90ml) et BEBA Supreme 1 (800g), avec des dates de péremption allant d'octobre 2026 à juin 2027. Des consommateurs ayant acheté ces produits ne doivent plus les donner aux enfants et sont invités à prendre contact avec Nestlé Suisse pour un échange ou un remboursement (Info Line 0800.55.44.66 ou www.nestle.ch/fr/info).
Le groupe ajoute que "ce rappel est une mesure de précaution en raison de la possible présence de céréulide, produite par le micro-organisme Bacillus cereus". Cette substance a été détectée dans un ingrédient provenant d'un fournisseur et utilisé dans les lots concernés. Le groupe dit avoir procédé à des tests sur des huiles contenant de l'acide arachidonique (ARA) et les mélanges d'huile correspondants utilisés dans la fabrication de ces produits pour nourrissons.
"Aucune maladie liée à la consommation des produits concernés n'a été signalée jusqu'à présent", assure Nestlé.
Jusqu'au Vietnam, selon Foodwatch
Le rappel touche en tout 31 pays, essentiellement en Europe (Allemagne, France, Italie, etc), mais aussi l'Argentine, le Mexique, le Pérou et Hong Kong. Le poids lourd du SMI souligne que les lots concernés par le rappel représente moins de 0,5% du chiffre d'affaires du groupe et que l'impact financier ne devrait pas être significatif pour la multinationale.
Dans une prise de position envoyée à AWP, l'association de défense des consommateurs Foodwatch estime que ce sont en réalité une soixantaine de pays qui sont désormais concernés par ces rappels alors qu'ils n'étaient qu'une poignée en 2025, en se basant sur une notification du réseau d'alerte européen. Il y est notamment question de l'Ukraine, de la Russie, de l'Afrique du Sud, de la Jordanie, du Pakistan, du Kazakhstan, de la Malaisie, du Vietnam ou encore de la Chine.
L'ONG s'interroge sur "la transparence de Nestlé à l'égard des consommateurs du monde entier". "Pourquoi découvre-t-on en janvier 2026 que finalement une soixantaine de pays sont concernés par le rappel de laits en poudre pour bébés suite à la présence de "Bacillus cereus" alors qu'ils étaient neuf en décembre?", demande-t-elle. "Comment Nestlé, censée effectuer la traçabilité immédiate sur des produits sensibles pour bébés, explique-t-elle la dissémination des informations au compte-goutte et des rappels tardifs dans de nombreux pays?", écrit Foodwatch.
Celle-ci questionne aussi "le rôle des autorités néerlandaises, puisque les produits sont sortis d'une usine située aux Pays-Bas."
Contacté par l'agence AWP, la multinationale avait confirmé en décembre qu'il s'agissait bien de l'usine Nestlé de Nunspeet, située à l'est d'Amsterdam et entièrement dédiée à la production de lait en poudre pour bébés, dont les produits sont exportés dans environ 140 marchés à travers le monde.
Le mois dernier, l'ONG de défense des consommateurs dénonçait "un risque inacceptable pour les nouveaux-nés", après que Nestlé a procédé à un rappel du lait infantile Guigoz en France mais aussi ailleurs en Europe, suite à la détection de la bactérie Bacillus cereus lors d'un autocontrôle.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp