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Mikhaïl Gorbatchev avait discuté du désarmement en Suisse

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Ronald Reagan (à gauche) et Mikhaïl Gorbatchev s'étaient rencontrés dans la villa Fleur d'eau à Versoix en 1985 (archives). (© KEYSTONE/AP/Bob Daugherty)

"La Suisse se joint au monde entier pour pleurer un homme de paix", a tweeté mercredi matin le président de la Confédération Ignazio Cassis en anglais, rendant hommage au dernier dirigeant de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev. Celui-ci s'est rendu plusieurs fois en Suisse.

M. Gorbatchev, décédé mardi à l'âge de 91 ans en Russie, a "changé le cours du 20e siècle", a poursuivi M. Cassis. "On se souviendra de lui comme d'un dirigeant global qui représentait la liberté et l'espoir - deux valeurs dont le monde a crucialement besoin aujourd'hui."

La présidente du Conseil national Irène Kälin (Vert-e-s/AG) et le président du Conseil des Etats Thomas Hefti (PLR/GL) ont également exprimé leurs condoléances sur le compte Twitter des Services du Parlement: "Avec courage et clairvoyance, il a grandement contribué à l'unification pacifique de l'Europe. En des temps actuels, son héritage est plus précieux que jamais."

L'ancien dirigeant de l'Union soviétique avait rencontré à Genève, en 1985, le président américain Ronald Reagan. Cette rencontre, lors de laquelle les deux superpuissances soviétique et américaine avaient discuté du désarmement nucléaire, est considérée comme un tournant dans la Guerre froide.

D'autres négociations ont eu lieu les années suivantes. Mais, depuis cette rencontre-clé en 1985, seul le sommet entre les présidents américain Joe Biden et russe Vladimir Poutine le 16 juin 2021 a eu lieu sous le même format. Le désarmement était aussi au centre du débat.

Cassette en russe

A l'occasion de ce sommet Biden-Poutine, Walter Fust, l'ancien collaborateur personnel du président de la Confédération en 1985 Kurt Furgler, s'était replongé dans ses souvenirs pour Keystone-ATS: M. Furgler ne parlant pas russe, M. Fust avait fait enregistrer sur cassette à Heidi Tagliavini, qui deviendra plus tard l'une des diplomates suisses les plus chevronnées, plusieurs phrases en russe que M. Furgler répétera.

Le conseiller personnel avait dévoilé que, trente ans plus tard, M. Gorbatchev lui avait confié lors d'une soirée se souvenir très précisément de cet accueil, et notamment d'une citation utilisée par le président de la Confédération. Selon M. Fust, l'ancien dirigeant soviétique a été déçu par les Occidentaux dans les années 90 et cette situation explique l'agressivité de M. Poutine contre eux.

L'an dernier, l'ancien diplomate soviétique Youri Nazarkine, alors âgé de 89 ans et résidant dans le canton de Vaud, s'était aussi replongé dans le passé, lui qui oeuvrait sur les questions de désarmement. "En 1985, la période était vraiment cruciale, entre confrontation et détente", se souvient celui qui a collaboré avec plusieurs institutions de recherche genevoises sur la sécurité.

"Bien sûr, ce sommet a joué un rôle important", insistait-il, parce que les deux dirigeants "ont accepté (le fait) qu'une guerre nucléaire ne peut être remportée et ne devrait jamais être lancée". La réunion de Genève avait permis aux dirigeants de se connaître.

M. Reagan avait ensuite souvent écrit personnellement à M. Gorbatchev, notamment pour éviter d'avoir à transiger avec les plus durs au sein de son administration. "L'attitude facile et détendue de l'un par rapport à l'autre, les sourires, la volonté d'objectifs, tout pouvait être observé" au terme des discussions, selon l'ancien secrétaire d’Etat américain George Schultz.

Soigné dans un hôpital suisse

Autre venue en Suisse de Mikhaïl Gorbatchev: en décembre 2000, il avait lancé un appel à la lutte contre les armes de destruction massive devant le Parlement, en présence du président de la Confédération de l'époque, Adolf Ogi. Il s'était en outre déjà rendu à Berne un an plus tôt dans le cadre de la quatrième réunion sur l'Europe de l'Est.

L'ancien dirigeant s'est également déplacé en Suisse en sa qualité de président de la Croix Verte internationale. Il a notamment inauguré le centre opérationnel de l'organisation internationale de protection de l'environnement dans la banlieue genevoise de Conches en 1993.

M. Gorbatchev a également eu l'occasion de découvrir le système de santé suisse. Alors qu'il était attendu à un repas de bienfaisance pour la Croix Verte internationale à Lucerne organisé en 1997, il a dû se faire hospitaliser en raison d'allergies.

Démission il y a plus de 30 ans

Mikhaïl Gorbatchev a démissionné il y a plus de 30 ans, le 25 décembre 1991, en tant que dernier dirigeant de l'Union soviétique. "Avec la chute du parti communiste, son plus haut dirigeant devait également partir", avait déclaré l'ex-conseiller fédéral René Felber à l'agence de presse ATS dix ans plus tard.

Le socialiste, qui était ministre des affaires étrangères au moment de la démission, a rencontré l'ancien dirigeant soviétique à plusieurs reprises. M. Gorbatchev est un homme très cultivé et intelligent, avait déclaré le ministre. "Il a compris l'importance de l'ouverture de l'Union soviétique vers l'Occident."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Sport

Genève interdit indirectement le port du burkini dans les piscines

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Genève légifère sur les piscines et bains publics pour interdire le port du burkini. Adoptée par le Grand Conseil, la nouvelle loi ne nomme toutefois pas directement cette tenue (illustration). (© KEYSTONE/EPA/ROB VOSS)

Genève légifère sur les piscines et bains publics pour interdire le port du burkini. Adoptée jeudi soir par la majorité de droite du Grand Conseil, la nouvelle loi ne nomme toutefois pas directement cette tenue.

La nouvelle loi prévoit que "les seules tenues autorisées dans les bassins sont les maillots de bain une ou deux pièces dont la longueur maximale arrive au-dessus des genoux et laissant les bras nus." Elle exclut de facto les burkinis, comme le voulait un projet de loi UDC visant à pénaliser cette tenue, mais l'absence d'une telle disposition au niveau fédéral aurait été facilement annulée par la justice.

A la faveur d'un amendement du Centre, le texte initial a été transformé en un nouveau projet de loi sur les piscines et bains publics. En vain, la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique, a mis en garde les députés contre une loi qui viole la liberté individuelle et l'autonomie communale. "La justice tranchera", a-t-elle déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Une huitième victoire de rang pour les Suissesses

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Xenia Schwaller et les Suissesses vers une qualification directe pour les demi-finales. (© KEYSTONE/AP/Jeff McIntosh)

La Suisse surfe toujours sur la vague du succès lors des Mondiaux dames de Calgary. Après son large succès mercredi contre l'Australie (10-1), elle a battu 8-4 la Norvège.

Avec ses huit victoires contre une seule défaite concédée lors de son entrée en lice, la formation de Xenia Schwaller peut nourrir l'ambition légitime d'une qualification directe pour les demi-finales. Après sa démonstration contre l'Australie, elle a forcé la décision face à la Norvège grâce à des coups de deux aux premier et troisième ends.

La Suisse rejouera ce jeudi. Elle sera opposée aux Etats-Unis qui ne comptent, comme l'Australie, qu'une seule victoire dans ce round-robin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Trump évoque Pearl Harbor devant la première ministre japonaise

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Dans le bureau ovale de la Maison Blanche en recevant jeudi la visite de la première ministre japonaise Sanae Takaichi, Donald Trump a évoqué devant elle Pearl Harbor, créant un malaise. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

La première ministre japonaise a préservé jeudi sa bonne entente avec Donald Trump, malgré la retenue de Tokyo face à l'offensive américaine contre l'Iran et en dépit d'une stupéfiante allusion du président américain à l'attaque de Pearl Harbor.

Le dirigeant républicain, qui ne tarit pas d'éloges pour Sanae Takaichi depuis leur rencontre au Japon à l'automne dernier, a salué sa bonne volonté face à ses demandes d'aide pour sécuriser le transport maritime dans le Golfe.

"Je pense que, d'après les déclarations qui nous ont été faites hier et avant-hier concernant le Japon, ce pays monte vraiment au créneau, oui", a déclaré le président américain au côté de la première ministre dans le Bureau ovale, ajoutant après une pause "pas comme l'Otan".

Il n'a pas précisé quelles étaient ces "déclarations" ni quels engagements la dirigeante japonaise avait pris, elle qui a plusieurs fois appelé à tenir compte des contraintes légales propres à son pays.

La Constitution japonaise, imposée en 1947 par les Etats-Unis après la capitulation japonaise, implique de renoncer à la guerre.

"Surprise"

Dans le moment le plus frappant de l'entrevue, Donald Trump a d'ailleurs fait allusion directement à ce contexte historique.

Lorsqu'un journaliste japonais lui a demandé pourquoi il n'avait pas prévenu ses alliés, dont le Japon, du déclenchement de la guerre en Iran, le président américain a répondu avoir voulu garder l'élément de surprise.

"Qui connaît mieux les surprises que le Japon?", a-t-il alors lâché. "Pourquoi ne m'as-tu pas parlé de Pearl Harbor?"

L'ombre d'une grimace a semblé passer sur le visage de la première ministre japonaise, qui s'est reculée dans son fauteuil.

Le Japon a mené une attaque surprise contre la marine américaine à Pearl Harbor, à Hawaï, en décembre 1941 provoquant l'entrée en guerre des Etats-Unis.

La scène rappelle une rencontre en juin entre Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz.

Le républicain, avec sa conception binaire de l'Histoire, dans laquelle il voit des "vainqueurs" ou des "perdants", avait lancé que le débarquement allié de juin 1944 n'avait pas été "une très bonne journée" pour les Allemands.

Accolade

Le dirigeant allemand avait répliqué que cette journée avait conduit à la fin du régime nazi. Jeudi, la première ministre japonaise n'a pas répliqué que ce furent les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui ont mis fin à la 2e Guerre mondiale.

La réunion jeudi a débuté par une chaleureuse accolade entre le dirigeant républicain et la conservatrice de 65 ans.

Donald Trump a eu jeudi de nombreux compliments pour Sanae Takaichi, une "personne très spéciale", une "femme formidable".

La rencontre s'annonçait délicate pour la première ministre, qui n'est pas allée jusqu'à promettre d'envoyer des forces militaires pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé par l'Iran.

Le conflit porte un coup conséquent à la sécurité énergétique et à l'économie japonaises. Quatrième économie mondiale, le Japon est le cinquième importateur de pétrole. Quelque 95% de ses approvisionnements proviennent du Moyen-Orient et 70% transitent par le détroit.

Sanae Takaichi a dit au côté de Donald Trump que le Japon "condamnait" les attaques de l'Iran contre les pays de la région, et a présenté le président américain comme seul capable d'apporter la "paix" dans le monde.

Chine

Le républicain avait appelé dimanche ses alliés, dont le Japon, et la grande rivale des Etats-Unis, la Chine, à fournir leur assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole.

Les refus successifs opposés par la quasi-totalité des pays alliés ont provoqué la fureur de Donald Trump.

Jeudi, le Japon s'est associé à la France, au Royaume-Uni, à l'Allemagne, à l'Italie et aux Pays-Bas pour se dire "prêt à contribuer" à sécuriser le détroit, dans un communiqué commun.

Sanae Takaichi a par ailleurs souligné dans le Bureau ovale que "l'environnement sécuritaire devenait de plus en plus difficile dans la zone indo-pacifique".

Alors que la relation entre le Japon et la Chine s'est tendue récemment, Tokyo s'inquiète d'un possible désintérêt de l'administration Trump face aux ambitions chinoises dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Uber compte acheter jusqu'à 50'000 robotaxis de Rivian

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Uber compte déployer 10'000 robotaxis de Rivian entièrement autonomes en commençant, dès 2028, par San Francisco et Miami (archives). (© KEYSTONE/AP/Richard Drew)

La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Uber prévoit d'investir jusqu'à 1,25 milliard de dollars (presque 1 milliard de francs) en cinq ans dans le constructeur de véhicules électriques Rivian.

Dans le cadre de ce partenariat qui a pour objectif "d'accélérer les projets de véhicules autonomes" des deux entreprises, Uber doit investir dans un premier temps 300 millions de dollars.

Sous condition du franchissement de certaines étapes de développement non divulguées, l'enveloppe totale pourrait grimper jusqu'à 1,25 milliard d'ici 2031.

Selon un porte-parole, Uber recevra environ 19,55 millions d'actions de Rivian si son investissement initial reçoit les approbations réglementaires nécessaires, soit environ 1,6% du capital. Et la participation augmentera au gré des investissements supplémentaires, a-t-il ajouté.

Durant la première phase, les deux partenaires entendent déployer 10'000 robotaxis du modèle R2 de Rivian, entièrement autonomes. En commençant, dès 2028, par San Francisco et Miami pour atteindre 25 villes aux Etats-Unis en Europe et au Canada d'ici fin 2031.

Leur accord comporte également une option pour l'achat d'un maximum de 40'000 robotaxis R2 supplémentaires à partir de 2030.

Uber multiplie les partenariats en matière de robotaxis.

La semaine dernière, il s'est entendu avec Zoox (Amazon) pour fournir depuis l'application Uber son service en véhicules autonomes à Las Vegas dès cette année et à Los Angeles en 2027.

Deux jours plus tard, il faisait de même avec Motional (Hyundai), également à Las Vegas.

Un porte-parole d'Uber soulignait alors à l'AFP que le groupe avait noué des partenariats avec plus de vingt-cinq entreprises en matière de véhicules autonomes (AV), et réalisait déjà des millions de trajets autonomes via sa propre plateforme de réservation.

Uber compte fournir des trajets en AV dans une quinzaine de villes - dont la moitié à l'étranger - d'ici fin 2026, avait-il ajouté, précisant que des déploiements étaient en cours aux Etats-Unis (Atlanta, Austin, Dallas, Phoenix) et à l'étranger (Abou Dhabi, Dubaï, Ryad).

La plateforme a aussi déjà investi directement dans des constructeurs, notamment la start-up Lucid à hauteur de 300 millions de dollars en 2025, ou dans des entreprises adjacentes comme Nuro, spécialiste des logiciels de conduite autonome.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Suisse

Les Etats de l'OSCE se mettent d'accord sur un budget pour 2026

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Président en exercice de l'OSCE, Ignazio Casiss a estimé que l'organisation "demeure une plateforme clé pour la coopération et la sécurité" (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Les Etats membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont adopté jeudi un budget pour 2026. Ils ont ainsi mis fin à une impasse qui durait depuis cinq ans.

Le dernier budget approuvé remontait à 2021, rappellent l'OSCE et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Le consensus trouvé contribue ainsi à la mise en ½uvre d'une priorité centrale de la présidence suisse de l'OSCE: garantir la capacité d'action de l'organisation.

Sur le réseau social X, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s'est dit "heureux" du consensus trouvé. "En période de tension, cela montre que le dialogue et le compromis sont performants", écrit-il, soulignant que

La Suisse s'engage à renforcer sa capacité à agir, ajoute le Tessinois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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