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International

Le décollage du vaisseau Starliner de Boeing reporté

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Une nouvelle tentative de décollage peut théoriquement avoir lieu mardi, ainsi que vendredi et samedi, mais aucune nouvelle date n'a été annoncée pour l'heure. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Encore un contretemps pour le premier vol avec équipage du vaisseau Starliner de Boeing: son décollage vers la Station spatiale internationale, qui souffre déjà de plusieurs années de retard, a été annulé lundi seulement deux heures avant le moment prévu du lancement.

Une anomalie a été identifiée sur une valve de la fusée Atlas V qui doit propulser la capsule Starliner en orbite, a annoncé le constructeur du lanceur, le groupe United Launch Alliance (ULA).

Une nouvelle tentative de décollage peut théoriquement avoir lieu dès mardi soir, ainsi que vendredi, samedi ou en milieu de semaine prochaine, mais la nouvelle date dépendra de l'analyse réalisée par les équipes de ULA, coentreprise réunissant Boeing et Lockheed Martin.

S'il s'avère que la valve doit être remplacée, l'opération prendrait "plusieurs jours", a déclaré lors d'une conférence de presse Tory Bruno, le patron de ULA. Il a assuré que ses équipes allaient travailler "toute la nuit" et devraient pouvoir livrer leur analyse mardi matin. "L'équipage n'a jamais été en danger", a-t-il assuré. Les astronautes américains Butch Wilmore et Suni Williams devaient décoller dans la soirée lundi de Cap Canaveral, en Floride.

Les préparatifs s'étaient d'abord passés sans problème: la fusée avait été remplie de carburant, la météo était idéale et les astronautes étaient installés dans leur siège. Ils devront finalement encore patienter. Boeing joue gros sur cette ultime mission test, qui doit permettre à son vaisseau de rejoindre le club très privé des véhicules spatiaux ayant transporté des êtres humains.

Le géant de l'industrie aérospatiale doit démontrer que sa capsule est sûre avant de commencer les missions régulières vers la Station spatiale (ISS) - avec quatre ans de retard sur SpaceX.

Pour la Nasa, qui a commandé ce véhicule il y a dix ans, l'enjeu aussi est grand: avoir un deuxième véhicule en plus de celui de SpaceX pour transporter les astronautes américains devra permettre de mieux répondre à "différents scénarios" d'urgence, par exemple en cas de problème sur l'un des vaisseaux, a souligné Dana Weigel, chargée du programme de l'ISS.

Série de déboires

La réussite de cette mission serait par ailleurs plus que bienvenue pour Boeing, dans la tourmente pour des problèmes de sécurité sur ses avions, et dont le programme de développement de Starliner s'est transformé en saga marquée par les mauvaises surprises et les reports successifs.

En 2019, lors d'un premier test sans équipage, la capsule n'avait pas pu être placée sur la bonne trajectoire et était revenue sans atteindre l'ISS. Puis en 2021, alors que la fusée se trouvait sur le pas de tir pour retenter le vol, un problème de valves bloquées, cette fois sur la capsule, avait encore entraîné un report.

Le vaisseau vide avait finalement réussi à atteindre l'ISS en mai 2022. Boeing avait ensuite espéré pouvoir réaliser son premier vol habité la même année. Mais des problèmes découverts tardivement, notamment sur les parachutes freinant la capsule lors de son retour dans l'atmosphère, ont de nouveau engendré des retards.

"Il y a eu un certain nombre de choses qui ont été des surprises, que nous avons dû surmonter", a reconnu Mark Nappi, responsable chez Boeing. Mais "cela a rendu nos équipes très fortes", a-t-il affirmé. "Il est assez classique que le développement d'un véhicule spatial pour humains prenne dix ans", a-t-il ajouté.

Battu par SpaceX

Seule une poignée de vaisseaux américains ont transporté des astronautes par le passé. La capsule Dragon de SpaceX a rejoint cette liste en 2020, succédant aux mythiques programmes Mercury, Gemini, Apollo et des navettes spatiales.

Après l'arrêt de ces dernières en 2011, les astronautes de la Nasa ont dû voyager à bord des vaisseaux russes Soyouz. C'est pour mettre fin à cette dépendance qu'en 2014, l'agence spatiale américaine a passé un contrat de 4,2 milliards avec Boeing et de 2,6 milliards avec SpaceX pour le développement de nouveaux vaisseaux.

Malgré cette différence de financements, "SpaceX a fini quatre ans avant" son concurrent, n'a pas manqué de rappeler lundi Elon Musk, le patron de SpaceX. "Beaucoup trop de responsables ne sont pas des techniciens chez Boeing", a-t-il taclé.

Une fois Starliner opérationnel, la Nasa souhaite alterner entre les vols de SpaceX et Boeing pour acheminer ses astronautes jusqu'à l'ISS. Après la mise à la retraite de l'ISS en 2030, les deux vaisseaux pourraient servir à acheminer des humains vers de futures stations spatiales privées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Economie

Accord levant les restrictions entre Gibraltar et l'Espagne

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Des milliers de travailleurs espagnols et britanniques vont voir leur vie quotidienne simplifiée avec l'entrée en vigueur mercredi d'un traité de libre circulation à Gibraltar (archives). (© KEYSTONE/EPA/A. CARRASCO RAGEL)

Un accord levant les restrictions de circulation entre l'enclave britannique de Gibraltar et l'Espagne a été signé mardi à Bruxelles sous l'égide de la Commission européenne, six ans après que le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE.

Des milliers de travailleurs espagnols et britanniques vont voir leur vie quotidienne simplifiée avec l'entrée en vigueur mercredi d'un traité de libre circulation.

Au siège de l'exécutif européen à Bruxelles, l'accord a été paraphé par le commissaire européen Maros Sefcovic et le ministre britannique chargé de l'Europe Stephen Doughty, en présence notamment du chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

JPMorgan Chase surpasse les attentes au second trimestre

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La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé des résultats pour le deuxième trimestre ayant largement dépassé les attentes. (archive) (© KEYSTONE/DPA/JULIAN DEGLER)

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé mardi des résultats pour le deuxième trimestre ayant largement dépassé les attentes, marqués par des records "dans toutes les branches", en particulier la banque d'affaires et les activités de marché.

"Ces résultats sont le produit d'un environnement particulièrement favorable avec un niveau élevé d'activité sur les marchés", a notamment expliqué Jamie Dimon, PDG du groupe, cité dans un communiqué, signalant que la banque d'affaires et d'investissement (+27%) avait eu des "performances bien supérieures à nos prévisions".

Les commissions perçues dans la seule banque d'investissements ont bondi de 30%, pour atteindre un record depuis 2021.

Le trimestre a notamment vu la plus importante introduction en Bourse de l'histoire planétaire - SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars le 12 juin -, pour laquelle JPMorgan a joué un rôle de premier plan.

Les produits de marché (+35%) ont profité d'une activité élevée de la part de la clientèle, d'une bonne performance du courtage et d'une demande pérenne dans les émissions d'actions, a expliqué la banque.

Elle a également engrangé un gain net exceptionnel de 4,6 milliards, lié à la vente d'actions de l'émetteur de cartes de crédit Visa.

Entre avril et juin, l'établissement a réalisé un chiffre d'affaires de 57,35 milliards (+28% sur un an) et un bénéfice net de 21,55 milliards (+41%).

Le consensus des analystes de Factset attendait respectivement 51,09 et 16,16 milliards.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels - variable privilégiée par les marchés -, le bénéfice net ressort à 6,14 dollars contre 4,98 dollars un an plus tôt. Les analystes avaient anticipé 5,49 dollars.

"Les performances ont été solides à travers l'ensemble du groupe et le chiffre d'affaires a battu des records dans toutes les branches", a souligné M. Dimon.

A noter dans la gestion de fortune un record de près de 44'000 primo-investisseurs.

Les actifs sous gestion ont bénéficié de l'environnement favorable avec un flux net de 50 milliards de dollars sur le trimestre, permettant à la banque de dépasser le seuil de 5.000 milliards de dollars au total.

Concernant le contexte général, M. Dimon a relevé que l'économie américaine "faisait preuve d'une résilience notable cette année, avec des investissements d'entreprises et des recrutements supérieurs".

"Cette force est soutenue par plusieurs facteurs positifs, y compris le capital-investissement stimulé par l'intelligence artificielle, des incitations fiscales et l'avantage d'une réglementation plus efficace", a poursuivi celui qui est considéré comme l'un des dirigeants les plus influents au monde.

Il a néanmoins prévenu de "plusieurs risques évoluant sous la surface tels des plaques tectoniques", faisant référence "aux tensions géopolitiques et aux guerres, à une inflation tenace, aux importants déficits budgétaires dans le monde et au niveau élevé des prix des actifs".

"Nous ne pouvons prédire leur évolution (...) mais elles pourraient provoquer des perturbations importantes si elles devaient bouger ou se percuter", a-t-il poursuivi dans sa métaphore géologique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur à la Mostra de Venise

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L'actrice américaine Ellen Burstyn sera distinguée pour l'ensemble de sa carrière lors de la Mostra de Venise (archives). (© KEYSTONE/AP Invision/CHARLES SYKES)

L'actrice Ellen Burstyn recevra un Lion d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière lors de la 83e Mostra de Venise (2-12 septembre), ont annoncé mardi les organisateurs du festival. Elle est une figure majeure du cinéma américain avec plus de 150 films.

La comédienne de 93 ans, oscarisée en 1975, a "marqué plus de cinquante ans de cinéma américain", a souligné dans un communiqué le directeur de la Mostra, Alberto Barbera. "Interprète d'une rare intensité et d'une grande justesse", elle a "insufflé profondeur et complexité à des personnages féminins inoubliables, capables d'incarner les contradictions et les transformations des femmes contemporaines", a-t-il salué.

Révélée dans "La Dernière séance" de Peter Bogdanovich, portrait crépusculaire de l'Amérique provinciale, et consacrée par le succès mondial de "L'Exorciste" de William Friedkin (1973), Ellen Burstyn a obtenu l'Oscar de la meilleure actrice en 1975 pour son rôle de mère célibataire en quête d'indépendance dans "Alice n'est plus ici" de Martin Scorsese.

Elle a ensuite travaillé avec plusieurs grands cinéastes, dont Alain Resnais ("Providence"), Darren Aronofsky ("Requiem for a dream") et Christopher Nolan ("Interstellar"). "Je me sens tellement honorée, tellement heureuse, tellement pleine de gratitude", a réagi l'actrice, se réjouissant de pouvoir revenir dans "l'une de (ses) villes préférées au monde".

Le prestigieux festival vénitien a déjà annoncé qu'un autre Lion d'or d'honneur serait remis cette année à l'acteur et réalisateur américain George Clooney, grand habitué de la lagune.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Davantage d'Américains soutiennent les réfugiés sous Trump

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Le président américain Donald Trump a politisé la question des réfugiés mais les Américains soutiennent davantage ces personnes. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Davantage d'Américains soutiennent le principe de réfugiés pour les personnes qui fuient les conflits, malgré le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Ils sont toujours plus importants en proportion par rapport à la moyenne de 29 pays sondés.

Au total, 72% des Américains interrogés estiment que des personnes persécutées doivent pouvoir demander l'asile dans leur pays, comme l'année dernière, selon un sondage publié mardi par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) à Genève. Ils n'étaient que 70% en 2024, alors que Joe Biden était encore président.

La Suisse ne figure elle pas cette année parmi les pays consultés, contrairement à il y a deux ans où ils étaient plus de 50. En raison des coupes budgétaires, le HCR a dû revenir dès l'année dernière aux 29 Etats habituellement interrogés.

En 2024, près de 70% des Suisses voyaient positivement le principe de réfugiés. Un peu plus que la moyenne qui reste stable à deux tiers des sondés après un pic en 2022 en raison du début de la guerre en Ukraine.

Cette année, les Américains sont parmi les dix populations les plus favorables aux réfugiés. De même, ils sont 46% à considérer que les ressortissants étrangers qui arrivent dans leur pays ne sont pas réellement des réfugiés et viennent pour des raisons économiques, la part la moins élevée des 29 pays.

Conditions strictes d'usage des fonds

Ce chiffre est également en recul après s'être établi à 58% en 2024. En moyenne sur l'ensemble des pays, celle-ci atteint 61%. La volonté de fermer les frontières est soutenue par 49%, stable. Et seuls 39% estiment que les réfugiés contribuent positivement à leur pays.

Malgré une politisation de la question des réfugiés, le soutien des populations reste "solide", selon le HCR. "Le nombre de places de réinstallations vers des pays tiers est en recul", "la désinformation augmente" et les coupes dans l'aide internationale affectent ces personnes, a dit à la presse une responsable de l'agence onusienne.

Le HCR, qui a été contraint de couper des milliers de postes, ne s'attend à recevoir que 3 milliards de dollars cette année. Et la part des fonds donnés avec des conditions strictes d'utilisation est passée de 29 à 54% en deux ans, a dit la responsable.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le Slip français fait ses débuts à la Bourse de Paris

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Le Slip Français avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises. (archives) (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

La marque de sous-vêtements Le Slip français, chantre du made in France, a levé mardi 5 millions d'euros pour son premier jour de cotation à la Bourse de Paris, une opération singulière dans une industrie textile chamboulée par les plateformes asiatiques.

Le prix de son action, initialement fixé à 14,80 euros, a nettement grimpé dans les premiers échanges, atteignant un maximum de 15,90 euros, avant de perdre son élan. Vers 10H30, elle restait stable par rapport au prix introduction en Bourse.

La société avait annoncé fin juin son projet de cotation à la Bourse de Paris, sur le segment Euronext Growth, dédié aux petites et moyenne entreprises. Elle disait espérer "embarquer" ses concitoyens pour "réinventer avec panache l'industrie textile".

Cette cotation lui permet de lever au total "13 millions", auprès de "7250 actionnaires particuliers", avait-elle annoncé jeudi dernier, se félicitant d'une opération "sursouscrite à hauteur de 1,15 fois", c'est-à-dire avec plus de demande que d'offre.

Mais dans cette somme, seulement "5 millions" viennent augmenter le capital de l'entreprise. Le reste est en effet composé de titres vendus par des actionnaires historiques, à hauteur de 8 millions, selon la société.

Concurrence de Shein et Temu

Malgré une communication bien huilée - Le Slip français a délibérément choisi la date emblématique du 14 juillet pour se lancer -, l'opération n'en reste pas moins modeste, sous la moyenne de 29 millions d'euros des introductions en Bourse sur Euronext Growth.

A l'heure où les plateformes asiatiques comme Shein et Temu sont accusées de concurrence déloyale avec leurs produits à très bas coûts, la marque dit vouloir "montrer par l'exemple que le made in France est performant et compétitif", selon les mots de Guillaume Gibault, son patron, cité dans un communiqué.

Cette levée de fonds permettra "d'accélérer notre stratégie de développement", en "renforçant notre marque sur son marché historique", "d'accroître nos capacités de production" et "déployer notre offre de fabrication (...) pour des marques tierces", a-t-il énuméré.

Fondée en 2011, la PME a enregistré l'an dernier un bénéfice net de 0,7 million d'euros et un chiffre d'affaires de 21,1 millions d'euros, forte d'un virage stratégique opéré en 2023, après des années post-Covid difficiles.

Elle a fermé ses boutiques - elle n'en compte plus que deux sur une vingtaine - et réduit le prix moyen de ses produits, de 40 euros à 20 euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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