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Le CHUV mise sur une prise en charge globale de l’obésité

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Le Centre de l'obésité du CHUV permet d’intégrer toutes les options thérapeutiques et de construire, après évaluation, un projet de soins adapté à chacun. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un nouveau Centre de l’obésité réunissant les compétences des équipes médicales et chirurgicales a été inauguré mercredi au CHUV à Lausanne. Son objectif: offrir une prise en charge pluridisciplinaire aux patients souffrant de cette maladie chronique.

L’obésité représente un enjeu majeur de santé publique, mais bénéficie trop rarement d’une prise en charge clairement définie et coordonnée. Touchant 11% de la population suisse, "elle souffre de ne pas avoir été reconnue en tant que maladie pendant de nombreuses années, y compris par le corps médical", a déclaré à Keystone-ATS la doctoresse Lucie Favre.

"Ce qui change avec ce Centre, c'est la collaboration étroite avec nos collègues du Service de la chirurgie viscérale", a ajouté la responsable de la consultation obésité (Service d’endocrinologie) et co-responsable du Centre de l’obésité. "Elle permet de remettre le patient au centre et de lui offrir l'ensemble des traitements possibles".

Changement nécessaire

Les centres de l'obésité ont parfois eu tendance à orienter de manière préférentielle les patients vers un traitement chirurgical ou le médicamenteux, essentiellement en fonction des ressources disponibles", constate la responsable. Une option qui n'est aujourd'hui plus acceptable, poursuit-elle, se réjouissant d'un "changement nécessaire et heureux".

La nouvelle structure réunit les forces et compétences des différents soignants impliqués (de la diététique à la chirurgie en passant par la psychologie et les soins infirmiers). Le projet de soins intègre les comorbidités telles que l'apnée du sommeil, des brûlures d’estomac, des maladies cardiaques, de l’arthrose, du diabète ou encore de la souffrance psychique.

Pendant des dizaines d'années, en raison de la négation de la maladie, les patients se voyaient enjoints de faire des régimes et de trouver des solutions par eux-mêmes, souligne Mme Favre. "On sait aujourd'hui que cela ne fonctionne pas". Elle a également rappelé que la classification de l'obésité, à savoir un indice de masse corporel (IMC) supérieur à 30, ne tient pas compte de la réalité médicale diverse des patients.

Manque de spécialistes

En Suisse actuellement, il existe actuellement un traitement médicamenteux sous forme d'injection quotidienne. D'autres vont certainement arriver dans un proche avenir", souligne la responsable. Quant à la chirurgie de l'obésité (bypass), elle a fait ses preuves depuis de nombreuses années. "En moyenne, la perte de poids est de 30% à 10 ans, ce sont d'excellents résultats".

"Avec la création du centre, nous avons l'espoir concret d'augmenter le nombre de chirurgiens spécialisés dans la chirurgie bariatrique. Mais aussi d'autres professionnels impliqués dans la prise en charge de l'obésité", a souligné pour sa part la doctoresse Styliani Mantziari, responsable de la chirurgie bariatrique (Service de chirurgie viscérale) et co-responsable du Centre de l’obésité.

Le nombre de patients demandant une prise en charge augmente depuis quatre à cinq ans. La consultation ambulatoire prend en charge 550 patients par année. Quant aux patients chirurgicaux, ils sont en légère hausse, avec une centaine d'interventions pratiquées annuellement, détaille Mme Mantziari.

Journée mondiale

Les spécialistes constatent qu'il faut aux patients un long moment avant de consulter en raison de la stigmatisation. Il reste tout un travail de sensibilisation à faire pour lutter contre la grossophobie, ce dans le milieu médical également. "L'obésité n'est jamais un choix, c'est toujours une douleur", glisse Mme Favre.

Opérationnel depuis la fin de l'année 2022, le Centre de l'obésité a été inauguré officiellement peu avant le 4 mars, journée de lutte mondiale contre cette maladie chronique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Economie

Une fondation liée aux investissements durables s'établit à Genève

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Image pretexte (KEYSTONE/Gaetan Bally)

La Genève internationale va accueillir dès l'année prochaine le siège d'une entité qui établit un cadre pour des investissements financiers adaptés face au changement climatique. Le Comité pour des standards internationaux de durabilité (ISSB) ouvrira son cinquième bureau important dans le monde avec cette arrivée, a annoncé mardi la fondation IFRS qui le pilote.

Lancée en 2021, cette entité permet d'aider les investisseurs à obtenir des indications environnementales sur les entreprises. De leur côté, les sociétés peuvent mieux relayer leur rôle en termes de développement durable.

Cette approche répondait à une demande des acteurs financiers, alors que les investisseurs considèrent de plus en plus l'empreinte environnementale dans leurs choix. L'ISSB lance des standards qui doivent oeuvrer comme un cadre mondial.

Les entreprises qui appliquent ceux-ci s'engagent à améliorer leur durabilité. Elles doivent relayer les dangers et les possibilités de leurs activités sur cette question et sur celle du changement climatique.

L'ISSB est soutenu par le G7 et le G20 et il est déjà utilisé dans des dizaines de juridictions. D'ici 2027, des entreprises de 18 pays dévoileront des rapports sur leur conformité aux standards.

Le Comité est financé par des accords jusqu'en 2031, avant qu'une solution plus durable ne soit trouvée. Dans deux ans, il ne devrait pas dépasser 10 membres.

Aussi bien le Département genevois des finances (DF) que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ont salué une arrivée qui montre, selon eux, l'attractivité de la Genève internationale, notamment sur la finance durable. Les coupes américaines et d'autres pays ont biffé des milliers d'emplois en un an et demi. Mais, dans la même période, 51 nouvelles ONG se sont établies et quelques Etats supplémentaires ont eux ouvert une représentation à Genève.

Avec Keystone-ATS

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Suisse

Six nouveaux députés font leur entrée au Parlement vaudois

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A la suite de démissions annoncées avant la pause estivale, le Grand Conseil vaudois compte six nouveaux membres, qui ont été assermentés mardi (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La rentrée politique au Grand Conseil vaudois se fait avec six nouveaux députés. Ils remplacent des parlementaires ayant annoncé leur démission avant la pause estivale. Les nouveaux élus sont Pierre Conscience (EP), Alice Kaeser (Vert'libéral), Musa Kamenica (PS), Henri Klunge et Stéphane Rezso (PLR) ainsi que Colin Wahli (Vert-e-s).

Ils ont tous été assermentés en même temps mardi en début de séance. Ils remplacent respectivement Hadrien Buclin (EP), Jean-Louis Radice (Vert'libéral), Julien Eggenberger (PS), Guy Gaudard et Elodie Golaz Grilli (PLR) ainsi que Vincent Bonvin (Vert-e-s).

Lors de cette même séance, Carole Schelker (PLR), en place depuis 2015, et Oscar Cherbuin (Vert'libéral), en place depuis 2022, ont annoncé leur démission pour des raisons professionnelles et personnelles.

Cette dernière année de législature 2022-2027 est présidée par le libéral-radical Patrick Simonin. Les 150 membres du Grand Conseil sont répartis ainsi: 50 sièges PLR, 31 PS, 24 Vert-e-s, 23 UDC, 14 Vert'libéraux, 7 Ensemble à Gauche & POP (EP) et 1 indépendante.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Sous pression, OpenAI encadre l'usage de ChatGPT par les ados

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Utilisé par des adolescents, ChatGPT ne doit désormais plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI. (archive) (© KEYSTONE/DPA/PHILIP DULIAN)

OpenAI a commencé mardi à déployer une version de ChatGPT réservée aux adolescents, appliquée par défaut aux 13-17 ans avec des garde-fous renforcés, un an après une première plainte accusant l'assistant IA d'avoir contribué au suicide d'un jeune Américain.

Nommée "ChatGPT for Teens", cette version devient automatique pour tout utilisateur qui se déclare mineur ou que l'entreprise détecte, à partir de signaux comme l'ancienneté du compte ou les habitudes d'usage.

L'essentiel des garde-fous existait déjà pour les comptes identifiés comme mineurs: contenus restreints (automutilation, violence, troubles alimentaires, sexualité explicite), rappels réguliers de pause, plages horaires bloquées et "mode étude", qui guide par questions plutôt que de donner les réponses.

La nouveauté consiste à réunir ces protections en une expérience unique, enrichie de rappels plus fréquents à chercher de l'aide humaine si besoin, ou à ne pas tricher sur les devoirs.

La voix est également désactivée pour rendre l'outil moins humain, et le robot ne doit plus laisser entendre qu'il éprouve des sentiments, explique OpenAI.

L'entreprise s'appuie aussi sur ses alertes aux parents, lancées à l'automne 2025 et élargies en juillet: si l'adolescent a lié son compte à celui d'un adulte - lien qu'il peut rompre à tout moment -, ce dernier est prévenu en cas de signes de risque suicidaire ou d'automutilation, ou si le compte est désactivé pour des contenus violents.

Chaque alerte est validée par un examinateur humain, sans dévoiler le contenu exact des conversations, selon OpenAI.

Ce lancement intervient dans un contexte judiciaire et réglementaire pressant.

Les parents d'Adam Raine, un Californien de 16 ans qui s'est suicidé en avril 2025, accusent en justice ChatGPT d'avoir accompagné leur fils dans son geste.

Depuis septembre 2025, le gendarme américain du commerce (FTC) enquête sur les effets des chatbots de sept entreprises sur les mineurs.

Face au même problème, ses concurrents ont choisi des voies différentes: Character.AI a fermé ses conversations libres aux moins de 18 ans en novembre 2025, Anthropic réserve son assistant Claude aux adultes, tandis que Google a ajouté à Gemini des restrictions pour mineurs. Celles-ci ont été renforcées en avril après une évaluation critique de l'ONG Common Sense Media que le groupe conteste.

Comme les réseaux sociaux avant elle, l'IA générative voit aussi le cadre légal se resserrer: la Californie impose depuis janvier des garde-fous aux chatbots jouant un rôle de compagnon ou confident, le Congrès américain envisage d'interdire leur accès aux mineurs et l'Australie exige une vérification d'âge sous peine d'amende.

Dans l'Union européenne, où le profilage automatisé des mineurs est très encadré, l'estimation d'âge promise en janvier n'était toujours pas déployée à la mi-juillet, selon la documentation d'OpenAI, laissant l'expérience adolescente reposer sur le seul âge déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Genève

Hausse de 7,7% des nouvelles enquêtes de l'IGS en 2025

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A Genève, l'Inspection générale des services a ouvert 154 enquêtes en 2025, soit une hausse de 7,7%. Cinq d'entre elles ont trait à la manifestation de soutien à la flottille pour Gaza du 2 octobre (archives). (© KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN)

A Genève, l'Inspection générale des services (IGS), chargée des enquêtes pénales visant les collaborateurs des polices et de l'Office cantonal de la détention, a ouvert 154 enquêtes en 2025, soit une hausse de 7,7%. Cinq d'entre elles ont trait à la manifestation de soutien à la flottille pour Gaza du 2 octobre.

Ces cinq enquêtes ont été ouvertes pour des allégations d'usage abusif de la force ou d'un moyen de contrainte, un motif qui a concerné 61 enquêtes en 2025, contre 52 en 2024, a indiqué mardi l'IGS. Selon ce service indépendant et unique en Suisse, ce motif constitue depuis des années la majeure partie des affaires traitées.

Dans le détail, 47 de ces 61 enquêtes concernent la police genevoise, trois les polices municipales et onze l'Office cantonal de la détention. A titre de comparaison, la police cantonale a fait usage de la force ou d'un moyen de contrainte à 1277 reprises en 2025. Dans la majorité des cas concernant la police cantonale, l'IGS a été saisie par le Ministère public, puis la hiérarchie policière et enfin des justiciables.

29 condamnations

Dans son rapport d'activité, rendu public pour la seconde année de suite, l'IGS observe une hausse de 42% des contrôles préliminaires visant à déterminer la plausibilité de commission d'une infraction et pouvant mener à l'ouverture d'une enquête. Ces contrôles se chiffraient à 250 l'an dernier, contre 176 en 2024. Comme les autres années, les cas liés à la loi fédérale sur la circulation routière représentent la plus grande part de ces contrôles.

Si l'issue judiciaire des enquêtes ouvertes par l'IGS en 2025 n'est pas encore connue, le service indique que 229 des 276 enquêtes menées en 2022 et 2023 ont connu un épilogue judiciaire, tandis que 47 procédures sont encore en cours d'instruction au Ministère public. Dans la grande majorité des cas, le Parquet n'est pas entré en matière (72%) ou a classé la procédure (15%).

Des ordonnances pénales ont été rendues dans 11% des cas, et 2% des procédures se sont soldées par une condamnation devant les tribunaux. Sur ces 29 procédures ayant abouti à une condamnation, treize concernent des infractions commises dans un cadre privé par des policiers ou des agents de détention.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Bilatérales III: une commission introduit une taxe d'immigration

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La commission des institutions politiques du Conseil des Etats veut une taxe d'incitation comme mesure de protection supplémentaire, dans le cadre de la clause de sauvegarde liée à l'immigration, dans le paquet Suisse-UE (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

La commission des institutions politiques du Conseil des Etats va plus loin que le Conseil fédéral en matière de clause de sauvegarde liée à l'immigration, dans le paquet Suisse-UE. Elle a introduit une taxe d'incitation comme mesure de protection supplémentaire.

Pour les personnes exerçant une activité salariée, cette taxe doit être prélevée auprès des employeurs, indiquent mardi les services du Parlement. Concernant les membres de la famille, les personnes majeures venues en Suisse au titre du regroupement familial doivent être soumises à la taxe.

Pour la commission, cette taxe d'immigration incitera à exploiter le potentiel de main-d'½uvre indigène. Ses recettes devront être redistribuées à la population. La taxe devra aussi s'appliquer aux ressortissants de pays tiers dès que la clause de sauvegarde aura été activée.

La commission a pris sa décision par 7 voix contre 0 et 6 abstentions. Elle a encore décidé que le gouvernement devait examiner chaque année s'il y a lieu de recourir à cette clause.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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