Rejoignez-nous

Economie

L'inflation poursuit sa décrue en juillet

Publié

,

le

L'inflation a poursuivi sa lente décrue en juillet, notamment grâce au reflux des tarifs pour les produits importés. Les prix devraient cependant connaître prochainement une accélération, en raison de la hausse attendue des loyers. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

L'inflation a poursuivi sa lente décrue en Suisse au mois de juillet, notamment grâce au reflux des tarifs pour les produits importés. Les prix devraient cependant connaître prochainement une accélération, en raison de la hausse attendue des loyers.

En juillet, l'indice des prix à la consommation s'est établi à 106,2 points, en baisse de 0,1% comparé au mois précédent, a annoncé jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.

Sur un an, l'inflation a par contre progressé de 1,6%, après 1,7% en juin, 2,2% en mai et 2,6% en avril. Il faut remonter à janvier 2022 pour retrouver ce niveau. Alors que les tarifs des produits locaux ont augmenté de 2,3%, ceux des produits importés ont reflué de 0,6% pendant le mois sous revue.

Cette évolution, autant annuelle que mensuelle, est conforme aux prévisions des économistes consultés par l'agence AWP.

Au niveau des groupes de produits, des tendances contradictoires se dessinent cependant. Alors que la chute des tarifs des produits pétroliers (-21,7%) a continué à pousser les prix vers le bas - l'essence et le mazout baissant respectivement de 19,9% et 29,8% sur un an - l'alimentation (+5,3%) et le groupe logement-énergie (+2,7%) ont augmenté.

Les produits frais saisonniers ont ainsi vu leurs prix monter de 4,3%. L'indice immobilier Swiss Real Estate Offer, publié jeudi par SMG Swiss Marketplace Group et le cabinet de conseil immobilier Cifi, a pour sa part relevé une hausse des loyers en juillet, tout autant en comparaison mensuelle (+0,7%) qu'annuelle (+3,8%).

Si l'inflation ralentit en comparaison annuelle et rentre dans l'objectif ciblé par la Banque nationale suisse (BNS)- une hausse des prix entre 0% et 2% - il en est tout autre sur une base de comparaison à deux ans, soit avant l'éclatement de la guerre en Ukraine et la flambée des prix.

La BNS pourrait encore agir en septembre

"En rythme annualisé depuis juillet 2021, l'inflation est en hausse de 2,5% et donc reste sur une tendance de moyen-terme supérieure aux 2% ciblés" par la BNS, avertit Arthur Jurus, directeur des investissements à la banque privée Oddo BHF Suisse.

Ce dernier reste également prudent pour la suite, "en raison des loyers qui seront révisés à la hausse au quatrième trimestre". Comme l'institut d'émission suisse s'attend à une inflation en moyenne à 2,2% en 2023 et 2024, il devrait probablement encore augmenter en septembre son taux directeur de 25 points de base à 2%, a ajouté M. Jurus.

Les analystes de Capital Economics sont eux aussi sur la défensive, estimant que l'inflation "ne devrait pas beaucoup plus ralentir cette année". Même si les prix ont renoué avec l'objectif de stabilité défendu par la BNS, cette dernière devrait effectuer en septembre un dernier resserrement de 25 points de base, ont-ils souligné dans un commentaire. Face à un nouveau ralentissement de l'inflation anticipé en 2024, la banque centrale helvétique pourrait dès lors abaisser son taux directeur à partir de mars.

La majorité des économistes table cette année sur un taux d'inflation moyen entre 2,1% et 2,5%. En 2024, l'accélération des prix devrait s'essouffler avec des prévisions entre 1,2% et 2,2%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Economie

Glacier du Rhône: pétition contre la grotte touristique

Publié

le

La pétition pour "libérer" le glacier du Rhône a été déposée samedi. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La pétition "Libérer et protéger le glacier du Rhône" a été symboliquement déposée samedi matin dans la Vallée de Conches, à proximité du glacier. Adressée au gouvernement valaisan, elle est munie de plus de 8000 signatures.

La pétition demande de supprimer la grotte creusée dans le glacier pour attirer les touristes. Une grotte qui, en raison du réchauffement climatique, a nécessité la pose de bâches sur certaines parties du glacier.

La pétition exige ainsi de "dépolluer en urgence ce site gravement dégradé", et notamment en retirant ces bâches répandues sur le terrain, "celles qui ont coulé au fond du lac glaciaire, ainsi que les matériaux de construction partout dispersés."

Le texte demande également de mettre fin à l'entrée payante sur le glacier et de "donner libre accès au site." Plus globalement, il réclame "une politique responsable, scientifiquement fondée," pour répondre au recul des glaciers.

Cette pétition a été portée par Pro Natura Valais, le WWF Valais, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage, l'association Mountain Wilderness et le groupe haut-valaisan "Environnement et transport".

"Une tragédie"

Une quinzaine de personnes l'ont symboliquement déposée samedi à la mi-journée. "Nous demandons au Conseil d'Etat valaisan de mettre un terme à cette tragédie", ont souligné les associations à la base de cette démarche, dans une prise de position commune.

Leur pétition sera remise prochainement au chef du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement, Franz Ruppen.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Les agriculteurs face au défi de la canicule

Publié

le

Les agriculteurs misent sur des solutions de pompage pour sauver leurs cultures, comme ici à Buchillon (FR) dans le Seeland. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.

La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.

Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.

Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.

Nuits blanches

A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".

Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.

Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.

La serre, une véritable aubaine

Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.

Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.

"En pleine terre, c'est de la survie"

Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.

Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Airbus explore une version japonaise de l'Eurodrone

Publié

le

Un drone de combat d'Airbus présenté début juin 2026 au Salon aéronautique international de Berlin (ILA)(archives). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Airbus a signé vendredi un protocole d'accord avec le groupe Kawasaki Heavy Industries pour étudier le développement d'une version japonaise de l'Eurodrone, un drone de renseignement et de surveillance militaire.

Dans le cadre de ce protocole, "Airbus, en coopération avec Kawasaki Heavy Industries, analysera les opportunités de travailler sur une version japonaise de lutte anti-sous-marine de l'U950 Eurodrone", annonce le géant européen de l'aéronautique dans un communiqué.

Dans un second temps, des discussions seront engagées pour développer "la conception, le développement et la commercialisation" d'une version maritime japonaise de l'Eurodrone, développe Airbus.

"Tout cela vise à garantir que le Japon puisse exploiter l'Eurodrone de manière souveraine et sans restriction, si le pays décidait d'acquérir ce système", poursuit le groupe.

Pour le Japon, le projet présente un intérêt particulier en raison de l'étendue de ses zones maritimes à surveiller.

Or l'Eurodrone, encore en développement, est conçu pour couvrir des missions allant du renseignement aéroporté à la patrouille maritime, avec une capacité adaptée aux opérations en mer comme à la lutte anti-sous-marine.

"Le Japon détient le statut d'observateur dans le programme Eurodrone depuis 2023", ajoute Airbus, précisant que l'Inde est également observateur.

Lancé en 2015 après l'échec de plusieurs précédents programmes européens visant à faire émerger une filière de drones MALE (Medium altitude, long endurance), l'Eurodrone est développé conjointement par la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

Il est censé constituer une alternative au Reaper américain.

Cette annonce intervient alors que l'avenir du programme est devenu incertain en France.

"C'est le drone d'hier que nous aurons demain, parce qu'il a cinq ans de retard", a déclaré le chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace, le général Jérôme Bellanger, en novembre 2025 devant le Sénat.

Dans l'actualisation de la loi de programmation militaire présentée en avril, le gouvernement a supprimé les crédits destinés à l'acquisition de six systèmes Eurodrone, estimant que l'appareil était moins adapté à la haute intensité que les nouvelles générations de drones.

Airbus continue toutefois de défendre l'appareil, dont le premier vol est prévu en 2029.

"L'Eurodrone ne sera pas dépassé quand il rentrera en service. Ses capacités dépassent celles de la concurrence actuelle (...) C'est du haut de gamme", déclarait à l'AFP Jean-Brice Dumont, patron des avions militaires d'Airbus, en mai.

"Un certain nombre de pays dans le monde montrent un intérêt réel à ce type de plateforme. Peut-être pas nécessairement pour les missions voulues initialement", a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Economie

Lausanne: après un arrêt complet des trains, le trafic repart

Publié

le

Le trafic a été interrompu vendredi en début d'après-midi en gare de Lausanne (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le trafic ferroviaire a été complètement interrompu vendredi à la mi-journée durant 2h30 en gare de Lausanne. En cause: une absence de tension en raison d'un dérangement à une ligne de contact. La circulation des trains a partiellement repris dès 15h30.

Il faut cependant s'attendre à des retards et des suppressions de trains jusqu'en fin de soirée, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Mais les travaux de réparation ont désormais permis de rétablir le courant en gare, selon eux. La panne a duré entre 13h00 et 15h30 environ.

"Une ligne de contact a été arrachée sur quelques mètres par un train IC1 lors de son arrivée en gare de Lausanne, sur la voie 4 côté Valais. Cela a créé un dérangement impliquant l'arrêt complet de la circulation des trains en gare de Lausanne", expliquent les CFF.

Ils précisent que les trains grandes lignes Genève-Lausanne et Bienne-Lausanne ont terminé leur course à Renens. Sur la ligne du Plateau, les trains ont fini leur course à Palézieux (IR15) et à Fribourg (IC1). Sur la ligne du Simplon, les trains IR90 et IR95 ont rebroussé à Vevey. Des suppressions de trains ont également lieu en trafic régional.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Economie

Le conseil d'administration de Swiss sous l'égide de son ancien CEO

Publié

le

Dieter Vranckx, en sa qualité d'ancien CEO Swiss, connaît très bien la compagnie (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le conseil d'administration de Swiss sera présidé par Dieter Vranckx, ancien directeur général (CEO) de la filiale de Lufthansa entre 2021 et 2024. Il prendra la suite de Reto Francioni, qui a décidé de ne pas briguer de nouveau mandat.

M. Vranckx était déjà membre du conseil d'administration de Swiss depuis 2024, précise la compagnie aérienne vendredi dans un communiqué.

Actuel directeur commercial (CCO) chez Lufthansa, celui qui a oeuvré pour Swiss durant les années mouvementées de la pandémie de Covid-19 y est également membre de la direction.

Une autre nomination a été annoncée en même temps, celle d'Ashwin Bhat, CEO de Lufthansa Cargo et ancien membre du conseil d'administration de Swiss entre 2023 et 2024, au sein duquel il fait désormais son retour.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Publicité

L'info en continu

InternationalIl y a 17 minutes

Le pape clôture le consistoire par un vibrant appel à la paix

Le pape Léon XIV a clôturé samedi soir le consistoire qui réunissait depuis la veille de nombreux cardinaux en lançant...

InternationalIl y a 23 minutes

Entraînement au complet pour l'équipe de Suisse à San Diego

L'équipe de Suisse a repris l'entraînement collectif trois jours après s'être qualifiée pour les 16es...

InternationalIl y a 1 heure

Marrit Steenbergen bat le record du monde du 100 m nage libre

Marrit Steenbergen a battu le record du monde du 100 m nage libre à Rome...

InternationalIl y a 3 heures

Annik Kälin sur le chemin d'un heptathlon record

Annik Kälin a brillamment lancé son heptathlon à Ratingen (GER). Au terme de la première...

InternationalIl y a 4 heures

Israël: l'armée doit se préparer à un "séjour prolongé" au Liban

Le ministre israélien de la Défense a déclaré samedi que l'armée avait reçu l'ordre de...

SuisseIl y a 4 heures

Pas de millionnaire au tirage du Swiss Loto

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto samedi soir. Pour empocher le gros...

InternationalIl y a 5 heures

Russell partira en pole position au GP d'Autriche

George Russell s'élancera dimanche en pole position du Grand Prix d'Autriche. Le pilote britannique a...

InternationalIl y a 5 heures

Records de température en Allemagne, Répulique tchèque et Danemark

L'Allemagne, la République tchèque et le Danemark ont enregistré samedi des records absolus de température....

SuisseIl y a 6 heures

Lausanne: des milliers de personnes pour la Pride romande

La Pride romande a investi Lausanne pour y affirmer "le droit d'être soi", slogan de...

InternationalIl y a 6 heures

A Budapest, première Pride de l'après Orban, sous la canicule

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi pour la marche des fiertés malgré...