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Genève

La Ville a planté près de 600 arbres l'hiver dernier

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Le maire de Genève Alfonso Gomez estime que l'arborisation de la ville est un bon moyen pour lutter contre le réchauffement des températures (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Ville de Genève poursuit sa politique d'arborisation de l'espace public. Entre novembre et avril, 585 arbres ont été plantés, soit près de trois fois plus que le nombre de sujets qui a dû être abattu, relève lundi la municipalité.

Et cet effort de végétalisation se poursuivra. Le but est de "passer d'une couverture arborée de 21% en 2020 à au moins 25% du territoire municipal en 2030", indique le maire de Genève Alfonso Gomez dans un communiqué. Ce verdissement de la cité fait partie des mesures de lutte contre la dérive climatique. Il permet de rafraîchir la ville.

Près de la moitié des quelque 600 arbres qui ont été nouvellement mis en terre a été planté dans les rues. Une centaine d'essences ont été sélectionnées. On y trouve des essences indigènes comme le tilleul, l'érable ou l'aulne, mais également des essences à caractère botanique à l'image du cognassier de Chine.

Jean-Gabriel BrunetChef du Service des espaces verts

Une quarantaine de fruitiers viennent compléter le tableau. Il s'agit majoritairement de variétés anciennes comme la poire à Botzi ou le prunier Fellenber, note la Ville de Genève.

L'hiver prochain, la municipalité s'est fixée comme objectif de planter environ 480 arbres. Si les autorités poursuivent ainsi leur effort de végétalisation pour répondre à l'urgence climatique et rafraichir la ville, la tâche s'annonce plus difficile pour les prochaines années.

Caroline Paquet-VannierResponsable de l'unité patrimoine arboré au Service des espaces verts

De juin 2022 à mai 2023, 161 arbres ont dû être abattus. Chaque spécimen est soigneusement expertisé pour éviter la chute soudaine de l'un d'entre eux.

Jean-Gabriel BrunetChef du Service des espaces verts

Rédigé avec ats

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Genève

Préservatifs non conformes en France: et à Genève?

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Des dizaines de milliers de préservatifs non conformes ont été vendus en ligne en France, avec un risque sérieux pour la santé. (image prétexte) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Attention si vous avez récemment acheté des préservatifs en France. Des dizaines de milliers de protections non conformes, vendues en ligne, en pharmacie et dans diverses enseignes ces derniers mois, sont susceptibles d'entraîner des grossesses non désirées ou des infections sexuellement transmissibles, alertent les autorités sanitaires. Quid de la Suisse? Faut-il aussi s’inquiéter chez nous? 

Préservatifs non conformes en France

Environ un millier de boîtes, soit "plus de 40'000 préservatifs" non conformes ont notamment été écoulées sur internet, "en majorité" via des distributeurs "asiatiques", précisait récemment le communiqué de la Répression des fraudes et le ministère de la Santé.

Selon le site Rappel Conso, les marques concernées sont : Friday Bae (Le Préservatif), Okamoto (003 et 002), Sagami (Sagami Original 002, vendu sur Amazon), et My Lubie, dont les produits étaient commercialisés sur Amazon, en pharmacie et par diverses enseignes: Nuoo, Mademoiselle Bio, Monoprix, Ayanature, Passage du Désir.

Les produits identifiés sont dépourvus de marquage CE ou de toute évaluation de conformité européenne et, "pour la plupart, d'un emballage en langue française", précisent la DGCCRF et la direction générale de la santé du ministère.

Mais des contrôles dans les magasins et les pharmacie ont aussi permis d'identifier "deux références" de préservatifs ayant obtenu le marquage CE et pourtant non conformes du fait d'un "risque d'éclatement" pour l'une et de "la présence de perforations" pour l'autre: quelque "260'000 unités" ont fait l'objet de "rappels lancés fin mai et début août", ajoute-t-il.

Risques graves

Des préservatifs non conformes peuvent "présenter des risques graves pour la santé et la sécurité des utilisateurs: infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées", rappellent les autorités.

Elles recommandent aux consommateurs ayant utilisé ces préservatifs de faire un dépistage des infections sexuellement transmissibles et de réaliser un test de grossesse si un retard de règles est constaté.

Les plateformes en ligne ont été enjointes de "supprimer immédiatement les annonces" des produits concernés -36 l'ont été dans la foulée- et d'informer les "vendeurs tiers. "Plusieurs" se sont "engagées à examiner leurs systèmes de vérification et leurs règles de filtrage" sur ces produits, précise le communiqué.

Le marquage de conformité européen (marquage CE) est "garant des exigences essentielles de sécurité" auxquelles doivent se conformer les fabricants: les consommateurs doivent vérifier sa présence, rappelle la DGCCRF, comme celle d'une notice d'utilisation en français, et veiller à l'état de l'emballage et la date de péremption des produits.

Et à Genève?

Qu’en est-il de la situation chez nous? À ce jour, la Suisse n’a pas connaissance d’un problème similaire, selon les autorités genevoises que nous avons contactées, qui rappellent toutefois que les préservatifs sont des dispositifs médicaux et qu’en principe, les pharmacies se les procurent auprès de fournisseurs ou de grossistes établis dans le pays. Pour l’heure, rien n’indique donc que les produits en question soient commercialisés ou distribués en Suisse.

Avec Keystone ATS

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Economie

La droite veut faciliter l'accès à la propriété des locataires

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A Genève, une modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR), qui vise à permettre aux locataires d'acheter plus facilement leur logement, sera en votation le 27 septembre (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, une modification de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation (LDTR) vise à permettre aux locataires d'acheter plus facilement leur logement. Attaquée par voie référendaire, cette proposition de la droite sera en votation le 27 septembre.

"Cette modification de la LDTR vise à permettre à un locataire d'acquérir son logement si le propriétaire l'accepte. Aujourd'hui, il y a une très forte demande dans ce sens", a assuré mardi devant les médias Diane Barbier-Mueller, présidente de la Chambre genevoise immobilière et députée PLR.

Le projet pose cinq conditions cumulatives. Le locataire ne peut pas être contraint à acheter son logement. Il doit y vivre depuis au moins trois ans et devra continuer à l'occuper pendant au moins cinq ans, afin d'éviter toute spéculation. Quant au prix de vente, il est plafonné à la moyenne des prix en zone de développement durant les trois dernières années.

"La classe moyenne"

"La question du prix, exorbitant sur le marché genevois, est importante. Le prix prévu dans le projet aujourd'hui est de 6816 francs le mètre carré, ce qui est accessible à la classe moyenne", a relevé Sébastien Desfayes, député du Centre. Et contrairement à ce qu'affirment les référendaires, la modification ne remet pas en cause l'interdiction des congés-ventes, a-t-il insisté.

De son côté, "le propriétaire n'a pas nécessairement envie de vendre tout l'immeuble, mais un ou deux appartements pour avoir des liquidités. Or ce n'est pas possible aujourd'hui", a avancé Diane Barbier-Mueller. Autre cas de figure: un propriétaire sans héritier direct peut vouloir vendre à des locataires qu'il connaît bien.

"Créer une opportunité"

Pour Mario Marchesini, vice-président du Parti Vert'libéral, le projet corrige une anomalie: Genève ne compte que 18% de propriétaires, alors que la moyenne nationale se situe à 36%. "La situation actuelle est absurde. Pour pouvoir acheter son logement, un locataire doit obtenir l'accord écrit de 60% des autres locataires de l'immeuble, même si le propriétaire est d'accord", a-t-il expliqué.

"Ce projet crée une opportunité dans un domaine très réglementé", a résumé le président du PLR et député Pierre Nicollier. Pour son homologue du MCG François Baertschi, "il apporte une sécurité au locataire qui ne va pas devoir déménager. Il permet surtout de protéger les Genevois et leur patrimoine face aux gros investisseurs immobiliers que sont les assureurs et les fonds de pension".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Profilage racial: les médiateurs pour un dispositif de prévention

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La commandante de la police genevoise Monica Bonfanti a saisi à 12 reprises l'année dernière l'organe de médiation indépendante entre la population et la police (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'organe de médiation indépendante entre la police genevoise et la population (MIPP) recommande un dispositif institutionnel de prévention du profilage racial. Parmi ses autres préconisations, publiées pour la première fois mardi à l'occasion de ses dix ans, il suggère de rappeler que les policiers ont l'obligation d'enregistrer des plaintes.

Dans son rapport, le MIPP, seul mécanisme de ce type en Suisse, estime que la réflexion sur une approche contre le profilage racial devrait considérer les répercussions des contrôles d'identité à moyen et long terme sur la confiance de la population dans sa police. Des termes déshumanisants devraient être bannis.

De nombreuses situations conflictuelles relayées auprès de l'organe sont liées à de premières discussions considérées comme "abruptes" ou discourtoises, ajoute le MIPP. Des salutations sont requises, de même que le vouvoiement sauf si l'interlocuteur autorise davantage de familiarité.

Pour les mineurs, les auditions devraient avoir lieu dans des salles adaptées. L'intimidation de ces personnes peut être contreproductive, selon le MIPP.

Pour toute la population, les discussions dans les bureaux de la police doivent être confidentielles par rapport aux autres usagers et celles entre collaborateurs doivent l'être par rapport aux personnes auditionnées et aux détenus. Les indications en cas de privation de liberté doivent être données au moment de l'intervention policière.

Une voie différente qu'un dépôt de plainte peut être expliquée à une personne qui souhaite lancer une procédure, mais clairement et "sans ironie". Si celle-ci persiste, sa demande doit être enregistrée. Un suivi de ces recommandations est requis, dit le MIPP.

L'année dernière, plus de 130 personnes ont contacté le MIPP, un chiffre stable par rapport après l'augmentation de l'année précédente. Près de 70 dossiers ont été ouverts, en diminution sur un an, la plupart à la demande de la population mais 12 après une requête de la commande de la police genevoise. Une trentaine étaient en cours. Egalement en 2025, plus de 70 cas ont été fermés. La plupart des dossiers sont absorbés en quatre mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

L'accès à une contraception gratuite en votation à Genève

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A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre. Le texte pose des questions de santé publique mais aussi d'égalité sociale et de genre (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, l'initiative du PS "Pour une contraception gratuite" sera en votation le 27 septembre. Alors que le coût et la responsabilité reposent essentiellement sur les épaules des femmes, le texte pose des questions de santé publique mais aussi d'égalité.

"En Suisse, toutes les femmes ne peuvent pas accéder à la contraction sur un pied d'égalité à cause du coût. Il en va de même des hommes, pour qui le préservatif est le moyen le plus utilisé. A Genève, un quart de la population renonce aux soins pour des raisons financières, et donc d'abord à la prévention", a déclaré mardi devant les médias Jacklean Kalibala, députée socialiste et médecin.

"Le prix de la contraception impacte le quotidien des femmes qui préfèrent les moyens à long terme, comme le stérilet ou l'implant, à la pilule. Or ce sont ceux qui coûtent le plus cher", a précisé Geneviève Preti, conseillère en santé sexuelle. Et de relever que le prix est "un frein entre la contraception souhaitée et celle qui est mise en place".

Pour Iren Neeranzona Khan, des Jeunes Vert-e-s, la gratuité doit justement permettre "de garantir à chaque femme la méthode qui lui convient et de prévenir les grossesses non désirées ainsi que les infections sexuellement transmissibles". Car elle a un autre avantage: elle fait que les gens viennent chercher l'information, selon Mme Preti.

Plus d'égalité

La prise en charge, par le canton, des frais liés à la contraception vise ainsi un accès universel à la santé sexuelle et reproductive. Alors que Genève a le taux le plus élevé d'interruptions volontaires de grossesse en Suisse, Laetitia Ammon, sage-femme, sociologue et membre des Femmes du Centre, met en avant les coûts psycho-sociaux d'une IVG ou d'une grossesse non planifiée dans un canton cher.

Pour les partisans de l'initiative, la gratuité est aussi une question d'égalité sociale et de genre. Comme l'a souligné Iris Gamond, secrétaire syndicale chez Unia, "la contraception est une responsabilité partagée, son coût doit l'être aussi".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Violences sexuelles mortelle: prison à vie et internement requis

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A Genève, le Ministère public a requis une peine privative de liberté à vie et demandé qu'un internement ordinaire soir prononcé à l'encontre d'un homme accusé d'avoir assassiné sa compagne en mars 2023 (image d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le Ministère public a requis mardi la prison à vie, assortie d'une mesure d'internement ordinaire, à l'encontre d'un homme accusé d'avoir assassiné sa compagne en mars 2023. La victime était morte des suites d'une violente sodomie. Face à un "océan de doutes", la défense a plaidé l'acquittement.

Cet homme a agi pour humilier, salir et faire souffrir, a déclaré la procureure Lorena Henry devant le Tribunal criminel. "Son but était de souiller et d'infliger l'humiliation ultime en profanant une partie de son corps qu'elle lui avait toujours refusée", selon la représentante du Ministère public, décrivant un "acte de barbarie".

Dans son réquisitoire, la procureure a relevé les contradictions du prévenu, dont le comportement calme "cache une nature sombre et cruelle". Elle a cité des témoignages qui font état de la volonté du quadragénaire de tuer sa compagne âgée alors de 41 ans et avec laquelle il entretenait une relation toxique depuis près de cinq ans.

Hémorragie massive

Alors que le prévenu a affirmé lundi au premier jour de son procès n'avoir rien introduit dans l'anus de la victime, cette dernière s'est vidée de son sang et a agonisé entre cinq et quinze minutes, a rappelé la procureure. Elle a cité le rapport d'autopsie, qui détaille les multiples lésions de la victime.

Les blessures, qui ont provoqué une hémorragie massive, sont visibles jusqu'à une profondeur de 42 centimètres dans le côlon. La procureure a sorti son mètre pour accompagner son propos. Selon les experts, la pénétration a été effectuée avec la main, paume ouverte ou poing fermé, ou avec un objet contondant.

"Une proie facile"

L'avocate de la défense, Me Lucie Ben Hamza-Noir, n'a pas remis en cause les conclusions des experts sur la cause de la mort, mais a relevé les incertitudes qui demeurent. Selon l'avocate, les experts n'excluent pas l'intervention d'un tiers.

Une possibilité dont les juges doivent tenir compte, selon l'avocate, qui a rappelé que son client s'était souvenu que sa compagne avait quitté l'appartement pendant une heure. Très fortement alcoolisée à ce moment, cette femme était une proie facile pour n'importe quel agresseur, estime l'avocate.

Des preuves

Mais les preuves sont accablantes, selon la procureure. Des prélèvements effectués sur le poignet gauche du prévenu et sur une bouteille de 1,5 litre ont révélé des matières fécales correspondant au microbiote de la victime. La défense a fustigé une technique d'analyse expérimentale. Les menaces de mort proférées devant des témoins ont été qualifiées de "paroles en l'air".

Le comportement du prévenu après la sodomie mortelle l'accable aussi, selon la procureure: il a nettoyé le sang dans l'appartement de Vernier où s'est déroulé le huis clos, dans le but d'effacer les preuves. Pour son avocate, le prévenu pensait sincèrement que sa compagne avait ses règles.

Elle s'interroge aussi sur le choix d'un "mode opératoire aussi absurde", au cas où son client devait être reconnu coupable de meurtre avec l'aggravante de l'assassinat. "Pourquoi choisir cette violence inouïe qui laisse des traces partout?", demande Me Ben Hamza-Noir.

Nombreux mobiles

Le Ministère public énumère des "mobiles à la pelle" pour cet individu qui a déjà de nombreuses condamnations pour violences sexuelles et viol à son actif, dès son adolescence: la jalousie, l'humiliation, l'argent et la peur de lui dire qu'il voulait la quitter.

L'avocate du prévenu estime qu'il ne s'agit que d'un "catalogue d'hypothèses". Elle refuse la caricature du monstre ou du sadique sexuel, mettant en garde contre les amalgames.

Enfin, la procureure justifie la mesure d'internement ordinaire par le risque de récidive et le peu de chances de réussite d'un suivi en raison notamment des faibles capacités intellectuelles du prévenu. Aucun traitement, aucune peine, aucun jugement n'ont eu d'effet jusqu'à présent, selon la procureure.

A la fin de l'audience, l'homme a une nouvelle fois clamé son innocence. Le verdict sera rendu vendredi à 14h00.

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