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Européennes: l'extrême droite renforcée, séisme politique en France

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Dimanche noir aux Européennes pour les dirigeants des deux premières puissances de l'UE, le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Les élections européennes, marquées par une poussée de l'extrême droite dans nombre de pays, ont provoqué un séisme politique en France, sans pour autant bouleverser les équilibres politiques à Bruxelles.

Les premières estimations ont confirmé une nette progression des droites nationalistes et radicales, et un revers cuisant pour les dirigeants des deux premières puissances de l'UE, le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron, qui a annoncé une dissolution de l'Assemblée française.

Ce scrutin, où plus de 360 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner 720 eurodéputés, s'est déroulé depuis jeudi dans un climat alourdi par une conjoncture économique morose et la guerre en Ukraine, au moment où l'UE affronte des défis stratégiques face à la Chine et aux Etats-Unis.

31 députés RN

En France, le Rassemblement national mené par Jordan Bardella a dominé le scrutin avec plus de 31,5% des voix, loin devant le parti Renaissance du président Macron (15,2%), selon des estimations des instituts de sondage. Le RN engrangerait ainsi 31 des 81 eurodéputés français.

Outre-Rhin, en dépit des derniers scandales qui ont éclaboussé sa tête de liste, l'extrême droite allemande AfD est créditée en seconde place, avec 16,5-16% des voix, derrière les conservateurs CDU-CSU (29,5-30%), mais loin devant les partis de la coalition au pouvoir, sociaux-démocrates (14%) et Verts (12%).

En Autriche, le FPÖ s'impose en tête du scrutin (27%), et les Néerlandais, premiers à voter jeudi, ont nettement renforcé le parti d'extrême droite de Geert Wilders.

En Pologne, le parti centriste pro-européen du Premier ministre polonais Donald Tusk, est arrivé devant le parti nationaliste populiste Droit et Justice (PiS), mais celui-ci conserve un score élevé et l'extrême droite de Konfederacja, très eurosceptique, n'enverra pas moins de 6 eurodéputés à Strasbourg.

Pour autant, l'extrême droite reste divisée au Parlement européen en deux groupes (ID et ECR) dont la rapprochement reste très incertain en raison de leurs importantes divergences en particulier sur la Russie.

Pas additionnables

"Les voix d'extrême droite et de droite souverainiste ne sont pas additionnables, ceci va limiter leur poids direct dans la législature", explique à l'AFP Sébastien Maillard, de l'Institut Jacques Delors.

"Mais la vague brune, éclatante en France notamment, va inévitablement imprégner le climat politique dans laquelle agira la Commission et la majorité devra en tenir compte", ajoute-t-il. "A défaut de peser directement, l'extrême-droite pourra influer insidieusement", prévient-il.

Alors que les eurodéputés adoptent les législations de concert avec les Etats membres, les droites radicales pourraient se faire entendre sur des dossiers cruciaux : défense contre une Russie expansionniste, politique agricole, migrations, objectif climatique 2040, poursuite des mesures environnementales auxquelles elles sont farouchement hostiles..

La "grande coalition" centriste de la droite (PPE), des sociaux-démocrates (S&D) et des libéraux (Renew), au sein de laquelle se forgent traditionnellement les compromis au Parlement européen, devrait conserver la majorité.

Selon des projections publiées dimanche par l'institution elle-même, le PPE décrocherait 181 sièges, les S&D 135 et Renew Europe 82, soit 398 sièges sur un total de 720. Les Verts chuteraient eux à 53 sièges (contre plus de 70 actuellement).

"Le PPE est le groupe politique le plus puissant (...) Et c'est important, nous construirons un rempart contre les extrêmes de gauche et de droite, nous les arrêterons", a néanmoins assuré dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, issue du PPE, et candidate à sa reconduction.

Elle devra obtenir l'aval des dirigeants des Vingt-Sept puis un vote favorable des eurodéputés - qui en 2019 ne lui avaient accordé sa confiance qu'à une très courte majorité (neuf voix).

"Prêts à négocier"

Mme von der Leyen avait courtisé la cheffe de gouvernement italienne Giorgia Meloni et son parti post-fasciste Fratelli d'Italia (FDI), en qui en elle une partenaire fréquentable, pro-européenne et pro-Ukraine - au grand dam des alliés libéraux et socialistes du PPE, mais aussi des Verts.

"Soutiendrons-nous Ursula von der Leyen? C'est trop tôt pour le dire. Très clairement, nous sommes prêts à négocier", mais à condition d'exclure tout rapprochement à Mme Meloni, a soutenu le chef de file écologiste pour les européennes, Bas Eickhout.

Il fait de l'approfondissement du Pacte vert "un élément très important" du futur programme de la Commission, alors même que le PPE s'y montre extrêmement réticent.

Mme Meloni, qui s'est présentée comme tête de liste à cette élection, a réaffirmé de son côté vouloir "défendre les frontières contre l'immigration illégale, protéger l'économie réelle, lutter contre la concurrence déloyale".

Giorgia Meloni soutient par ailleurs fortement l'aide à l'Ukraine - à l'inverse du Premier ministre hongrois Viktor Orban : très critique de Bruxelles, le dirigeant nationaliste multiplie par ailleurs les attaques contre l'Otan, l'accusant d'entraîner les pays de l'Alliance dans une "conflagration mondiale".

Les divisions de l'extrême droite sur l'attitude à adopter face à Moscou pourraient compliquer les négociations dans l'UE à l'heure où les Vingt-Sept cherchent à renforcer leur industrie de défense tout en peinant à dégager les fonds nécessaires.

"L'enjeu est de taille", avait souligné dimanche la Première ministre danoise Mette Frederiksen, deux jours après avoir été agressée à Copenhague, citant "la sûreté et la sécurité avec la guerre en Europe", "le changement climatique", "la pression sur les frontières de l'Europe", et l'impact des "géants de la technologie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le directeur de la CIA à Moscou: contacts "entre services secrets"

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La récente visite du directeur de la CIA Ratcliffe à Moscou a suscité de nombreuses questions (archives). (© KEYSTONE/AP/MATT ROURKE)

Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu mardi à Moscou pour échanger "entre services secrets". Il n'a pas rencontré le président Vladimir Poutine, a affirmé mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Il y a eu des contacts entre les services secrets, mais aucune rencontre avec le président russe n'a eu lieu", a déclaré M. Peskov aux journalistes, qualifiant ces contacts de "positifs" tout en refusant d'évoquer les dossiers sur lesquels les discussions ont porté.

M. Peskov a jugé qu'"il est encore trop tôt pour dire dans quelle mesure cela aura une incidence sur le processus visant à sortir les relations (russo-américaines) de la crise". Aucun autre contact futur n'est prévu pour l'heure, a-t-il affirmé.

Washington n'a pas communiqué à ce stade sur cette visite de John Ratcliffe à Moscou, la première connue depuis sa prise de fonction en 2025. Un avion militaire américain avait décollé mardi matin de la capitale lettone Riga pour rejoindre la capitale russe, avant de faire le trajet inverse dans la soirée, selon les données du site de suivi des vols Flightradar24.

Le dernier voyage connu d'un directeur de la CIA en Russie remontait à novembre 2021, avant le début de la guerre en Ukraine en février 2022. William Burns, qui occupait alors ces fonctions, avait alors rencontré des membres du gouvernement russe dans un contexte international déjà tendu, dans le cadre d'un dialogue stratégique entre Moscou et Washington qui n'avait pas abouti.

Selon la chaîne de télévision américaine CNN, M. Burns avait été dépêché à Moscou pour "mettre en garde" la Russie contre le renforcement de ses troupes près de la frontière ukrainienne, à quelques mois du début de l'offensive militaire russe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Netanyahu: aucun accord n'est possible avec "ces sauvages" en Iran

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Pour Benjamin Netanyahu, "aucun accord ne peut être conclu" avec l'Iran (archives). (© KEYSTONE/AP/Jacquelyn Martin)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'aucun accord diplomatique n'était possible avec les dirigeants iraniens, qu'il a qualifiés de "sauvages". Il a salué la nouvelle campagne de pression économique du président américain Donald Trump.

Evoquant une récente rencontre avec M. Trump, M. Netanyahu a indiqué mardi soir, au cours d'un événement, que les deux hommes avaient parlé des négociations avec l'Iran. Il a raconté avoir dit au président américain : "Je doute qu'avec cette bande là-bas, avec ces sauvages, on puisse parvenir à un accord. Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu".

Virulent critique de l'accord international sur le nucléaire iranien en 2015, dont les Etats-Unis s'étaient retirés trois ans plus tard, M. Netanyahu a exprimé de longue date son scepticisme quant à la possibilité de parvenir à un accord avec la République islamique par la voie diplomatique.

Il a cependant veillé à ne pas critiquer trop ouvertement M. Trump lorsque celui-ci a cherché une sortie négociée au conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l'Iran. Et il n'a pas eu d'autre choix que d'accepter un cessez-le-feu imposé par les Etats-Unis en avril.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi un "D-day économique", visant à mettre à genoux l'économie iranienne, déjà placée depuis de longues années sous sanctions.

M. Netanyahu a apporté publiquement mardi son soutien à cette campagne de pression économique. M. Trump a choisi de cibler l'Iran, mais aussi de "resserrer le blocus contre ceux qui aident ce régime, cette terrible dictature", s'est-il félicité.

Le dirigeant israélien a plaidé pendant des années pour une attaque américaine contre l'Iran, qui soutient des groupes armés comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, auteur de l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La championne olympique Alysa Liu fait une pause

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Alysa Liu s'accorde une année sabbatique (© KEYSTONE/AP/YUKI IWAMURA)

La championne olympique 2026 Alysa Liu s'accorde une année sabbatique sans compétition. L'Américaine de 21 ans l'a annoncé dans un post sur Instagram.

"Alors que d’autres dévoilent leurs programmes, je souhaite profiter de cette occasion pour annoncer que je ne participerai à aucune compétition cette saison", a écrit Alysa Liu, qui a toutefois assuré qu'elle reviendrait sur la glace par la suite. "Ne vous inquiétez pas: je reviendrai", écrit l'Américaine, qui va prendre le temps de "se recentrer, de travailler les détails et tout ce qui va avec."

Lors des Jeux olympiques de Milan/Cortina en février, Alysa Liu a remporté l’or aussi bien par équipe qu'en individuel. En 2022, à l'âge de 16 ans, elle avait mis fin à sa carrière de manière tout à fait inattendue. Elle a fait son retour pour la saison 2024/2025 et est immédiatement devenue championne du monde.

"Je souhaite sans cesse me lancer de nouveaux défis afin que mon expressivité et mon patinage puissent continuer à évoluer. Il est important pour moi que mon sport reflète mon épanouissement personnel", souligne-t-elle encore.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Après plusieurs revers, Trump conforté dans deux primaires

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La candidature de Darline Graham en Caroline du Sud a provoqué des divisions au sein du Parti républicain dans cet Etat du sud-est. Nombreux sont ceux qui s'indignent qu'elle ait hérité du siège de son frère sans disposer d'expérience politique. (© KEYSTONE/AP/Meg Kinnard)

Donald Trump a obtenu un répit mardi à l'approche des élections de mi-mandat avec la victoire de deux de ses protégés aux primaires de Caroline du Sud et d'Oklahoma. Ces succès interrompent une série de défaites d'autres candidats soutenus par le président américain.

En Caroline du Sud, la sénatrice sortante Darline Graham, qui avait remplacé son frère Lindsey décédé en juillet, a remporté l'investiture républicaine pour le renouvellement de son siège face au député ultraconservateur Ralph Norman, selon CNN, CBS et NBC. En Oklahoma, un autre favori du président, Mike Mazzei, a battu sur le fil son adversaire dans la primaire pour le poste de gouverneur.

Ces victoires apportent une bouffée d'air au président, dont la mainmise sur le parti est ébranlée par une cote d'opinion en berne et des sondages prédisant une défaite républicaine aux élections de début novembre.

"Pas mon truc"

Donald Trump n'avait pas ménagé son soutien à Darline Graham, à qui il était venu en personne apporter son appui lors d'un déplacement en Caroline du Sud la semaine dernière. Mardi, il a encore salué "une personne spectaculaire et une véritable patriote américaine".

Avec elle, Donald Trump espère pouvoir compter sur une alliée fidèle au Sénat, où certains élus de son camp lui ont récemment donné du fil à retordre et pour lequel plusieurs candidats ont déjà été investis sans son soutien.

La candidature de Darline Graham, qui a longtemps travaillé sur les questions du handicap en Caroline du Sud, a provoqué des divisions au sein du Parti républicain dans cet Etat du sud-est. Nombreux sont ceux qui s'indignent qu'elle ait hérité du siège de son frère sans disposer d'expérience politique.

Cette lacune a été mise en exergue la semaine dernière lors d'un débat télévisé où Mme Graham a perdu ses moyens face à une question sur Taïwan. "La sécurité nationale, ce n'est pas mon truc", a-t-elle tenté de justifier. Elle était opposée au député ultraconservateur Ralph Norman, lui aussi trumpiste mais dépourvu du soutien présidentiel.

"Faux républicain"

Le scrutin dans l'Oklahoma mettait lui aussi à l'épreuve l'influence de Donald Trump sur les primaires. Mike Mazzei, ancien élu local et riche financier, a finalement devancé de moins d'un point (50,3% contre 49,7%) Gentner Drummond, actuel procureur général de cet Etat du sud que le président avait qualifié de "faux républicain".

Les deux candidats s'opposaient notamment sur un projet gigantesque de raffinerie d'aluminium, porté par les Emirats arabes unis et que Donald Trump soutient mais qui fait face à une forte opposition locale, selon le journal Oklahoma Voice.

Dix défaites

Les victoires de Darline Graham et Mike Mazzei offrent une éclaircie au président républicain, qui a vu récemment dix de ses candidats balayés, dont six durant le seul mois d'août, selon un décompte de CNN.

Parmi les échecs les plus cuisants figure celui enregistré au début du mois dans le Michigan par Amir Hassan, face à un candidat qui avait mis fin auparavant à sa campagne, Tom Smith.

Ces dix défaites, c'est autant qu'en 2018, 2020 et 2024 mis ensemble, a souligné CNN. En 2022, douze candidats soutenus par celui qui était alors ex-président avaient perdu aux primaires.

Face à ces résultats, Donald Trump a défendu dimanche son bilan, assurant sur son réseau Truth Social qu'un soutien de sa part était "toujours aussi puissant". Ceux qui ont perdu, "il était quasiment impossible pour eux de gagner, mais je me suis senti dans l'obligation de les soutenir", selon le président.

Même s'ils n'ont pas toujours été adoubés, les vainqueurs sont toutefois tous trumpistes, illustrant le poids encore imposant du milliardaire au sein des républicains.

Ainsi, il reste encore presque impossible pour un candidat qui s'oppose à Donald Trump de gagner sa primaire, comme en a fait l'expérience le député Thomas Massie, fervent partisan de la publication du dossier Epstein, qui a perdu l'investiture dans le Kentucky en mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

SpaceX veut construire une gigantesque base spatiale en Louisiane

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SpaceX veut construire une vaste base spatiale en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis, pour au moins 100 milliards de dollars. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL GONZALEZ)

L'entreprise spatiale d'Elon Musk SpaceX a annoncé mardi vouloir construire une vaste base spatiale en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis, pour au moins 100 milliards de dollars (80,3 milliards de francs).

Elle sera destinée à accueillir chaque année "des milliers de vols" de Starship, la mégafusée qu'elle développe actuellement au Texas pour mener des voyages vers la Lune et Mars ou encore envoyer des datacenters dans l'espace, a-t-elle détaillé.

"Aujourd'hui marque un tournant décisif pour la Louisiane", a salué le gouverneur républicain Jeff Landry de l'Etat dans un communiqué.

Situé en bordure du Golfe du Mexique, rebaptisé "Golfe de l'Amérique" par l'administration Trump, le terrain choisi est plus de deux fois et demie plus grand que la capitale américaine Washington.

La base spatiale qui y sera installée doit compter "à terme plus d'une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d'effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète!", a assuré Elon Musk sur son réseau social X.

La construction devrait débuter l'an prochain, avec un premier lancement de Starship prévu sur le site en 2029.

L'entreprise spatiale de l'homme le plus riche au monde, entrée en Bourse cette année, est néanmoins connue pour ses promesses exagérées et ses échéances très optimistes souvent repoussées.

"Candidat idéal"

L'entreprise lance aujourd'hui ses fusées depuis la Floride, le Texas, et la Californie, mais seule la base texane dite Starbase sert aujourd'hui à Starship.

Cette mégafusée est la plus grande et la plus puissante jamais développée et SpaceX ambitionne de la rendre entièrement réutilisable.

Pour mener à bien ce projet ainsi que la cadence très élevée de vol sur laquelle elle table, elle travaille à construire de nouveaux pas de tirs, mais cherche aussi depuis plusieurs années à trouver d'autres potentiels sites de lancement.

"Il existe en fait peu d'endroits sur Terre où nous pouvons être en capacité de lancer Starship, de manière entièrement réutilisable et à un rythme soutenu (...) et la Louisiane s'avère être le candidat idéal", a expliqué Sheila McCorkle, une responsable des affaires juridiques et réglementaires chez SpaceX dans une vidéo.

Faite en partenariat avec les autorités locales, l'annonce comprend l'engagement de SpaceX "à investir au moins 100 milliards de dollars et à créer plus de 3.000 nouveaux emplois" dans l'Etat, le deuxième le plus pauvre des Etats-Unis, et à mener un projet de "restauration historique du littoral" pour lutter contre son érosion.

La vaste base spatiale imaginée disposera "d'installations de production de propergol, de production d'électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d'installations de préparation des véhicules et d'un aéroport", a détaillé SpaceX sur son site.

Soit un site bien plus grand et ambitieux que celui déjà imposant construit par l'entreprise au cours de cette dernière décennie au Texas.

Ce nouveau projet devrait faire comme celui texan à une levée de boucliers d'organisations de défense de l'environnement, les deux bases étant situées à proximité de zones naturelles protégées.

L'administration Trump a néanmoins annoncé fin juillet vouloir lever les freins environnementaux à l'industrie spatiale, afin d'accélérer la cadence des lancements spatiaux et rivaliser avec la Chine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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