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Credit Suisse rebondit fortement après l'aide de la BNS

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Le titre Credit Suisse devrait ouvrir sur un solide rebond jeudi matin à la Bourse suisse, après le soutien apporté par la Banque nationale suisse (BNS) à l'établissement chancelant. L'action avait lourdement chuté la veille, suscitant des craintes pour l'ensemble du secteur bancaire. (EPA/J. Lane) (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

Le titre Credit Suisse a ouvert sur un solide rebond jeudi à la Bourse suisse, après le soutien apporté par la Banque nationale suisse (BNS) à l'établissement chancelant. L'action avait lourdement chuté la veille, suscitant des craintes pour l'ensemble du secteur.

A 09h20, la nominative Credit Suisse s'envolait de 24,1% à 2,106 francs, alors que l'indice vedette SMI reprenait aussi des couleurs (+0,99%).

Ce rebond attendu intervient après une lourde chute la veille. Le titre du numéro deux bancaire helvétique s'était enfoncé de 24,2% à 1,697 franc à la clôture, après un nouveau plus bas historique à 1,55 franc en cours de séance.

"Les valeurs bancaires se sont retrouvées sur le hachoir mercredi" après les déclarations du président de la banque saoudienne Saudi National Bank (SNB), a rappelé Ipek Ozkardeskaya, analyste auprès de Swissquote. Le principal actionnaire de Credit Suisse avait exclu mercredi un nouveau soutien à la banque zurichoise en difficulté.

De nombreux investisseurs "craignent que les nouvelles autour de la grande banque Credit Suisse ne soient pas les dernières", a averti Jochen Stanzl CMC Markets dans une note. "Le spectre d'une nouvelle faillite comme celle (de la banque d'affaires américaine) Lehman plane" sur les marchés, a-t-il estimé.

"Les marchés s'inquiètent de la santé de la banque et les résultats présentés mardi 14 mars n'ont pas rassuré sur la transformation annoncée l'an dernier", a pour sa part estimé Arthur Jurus d'Oddo BHF.

Credit Suisse a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'elle allait emprunter jusqu'à 50 milliards de francs à la Banque nationale suisse (BNS) pour se "renforcer". L'établissement zurichois a, parallèlement, annoncé une série d'opérations de rachat de dette pour environ 3 milliards de francs.

Mercredi soir, la BNS et l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) avaient assuré le groupe de leur soutien. "Le Credit Suisse satisfait aux exigences en matière de capital et de liquidités imposées aux banques d'importance systémique. En cas de besoin, la BNS mettra des liquidités à la disposition du Credit Suisse", avaient déclaré les deux institutions dans un communiqué commun.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Economie

L'inflation s'accélère encore aux Etats-Unis, l'épargne fond

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La hausse des prix aux Etats-Unis a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans. (archive) (© KEYSTONE/AP/Ted Shaffrey)

La hausse des prix aux Etats-Unis mesurée par l'indice PCE a atteint en avril son rythme le plus élevé en près de trois ans. Le renchenrissement a été tiré par l'envolée du coût de l'essence, selon des données publiées jeudi.

Sur un an, l'inflation s'est accélérée à 3,8% contre 3,5% en mars. Cette évolution était anticipée par les investisseurs, la guerre au Moyen-Orient ayant fait bondir les prix à la pompe. Un autre indice d'inflation pour le mois d'avril, le CPI, avait donné le ton le 12 mai en s'affichant également au plus haut depuis mai 2023.

Le rapport, publié par le service statistique officiel américain BEA, fait aussi un état des lieux des dépenses et revenus des Américains. Ces derniers marquent un recul surprise (de -0,1% sur un mois) alors que les dépenses augmentent (+0,5% sur un mois).

Résultat: le taux d'épargne des ménages fond à 2,6%, contre 3,2% en mars. "Ouch", commente sur X l'économiste de la banque américaine Navy Federal Credit Union, Heather Long. "Cela montre à quel point les Américains sont actuellement sous pression financière", ajoute-t-elle, estimant "pas tenable" le fait que les rentrées d'argent ne suivent pas le rythme des dépenses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Etats-Unis: la croissance revue à la baisse au premier trimestre

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L'économie américaine a progressé durant le premier trimestre, mais moins qu'initialement annoncé. (archive) (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

L'économie américaine a progressé durant le premier trimestre, mais moins qu'initialement annoncé, du fait d'une consommation plus faible des ménages et des investissements plus bas qu'attendu, d'après les données publiées jeudi par le département du Commerce.

Selon la deuxième estimation du produit intérieur brut (PIB) américain au premier trimestre, la croissance atteignait 1,6%, en rythme annuel, sur les trois premiers mois de l'année, contre 2% annoncé initialement. Les États-Unis mettent en avant le rythme annualisé qui projette sur l'ensemble de l'année l'évolution observée pendant trois mois.

Les analystes avaient eux anticipé une deuxième estimation inchangée, à 2% de croissance, selon le consensus publié par MarketWatch. Le service de statistiques du ministère, BEA, explique l'accélération de la croissance par rapport au dernier trimestre 2025 par une hausse des dépenses publiques et des exportations.

L'investissement est également reparti à la hausse même si à un niveau moins élevé donc qu'annoncé lors de la première estimation. Les importations ont aussi augmenté par rapport au trimestre précédent mais dans une proportion légèrement inférieure qu'anticipé lors de l'estimation initiale.

Plus largement, l'accélération de la croissance est avant tout portée par les investissements en équipement et en propriété intellectuelle, en lien notamment avec les dépenses liées au développement de l'intelligence artificielle (IA). A l'inverse, les investissements dans l'immobilier résidentiel sont en fort recul.

Autre signe inquiétant: les dépenses de consommation sont en deçà du rythme de la croissance, et ne progressent que très peu concernant les biens (+0,4% sur le trimestre), n'étant portées que par les services (+1,8%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Sandoz à l'offensive contre les antibiotiques chinois bradés

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Sandoz hausse le ton contre les importations de pénicilline en provenance de Chine. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le mastodonte des médicaments de substitution Sandoz hausse le ton contre les importations de pénicilline, ingrédient actif de l'Amoxicilline, en provenance de Chine. Le groupe rhénan a déposé devant la Commission européenne un projet de plainte.

"Dans les faits, jusqu'à 90% des substances actives antibiotiques à l'échelle de la planète sont désormais produites hors d'Europe, principalement en Chine. Cette situation constitue une vulnérabilité stratégique critique, avec des conséquences directes pour la santé publique, la préparation aux crises et les capacités de l'Europe à défendre son statut dans un monde en mutation rapide," argumente le directeur général (CEO) Richard Saynor, cité dans un communiqué jeudi.

Sandoz critique tout particulièrement le rôle des fournisseurs chinois, qui influencent le marché avec des antibiotiques fortement subventionnés et donc bon marché. "Je ne pense pas que les responsables politiques ignorent cela", a expliqué le patron dans un entretien accordé à AWP. Le responsable estime que les décideurs européens ont été "trop hésitants, trop longtemps".

Dernière usine en Europe

En matière de politique de santé, on perçoit souvent le prix d'un médicament et non la valeur qu'il génère. Pour Richard Saynor, il s'agit du problème fondamental. "Les antibiotiques sont systématiquement sous-estimés, alors qu'ils jouent un rôle central dans le domaine des soins."

Sandoz affirme se battre pour maintenir en activité la dernière usine d'antibiotiques existante en Europe, soit le site de Kundl en Autriche, qui fête son 80e anniversaire ce jeudi.

M. Saynor reconnaît néanmoins que l'Union européenne a réalisé des progrès en matière d'appprovisionnement en antibiotiques dans le cadre du "communiqué d'Alpbach, adopté au terme d'un forum qui s'est tenu dans cette commune autrichienne. ce mémorandum prévoit que l'approvisionnement des États européens passe par des fournisseurs du continent à hauteur d'au moins 30%.

Le projet européen de loi sur les médicaments essentiels (Critical Medicines Act) va aussi dans le bon sens, mais les modalités de mise en oeuvre demeurent floues, déplore le patron de Sandoz.

La multinationale appelle l'Europe à suivre l'exemple de l'Inde, qui impose déjà des prix minimaux à l'importation afin de protéger sa propre production d'antibiotiques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Temu sanctionné par l'UE pour des produits illégaux sur le site

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Outre Temu, d'autres géants chinois de l'e-commerce comme Shein ou AliExpress sont dans le collimateur (archives). (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

L'UE a infligé jeudi une amende de 200 millions d'euros, soit environ 183 millions de francs, au géant chinois du commerce en ligne Temu, pour avoir permis la vente de produits illégaux, dont des jouets pour bébés dangereux ou des chargeurs défectueux.

"L'entreprise a échoué à identifier, analyser et évaluer avec diligence les risques systémiques liés à la vente de produits illégaux sur sa plateforme, tout comme les préjudices en résultant pour les consommateurs dans l'Union européenne", a conclu la Commission européenne, au terme d'une enquête ouverte en octobre 2024.

Selon l'exécutif européen, Temu a ainsi contrevenu à ses obligations de protection des consommateurs, imposées aux grandes plateformes en ligne par le règlement européen sur les services numériques (Digital services act, DSA).

"Temu est un acteur très important sur le marché européen, avec 130 millions d'utilisateurs. Donc lorsqu'ils vendent des produits interdits, ils finissent entre les mains d'un grand nombre d'Européens", a souligné la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen.

"Temu respecte les objectifs du Digital Services Act ainsi que l'importance de règles claires et cohérentes pour l'économie numérique. Toutefois, nous contestons la décision de la Commission européenne et estimons que l'amende est disproportionnée", a réagi l'entreprise dans une déclaration à l'AFP.

Pour prouver cette infraction, Bruxelles s'est notamment appuyée sur des achats réalisés par ses propres équipes, en se faisant passer pour des clients lambdas.

L'opération a démontré "qu'un très fort pourcentage des chargeurs commandés n'ont pas réussi à passer des tests de sécurité basiques", selon la Commission.

Pire, une proportion élevée de jouets pour bébés testés dans les mêmes conditions présentait "des risques pour la sécurité d'une gravité moyenne à élevée", comme des risques de suffocation ou des teneurs en substances chimiques nocives dépassant les seuils autorisés.

Ces constats, souligne Bruxelles, ont été corroborés par des enquêtes menées par des autorités nationales et autres associations de consommation.

Le montant de l'amende est cependant très loin du plafond permis par le DSA, soit 6% du chiffre d'affaires annuel total de sa maison-mère PDD Holdings. Celle-ci a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 53 milliards d'euros.

Mais, selon la Commission, cela tient compte notamment de la durée de l'infraction, qu'elle avait accusé Temu d'avoir commise il y a moins d'un an.

"Cette décision se fonde sur notre première évaluation au titre du DSA en 2024 et ne reflète pas l'état actuel de nos systèmes", s'est défendu Temu, assurant avoir "coopéré de manière constructive avec la Commission" et mis en place depuis "des mesures supplémentaires pour renforcer l'évaluation des risques, la gouvernance de la plateforme et la protection des utilisateurs".

AliExpress et Shein dans le collimateur

Il s'agit seulement de la deuxième amende prononcée par Bruxelles au titre du DSA depuis l'adoption de cette puissante loi en 2022, après celle de 120 millions d'euros infligée à X, le réseau social d'Elon Musk, fin 2025.

Temu, qui connaît une progression fulgurante depuis son lancement en Europe en 2023, grâce à une stratégie de prix cassés, est la version internationale du mastodonte chinois du e-commerce Pinduoduo, né en 2015. Il propose un choix pléthorique de produits: vêtements, jouets, décoration, outils, high-tech...

La sanction impose au site chinois de soumettre à Bruxelles d'ici fin août des mesures visant à revenir dans les clous du DSA, sous peine d'amendes périodiques.

Les principaux rivaux asiatiques de Temu, AliExpress et Shein, sont également dans le collimateur de Bruxelles.

Cette sanction contre Temu est tombée à la veille d'un débat au sein de la Commission consacré aux relations entre l'UE et la Chine, alors que le bloc a multiplié ces derniers mois les mesures pour protéger son marché face à une concurrence chinoise jugée souvent déloyale.

Cela concerne aussi bien l'industrie où l'Europe dénonce des surcapacités entretenues par d'importantes subventions de Pékin, et tente d'y répondre notamment via le soutien au "Made in Europe", que le commerce en ligne, où elle veut freiner le déferlement de produits à bas prix et ne respectant souvent pas ses normes, en taxant à partir de juillet les "petits colis" en provenance de Chine, jusqu'ici exemptés de droits de douane.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Michelin supprimera jusqu'à 1500 postes en France

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Michelin opère 13 sites en France (archives). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Le groupe français Michelin, leader mondial des pneus, a annoncé jeudi un dispositif de départs volontaires en France portant sur "jusqu'à 1500 postes sur trois ans".

"Jusqu'à 1500 postes pourraient être supprimés" en France, dont "les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie", a précisé à l'AFP le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris

Olivier Faure-Vauris.

Aucun site industriel spécifique ne sera visé. Les emplois tertiaires du groupe se trouvent à Paris, Clermont-Ferrand et Lille.

Le plan sera "basé sur le volontariat et aucun départ ne sera contraint", a ajouté M. Faure-Vauris.

Le groupe avait déjà supprimé 1246 emplois en France en 2024 dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), en fermant deux sites industriels dans l'ouest du pays, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan).

Michelin emploie actuellement 17'000 personnes en France, où il compte encore 13 sites industriels.

Il y a un an, devant une commission de l'Assemblée nationale, le patron du groupe, Florent Ménégaux, avait déclaré que les activités industrielles en France étaient "déficitaires".

Près de 3,5 milliards d'euros (3,2 milliards de francs) ont été investis en France au cours des dix dernières années, a rappelé Michelin.

Le contexte français est marqué par "les niveaux élevés des coûts de production, liés notamment au coût du travail et de l'énergie, ainsi qu'à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés", fait valoir le groupe dans un communiqué, qui précise vouloir réduire ses coûts.

Michelin a enregistré au premier trimestre des ventes en baisse de 5,4%, à 6,2 milliards d'euros. Ce recul a été imputé aux effets de change. L'activité pneus, de très loin la principale de l'entreprise, a baissé de 1,4% en volume sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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