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L'islamologue Tariq Ramadan connaîtra son sort dans une semaine

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Tariq Ramadan connaîtra le sort que lui réserve le Tribunal correctionnel de Genève mercredi prochain (archives). (© KEYSTONE/Pierre Albouy)

Les avocats de Tariq Ramadan et ceux de "Brigitte", la femme qui accuse l'islamologue de l'avoir violée, ont croisé le fer une dernière fois, mercredi, au Tribunal correctionnel de Genève. Pour les uns, le prévenu est innocent, pour les autres un violeur manipulateur.

Yaël Hayat, l'avocate de Tariq Ramadan, en est convaincue. Dans cette affaire, "c'est l'homme qui a été courtisé". Mme Hayat en veut pour preuve les messages envoyés par "Brigitte à l'islamologue avant et après cette nuit d'octobre 2008, au cours de laquelle le prévenu aurait agressé sexuellement la plaignante dans une chambre d'hôtel.

Dans cette affaire, ces messages sont les seuls éléments restés intacts, a rappelé l'avocate. Et ils montrent une femme qui endosse le rôle de "la tentatrice par excellence" avant les faits, puis, après, d'une femme qui veut de manière obsessionnelle garder le lien avec celui qui l'a violée, écrivant rêver l'embrasser.

Pour Yaël Hayat, la plaignante fait partie de "cette alliance" de femmes déçues et blessées par Tariq Ramadan. Elles ont découvert qu'elles n'étaient pas uniques. "Et de femmes aimantes, elles vont devenir des femmes vengeresses", qui pensent "qu'il faut donner une leçon" à l'islamologue.

Du bon sens

Guerric Canonica, autre avocat de Tariq Ramadan, a souligné de son côté que la seule lecture des messages de la plaignante suffit à soulever un doute raisonnable. Il a aussi fait appel au "bon sens" du tribunal, avant d'énumérer les incohérences et les contradictions du récit de celle qui dit avoir été violée brutalement.

L'avocat a pris pour exemple d'invraisemblance la façon dont "Brigitte" a quitté l'hôtel après une nuit de séquestration. Elle a dit ne pas s'être enfuie en profitant d'un moment d'assoupissement de l'islamologue. Non, elle est sortie de la chambre alors que Tariq Ramadan, réveillé, se trouvait dans l'encablure de la porte.

Le conseil de l'islamologue a déploré "un récit imaginaire qui ne résiste pas à un examen du dossier". La plaignante ne s'est pas non plus rendue chez son gynécologue, elle n'a pas pris de photo de son visage alors qu'elle affirme avoir été frappée et giflée, elle n'a gardé aucun élément matériel. "Ce n'est pas sérieux".

"Violeur manipulateur"

Le ton était autre mercredi matin, lors des plaidoiries des avocats de "Brigitte". "Nous sommes ici face à un violeur manipulateur", a déclaré François Zimeray. "Il y a des violeurs dont la satisfaction des instincts passe par la souffrance des victimes, et c'est le cas de Tariq Ramadan", a poursuivi l'avocat français.

Me Zimeray a dit aussi avoir été frappé par "la peur et la tension" qui ont imprégné cette affaire. "Brigitte" a été la cible de quantité de menaces et d'intimidations."La milice du net" était en embuscade, inondant la plaignante de "tic-tac tic-tac" et de messages lui prédisant un accident, a raconté l'avocat français.

Robert Assaël, pour sa part, s'est attardé sur la personnalité double de Tariq Ramadan. En public, il use d'un vocabulaire châtié, dans l'intimité d'une chambre d'hôtel, il peut couvrir une femme d'un torrent d'insultes et d'injures, comme "s'il était possédé" et "perdait le contrôle de lui-même".

S'exprimant une dernière fois avant le verdict, Tariq Ramadan a déclaré ne pas vouloir que ce procès à Genève soit le faire-valoir de ce qu'on veut faire de lui en France où il est devenu "l'ennemi numéro un" à cause de son nom. Il a prié le tribunal de ne pas être influencé par le bruit médiatique et politique qui vient de France.

L'islamologue a aussi demandé à être jugé comme monsieur X et d'oublier qu'il s'appelle Tariq Ramadan, d'être traité sans aucun privilège mais comme citoyen. "Voilà cinq ans que ma vie a complètement changé", a-t-il encore souligné. "Je suis innocent", a-t-il conclu.

Le Tribunal correctionnel de Genève rendra son verdict le mercredi 24 mai, à 11h00.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Des heurts lors de la manifestation contre le G7 à Genève

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Des affrontements avec la police ont eu lieu durant la manifestation anti-G7 à Genève. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La manifestation contre le sommet du G7, qui a rassemblé dimanche à Genève des dizaines milliers de personnes en grande majorité pacifistes, a été dissoute dans la violence. Infiltrés dans le cortège, des black blocs s'en sont pris à de nombreux bâtiments et ont incendié une voiture.

Vers 19h00, après plusieurs heures de heurts qui sont montés progressivement, la manifestation a été dissoute sur ordre de la police. Des centaines de participants pacifistes se trouvaient toujours dans le parc Mon Repos où ils étaient arrivés, mais les forces de l'ordre étaient aux prises avec les casseurs. Des gaz lacrymogènes continuaient d'être tirés.

"Nous sommes sur plusieurs fronts", a affirmé à Keystone-ATS le porte-parole du Département des institutions et du numérique (DIN), Laurent Paoliello qui a parlé de 600 blacks blocks. Certains "montent des barricades" et ils sont éparpillés en plusieurs points, ajoutait-il. Pour le moment, aucun blessé n'était à déplorer.

La situation s'était d'abord tendue un peu plus d'une heure après le départ du cortège, dans le secteur de la rue des Alpes puis de la gare. Une voiture de la marque d'Elon Musk a été incendiée et des vitrines d'une banque ont été cassées.

Nombreux heurts dans le quartier des Nations

Un peu plus loin, des manifestants ont jeté des projectiles sur la police. Mais les échauffourées restaient marginales. La situation s'est réellement accélérée dans le quartier des Nations: les forces de l'ordre ont essuyé des jets de pavés et pétards, répliquant avec du gaz lacrymogène.

Plusieurs banques ont été prises pour cibles, ainsi que d'autres bâtiments, comme celui de l'Union internationale des télécommunications (UIT) ou du cabinet PwC. Plus bas, sur l'avenue de France, du mobilier urbain a notamment été lancé sur les voies du train, tout comme des pétards. En amont, la police avait saisi en amont du matériel dangereux, comme des haches, ou des matraques notamment.

Partie à 15h15 du Quai Wilson sous un soleil de plomb, la manifestation était emmenée par le bloc féministe, à l'honneur en ce 14 juin. Divisé en plusieurs sections, notamment pro-palestinienne, révolutionnaire, kurde et syndicale, le cortège était alors constitué d'une foule bruyante et colorée, représentant toutes les générations.

"Genève se soulève!", scandaient les manifestants, parmi les banderoles et slogans clamant une riposte anti-fasciste, anti-impérialiste et anti-capitaliste. Dans son catalogue de revendications, la coalition No G7 demande la dissolution de ce club de grandes puissances qui tient son sommet de lundi à mercredi à Evian.

"Magnifique manifestation"

Alors que le bruit des pétards se faisait entendre, Françoise Nyffeler de la coalition No G7 était positive: "On a gagné, on a eu une magnifique manifestation", a-t-elle déclaré devant quelques centaines de militants. Le collectif a bataillé pendant des mois avec les autorités pour obtenir une autorisation de défiler sur un tracé qu'il n'avait pas choisi, mais dont il s'est accommodé.

Selon la police, ils étaient 20'000 dans les rues genevoises dimanche, 60'000, a annoncé Alice Lefrançois de la coalition No G7 au 19h30 de la RTS. Un bilan sécuritaire sera tiré dans la soirée.

Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales ainsi que françaises étaient déployés en marge de cette manifestation. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.

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Genève

[ITW] Rencontre durant une Grève féministe sous haute surveillance

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Des personnes marchent lors de la grève féministe et la manifestation NoG7 du 14 juin 2026 à Genève (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Entre climat sécuritaire et convergence des luttes, la manifestation féministe du 14 juin a arpenté les rues de Genève dans une ambiance singulière. Figure de Radio Lac durant des années, Laurence Gemperlé livre son regard sur une mobilisation bousculée par l'actualité internationale.

Le contraste était saisissant dans les rues de Genève. D’un côté, le déploiement massif des forces de l’ordre avec les fourgons de la police de trois pays, de l’autre, les revendications de NoG7 et une marée violette bien décidée à faire entendre sa voix.

Pour Laurence Gemperlé, ancienne responsable de la rédaction de Radio Lac dans les années 90 et fidèle de la première heure, la présence à cet événement relève de l'évidence, malgré le contexte.

«Ça m'intéresse aussi beaucoup d'être présente aussi pour manifester contre le fascisme, contre le capitalisme, contre les puissances»

L'intersectionnalité des luttes au cœur des débats

Le tracé de la manifestation, qui a débuté au Quai Wilson pour passer par le Quai du Mont-Blanc, la Rue des Alpes, la Place Lise-Girardin, la Servette, avant de rejoindre la Place des Nations via l'Avenue Giuseppe-Motta, a mis en lumière des revendications plus larges qu'à l'accoutumée. Pour nombre de personnes sur place, le patriarcat et le système économique global sont liés.

«Il y a le G7, donc ce sont des luttes qui se rejoignent, des luttes intersectionnelles. Quand on est contre le patriarcat, on est aussi contre le capitalisme et contre les puissants»

Bien que cette position ne fasse pas l'unanimité au sein des mouvements féministes genevois, certains craignant une dilution du message initial, Laurence Gemperlé y voit une cohérence certaine.

«Il y a beaucoup de féministes qui vont pas aller à la grève aujourd'hui parce qu'en fait elles se revendiquent féministes avant d'être anticapitalistes. Mais moi je trouve que ça fait sens»

Interrogée sur le chemin parcouru par les mouvements féministes à Genève depuis ses débuts dans le journalisme, Laurence Gemperlé constate un changement profond de paradigme et un véritable saut générationnel, notamment avec l'émergence des «néo-féministes».

«La mobilisation qu'elles ont réussi à relancer a fait beaucoup bouger les choses. Les jeunes femmes d'aujourd'hui ne sont plus les jeunes femmes de ma génération, il y a des choses qui ne passent plus, il y a des comportements qui ne passent plus.»

Cette évolution s'accompagne d'une exigence de respect accrue, que certains qualifient parfois de rigide, mais qui s'avère nécessaire selon elle. Un constat qu'elle applique également aux dérives sociétales actuelles:

«Il y a des comportements qui ne sont pas OK. Bien sûr que c'est très limitant, il y a beaucoup de gens qui considèrent que c'est liberticide et que ça limite la liberté, mais les libertés de qui? C'est ça la vraie question»

Néanmoins, la présence policière internationale actuelle modifie indéniablement l'esprit de cette journée de mobilisation.

«J'ai plus d'appréhension. D'habitude quand je me rends à la grève des femmes, c'est très festif, il y a une sororité, c'est rare en fait que les femmes occupent l'espace collectif comme ça, et c'est assez jubilatoire. Là on y va peut-être dans un esprit moins joyeux. Il n'y a pas la même insouciance»

Entretien réalisé par Benjamin Smadja
Adaptation web avec IA

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G7 En direct 🔴 Vitrines brisées, voiture en feu et slogans festifs

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Une bannière du G7 à Evian, en France, samedi 6 juin 2026 avant le sommet qui s'y tiendra du 15 au 17 (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le G7 est à Evian, mais c'est bien Genève qui est l'épicentre des contestations. Radio Lac vous propose de suivre l'événement ainsi que ses conséquences en direct sur ce suivi et sur l'antenne.

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Avec Keystone-ATS

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Genève

G7: la police genevoise saisit de "nombreux objets dangereux"

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Photo du matériel saisi par la police genevoise

La police genevoise a indiqué avoir procédé à la saisie de "nombreux objets dangereux, susceptibles d’être utilisés comme des armes" aux abords du parcours de la manifestation anti-G7 ainsi que dans le secteur du parc de Mon Repos. Le cortège, sous haute sécurité, a quitté ce dernier peu avant 15h15.

Les forces de l'ordre ont notamment confisqué des couteaux des bonbonnes de gaz, des matraques télescopiques, des boules de pétanque et des pétards. Des masques de protection, des cagoules, des vêtements de rechange et des bâches renforcés ont également été saisis.

Parmi les engins pyrotechniques découverts, certains sont considérés comme "particulièrement dangereux avec une combustion à très haute température et des risques de brûlures importantes".

Selon la police, ces éléments présentent "un risque pour la sécurité des personnes et le bon déroulement de l’événement".

Source Keystone-ATS

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Genève interdit aux élus les signes religieux dans les parlements

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L'interdiction des signes religieux pour les élus dans les parlements a été acceptée par le peuple à Genève (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève interdit aux élus cantonaux et municipaux d'arborer des signes religieux ostentatoires lors des séances plénières. Le peuple a accepté dimanche à une courte majorité une modification constitutionnelle en ce sens.

A la mi-journée, les résultats anticipés basés sur le dépouillement des votes par correspondance donnaient le oui gagnant de justesse. Les votes à l'urne n'ont finalement pas inversé la tendance: le oui l'emporte par 51,37% avec un taux de participation de 51,47%.

La mesure portée par la droite (UDC, PLR, Centre et MCG) au nom de la laïcité était soumise à un référendum obligatoire. La gauche et Libertés et justice sociale (LJS) étaient opposés à cette interdiction qui touche selon eux aux libertés fondamentales. Pour les opposants, les miliciens du parlement ne sont pas des agents de l'Etat, mais des représentants élus par le peuple.

L'interdiction concernait de facto tous les signes (voile, kippa ou croix) sans viser une religion en particulier. Mais des collectifs féministes et antiracistes dénonçaient un harcèlement systématique des femmes musulmanes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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