L’agressivité physique des enfants envers leurs parents reste un tabou. Une étude de l'Université de Zurich révèle qu'un tiers des jeunes participants ont eu un comportement violent envers leurs parents au moins une fois, le plus souvent à l'âge de 13 ans.
L’étude a suivi plus de 1500 jeunes de la première adolescence au début de l'âge adulte. Elle montre pour la première fois comment l'agressivité physique envers les parents évolue et quels facteurs peuvent augmenter ou diminuer le risque, indique lundi l'Université de Zurich.
Selon les résultats publiés dans la revue spécialisée European Child & Adolescent Psychiatry, 32,5% des sondés - 35,6% chez les garçons et 29,3% chez les filles - déclarent avoir agressé physiquement leurs parents au moins une fois entre l'âge de 11 et 24 ans, par exemple en frappant, donnant des coups de pied ou en lançant des objets. La propension à la violence atteint un pic à 13 ans, avec 15% des ados concernés. La fréquence diminue ensuite: 5% des sondés déclarent encore un tel comportement à 24 ans.
Selon les auteurs de l'étude, on ne peut pas parler de violence systématique. Il s'agit pour la plupart d'incidents individuels, probablement souvent dans le contexte de conflits croissants entre parents et enfants pendant la puberté. Mais ils jugent préoccupant que deux sondés sur cinq aient manifesté un comportement agressif à plusieurs reprises.
Les conflits sont normaux
L'étude cherche à comprendre ce qui pousse les ados à devenir violents envers leurs parents."Ce n’est pas un problème de certains milieux sociaux ou d’un seul genre", affirme la chercheuse et première auteure Laura Bechtiger. Le niveau d’éducation ou le statut socio-économique de la famille semble en effet ne pas avoir d’influence significative.
Mais des facteurs de risque ont été identifiés: les châtiments corporels et l’agressivité verbale de la part des parents augmentent la probabilité de créer un "cycle de violence", tout comme les disputes fréquentes entre parents. Les jeunes atteints de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peuvent aussi avoir du mal à contrôler leurs impulsions ou être traités avec "impatience" par leurs parents.
Apprendre à gérer les émotions négatives contribue à diminuer le risque pour les enfants de devenir physiquement agressifs. Un environnement éducatif favorable, dans lequel les parents manifestent leur intérêt et offrent un soutien émotionnel a aussi un effet positif.
Les conflits entre parents et ados sont normaux, voire importants pour le développement, soutiennent les chercheurs. Mais contrairement aux accès de colère isolés pendant la puberté, il faut s'inquiéter en cas d’agressivité physique répétée et croissante, d'un manque de remords ou d'un comportement agressif en dehors de la famille.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Michel Roch
2 septembre 2023 à 8 h 34 min
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