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Suisse

Près de 1000 personnes pour la Mad Pride à Lausanne

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Près de 1000 personnes ont défilé samedi après-midi à Lausanne à l'occasion de la troisième édition de la Mad Pride. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Après Genève et Berne, la Mad Pride a fait escale samedi à Lausanne. La manifestation, qui souhaite déstigmatiser les maladies psychiques, a réuni près de 1000 personnes lors d'une marche dans la capitale vaudoise.

En musique et animé par des artistes en échasses, le défilé est parti vers 13h30 du parvis de la cathédrale, d'où il a rejoint la place de l'Europe.

Le jaune, couleur de l'événement, était particulièrement visible au sein du cortège. De même que certaines pancartes, dont plusieurs évoquaient la maladie avec humour en utilisant des mots comme foldingue, barjot ou siphonné. "Cognitivement divergeant mais les bras ouverts !", pouvait-on aussi lire sur un panneau, tandis qu'un autre demandait de "Laissez libre la différence".

"Le but de cette marche est de faire tomber les tabous, de se réapproprier les clichés liés à la maladie mentale", a expliqué Stéphanie Romanens-Pythoud, membre du comité de la Mad Pride et directrice de la Coassp, la faîtière romande d'action en santé psychique. Même si la thématique est sérieuse, "une telle journée vise à l'aborder de manière moins dramatique", a-t-elle dit, interrogée par Keystone-ATS.

Programme annexe

Alors que les premières Mad Pride suisses consistaient surtout à défiler, l'édition lausannoise a proposé un programme d'animations en marge du cortège. Les places de l'Europe et Centrale ont ainsi accueilli des concerts, spectacles, conférences, ateliers ludiques et autres stands d'information.

"Nous voulons parler à tout le monde", a relevé Stéphanie Romanens-Pythoud. L'objectif consiste à affirmer que toutes les personnes, en dépit de leurs différences, ont leur place dans la société, a-t-elle dit. Si certaines maladies sont aujourd'hui "davantage acceptables" aux yeux de la population, d'autres s'accompagnent toujours "de nombreux tabous", a-t-elle remarqué, citant l'exemple de la schizophrénie.

La responsable a souligné que la Mad Pride vise aussi, plus globalement, à "promouvoir la santé mentale". Mentionnant les hausses des hospitalisations chez les jeunes, mais aussi celles liées aux arrêts de travail, elle a souligné que ces problématiques n'étaient pas qu'une affaire individuelle, mais relevaient "d'une responsabilité collective".

Tous les deux ans

La Mad Pride a ainsi été l'occasion de faire passer des messages politiques. Et notamment en faveur de l'initiative populaire visant à inscrire "l'égalité effective" des personnes handicapées dans la Constitution fédérale, et dont la récolte de signatures est en cours.

La Mad Pride est née en 1993 à Toronto au Canada, inspirée de la Gay Pride. Elle a débarqué en Suisse en 2019 à Genève, puis à Berne en 2022 (l'édition 2021 avait été annulée à cause du Covid). L'événement veut s'installer durablement dans le pays, à un rythme de tous les deux ans et à chaque fois dans une ville différente. "L'objectif est de voyager et de sensibiliser la population partout en Suisse", a expliqué Stéphanie Romanens-Pythoud.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Vives critiques au sujet du Service valaisan des contributions

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Le Département des finances et de l'énergie (ici sa conseillère d'Etat Franziska Biner) a été le premier à être passé au crible (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil a entamé, mardi, l'étude des comptes 2025 de l'Etat du Valais. Le Département des finances et de l'énergie (DFE) a été le premier à être passé sous la loupe des députés. Les critiques ont afflué au sujet du Service des contributions.

Durant le débat en plénum, Christian Florey (PLR), Patrick Brigante (UDC du Valais romand), Laurent Golay (Les Vert-e-s) et Baptiste Darbellay (Le Centre du Valais romand) ont fait partie des députés qui ont mis en exergue le retard actuel de traitement de 20'000 taxations.

"On ne peut pas se permettre de laisser s'accumuler un tel volume de dossiers", a résumé le politicien de l'UDCVR. "Ce retard impacte les liquidités du Canton", a ajouté l'écologiste. De son côté, l'élu libéral-radical a rappelé que son parti avait demandé un audit de ce service, il y a 7 ans déjà.

"Un manque de moyens"

Pour leur collègue centriste, la situation risque encore de se péjorer avec l'imposition individuelle. Baptiste Darbellay prône ainsi une accélération de la taxation automatisée et le fait de cibler les contrôles sur les cas à risques. Ce même député a demandé un point de situation sur le projet "Efficience+", qui vise à augmenter l'efficacité de l'administration cantonale.

"On dit souvent que gouverner, c'est prévoir. A la lecture de ces comptes, on a l'impression d'être plutôt à côté de la cible. On espère que les services tiennent, malgré des moyens insuffisants", a, de son côté, résumé la socialiste Anne-Laure Secco, lors de son tour de parole. "Lorsqu'on refuse systématiquement des postes, ce sont les prestations qui sont péjorées et des recettes qui n'arrivent pas."

Système informatique vieillissant

La députée a également questionné, à haute voix, la conseillère d'Etat en charge du DFE, Franziska Biner: "de quel chapeau sortira l'argent, demain?" en songeant, notamment, au paiement des futures catastrophes naturelles.

Laurent Golay (Les Vert-e-s) a, notamment, rappelé l'utilisation d'un système informatique vieillissant au niveau de l'Etat du Valais. Cela implique, notamment, le Service des contributions. L'écologiste s'est également inquiété du manque d'anticipation des problèmes liés au changement climatique. "Il faut mettre en place un financement spécifique, pas uniquement (ndlr: recourir) au fond de réserve de politique budgétaire."

Enfin, en matière d'énergie, l'UDCVR a demandé une ouverture plus importante du capital des Forces motrices valaisannes (FMV).

Léger bénéfice

Pour rappel, les comptes 2025 de l'Etat du Valais ont bouclé avec un excédent de revenus de 3,9 millions pour des charges records de 4,76 milliards de francs et un excédent de financement de 6,4 millons, de francs.

La réserve de politique budgétaire du Canton a pu être augmentée de 25 millions de francs. Le fonds dédié aux grands projets d'infrastructures du XXIe a vu sa dotation grimper de 35,5 millions de francs.

Les comptes de trois autres départements seront passés au crible, mercredi, par le Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Confédération doit agir contre les violences sur internet

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Les signataires appellent le DFJP et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés (archives). (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent lutter résolument contre les "deepfakes" et les violences sexualisées sur internet. Des représentants de l’ensemble des partis politiques ont remis 25'000 signatures au Département fédéral de justice et police (DFJP).

La collecte de signatures est portée par l'Initiative Internet transpartisane ainsi que par les Vert-e-s et la plateforme pour la démocratie WeCollect, peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi.

"Les 'deepfakes' (contenus générés ou modifiés par l'IA pour imiter de façon réaliste une personne) et le 'revenge porn' (diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes d’une personne) suscitent une vive inquiétude. Les témoignages de femmes politiques, animatrices et influenceuses suisses qui en ont été victimes se multiplient", souligne Guido Fluri, initiateur de l'Initiative Internet, lancée en mars dernier.

"Cette vague de 'deepfakes' peut toucher tout le monde. Les principales victimes sont les femmes et les jeunes filles. Elles sont dénudées numériquement, sexualisées, exploitées et exposées publiquement. C’est inacceptable", renchérit la conseillère nationale verte Meret Schneider.

"Défaillance systémique"

Les 25'000 signatures ont été récoltées en un temps record. "Par cette mobilisation, nous voulons mettre en lumière la défaillance systémique de la politique et des autorités de poursuite pénale - qui peinent à suivre l'évolution du phénomène - et obtenir les changements nécessaires, affirme la conseillère nationale socialiste Min Li Marti.

Les signataires appellent ainsi le Département fédéral de justice et police (DFJP) et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés. Des mesures sont notamment nécessaires en matière de droit pénal et de régulation des plateformes.

Pour la conseillère nationale UDC Nina Fehr Düsel, co-initiatrice de l’Initiative Internet, il est urgent de s’attaquer également aux applications dites de "nudification", qui permettent de générer de fausses images dénudées à partir de simples photographies. "Une fois qu’un contenu est diffusé sur internet, il est pratiquement impossible de le faire disparaître", relève-t-elle.

Lancée en mars dernier, l'Initiative Internet entend de son côté tenir les plateformes numériques responsables de la diffusion de contenus illégaux. Elle a déjà récolté plus de 30'000 signatures en trois mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un chat grièvement blessé définitivement retiré à son propriétaire

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Un chat qui avait été grièvement blessé a été définitivement retiré à son propriétaire, selon le Tribunal fédéral qui confirme la décision de séquestre. (image prétexte) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Un chat qui avait été grièvement blessé ne retournera pas chez son propriétaire, selon le Tribunal fédéral qui a confirmé la décision de séquestre. Il a été retenu que les blessures n'étaient pas accidentelles et étaient dues à de mauvais traitements.

Le chaton de 10 mois avait été amené en février 2025 chez le vétérinaire en détresse respiratoire, sa vie en danger. Pour expliquer les blessures, son propriétaire avait prétendu que le chaton était tombé de son arbre à chat, ayant pris peur au bruit de l'aspirateur.

Le vétérinaire avait constaté que les nombreux traumatismes dont souffrait le petit chat étaient similaires à ceux consécutifs à la chute de plusieurs étages d'un immeuble ou à un accident de la route. Il n'était pas possible que la simple chute d'un arbre à chat ait causé de telles blessures, avait-il conclu.

Pour son bien, le chat avait été retiré à son propriétaire par décision de séquestre du Service genevois des affaires vétérinaires en mars 2025. En outre, le propriétaire s'était vu interdire de détenir et de s'occuper de chats, même de tierces personnes, et ce pendant trois ans.

Le propriétaire a recouru jusqu'au Tribunal fédéral pour pouvoir récupérer son chat, en soutenant mordicus sa version des faits.

Une mesure pour protéger le chat

Les juges de Mon Repos, dans un arrêt publié mardi, ont partagé les vues de la Cour cantonale, qui a retenu que les blessures subies par le chaton ont été causées par des "actes violents de maltraitance". Il est établi que le propriétaire, par ses mauvais traitements, a mis son chat en danger de mort. Le séquestre, visant à protéger le chat, est donc justifié, en conclut le Tribunal fédéral.

En attendant la décision définitive sur son sort, le chat est resté au sein du Service genevois des affaires vétérinaires, aux frais de son propriétaire qui doit s'acquitter de tous les montants liés à ce séquestre (frais de garde, de vétérinaire et de transport). L'arrêt ne précise pas ce qu'il va arriver au chat maintenant que la décision de séquestre est définitive.

Selon la loi, un animal peut être retiré définitivement à la garde de son propriétaire: cette mesure de séquestre a pour but de garantir le bien-être des animaux.

(arrêt 2C_96/2026 du 11 mai 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Intempéries: plusieurs crédits en faveur du Val de Bagnes

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Les diverses coulées de lave torrentielle qui ont atteint le secteur de Champsec-Lourtier en 2024 et 2025 ont poussé les autorités à davantage sécuriser le secteur (photo d'archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil valaisan a validé, mardi, trois crédits en lien avec les intempéries, qui ont touché le Val de Bagnes, en 2024 et 2025. Ceux-ci permettront de financer divers travaux, pour certains déjà en cours.

Le crédit supplémentaire pour la reconstruction des accès à Lourtier et à Sarreyer et la sécurisation des infrastructures et des zones habitées dans le secteur Fregnoley-Champsec atteint 23,32 millions (y compris la part fédérale).

Les subventions pour la réalisation des travaux de rétablissement et de sécurisation des cours d'eau du secteur Fregnoley-Champsec se montent à 7,2 millions de francs. Dans les faits, l’Etat du Valais paiera le 85% de la facture globale (soit 6,12 millions de francs) et récupérera la part fédérale de 43%.

Le Parlement a également validé un crédit d'engagement pour les travaux de construction d'un pont arc de 147 mètres sur le torrent du Fregnoley et pour la suite de la construction de la galerie éponyme pour 21,77 millions de francs (y compris la part fédérale).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

L'exposition "Phänomena" renonce à une tournée à travers la Suisse

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Pour sa deuxième édition en plus de quarante ans, l'exposition interactive "Phänomena" renonce à sa tournée nationale (archives). (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

L'exposition scientifique "Phänomena" renonce à une tournée à travers la Suisse pour des raisons de logistique. Plus de quarante ans après son unique édition de 1984, le projet éducatif fermera ses portes le 21 juin à Dietikon (ZH).

Après analyse, les responsables ont décidé de ne pas prolonger l'exposition physique par une tournée, ont-ils annoncé mardi. Ils invoquent les défis en matière d’infrastructure et d’exploitation. A Dietikon, dans l'agglomération zurichoise, l'exposition se déploie dans six igloos géants gonflables totalisant 2000 mètres carrés de surface.

Cette deuxième édition, reportée à plusieurs reprises, avait finalement été inaugurée mi-mars dernier en présence du président de la Confédération Guy Parmelin. En 1984, Phänomena avait attiré 1,2 million de visiteurs.

Outre, Bâle, Zürich ou Lucerne, "Phänomena" aurait dû initialement faire aussi escale à Yverdon en juin et terminer sa tournée à Bienne en octobre-novembre prochains. Mais dès avril, les organisateurs ont admis avoir sous-estimé le montage et le démontage des structures, et modifié en conséquence leurs plans.

Pour son "grand retour", l'exposition a mis la robotique et l’intelligence artificielle en point de mire, avec des stations interactives pour tester des technologies complexes. Le public a pu par exemple rencontrer son "jumeau" généré par l'IA ou observer des plantes réagir à l'humeur grâce à des algorithmes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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