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International

Pas de "paix dictée" par Poutine, assure Scholz à Zelensky

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Le chancelier allemand a répété que les alliés soutiendraient l'Ukraine "aussi longtemps que nécessaire". (© KEYSTONE/dpa/Kay Nietfeld)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti mardi, dans un discours devant le Bundestag à Berlin, que la réthorique prorusse en Europe constituait un danger croissant pour les nations de l'UE.

Illustrant les difficultés que son pays peut rencontrer dans sa quête de soutien international, les députés des partis d'extrême droite AfD et d'extrême gauche BSW ont boycotté son discours.

Lorsqu'il est monté sous les applaudissements au pupitre de la chambre basse du Parlement allemand, le président ukrainien s'est trouvé face aux sièges laissés vides par la quasi-totalité des 77 députés du parti allemand d'extrême droite allemand AfD. Seuls quatre élus avaient pris place sur les bancs de l'hémicycle.

Même choix de boycott du côté des 10 députés du parti de gauche radicale BSW, récemment créé par une figure de la scène politique allemande Sahra Wagenknecht sur une ligne souverainiste.

Les deux partis ont assumé leur décision: "Nous refusons d'écouter un orateur en tenue de camouflage", a expliqué dans un communiqué la direction de l'AfD, estimant que "l'Ukraine n'a pas besoin d'un président de guerre mais d'un président de paix". Pour ces deux formations, les élections européennes de dimanche ont été un succès.

"Terreur des missiles" -

En visite à Berlin à l'occasion d'une conférence internationale sur la reconstruction de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky s'est inquiété des succès électoraux de formations "aux slogans radicaux prorusses".

C'est "dangereux pour vos pays", a-t-il dit lors d'une conférence de presse aux côtés d'Olaf Scholz. Il également appelé les alliés de son pays à augmenter leur aide en matière de défense aérienne.

"C'est la terreur des missiles et des bombes qui aide les troupes russes à progresser sur le terrain", a déclaré M. Zelensky devant un panel de hauts responsables européens.

"Tant que nous ne priverons pas la Russie de la possibilité de terroriser l'Ukraine, (le président russe Vladimir) Poutine n'aura aucun intérêt réel à rechercher une paix équitable", a-t-il appuyé, jurant que "la défense aérienne est la réponse".

La Suisse à Berlin

L'agenda diplomatique du dirigeant ukrainien est chargé avec un déplacement en Italie pour le sommet des dirigeants du G7 jeudi puis la "Conférence sur la paix en Ukraine" qui rassemblera samedi et dimanche en Suisse plus de 90 pays et organisations, mais pas la Russie ni la Chine.

Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis et son homologue ukrainien Dmytro Kuleba ont tous les deux écrit sur X s'être rencontrés à Berlin pour discuter des derniers préparatifs. Le ministre d

Le conseiller fédéral était en effet présent mardi à Berlin pour représenter la Suisse. Alors qu'un des buts de la conférence est de discuter de la manière d’impliquer davantage le secteur privé pour stimuler la croissance en Ukraine, des entreprises suisses ont également fait le déplacement, a précisé le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué.

Concernant le reste du programme, la Direction du développement et de la coopération (DDC) présentera mercredi lors d'un panel l'expertise helvétique en matière de déminage humanitaire et les défis dans ce domaine en Ukraine. En outre, la Suisse a participé lundi en tant qu'observatrice à une réunion du comité directeur d'une plateforme de coordination des donateurs pour l'Ukraine initiée par l'UE et les pays du G7, a indiqué le DFAE.

Pas de "paix dictée"

Olaf Scholz a réaffirmé qu'il n'y aurait "pas de victoire militaire, ni de paix dictée" par Vladimir Poutine. "Promouvoir cette prise de conscience, tel est l'enjeu du sommet de la paix qui se réunira ce week-end en Suisse", a déclaré le dirigeant. La sécurité énergétique et la restauration du réseau électrique ukrainien seront également au centre des discussions en Suisse.

Volodymyr Zelensky a affirmé mardi que les bombardements russes sur les infrastructures énergétiques avaient conduit à diviser par deux la production électrique de l'Ukraine depuis l'hiver.

Selon lui, 80% de la production thermique et un tiers de la production hydroélectique ont été détruites par les frappes russes, qui ont visé ces derniers mois de nombreuses centrales ukrainiennes, après une campagne de bombardements l'année précédente qui avait déjà conduit à des coupures massives.

Conséquence des frappes russes, l'opérateur national Ukrenergo a annoncé mardi étendre le rationnement de courant à travers le pays, avec des restrictions prévues de 14h00 à 23h00.

Patriot

Plus tard dans la journée de mardi, M. Zelensky a visité un camp d'entraînement militaire à Sanitz, dans le nord de l'Allemagne, où les troupes ukrainiennes sont formées à l'utilisation des systèmes Patriot, en compagnie du ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius.

Ce dernier a promis à l'Ukraine cent missiles Patriot supplémentaires, ainsi que des fusils de tireurs d'élite, des armes anti-chars et des drones.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

"Le football a perdu", regrette Murat Yakin

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Comme ses joueurs, Murat Yakin avait de la peine à comprendre la décision de l'arbitre d'exclure Breel Embolo. (© KEYSTONE/AP/Ed Zurga)

Après la défaite de la Suisse contre l'Argentine en quart de finale du Mondial, Murat Yakin a contesté l'expulsion de Breel Embolo. L'interprétation du règlement est selon lui "incompréhensible".

Pour le sélectionneur suisse, le deuxième carton jaune reçu par l'attaquant à la 72e minute a constitué le véritable tournant du match. "Jusque-là, nous dominions notre adversaire", a déclaré Yakin en conférence de presse. "À dix contre onze, le match a évidemment changé."

Le technicien suisse n'a pas remis en cause la simulation reprochée à Embolo. Il a en revanche critiqué la ligne adoptée par l'ensemble du corps arbitral. Selon lui, plusieurs fautes argentines - "coups de coude, coups de tête, semelles" - étaient restées impunies.

"Puis l'arbitre a distribué un carton jaune pour une action qui ne méritait jamais un avertissement. Au final, c'est nous qui sommes punis pour une erreur de l'arbitre", a résumé Yakin.

La frustration de l'entraîneur était évidente. Il regrettait surtout qu'un match jusque-là très disputé ait été influencé de manière décisive par une intervention extérieure. "Aujourd'hui, c'est le football qui a perdu", a-t-il lancé.

Embolo "anéanti"

Yakin a également pris la défense d'Embolo. Selon lui, l'attaquant avait énormément subi dans les minutes précédentes et s'était sacrifié pour l'équipe. En larmes après son expulsion, il était "complètement anéanti", a raconté le sélectionneur, qui l'a brièvement revu après la rencontre.

"Breel s'est toujours mis au service de l'équipe durant tout le tournoi. Il a été sévèrement sanctionné pour une erreur. Lui faire porter la responsabilité de notre élimination serait absurde", a insisté Yakin.

Malgré cette issue douloureuse, le sélectionneur a dit éprouver "une immense fierté" après le parcours de son équipe, qualifiée pour les quarts de finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. "Aujourd'hui encore, nous avons tenu tête au champion du monde en titre jusqu'à la dernière minute et, avant l'expulsion, le momentum était clairement de notre côté."

La défaite après l'interruption du VAR n'en était que plus difficile à accepter. "Nous ne méritions pas d'être éliminés de cette manière", a conclu Murat Yakin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

France: plus d'un tiers de la population en alerte canicule

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A Paris, la tour Eiffel a avancé son heure de fermeture à 16h00 en raison de la canicule. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Plus d'un tiers des Français sont soumis dimanche au niveau maximal d'alerte en raison de la vague de chaleur qui fait craindre la propagation des incendies qui touchent le pays.

Quelque 26 millions de Français seront sous vigilance rouge, le niveau d'alerte maximal de Météo-France qui a été étendu à 37 départements de France métropolitaine, selon un calcul de l'AFP.

Le troisième épisode de chaleur intense que subit le pays en deux mois devrait persister jusqu'en milieu de semaine prochaine.

Dans ce contexte, les incendies se sont multipliés ces derniers jours, la plupart du temps "dus à une activité humaine", comme l'a rappelé le président Emmanuel Macron dans un message sur X, mettant en garde contre toute "inattention".

Plus de 25'000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année, soit près du double de 2025 sur la période, d'après la Sécurité civile.

Bals des pompiers annulés

Le tourisme et les rendez-vous festifs pâtissent de cette situation: à Paris, le préfet de police a fait annuler les très populaires bals des pompiers traditionnellement organisés dans les casernes les 13 et 14 juillet, de même que des événements sportifs prévus en plein air ou dans des lieux non climatisés.

Ces conditions extrêmes ont d'ailleurs contraint les organisateurs du Tour de France cycliste à écourter l'étape de dimanche entre Malemort et Ussel, en Corrèze, dans le Massif central, une première à cause de la chaleur.

A Paris, la tour Eiffel a avancé à 16h00 ce week-end sa fermeture, au lieu de 00h45, "en raison des fortes températures prévues", a annoncé samedi l'exploitant de l'emblématique monument, imité par les deux plus célèbres musées de la capitale, le Louvre et Orsay.

Et partout en France, de nombreuses villes ont d'ores et déjà renoncé aux feux d'artifice qui devaient être tirés pour la fête nationale.

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Remo Freuler: "Je ne sais pas ce que cet arbitre fait ici"

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La décision de M. Pinheiro d'exclure Breel Embolo (à gauche) a provoqué la colère des Suisses. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La colère dominait dans le camp suisse après la défaite en quart de finale du Mondial contre l'Argentine (3-1 ap). Remo Freuler ne comprenait la décision de l'arbitre d'exclure Breel Embolo.

Q: Remo Freuler, ce carton rouge a-t-il tout changé?

"Oui, évidemment. Quand on doit ensuite jouer 50 minutes en infériorité numérique contre l'Argentine, on peut dire que c'est déterminant. Je ne comprends pas que la VAR puisse intervenir dans une telle situation, dans un tel match."

Q: Pouvez-vous développer votre point de vue?

"C'est tout simplement un désastre. A vrai dire, je ne sais pas ce que cet arbitre fait ici. Il y a tellement de petites fautes qui ne sont pas consultées. L'arbitre regarde ces deux secondes, mais l'action dure au moins dix secondes. En première mi-temps, les Argentins se sont aussi laissé tomber sur plusieurs situations. Pourquoi n'intervient-on pas sur celles-là? Je ne comprends vraiment pas."

Q: Vous vous êtes magnifiquement bien battu. Que ce serait-il passé si vous aviez joué tout le match à 11?

"C'est pour ça que c'est encore plus dur à avaler. Quand l'adversaire est meilleur, on se dit: "D'accord, vous avez mérité votre victoire." Mais je pense qu’aujourd’hui, toute la Suisse a vu que nous avons très bien joué, avec passion, avec technique. C'est pour ça que ça fait encore plus mal d'être éliminé, après avoir réalisé un tel match."

Q: On avait l'impression qu'une place en demi-finale était à portée...

"Avant le tournoi, on avait dit qu'on voulait réussir la meilleure Coupe du monde de notre histoire. Au final, on a mérité notre place en quart de finale et on a montré qu'on aurait très bien pu atteindre les demi-finales."

Q: Est-ce que vous êtes quand même fiers de votre parcours?

"Tout de suite après le match, je pense que c’est surtout la déception qui prédomine. Et même un peu de colère, si je peux me permettre, vu la façon dont le match s'est déroulé. Avec un peu de recul, on pourra probablement porter un regard un peu différent sur cette Coupe du monde. Mais pour l'instant, on est surtout déçus."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Un cruel dénouement pour une Suisse héroïque

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Le dépit de Granit Xhaka après le 3-1 argentin (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'aventure de la Suisse à la Coupe du monde a pris fin samedi à Kansas City. Héroïque après la terrible expulsion de Breel Embolo, elle a finalement cédé face à l'Argentine en prolongations (3-1).

Les regrets de Kansas City seront sans doute encore plus grands que ceux de São Paulo. Comme en 8e de finale du Mondial il y a douze ans, la Suisse a cédé devant l'Argentine après avoir livré un formidable combat en quart de finale.

Des buts de Julian Alvarez (112e) et de Lisandro Martinez (120e+1) sont venus crucifier une équipe qui aurait vraiment pu le faire sans un fait de jeu improbable, cette expulsion d'Embolo survenue juste après l'égalisation de Dan Ndoye (67e). A ce moment-là, on croyait bien que la Suisse allait renverser l'Argentine. Mais l'Albiceleste, toujours miraculée, reste en course pour un deuxième sacre consécutif.

Bien avant ce cruel dénouement, la Suisse avait bien entamé la rencontre. Mais après seulement dix minutes, c'est bien l'Argentine qui était devant au score. Le "coupable"? Lionel Messi, dont le corner parfaitement botté est arrivé pile sur la tête d'Alexis Mac Allister. Il a manqué quelques centimètres à Djibril Sow, aligné d'entrée par Murat Yakin, pour empêcher le milieu argentin de tromper Gregor Kobel (10e).

La Suisse dominait

Toujours privée de Johan Manzambi, la troupe de Yakin a longtemps été autant inoffensive qu'en 8e de finale face à la Colombie. A la mi-temps, elle n'affichait qu'un seul tir cadré au compteur malgré une domination assez claire: une frappe de Sow à l'orée de la surface qu'Emiliano Martinez n'a eu aucun problème à capter (20e). La seule véritable alerte pour l'Albiceleste fut cette poussette de Lisandro Martinez dans le dos d'Embolo non sanctionnée d'un penalty (31e).

Tout a changé au retour des vestiaires, avec une Suisse toujours plus entreprenante, franchement dominatrice, et enfin dangereuse. Profitant des espaces laissés par les Argentins, elle a pu tester les réflexes de Martinez. D'abord avec deux têtes d'Embolo bien captées par le portier argentin (60e/65e), puis une frappe lointaine de Xhaka à ras de terre (66e).

C'est finalement de Dan Ndoye qu'est venue la lumière. Servi par Xhaka sur la gauche, le Vaudois a parfaitement combiné avec Ricardo Rodriguez. Un une-deux plus tard, il pouvait ajuster Martinez du pied droit (67e). La Suisse égalisait, et c'était mérité.

Les larmes d'Embolo

Mais alors qu'elle avait le vent dans le dos, un coup du sort est venu lui couper les ailes. L'action semble anodine: à mi-terrain, Embolo tombe après un coup de Leandro Paredes et l'Argentin est averti. Mais la simulation de l'attaquant bâlois, qui a initié son plongeon avant le contact, n'a pas échappé à la VAR, laquelle peut désormais appeler l'arbitre lorsqu'un jaune a été adressé à tort. M. Pinheiro est donc revenu sur sa décision et a sanctionné Embolo pour sa simulation. Sauf que le no 7 avait déjà été averti avant la mi-temps. Résultat: carton rouge.

Dévasté, Embolo devait quitter la pelouse en larmes, consolé par ses coéquipiers. Le carton rouge était d'autant plus terrible qu'Amdouni était en train d'enlever sa chasuble, sans doute pour le suppléer. Mais le changement n'est pas arrivé, et la Suisse allait finir à 10.

Elle a malgré tout réussi à tenir 30 minutes pour arracher les prolongations, regroupée en 5-3-1, alors que les Argentins ont eu deux grosses occasions: un tir de Messi du pied droit venu frôler le poteau de Kobel (90e+2) et un autre de Lisandro Martinez bien capté par le gardien suisse (90e+9).

Alvarez libère le stade

Héroïque, la Suisse a encore tenu 25 minutes, avant de finir par craquer. Il a toutefois fallu un but magnifique de Julian Alvarez pour battre un Kobel qui avait retardé l'échéance jusque-là. Alvarez a envoyé le ballon dans la lucarne suisse pour faire rugir les dizaines de milliers de supporters argentins. Et briser le rêve de toute la Suisse. Martinez a ajouté le troisième sur une contre-attaque finale.

Le bilan n'en reste pas moins positif pour cette équipe de Suisse qui a atteint l'objectif qu'elle s'était fixé: réaliser la meilleure Coupe du monde de son histoire. Atteindre les quarts de finale en gagnant deux matches à élimination directe, c'était bel et bien du jamais vu. La prochaine étape, pas moins ardue, sera de conserver sa place dans le top 8 mondial.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Toronto: au moins deux morts et des blessés dans un échange de tirs

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Les tirs ont éclaté dans un festival de salsa à Toronto. (© KEYSTONE/AP/Keito Newman)

Deux personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées après un échange de tirs samedi lors d'un festival de salsa rassemblant des milliers de personnes à Toronto, au Canada. Les deux morts seraient les protagonistes d'un règlement de comptes.

"Deux hommes ont été déclarés morts" et "quatre autres individus ont été transportés vers des hôpitaux avec des blessures graves", a déclaré le chef adjoint de la police de la ville.

Selon les premiers éléments rassemblés par les enquêteurs, "il y a eu un échange de tirs entre deux individus et deux armes à feu ont été retrouvées sur les lieux", a-t-il ajouté, en soulignant le "danger" que ce règlement de comptes présumé aurait pu représenter pour les plus de 13'000 participants à ce festival de musique latine.

La police avait évoqué initialement un "tireur actif", mais "cela ne semble pas être le cas", a assuré le policier. Interrogé sur le ou les suspects recherchés, le chef adjoint de la police de la ville n'a "pas exclu" qu'il y ait pu avoir plus de personnes impliquées dans les tirs que les deux personnes évoquées.

"Aucune arrestation n'a eu lieu jusqu'ici", a-t-il encore dit.

Premier ministre "horrifié"

Le premier ministre canadien Mark Carney s'est déclaré, sur le réseau social X "horrifié par la fusillade qui a entraîné la mort de deux personnes au Salsa on St. Clair Festival à Toronto".

"Mes prières vont aux familles qui pleurent leurs proches" et "mes remerciements aux officiers de police et aux premiers intervenants dont le courage et l'action rapide ont permis d'éviter une plus grande tragédie", a-t-il ajouté.

Présente sur les lieux, la maire de Toronto, Olivia Chow, s'est dit "profondément bouleversée et en colère face à cet acte de violence irresponsable, en plein milieu d'un festival fréquenté par des familles, des enfants et des personnes âgées".

Interrogé par l'AFP, Jason Ferda, qui participait au festival, a indiqué avoir cru initialement qu'il s'agissait de "feux d'artifice". "J'ai eu peur. Je suis parti", a-t-il confié.

Une autre témoin a décrit à la chaîne de télévision CTV des scènes de panique. "Soudainement, tout le monde s'est mis à courir vers la scène [du festival], se demandant ce qui se passait et la police est arrivée, a coupé la musique". "Tout est arrivé tellement vite", a-t-elle dit.

Doug Ford, le dirigeant de la province de l'Ontario, dont Toronto est la capitale, s'est dit sur X "dévasté par la violence insensée" qui "a pris deux vies et blessé d'autres personnes". "Mes pensées vont aux victimes, leurs familles et toutes les personnes affectées", a-t-il ajouté.

Le Canada est peu habitué aux violences par armes à feu, contrairement à son voisin américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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