45 ans après l’épopée du onze de Peter Pazmandy qui fut sans aucun doute la plus belle équipe de son histoire, le Servette FC s’invitera-t-il à nouveau en quart de finale d’une Coupe d’Europe ? Un succès ce jeudi à Plzen lui permettra de renouer avec son passé après des années d'errance.
Tenus en échec (0-0) la semaine dernière à Genève dans un match aller qui, à défaut d’être emballant, a offert un superbe combat entre deux adversaires qui tirent l’une de leurs forces dans un engagement physique de tous les instants, les Grenat mesurent pleinement l’ampleur de la tâche. Les Tchèques sont invaincus depuis quatorze matches toutes compétitions confondues et viennent d’infliger dimanche une défaite 4-0 au Sparta Prague, le leader du championnat. Par ailleurs, ils pourront compter jeudi soir sur Pavel Sulc, le meilleur buteur de la "1. Liga" avec ses 14 réussites, qui était suspendu jeudi dernier.
"Nous sommes capables de tout"
"Nous sommes capables de tout cette saison", répond Yoan Severin lorsqu’il lui est demandé de planter le décor de ce match retour qui, sur le papier, doit sourire au Viktoria Plzen. Comme les Tchèques, les Servettiens ne perdent pas souvent, avec une seule défaite cette année en treize rencontres, ce match à Yverdon qu’ils n’auraient jamais dû laisser filer. Et, il y a trois semaines à Razgrad, ne s’étaient-ils pas qualifiés après un match aller qui s’était déjà terminé sur un score de 0-0 ?
Oui, les Servettiens ont les moyens de refaire le même coup en République tchèque qu’en Bulgarie. Commandée par l’extraordinaire Steve Rouiller dont la présence sur la liste que divulguera jeudi matin Murat Yakin pour les deux prochaines rencontres de l’équipe de Suisse ne serait pas usurpée, leur défense est capable de tenir le choc. Et avec Alexis Antunes, Dereck Kutesa, Miroslav Stevanovic et Thimothé Cognat, le buteur de Razgrad, ils possèdent des joueurs capables de forcer la décision à tout moment.
Une adhésion et une implication totales
Le grand mérite de René Weiler est d’avoir su convaincre ces quatre hommes que le succès passait en premier plan par le don de soi et par cet esprit de sacrifice qui leur commandent de multiplier les courses et les appels. Ce degré exigence imposé par le successeur d’Alain Geiger n’a pas été du goût de tous dans le vestiaire.
Mais l’adhésion et l’implication totales de quatre joueurs les plus talentueux de l’équipe est l’une des raisons qui expliquent pourquoi le ciel semble être la seule limite du Servette FC à la veille d’un printemps où tous les rêves sont vraiment permis.
On mesure l’enjeu sportif avec une qualification pour les quarts de finale qui ferait le plus grand bien au football suisse pour le classement UEFA. L’enjeu financier se chiffre à un million d’euros, le montant de la prime versée par l’UEFA, et la promesse d’une très belle recette au tour suivant pour la venue, pourquoi pas, de la Fiorentina, d’Aston Villa, de l'Ajax, de Lille ou de Fenerbahçe.
Riche déjà de treize rencontres, la campagne européenne du Servette FC peut vraiment ce jeudi dans la ville où est née la marque Skoda prendre un virage qui mène à la gloire.
Auteur de trois buts et d'un assist, l'attaquant genevois Johan Manzambi (20 ans) a crevé l'écran lors du premier tour de la Coupe du Monde au Mexique, aux Etats-Unis et au Canada : de bon augure avant Suisse - Algérie...
Une ascension fulgurante a permis à l'ancien junior grenat Johan Manzambi de devenir l'une des grandes révélations de cette phase finale nord-américaine. Son parcours fait de hauts et de bas ne l'a pas empêché de démontrer toute l'étendue de son talent au plus niveau mondial. Son grand frère Holly (28 ans) a suivi sa progression depuis les juniors jusqu'à ces récents matches face au Qatar (1-1), à la Bosnie Herzégovine (4-1) et au Canada (2-1). A Santa Clara, le numéro neuf helvétique a joué vingt-cinq minutes, puis dix-neuf à Inglewood où il a marqué deux fois et il a connu sa première titularisation à Vancouver où il a également trouvé le chemin des filets après avoir adressé un centre parfait pour Ruben Vargas sur l'ouverture du score. Une véritable révélation.
Reste à savoir si ses proches sont surpris par cette soudaine réussite.
Holly Manzambi
Grand frère
Holly ManzambiGrand frère
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Bien qu'étant l'un des plus jeunes du cadre national, il semble déjà incontournable au sein du onze rouge à croix blanche. Dès sa première titularisation, il a tout de suite pris ses responsabilités comme l'auraient fait les joueurs les plus expérimentés. Plus qu'une obligation, ce comportement spontané est aussi le signe de sa passion pour le jeu en général et de sa personnalité.
Si tout semble couler de source aujourd'hui. Tout n'a pas toujours été facile pour l'ex-junior grenat. Grandissant moins vite que certains de ses coéquipiers, il a vu des joueurs lui passer devant...
Holly Manzambi
Grand frère
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Dans ces conditions, on se peut se demander s'il y a eu des moments de doute.
Holly Manzambi
Grand frère
Holly ManzambiGrand frère
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Johan Manzambi a quitté Servette alors qu'il évoluait avec les moins de 21 ans en plein milieu de la saison 22-23 direction la Forêt-Noire pour intégrer le centre de formation de Fribourg en Brisgau. Peut-on dire que c'était la meilleure option?
Holly Manzambi
Grand frère
Holly ManzambiGrand frère
Holly ManzambiGrand frère
Vainqueur de la Coupe de Suisse M16 avec Servette, Johan et son grand frère Holly, avec la casquette, immortalise ce moment (DR).
Une option payante puisqu'il joue très régulièrement au sein de la première équipe qui s'est qualifiée pour la finale de l'Europa League qui s'est soldée par une nette défaite face à Aston Villa (0-3). Prélude à une phase finale ébouriffante, au premier tour en tous cas. Cette notoriété n'a rien changé aux rapports au sein de la famille.
Holly Manzambi
Grand frère
Holly ManzambiGrand frère
Holly ManzambiGrand frère
Le plus frappant dans son parcours est le nombre important de matches où il était absent au cours de ses années juniors. Plus révélateur encore il a marqué deux fois contre la Suède au match aller et au retour à la Praille devant ses proches alors qu'il n'a été aligné qu'onze minutes en tout lors de ces deux rencontres. Plus que jamais l'enfant de l'école Geisendorf semble être sur les rails pour vivre une carrière au plus haut niveau...
Fanfare et bouquets de fleurs: quelques centaines de supporters ont acclamé mercredi les joueurs de l'équipe d'Iran à leur retour à Téhéran, malgré une élimination précoce du Mondial.
"Iran, Iran!", entonne comme d'une seule voix ce comité d'accueil composé de jeunes enfants, de leurs parents mais aussi de fans inconditionnels, a constaté l'AFP. Certains agitent des drapeaux vert, blanc et rouge de l'Iran. D'autres arborent des bracelets aux couleurs nationales ou sont vêtus du maillot bleu de la "Team Melli".
L'enthousiasme est à son comble lorsqu'un animateur annonce que l'avion de l'équipe vient d'atterrir en provenance de Turquie. A leur descente, les joueurs sont accueillis par des musiciens en tenue militaire au son de l'hymne national.
Sont visibles parmi les supporters des portraits du gardien Alireza Beiranvand, devenu héros national pour ses arrêts décisifs contre la Belgique (0-0). Bien qu'invaincu dans le groupe G, avec trois nuls en autant de rencontres, l'Iran a été éliminé en phase de poules.
Des excuses
L'équipe espérait faire partie des huit meilleurs troisièmes et se qualifier pour la phase à élimination directe, ce qui aurait été une première historique.
"Nous nous excusons tous devant vous, pour ne pas avoir pu nous qualifier (pour les 16es de finale) et vous procurer de la joie", a déclaré Alireza Beiranvand à son arrivée à l'aéroport Mehrabad de Téhéran.
"Nous méritions d'aller plus loin, mais ils nous ont vraiment compliqué la tâche", déplore le défenseur Ramin Rezaïan, en référence aux Etats-Unis, coorganisateur du Mondial et pays à l'origine avec Israël du déclenchement de la guerre contre l'Iran en février.
Jamais un pays hôte d'une Coupe du monde n'avait été en conflit ouvert avec une nation participante. Cette hostilité a pesé dans les préparatifs. La participation de l'Iran est restée incertaine jusqu'au bout. Et au lieu d'établir son camp de base en Arizona comme prévu, l'équipe a dû s'exiler à la dernière minute à Tijuana, le long de la frontière mexicaine.
Les Etats-Unis ont refusé d'accorder des visas à une douzaine de membres de son encadrement, dont le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, ancien membre des Gardiens de la Révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.
L'équipe, qui estime avoir été "maltraitée", a plusieurs fois fustigé les restrictions l'obligeant à arriver sur le sol américain, la veille de ses deux premiers matchs, au prix d'allers-retours fatigants avec le Mexique voisin.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Messi voulait que "ses coéquipiers aient du temps de jeu". L'auteur de cette déclaration n'est autre le coach argentin Scaloni.
Le capitaine Lionel Messi (39 ans), remplaçant au coup d'envoi, "aurait pu jouer 90 minutes" contre la Jordanie (3-1) "mais il a préféré que ses coéquipiers aient du temps de jeu", a assuré le sélectionneur de l'Argentine Lionel Scaloni.
L'entraîneur des champions du monde en titre a procédé à neuf changements dans son onze de départ par rapport à la victoire (2-0) sur l'Autriche où Messi est devenu meilleur buteur de l'Histoire en Coupe du Monde en marquant deux fois.
Questionné sur la nouvelle performance du capitaine, auteur du dernier but samedi vingt minutes après son entrée en jeu, Scaloni a répondu se trouver dans "une situation un peu inconfortable" face à cette question car il "ne sai(t) plus quoi dire".
"La seule chose que je peux ajouter, c'est qu'aujourd'hui il aurait pu jouer nonante minutes et peut-être continuer à alimenter cette légende, mais il a préféré que ses coéquipiers aient du temps de jeu. Il a préféré penser à la suite et cela en dit long sur lui. Il ne pense pas tant que ça aux choses dont tout le monde parle", a ajouté Scaloni lors de la conférence d'après-match.
Messi a inscrit son sixième but lors de la Coupe du Monde nord-américaine, sur un coup franc direct. Il s'agit de son dix-neuvième but en six éditions de Coupe du monde, un record.
"Je suis vraiment très heureux pour lui, pour la période qu'il traverse actuellement, a commenté le milieu Giovani Lo Celso devant des journalistes en zone mixte. Ce qui me touche le plus, c'est de voir à quel point il prend du plaisir. Nous, on le soutient et franchement, le voir jour après jour, c'est émouvant et ça donne vraiment la pêche".
Lo Celso, premier buteur du match, faisait partie des neuf joueurs bénéficiaires de la rotation, au coup d'envoi.
"J'ai pu faire jouer tous les joueurs disponibles, ce qui était un objectif que nous nous étions toujours fixé. Ils m'ont montré que je pouvais compter sur eux", a conclu Scaloni en parlant des habituels remplaçants.
L'Algérie et l'Autriche ont fait match nul (3-3) samedi à Kansas City, se qualifiant ainsi toutes les deux pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde.
L'Argentine a pour sa part signé son troisième succès dans ce groupe J en dominant la Jordanie (3-1), avec un nouveau but de Lionel Messi.
C'est au bout du suspense que l'Algérie et l'Autriche se sont neutralisées pour avancer en 16es de finale, respectivement parmi les meilleurs troisièmes et en qualité de 2e de la poule J. C'est donc la fin de l'aventure pour l'Iran qui devait espérer un autre résultat dans ce match pour se qualifier.
Les Iraniens, privés par la VAR à la 93e minute de leur dernier match d'un but qui les aurait qualifiés, ont encore une fois pu y croire jusqu'au bout. L'Algérie a en effet, contre toute attente, pris pour la première fois l'avantage au cours des arrêts de jeu grâce à sa star Ryad Mahrez, déjà auteur de la deuxième égalisation (60e).
L'Autriche, qui était alors virtuellement éliminée après avoir mené deux fois au score, est toutefois parvenue in extremis à égaliser. Une réussite de Sasa Kalajdzic trois minutes plus tard (3-3) a sauvé la peau des Autrichiens, qui défieront l'Espagne en seizièmes de finale. L'Algérie se frottera quant à elle à l'Equipe de Suisse.
L. Messi: 19 buts en Coupe du Monde
A Dallas dans le même temps, l'Argentine a poursuivi sur sa lancée, avec un onze largement remanié par son coach Lionel Scaloni: Le portier Emiliano Martinez et l'attaquant Lautaro Martinez étaient ainsi les deux seuls joueurs alignés dès le coup d'envoi à avoir aussi entamé le deuxième match face à l'Autriche.
L'Albiceleste, déjà assurée de terminer en tête de ce groupe et d'affronter le Cap-Vert en 16es de finale vendredi prochain à Miami, a ouvert la marque dès la 19e grâce à un coup franc botté par Giovani Lo Celso, Lautaro Martinez transformant un penalty (31e) pour signer sa première réussite en Coupe du monde sur le 2-0.
Lionel Messi est entré comme prévu en scène en fin de match, à la 60e en fait, cinq minutes après que la Jordanie avait réduit l'écart par Mousa Al Tamari. Et l'octuple Ballon d'Or n'a pas laissé passer sa chance, inscrivant sur un coup franc son dix-neuvième but en Coupe du monde, le sixième déjà dans cette phase finale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'Equipe de Suisse connaît son adversaire pour les 16es de finale de la Coupe du Monde au Mexique, Etats-Unis et Canada... La sélection helvétique affrontera l'Algérie de l'ancien coach national Vladimir Petkovic jeudi à Vancouver (vendredi à 5h du matin en Suisse).
Les Helvètes ont donc dû attendre la toute fin de la phase de groupes pour découvrir le nom de l'équipe qu'ils affronteront au Canada. Alors que l'Iran semblait tenir la corde, il s'agira finalement de l'Algérie, qualifiée grâce à un match nul obtenu samedi à Kansas City contre l'Autriche (3-3).
Les Fennecs ont terminé à la troisième place du groupe J avec quatre points. Ils ont commencé par une défaite face à l'Argentine (0-3) avant de venir à bout de la Jordanie (2-1) non sans avoir été menés au score à la mi-temps.
Samedi, ils sont d'abord revenus deux fois au score avant de prendre l'avantage au cours des arrêts de jeu. Le but marqué par Mahrez envoyait l'Iran face à l'Equipe de Suisse. Mais l'Autriche, alors virtuellement éliminée, a égalisé à l'ultime seconde pour rallier les seizièmes de finale, où elle affrontera l'Espagne.
Des retrouvailles cinq ans après
C'est la deuxième fois de l'histoire que l'Algérie se qualifie pour une phase à élimination directe d'un Mondial. En 2014, les Fennecs avaient été éliminés en 8es de finale par l'Allemagne, future championne du monde, après prolongations (2-1).
Le match sera forcément particulier pour les joueurs helvétiques surtout ceux ayant évolué sous les ordres de Vladimir Petkovic. Celui-ci a coaché l'équipe de Suisse entre 2014 et 2021 (78 matches, un record), quittant son poste après un Euro'21 marqué par la qualification historique (aux penalties) face à la France (3-3 après prolongations) en huitièmes de finale.
Mais face à leur ancien mentor, Granit Xhaka et ses coéquipiers partiront tout de même favoris. Vainqueurs de leur groupe, ils devront assumer leur statut et leurs ambitions afin de se qualifier pour les huitièmes de finale, où ils pourraient défier la Colombie ou le Ghana. Avant - qui sait - de rêver d'un éventuel face à l'Argentine de Messi. Mais la route est encore longue.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats