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Environnement

Le chiffre d’affaires du bio continue de croître

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Les consommateurs suisses ont souvent acheté des produits bio en 2023, malgré une humeur de consommation morose (inflation, hausse des prix), relève Bio Suisse. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le chiffre d’affaires des produits bio a continué de croître en Suisse en 2023. Il s’élève désormais à 4,075 milliards de francs, pour une part de marché de 11,6%, contre 11,2% en 2022. A la fin de l’année dernière, 7362 fermes étaient certifiées Bourgeon.

Les consommateurs suisses ont souvent acheté des produits bio en 2023, malgré une humeur de consommation morose (inflation, hausse des prix), relève mercredi Bio Suisse.

Le chiffre d'affaires total du bio, y compris le commerce spécialisé, la vente directe et les autres canaux de distribution, s'est élevé à 4,075 milliards de francs, contre 3,873 milliards en 2022. Vu ces évolutions positives, la tendance à long terme vers plus de bio et de régionalisme pour les denrées alimentaires demeure, selon l'organisation.

Nouveaux producteurs recherchés

Le nombre d'entreprises certifiées Bourgeon, en hausse de 21, a à peine évolué par rapport à 2022. Le Bourgeon est aussi attrayant pour la transformation et le commerce. Fin décembre, 1356 preneurs de licence étaient certifiés Bourgeon, soit 48 de plus que l'année précédente.

Dans le cadre de l'offensive grandes cultures, Bio Suisse continue de rechercher activement des productrices et producteurs pour la reconversion, indique l'organisation. Celle-ci renvoie les personnes intéressées à son site Internet ou aux Journées des Grandes Cultures Bio les 26 et 27 juin 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Genève résiste à l'implantation du scarabée japonais

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Jérémy Rossi, responsable du secteur phytosanitaire et agronomie auprès de l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature, contrôle un piège à scarabée japonais. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

En juillet 2025, un premier foyer de scarabée japonais était découvert dans le canton de Genève. Un an plus tard, un seul individu a été identifié au même endroit. Tour d'horizon des mesures mises en place par l'Etat pour contrer l'implantation de cet insecte ravageur exotique.

En cette après-midi estivale, des cris s'échappent de la piscine de Lancy quand ils ne sont pas couverts par le passage d'un train. Chaque semaine, Jérémy Rossi ouvre le piège accroché au grillage. Une mouche s'envole. "Jusqu'à présent, cette année, nous n'avons attrapé qu'un scarabée japonais, dans le foyer initial", indique à Keystone-ATS le responsable du secteur phytosanitaire et agronomie auprès de l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature.

Constitués d'un entonnoir vert dans lequel se trouvent les appâts à base de phéromones et d'un récipient opaque, 53 pièges sont disposés depuis le mois de juin dans des lieux stratégiques du canton, comme ici, à mi-chemin entre un axe ferroviaire, une piscine et un stade de football. Voyageant avec les gens et les marchandises, l'insecte adore le gazon entretenu où la femelle pond ses oeufs.

Pas d'arrosage

Arrivé en Suisse depuis le nord de l'Italie en 2017, d'abord au Tessin où il prolifère désormais, ce coléoptère exotique peut occasionner d'importants dégâts aux végétaux.

En juillet 2025, un foyer a été identifié dans la campagne genevoise, sur la rive gauche du lac, suite à la capture de douze individus. L'Etat a immédiatement défini un périmètre de lutte, conformément aux dispositions prévues par la Confédération.

Dans la zone dite d'infestation, qui couvre un rayon d'un kilomètre autour du foyer, il est, pour la deuxième année de suite, interdit d'arroser les pelouses durant quatre mois jusqu'à fin septembre, afin de limiter la ponte et d'éviter le développement des larves dans le sol. S'y ajoute l'interdiction de déplacer des déchets verts vers l'extérieur de cette zone.

"En parallèle, une zone d'attraction a été mise en place sous la forme d'une pelouse entretenue et irriguée afin de concentrer les pontes au même endroit. Elle a ensuite été détruite par fraisage", explique M. Rossi. Et quinze jardins situés autour du foyer ont été traités à base de nématodes, des vers microscopiques qui tuent les larves en leur transmettant une bactérie intestinale.

Poursuivre les efforts

"Face à ce premier foyer, nous avons appliqué les mesures prévues dans le plan d'urgence de la Confédération pour l'éradiquer. Jusqu'à récemment, ça semblait porter ses fruits", relève le spécialiste. D'autant plus que les conditions météorologiques de cette année contribuent à la lutte: une saison douce précoce qui fait sortir les adultes de terre plus tôt et une sécheresse défavorable à la ponte.

Mais début août, l'inspection hebdomadaire des pièges a mis en évidence la présence d'un scarabée japonais dans cette zone. "Difficile de savoir si ce sera le seul de la saison ou si nous allons en observer d'autres", commente M. Rossi. Les efforts doivent donc se poursuivre. Sans capture, la quarantaine aurait pu être levée après deux étés.

Détection précoce

De la taille d'un grain de café, bicolore vert et bronze, avec cinq points blancs de chaque côté de l'abdomen, le scarabée japonais peut se nourrir de plus de 400 espèces différentes de plantes: des feuilles et fruits pour ce qui est de l'adulte, tandis que les larves se nourrissent de racines de graminées. Au sud des Alpes, les dommages à la vigne, mais aussi nouvellement au maïs et aux aubergines, sont importants.

La Confédération veut ralentir la propagation du ravageur. La stratégie du canton de Genève repose encore sur son éradication, rendue possible grâce à une détection précoce. D'où l'accent mis sur la communication auprès du grand public.

"Au sens de l'ordonnance sur la santé des végétaux, toute observation de scarabée japonais doit obligatoirement être déclarée au canton", insiste Jérémy Rossi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Près d'un tiers de vaches abattues en plus en juin et juillet

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Pour certains éleveurs, il ne reste d'autre solution que d'abattre une partie de leur cheptel (photo d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les abattages de bovins ont augmenté de 15% en juin et juillet par rapport à l'an dernier. Une hausse qui atteint près d'un tiers pour les vaches, selon les derniers chiffres de Proviande. En cause: la sécheresse et la surproduction laitière.

Les chiffres disponibles confirment une augmentation des abattages de bovins depuis le début du mois de juin. La hausse se concentre principalement sur les vaches, une catégorie qui comprend notamment les animaux de réforme issus du cheptel laitier, indique mercredi à Keystone-ATS Christophe Hutmacher, directeur adjoint de la communication chez Proviande, l’interprofession de la filière.

Cette hausse s'explique principalement par la sécheresse et la situation fourragère qui en découle, ainsi que les difficultés actuelles sur le marché du lait. "D’autres facteurs saisonniers ou propres à chaque exploitation peuvent également intervenir. Il n’est pas possible de mesurer sérieusement la part respective de chacun de ces éléments", tempère M. Hutmacher qui précise que les données de cette année sont encore provisoires.

7000 vaches de plus

En juin et juillet, les abattoirs suisses ont pris en charge près de 7000 vaches de plus que durant la même période de 2025, ou 32,9%, selon les statistiques de Proviande. Pour les génisses, la hausse est de 13,3%, pour les taureaux de 6,0% et pour les veaux (comptabilisés séparément) de 3,9%, détaille Proviande. Au contraire, moins de boeufs ont été abattus (7,3%).

Au total, près de 70'000 bovins (veaux exceptés) ont été abattus durant ces deux mois en Suisse, contre un peu plus de 60'700 l'an dernier à la même époque, soit une hausse de 15,3%. En nombre de têtes, les vaches abattues sont près de quatre fois plus nombreuses que les boeufs, et près de deux fois que les taureaux ou génisses.

Prix: moindre conséquence

Si la sécheresse et la situation du marché du lait sont les causes principales de la hausse, il n’est cependant pas possible de déterminer précisément combien d’animaux ont été abattus plus tôt que prévu pour ces raisons. La statistique ne recense en effet ni le motif de l’abattage ni la race ou l’orientation de production de chaque animal, note le directeur de la communication.

Les prix à la production évoluant, comme dans tout marché, en fonction de l'offre et de la demande, la hausse actuelle et à court terme de l’offre exerce donc naturellement une pression sur les prix, principalement dans la catégorie des vaches, précise M. Hutmacher. Mais celui-ci d'ajouter que les prix payés aux éleveurs restent nettement supérieurs à la moyenne des années précédentes.

En bout de chaîne, le consommateur ne devrait pour sa part ne voir aucune conséquence, dans l'immédiat du moins. Une évolution des prix à la production ne se répercute pas nécessairement de manière directe ou immédiate sur les prix pratiqués dans les magasins.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le cochon noir des Alpes reconnu comme une race autochtone

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L'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) reconnaît officiellement le cochon noir des Alpes comme une ancienne race d'animaux d'élevage indigène. (© Patrimont, Tanja Kutzer)

Le cochon noir des Alpes est sauvé: l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) a officiellement reconnu cette race qui avait presque disparu. Elle est la seule race porcine ancienne encore présente en Suisse.

Cette reconnaissance devrait permettre à la race de bénéficier de mesures de soutien, a annoncé mardi l'association Pro Patrimonio Montano (PatriMont). Elle est le fruit d'efforts d'élevage repris en 2013, après que la race eut été considérée comme presque entièrement disparue.

Les derniers animaux ont été recensés vers 1980 dans les régions des cols du Lukmanier (GR/TI) et du Splügen (GR). Des cochons issus de trois lignées restantes ont servi à la reconstitution du cheptel.

Aujourd’hui, on compte à nouveau 25 exploitations d’élevage et 12 exploitations d’engraissement en Suisse. De plus, la race est présentée dans des enclos d’exposition au Ballenberg (BE), au parc animalier de Goldau (SZ) et au Zoolino de Zurich.

Ces animaux sont adaptés à la vie en montagne. Ils ont un tronc plus court, des pattes plus longues et, grâce à leur pelage foncé, ne risquent pas d'attraper de coups de soleil. C'est pourquoi ces porcs ne sont fournis qu'à des exploitations situées montagne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Les fruiticulteurs s'attendent à une bonne récolte de pruneaux

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Les nombreuses heures d'ensoleillement ont permis aux prunes d'atteindre une teneur en sucre élevée et d'acquérir un arôme équilibré. (archives) (© KEYSTONE/MARKUS STUECKLIN)

La récolte des pruneaux en Suisse a commencé une semaine plus tôt que d'habitude. Grâce à un ensoleillement généreux, les fruiticulteurs s'attendent à une récolte de grande qualité et à un rendement d'environ 3000 tonnes.

Les températures élevées ont entraîné un début précoce de la récolte dans toutes les régions de culture suisses, a annoncé mardi Fruit-union suisse. La récolte devrait se poursuivre jusqu'à début septembre.

La qualité des fruits est très bonne cette année. Les nombreuses heures d'ensoleillement des dernières semaines ont permis d'atteindre une teneur en sucre élevée et un arôme équilibré.

Lorsqu’en Suisse on dit pruneaux, les Français ont souvent de la peine à comprendre: en France, le pruneau est le fruit séché. Lorsqu’il est frais, on parle plutôt de prune ou, en Alsace et Lorraine, de quetsche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Un nouveau virus détecté chez des bovins suisses

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Les vaches sont touchées par un orthobunyavirus n'ayant pas encore été caractérisé avec précision, appartenant au sérogroupe Simbu (image d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le mystère entourant les vaches malades en Suisse est résolu: l'Institut de virologie et d'immunologie (IVI) a découvert, dans des échantillons prélevés sur des bovins malades, un nouvel orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, a-t-il indiqué lundi à Keystone-ATS.

Selon l'IVI, cette maladie n'est pas une épizootie régie par l'ordonnance sur les épizooties. "Il ne s'agit pas d'une maladie hautement contagieuse", a déclaré l'institut fédéral. Les virus du sérogroupe Simbu ne sont donc généralement pas considérés comme des agents zoonotiques et, selon les connaissances actuelles, ne représentent pas de risque d'infection significatif pour l'homme.

Le virus est transmis par un type de moucherons, généralement hématophages (c'est-à-dire qui se nourrissent du sang d'autres animaux). On ignore pour l'heure si les récentes vagues de chaleur ont accru la vulnérabilité des bovins à cette maladie. Les températures élevées sont toutefois un facteur de stress et peuvent rendre les vaches laitières à haut rendement plus vulnérables.

Ces résultats observés en Suisse concordent avec ceux obtenus en Allemagne et en France. Le nouveau virus a ainsi été détecté chez des vaches dans le sud de l'Allemagne. Il appartient à un groupe dont fait également partie le virus de Schmallenberg. Ce dernier avait déjà été détecté en Suisse en 2012. Il provoquait des malformations chez les veaux, les agneaux et les chèvres.

Le virus de Schmallenberg n'est pas transmissible à l'homme. Selon l'Institut allemand Friedrich-Loeffler (FLI), auquel se réfère l'IVI, le nouveau virus "ne présente, en l'état actuel des connaissances, aucun risque d'infection significatif pour l'homme". Il convient toutefois d'étudier cette question de manière plus approfondie.

Plusieurs semaines de maladie

Dans les exploitations bovines touchées en Suisse, la durée de la maladie s'est étendue, selon les données de l'IVI, sur environ 14 à 21 jours. Parmi les symptômes les plus fréquents figurent une fièvre supérieure à 40 degrés, une baisse massive de la production laitière, un manque d'appétit et de la diarrhée.

Selon le FLI, les infections par des virus de ce groupe n'entraînent généralement que des manifestations cliniques légères à modérées chez les animaux adultes. "La transmission potentielle au fœtus pendant la gestation revêt en revanche une importance particulière. Selon le moment de l'infection, des avortements, des mort-nés et de graves malformations congénitales peuvent survenir."

Il reste à déterminer dans quelle mesure de tels problèmes surviennent à la suite de l'infection par ce virus désormais identifié, explique l'institut. Les moucherons vecteurs restant actifs jusqu'en novembre, il faut s'attendre à une propagation supplémentaire et potentiellement rapide du virus.

Potentiel encore inconnu

"Nous ne savons pas encore exactement quel est le potentiel de ce virus", a déclaré une porte-parole du FLI. Il s'agirait peut-être de développer un vaccin le plus rapidement possible.

Selon le FLI, des bovins malades ont été repérés en Suisse, en France et dans de nombreux élevages du sud de l'Allemagne, notamment dans le Bade-Wurtemberg. Les symptômes correspondent à ceux du virus de Schmallenberg. Les analyses visant à détecter ce virus ou d'autres agents pathogènes connus se sont toutefois révélées négatives.

Le FLI a indiqué avoir pu mettre en évidence une forte similitude génétique avec les virus Shamonda. "Les analyses des semaines à venir montreront à quelle vitesse il se propage, quelles espèces animales sont particulièrement touchées et à quelles conséquences cliniques il faut attendre", a déclaré son vice-président Martin Beer.

Producteurs sous pression

La Fédération des producteurs suisses de lait (PSL) a récemment qualifié la situation de grave. "La situation est critique", a-t-elle déclaré vendredi à Keystone-ATS.

"La baisse des prix du lait, la sécheresse, le stress thermique, les animaux malades et le manque de fourrage se cumulent. Cette situation pousse de nombreuses exploitations à leurs limites et met en péril leur viabilité économique", estime la PSL.

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