La France rend hommage lundi à l'enseignant tué par un ex-élève radicalisé dans le nord du pays et au professeur Samuel Paty assassiné il y a trois ans. Le président Emmanuel Macron appelle à être "impitoyable" face à l'idéologie terroriste.
Trois jours après la mort de Dominique Bernard, professeur de français poignardé devant un collège-lycée d'Arras, le chef de l'Etat a promis que l'école resterait un "rempart contre l'obscurantisme" et un "sanctuaire" pour les élèves et les enseignants.
Selon le président, l'hommage qui sera rendu à M. Bernard lundi, sur fond de sécurité renforcée en France face à la menace terroriste, "fait tragiquement écho à l'assassinat" d'un autre professeur, Samuel Paty, décapité il y a trois ans jour pour jour en banlieue parisienne par un islamiste après avoir montré des caricatures de Mahomet en classe.
Lundi, en leur mémoire, une minute de silence sera observée dans tous les établissements scolaires de France à 14H00 (12H00 GMT) et l'heure de reprise des cours dans les lycées et collèges a été décalée à 10h pour laisser un temps d'échange entre élèves et enseignants.
"C'est un des leurs qui a été tué, assassiné", a souligné dimanche le ministre français de l'Education Gabriel Attal. "Ensemble, ils sauront trouver les mots pour s'adresser à leurs élèves et répondre à leurs questions", a-t-il ajouté, assurant qu'"aucune contestation", "aucune provocation" ne serait tolérée pendant cet hommage.
Perpétré par un jeune de 20 ans né en Russie et fiché pour radicalisation islamiste, l'attentat au couteau d'Arras, qui a fait aussi trois blessés, est venu raviver l'effroi et la sidération dans le pays, en particulier chez les enseignants dont certains appréhendent le retour en classe.
Fiché pour radicalisation
Avant le début de cet hommage, Emmanuel Macron a appelé ses ministres à "incarn(er) un Etat impitoyable envers tous ceux qui portent la haine et des idéologies terroristes", a dit lundi un conseiller présidentiel à des journalistes.
Le gouvernement a ainsi ordonné un réexamen "dans le détail" de la situation de tous les étrangers expulsables fichés pour radicalisation islamiste. Il s'agit de "s'assurer que toutes les personnes radicalisées qui sont expulsables l'ont bien été ou d'accélérer les procédures", et de "revérifier qu'il n'y a aucun oubli et qu'on est bien allés au maximum de la procédure", a expliqué la présidence française.
Originaire de la république fédérale d'Ingouchie, l'assaillant d'Arras, Mohammed Mogouchkov, était fiché "S" pour sûreté de l'Etat et était suivi depuis peu par le renseignement intérieur (DGSI). Son père a été expulsé en 2018 pour radicalisation et son frère aîné est incarcéré pour sa participation à un projet d'attentat visant l'Elysée.
En 2014, la famille de l'assaillant avait été visée par une procédure d'expulsion, finalement annulée.
"Anxiogène"
Après l'attaque d'Arras et face au risque d'importation en France de la guerre entre Israël et le Hamas, la France a été placée vendredi en alerte "urgence attentat" et prévoit de déployer 7000 soldats sur son territoire.
Le ministre de l'Education nationale, qui a demandé le renforcement de la sécurité autour de tous les établissements, a annoncé aussi le déploiement de 1000 personnels de sécurité du ministère.
"C'est le contexte violent qui m'inquiète, pour mes élèves de 6e", a expliqué Marie Travert, professeure de mathématiques d'un collège de Betton, près de Rennes (ouest de la France).
"On doit en plus faire cette semaine des exercices attentat-intrusion dans le collège, et reparler de ce qui s'est passé avec Samuel Paty. C'est assez anxiogène", ajoute-t-elle.
Le ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin, prônant l'"expulsion systématique de tout étranger (...) considéré comme dangereux par les services de renseignement", a évoqué un possible "lien" entre l'attaque et le conflit dévastateur en cours entre Israël et le Hamas.
Depuis son arrestation, l'assaillant, Mohammed Mogouchkov, qui aurait crié "Allah Akbar" selon des témoins, "ne s'est pas exprimé", a indiqué à l'AFP une source policière. Huit autres personnes étaient encore en garde à vue dimanche.
Gabriel Attal a précisé que "cet élève, et même la fratrie, avaient fait l'objet depuis plusieurs années de signalements de la part des enseignants".
Matthew Brennan a remporté la 5e étape du Tour d'Espagne. L'Anglais, victorieux pour la deuxième fois sur cette Vuelta, s'est imposé au sprint à Roquetes au terme des 171 km du parcours.
Brennan, bien emmené par ses coéquipiers Wout van Aert et Christophe Laporte, a précédé sur la ligne d'arrivée le Belge Jordi Meeus et l'Italien Vincenzo Albanese. Vainqueur pour la première fois dans un Grand Tour dimanche, Brennan confirme ainsi sa montée en puissance dans le peloton avec deux succès en quatre étapes disputées.
"Deux étapes dans la musette pour mon premier Grand Tour, c'est fantastique! Wout et Christophe sont les meilleurs gars au monde que l'on puisse avoir pour lancer des sprints, ils m'ont emmené jusqu'au bout", a réagi le coureur britannique au micro d'Eurosport.
"Quand vous avez Matthew dans un groupe comme celui-ci, c'est la meilleure carte à jouer. Je n'ai même pas besoin de voir le ralenti pour savoir comment ça s'est terminé !", a commenté Wout van Aert.
Pogacar reste leader
Cette étape n'a apporté aucun changement au classement général, où Tadej Pogacar reste solidement en tête avec 3'21 d'avance sur son compatriote slovène Primoz Roglic, quadruple vainqueur de l'épreuve.
Jeudi, la 6e étape propose un profil de moyenne montagne entre Alcossebre et Castello sur 177,5 km. La principale difficulté du jour sera constituée par l'ascension du Puerto El Bartolo (1re catégorie), dont le sommet se situe à 21 km de l'arrivée. Au total, le peloton avec les Suisses Stefan Küng, Fabian Weiss et Roland Thalmann devra affronter une dénivellation de quelque 3000 m.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'intelligence artificielle (IA) est utilisée par plus de la moitié des salariés d'entreprises en zone euro, mais son impact sur la productivité demeure inégal et de nombreux obstacles freinent encore sa diffusion, selon une note de blog publiée mercredi par la BCE.
La part des travailleurs utilisant l'IA est passée de 26% en 2024 à 52% en 2026, écrivent dans cette note les économistes de la Banque centrale européenne António Dias da Silva, Marco Wei?ler et Nikoleta Anestiadou.
Fondée sur une enquête mensuelle de l'institut monétaire menée auprès d'environ 20'000 personnes dans onze pays, leur étude montre que les utilisateurs d'IA gagnent en médiane trois heures de travail par semaine, soit près de 8% de leur temps de travail.
Ces gains pourraient être "au moins en partie visibles dans les chiffres agrégés de productivité", qui se redressent depuis plusieurs trimestres dans la zone euro, selon les auteurs.
Toutefois, ces gains sont répartis de manière inégale. Ils sont les plus importants dans la programmation informatique, l'analyse de données ou l'automatisation de tâches répétitives, et plus modestes pour des usages plus courants comme la recherche d'informations ou la rédaction de textes.
Malgré sa progression rapide, l'IA ne fait pas non plus l'unanimité.
Environ un tiers des non-utilisateurs la jugent sans intérêt pour leurs tâches et plus de 40% déclarent ne pas souhaiter l'utiliser, selon la note.
Les inquiétudes sur la fiabilité des outils et le manque de soutien des employeurs figurent également parmi les principaux freins.
"Des obstacles persistent tant du côté des travailleurs que des entreprises", soulignent les économistes.
Ils estiment que les employeurs et les pouvoirs publics devraient renforcer la formation et faciliter l'accès aux outils d'IA afin d'en "exploiter pleinement le potentiel en matière de productivité".
La BCE précise que les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position de l'institution.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Stan Wawrinka (ATP 127) a finalement reçu une invitation pour disputer l'US Open. Le vétéran vaudois a bénéficié du retrait sur blessure de l'Américain Patrick Kympson (ATP 116).
Wawrinka (41 ans) pourra donc participer à ce qui sera le dernier tournoi du Grand Chelem de sa carrière. Le Suisse avait remporté le tournoi voici dix ans, en 2016. Il rangera sa raquette au terme de la saison.
"Je suis incroyablement excité d'accepter une wild card pour l'US Open 2026. Je me réjouis de jouer une fois encore devant les fans à New York", a réagi le Suisse sur le site des organisateurs.
Le Vaudois a gagné trois titres en Grand Chelem. Outre son triomphe à New York, il s'était aussi imposé à l'Open d'Australie en 2014 et à Roland-Garros l'année suivante. Il a au total fêté 16 victoires dans des tournois ATP et a été couronné champion olympique en double à Londres en 2008 avec Roger Federer, avec qui il a également gagné la Coupe Davis en 2014.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'autorité britannique de l'énergie (Ofgem) a annoncé mercredi un nouveau relèvement du plafond des prix de l'énergie à partir d'octobre, ajoutant une pression sur le pouvoir d'achat des Britanniques, érigé en priorité par le nouveau Premier ministre Andy Burnham.
Cette progression de 4% pour un ménage moyen, qui était attendue, fait suite à une première augmentation de 13% en juillet. Elle correspond à une hausse d'environ 5 livres (5,5 francs) par mois.
"Cette hausse résulte de prix de gros du gaz plus élevés, causés par le conflit en cours au Moyen-Orient", explique l'Ofgem dans son communiqué. "Toutefois, les prix restent bien en dessous du pic de la crise de l'énergie en 2022", rappelle l'organisme.
L'Ofgem fixe chaque trimestre le plafond des prix du gaz et de l'électricité, censé refléter les évolutions des marchés internationaux tout en garantissant un tarif équilibré pour les fournisseurs comme pour les consommateurs.
Ce plafonnement concerne le tarif par défaut appliqué en l'absence de souscription à une offre à prix fixe.
"C'est difficile pour les gens et je le reconnais, mais c'est pour cela que, quelques jours après mon entrée en fonction, j'ai annoncé que nous supprimerions la TVA sur les factures d'électricité afin de donner aux gens un petit coup de pouce", a réagi le travailliste Andy Burnham, qui a fait de la lutte contre la vie chère sa priorité dès son arrivée en juillet.
Ce geste fiscal, prévu pour octobre, doit réduire la facture d'un ménage moyen de 45 livres (53 euros) par an, mais ne concerne pas le gaz.
"Vous ne verrez peut-être pas pleinement l'impact de la réduction de TVA sur l'électricité sur votre facture, car les prix de gros du gaz restent élevés", souligne d'ailleurs l'Ofgem.
La hausse du plafond des prix de l'énergie a fait repartir l'inflation en juillet, à 2,9% sur un an, pour la première fois depuis mars.
"Nous continuerons, à mesure que nous avançons, à examiner comment faire baisser les prix de l'énergie sur le long terme", a promis mercredi Andy Burnham.
Les attentes sont nombreuses et les spéculations vont bon train sur les aides aux ménages et les hausses d'impôts qui pourraient être annoncées à l'approche du budget du gouvernement, présenté le 28 octobre par le ministre des Finances John Healey.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Des maisons et des véhicules endommagés sont visibles après les crues soudaines le long de la rivière Trishuli, dans le district de Nuwakot au Népal (Photo AP/Niranjan Shrestha)
Au moins 95 personnes sont mortes mercredi au Népal après qu'une crue dévastatrice a déferlé sur une région frontalière avec le Tibet. C'est ce qu'a indiqué a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police.
"A ce stade, 95 décès ont été confirmés", a déclaré Abi Narayan Kafle, ajoutant que 28 policiers sont également portés disparus. Les victimes ont été emportées par des torrents d'eau boueuse dans cette région frontalière avec le Tibet, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police népalaise Abi Narayan Kafle.
Quelque 403 touristes - dont 341 étrangers - étaient portés disparus plusieurs heures après la catastrophe, selon le ministère de la Culture et du Tourisme.
Le Premier ministre népalais Balendra Shah a appelé mercredi la nation himalayenne à "rester unie" après la crue dévastatrice qui a fait au moins 95 morts.
"La douleur et les pertes que vous avez subies ne sont pas minimes. Mais je tiens à vous assurer que vous n'êtes pas seuls dans cette période difficile: l'Etat est à vos côtés avec tous ses moyens et ressources", a assuré M. Shah dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
"Je vous demande de faire preuve de patience. Le gouvernement prend entièrement en charge les opérations de secours, les soins médicaux, ainsi que votre hébergement et votre alimentation. Face à une telle catastrophe, nous devons tous rester unis", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a indiqué s'être entretenu avec son homologue népalais, auquel il a proposé l'aide de l'Inde pour les opérations de secours.
"Le peuple indien se tient aux côtés de ses frères et soeurs népalais en cette période difficile", a déclaré M. Modi dans un communiqué.
Il a ajouté que son pays était "prêt à fournir toute l'assistance humanitaire possible au Népal" et que les Indiens et les Népalais coordonnaient étroitement les opérations de recherche et de secours.