Rejoignez-nous

Environnement

Une bactérie attaque des plants de gingembre en Suisse

Publié

,

le

La contamination à la bactérie Ralstonia pseudosolanacearum entraîne le flétrissement des feuilles et la pourriture du rhizome du gingembre. (© Office fédéral de l'agriculture)

La bactérie Ralstonia pseudosolanacearum a été détectée dans douze exploitations agricoles en Suisse. Très nocive pour les plantes, elle a en particulier contaminé des plants de gingembre.

Les analyses ne sont pas encore achevées, indique vendredi l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) dans un communiqué. La bactérie peut causer de graves dommages à plus de 200 espèces végétales, notamment les pommes de terre, les tomates et le gingembre.

Les exploitations sujettes à la contamination se trouvent dans les cantons de Berne, Lucerne, Thurgovie, Schwyz, Saint-Gall, Zoug et Zurich. Les entreprises concernées sont principalement des producteurs de gingembre sous tunnel et sous serre, a précisé l'OFAG à Keystone-ATS.

Le Service phytosanitaire fédéral (SPF) a été informé fin juillet de la probabilité d'une contagion des plants de gingembre. Ceux-ci sont importés d'Allemagne.

Pour lutter contre la propagation de la bactérie, les plants de gingembre contaminés ont été détruits. Les serres et autres installations touchées seront également décontaminées, tout comme leurs installations d’irrigation. Jusqu'au printemps 2024, aucune plante ne sera cultivée sur les parcelles contaminées.

La contamination à la Ralstonia pseudosolanacearum provoque le flétrissement des feuilles et la pourriture des rhizomes (tiges souterraines). La bactérie peut être véhiculée par des outils, du matériel végétal ou de la terre infectés.

Elle peut aussi se trouver dans les eaux de drainage ou les eaux superficielles, et contaminer ainsi les végétaux environnants. Elle n’est pas dangereuse pour l’être humain ni pour les animaux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

AgriGenève en appelle au Conseil d'Etat après la sécheresse

Publié

le

La sécheresse a largement affecté les exploitations agricoles genevoises. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

AgriGenève demande au Conseil d'Etat d'évaluer si les effets de la sécheresse dans les exploitations du canton peuvent être considérés comme "une situation exceptionnelle". Un dispositif devra permettre de faire face aux pertes et aux surcoûts, a estimé vendredi la faîtière.

Deux jours après l'annonce fédérale de 54 millions de francs d'aides indirectes, AgriGenève a expliqué que "2026 ne constitue pas simplement une mauvaise année agricole". "Cette situation appelle une réponse exceptionnelle du canton", affirme l'association.

Selon elle, les efforts ne peuvent pas seulement être portés par les agriculteurs. Ceux-ci ont adapté leurs horaires, leur organisation du travail ou leur gestion de l'eau. Il faut des infrastructures et des investissements, de même qu'une intervention collective en cas de situation exceptionnelle.

Pour les cultures maraîchères, l'irrigation est devenue indispensable. AgriGenève a par conséquent demandé aux Services industriels de Genève (SIG) un effort sur les coûts de l'eau utilisée.

Au-delà de la récolte de cette année, il en va de la préservation du "capital agricole du canton", insiste la faîtière. Des mécanismes d'intervention rapide devraient être établis, dit-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Manque de fourrage: Guy Parmelin visite une exploitation vaudoise

Publié

le

Guy Parmelin a notamment visité un champ de sorgho jeudi à Carrouge. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les conséquences de la sécheresse sur l'agriculture continuent de préoccuper le Conseil fédéral. Au lendemain de l'annonce d'une nouvelle aide pour la branche, Guy Parmelin s'est rendu jeudi sur une exploitation vaudoise.

A Carrouge, à la ferme Comex du Borgeau, le ministre de l'agriculture a notamment visité une parcelle dédiée au sorgho fourrager, particulièrement résistant à la sécheresse et qui permet de nourrir le bétail.

"C'est la seule parcelle qui est restée un peu verte cet été", a raconté Sabine Bach, responsable de l'exploitation. "C'est une plante assez incroyable. Elle a besoin d'un peu d'eau au début pour pousser, mais ensuite c'est bon. Et en plus, les vaches adorent ça", a-t-elle relevé.

Guy Parmelin a aussi vanté cette plante originaire d'Afrique, notamment pour "les phases intermédiaires" entre les périodes sèches et humides. Par rapport au maïs par exemple, le sorgho n'a pas besoin d'être arrosé lorsqu'il est enraciné. En revanche, il apporte moins d'énergie au bétail que le maïs, a-t-il nuancé.

Le sorgho est aussi toxique pour le bétail lorsqu'il mesure moins de 60 cm de hauteur, a rappelé le Vaudois. "Il faut effectivement être très strict", a confirmé Sabine Bach.

Haie fourragère

Le président de la Confédération a visité un autre projet innovant sur cette exploitation, mené avec Agroscope et destiné, là aussi, à trouver du fourrage supplémentaire. Il s'agit d'une haie d'arbres, dont les différentes espèces (frêne, saule, tilleul, murier, aulne) sont testées pour leur résistance à la sécheresse, mais aussi pour leur qualité nutritionnelle.

Cette phase-test va prendre encore "quelques années". Mais à terme, "l'idée consiste à trouver quelle espèce est la plus adéquate", a résumé Sabine Bach.

Aides diverses

Le manque de fourrage est l'une des principales conséquences de la sécheresse de l'été pour les agriculteurs suisses. Faute de nourriture pour leurs animaux, des paysans ont dû puiser dans leurs réserves d'hiver et même parfois envoyer prématurément leurs vaches à l'abattoir.

La Confédération a aussi pris des mesures pour aider les agriculteurs. Les droits de douane sur les importations de foin ont été suspendus pour faciliter l'approvisionnement en fourrage. Il a aussi été décidé de réduire provisoirement les taxes douanières pour faciliter l'importation de maïs servant à l'alimentation des animaux.

Au-delà de la question du fourrage, le Conseil fédéral a annoncé mercredi une aide de 54 millions de francs pour 2026, sous forme de prêts sans intérêts. Objectif: soulager la trésorerie des exploitations en difficulté.

La Confédération a aussi promis, début août, de verser l'intégralité des paiements directs, même si certaines conditions d'octroi ne sont pas remplies. Il est prévu d'anticiper le versement d'une partie des paiements directs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Fonds additionnels pour la protection des forêts et l'agriculture

Publié

le

Les forêts et les champs suisses souffrent de la sécheresse et de la canicule cet été (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Confédération va soutenir davantage la protection des forêts et l'agriculture, deux secteurs particulièrement touchés par la sécheresse et la canicule. Le Conseil fédéral a débloqué mercredi respectivement 17,5 et 54 millions de francs à cet effet. Le ministre de l'environnement Albert Rösti a défendu ses actions.

La Suisse connaît une sécheresse exceptionnelle, elle n'a jamais enregistré aussi peu de précipitations jusqu'à la mi-août que cet été, a relevé Albert Rösti devant les médias à Berne. La durée de la sécheresse est un défi, pour les personnes vulnérables, les animaux, les eaux, les écosystèmes, les forêts, l'agriculture, la production électrique ou encore les transports par bateau, a-t-il énuméré.

Le gouvernement prend des mesures à court et à moyen terme dans les domaines des forêts et de l'agriculture. Il est nécessaire d'allouer rapidement davantage de moyens dans ces deux secteurs.

Dans le détail, le Conseil fédéral demande au Parlement d'augmenter le crédit en faveur de l'adaptation des forêts aux changements climatiques de 17,5 millions pour 2027. Dès 2028, il devra en outre être possible de solliciter chaque année des moyens additionnels d'un montant équivalent.

Aide aux exploitations agricoles

Concernant l'aide aux exploitations paysannes, elle sera augmentée de manière unique de 54 millions cette année. Ces prêts sont sans intérêt. Ils permettront aux agriculteurs concernés de compenser leurs pertes de revenus.

Christian Hofer, directeur de l'Office fédéral de l’agriculture (OFAG), a cité des coûts plus élevés pour acheter du fourrage, du travail supplémentaire nécessaire dans les champs ou encore des baisses de production. Certaines cultures comme les pommes de terre ou les betteraves sucrières connaissent une diminution de 20 à 25%, a-t-il illustré.

La production de lait baisse aussi. Dans le même temps, certaines exploitations ont dû abattre plus de bétail en raison du manque de fourrage. Ce dernier est en rupture de stock, autant en Suisse qu'à l'étranger. En juillet, les abattages ont doublé, ce qui impacte encore les prix de la viande à la baisse.

Pas de situation extraordinaire

Autant le conseiller fédéral que les directeurs de l'OFAG, de l'Office fédéral de l’environnement (OFEV) et de l'Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAE) ont loué par ailleurs les mesures prises jusqu'à présent, et celles qui sont en cours d'élaboration.

La directrice de l'OFEV Katrin Schneeberger a mentionné une stratégie sur la gestion de l'eau, qui sera présentée l'année prochaine. M. Hofer a lui indiqué que des réflexions sont en cours pour adapter sur le long terme les exploitations agricoles au réchauffement climatique.

"La Confédération prend très au sérieux la situation dès le début", a insisté Albert Rösti. Le Conseil fédéral agit dans le cadre des structures existantes. Selon le ministre, les bases légales actuelles suffisent, il n'y a donc pas besoin de déclarer la situation extraordinaire. Et de rappeler que les cantons et les communes ont aussi leur rôle à jouer.

Le conseiller fédéral a défendu ses actions alors qu'il est sous le feu des critiques. Les Vert-e-s demandent notamment de créer un nouveau Secrétariat d'Etat à la protection du climat.

Actuellement, la collaboration est étroite et se passe bien entre les départements, il n'y a pas besoin de revoir l'organisation, a répondu le Bernois. Il était sur la défensive alors qu'un débat d'actualité sur la canicule et la sécheresse se profile aux Chambres fédérales durant la session d'automne.

Fourrage et huiles minérales

Roland Pfister, délégué à l'approvisionnement économique du pays, a encore informé sur la situation actuelle en Suisse. Globalement, l'approvisionnement est encore garanti. Mais certains secteurs sont sous tension.

Outre l'importation de fourrage, celle d'huiles minérales est compromise en raison du faible niveau d'eau du Rhin. En temps normal, 50% de l'importation de diesel et 40% de celle de benzine arrivent en Suisse via le Rhin, a indiqué M. Pfister.

La branche compense les manques avec des transports par rail, des réserves propres et la production de la raffinerie de Cressier (NE). La situation deviendra critique si plusieurs de ces options sont restreintes.

La Confédération va examiner d'ici octobre s'il est nécessaire de prendre des mesures complémentaires d'adaptation face à la canicule et la sécheresse. La santé de la population, le bien-être des animaux, la mise en place de cartes thermiques uniformes à l'échelle nationale ou encore des thématiques agricoles seront abordés.

Continuer la lecture

Economie

Fonds additionnels pour la protection des forêts et l'agriculture

Publié

le

Les forêts et les champs suisses souffrent de la sécheresse et de la canicule cet été (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Confédération va soutenir davantage la protection des forêts et l'agriculture, deux secteurs particulièrement touchés par la sécheresse et la canicule. Le Conseil fédéral a débloqué mercredi respectivement 17,5 et 54 millions de francs à cet effet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Fonds additionnels pour la protection des forêts et l'agriculture

Publié

le

Les forêts et les champs suisses souffrent de la sécheresse et de la canicule cet été (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La Confédération va soutenir davantage la protection des forêts et l'agriculture, deux secteurs particulièrement touchés par la sécheresse et la canicule. Le Conseil fédéral a débloqué mercredi respectivement 17,5 et 54 millions de francs à cet effet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 6 minutes

Contraception forcée: commission de réconciliation au Groenland

Le Groenland veut mettre en place une commission de réconciliation suite à la présentation de conclusions d'experts sur la campagne...

InternationalIl y a 32 minutes

7e étape: doublé norvégien en hommage à Harald V

Andreas Leknessund a remporté la 7e étape du Tour d'Espagne entre Vall d'Alba et Aramon...

FootballIl y a 36 minutes

Ayé quitte Servette avant le match contre Lucerne

Florian Ayé quitte le Servette FC avant la cinquième journée de championnat, match face à...

SuisseIl y a 3 heures

L'Alliance vaudoise peu inquiète du nouveau parti Mouvement libéral

La création d'un nouveau parti par la ministre vaudoise Valérie Dittli n'inquiète pas outre mesure...

EconomieIl y a 3 heures

AgriGenève en appelle au Conseil d'Etat après la sécheresse

AgriGenève demande au Conseil d'Etat d'évaluer si les effets de la sécheresse dans les exploitations...

InternationalIl y a 4 heures

Thoune à Amsterdam, Lugano à Copenhague en Conference League

Après Sion, Thoune affrontera à son tour l'Ajax Amsterdam en phase de ligue de la...

SuisseIl y a 4 heures

Crans-Montana: une ancienne élue rejoint la liste des prévenus

Une ancienne élue de la commune de Crans-Montana, en charge des Constructions entre 2017 et...

EconomieIl y a 5 heures

Valais: les tarifs de l'électricité globalement en baisse

La majorité des ménages valaisans paieront moins cher leur électricité en 2027, les tarifs évoluant...

SuisseIl y a 5 heures

Orages et grêle frappent le nord-ouest de la Suisse

Un violent orage accompagné de grêle a causé des dégâts dans l'ouest et le nord-ouest...

EconomieIl y a 6 heures

Le directeur général de Valora, Michael Mueller, s'en va

Un changement se prépare à la tête de Valora. Directeur général du détaillant bâlois depuis...