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Actualité

Le thermomètre a atteint 30°C pour la première fois de la saison

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Les Suisses ont profité du beau temps dimanche, comme à Genève, où une grande parade à vélo a été organisée. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Pour la première fois de la saison, le thermomètre a atteint 30°C dimanche en Suisse, à Viège précisément. Depuis le début des mesures, une telle température n'avait jamais été enregistrée si tôt dans la ville valaisanne, selon SRF Meteo.

Il a aussi fait chaud dans d'autres régions de Suisse, écrit Meteonews dans un communiqué. Le mercure a grimpé jusqu'à 28,3°C à Genève et à Würenligen (AG), jusqu'à 28,2°C à Biasca (TI) et jusqu'à 28,1°C à Binningen (BL).

Ces températures estivales ont été mesurées alors qu'aucun gel n'a été enregistré lors des traditionnels Saints de glace de jeudi à dimanche, indique SRF Meteo dans un communiqué. Les années 2019 à 2021 avaient connu une nette chute de température à cette période.

Avec "un taux de succès entre 20 et 30%", les Saints de glace relèvent plus du mythe que de la réalité climatique, poursuit SRF Meteo. D'une part, il est possible que le sol gèle encore à la fin mai. D'autre part, les jours de chaleur durant les Saints de glace ne sont pas totalement nouveaux: de tels cas ont régulièrement été recensés depuis la deuxième moitié du 19e siècle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

Au Château de Prangins, des films à voir dans la cour en plein air

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Le Château de Prangins accueillera des projections dans sa cour d'honneur pour la dixième fois de son open air "Cinéma sous les étoiles" (image d'archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le Château de Prangins (VD) invite à se faire une toile dans sa cour d'honneur du jeudi 20 au samedi 22 août. Cette 10e édition a le voyage comme fil conducteur, entre mythes et horizons lointains, de l'Inde coloniale aux cités incas, en passant par les rives sauvages du Nouveau Monde. Le Musée national suisse organise l'événement en collaboration avec la Cinémathèque suisse.

En résonance directe avec l'exposition "Colonialisme. Une Suisse impliquée", le cycle invite à une réflexion sur les rapports de force historiques et les héritages coloniaux à travers une sélection de films explorant l'altérité et la collision des cultures, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Chaque projection sera introduite par un ou une spécialiste de la Cinémathèque suisse afin d'apporter une dimension critique à la lecture des films, questionnant ainsi les regards portés par le cinéma sur la représentation de l'autre.

La programmation s'ouvre le jeudi avec "A Passage to India" (La Route des Indes) de David Lean. Ce drame, récompensé par deux Oscars, plonge le public dans l'Inde britannique des années 1920. Le lendemain, l'open air propose une soirée pour les familles avec un classique de l'animation, Les Aventures de Tintin: Les Sept Boules de cristal/Le Temple du Soleil.

Samedi, la clôture de cette 10e édition sera confiée à Terrence Malick avec "The New World" (Le Nouveau Monde). Cette fresque retrace l'arrivée des colons britanniques en Amérique en 1607 et la rencontre entre John Smith et Pocahontas. Les projections débutent à 20h45.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Deux accidents sur l'A16 font onze blessés dans le canton de Berne

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Les deux accidents se sont produits quasi simultanément vers 17h30 vendredi soir (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Vendredi soir, onze personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans deux carambolages sur l'autoroute A16 près de La Heutte (BE). L'axe a été fermé durant plusieurs heures, a indiqué samedi la police cantonale bernoise.

Les deux accidents se sont produits quasi simultanément vers 17h30, l'un dans le tunnel de La Heutte et l'autre peu après la sortie, en direction de Sonceboz. Au total, six voitures ont été impliquées dans ces deux collisions en chaîne.

Le premier accident, survenu après la sortie du tunnel, a impliqué trois voitures qui se suivaient. Le véhicule le plus à l'arrière a percuté celui du milieu, qui a lui-même été projeté contre la voiture de tête. Quatre personnes ont été blessées dans cette collision et transportées à l'hôpital ou se rendront chez un médecin.

Le second accident, plus grave, s'est également produit entre trois véhicules qui circulaient dans le tunnel. Une voiture a percuté celle qui la précédait, la projetant sur le premier véhicule de la file. Sept personnes ont été blessées. Un homme et un mineur, grièvement touchés, ont dû être désincarcérés. Le jeune blessé a été héliporté à l'hôpital par la Rega.

Autoroute fermée

Des tiers présents sur les lieux ont prodigué les premiers secours aux victimes. L'autoroute A16 a été entièrement fermée entre La Heutte-Péry et Sonceboz jusque tard dans la nuit pour permettre les opérations de secours et de dégagement. Une déviation a été mise en place, mais la fermeture a provoqué d'importants ralentissements depuis Bienne.

Un important dispositif de secours a été mobilisé, comprenant cinq équipes d'ambulanciers, un hélicoptère de la Rega, les pompiers professionnels de Bienne et ceux de La Suze. La police cantonale bernoise a ouvert des enquêtes pour déterminer les causes exactes des accidents et établir s'il existe un lien entre eux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Puissant séisme en Indonésie, au moins 20 morts

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Le séisme a poussé des milliers d'habitants des côtes à évacuer de crainte d'une montée des eaux. (© KEYSTONE/AP/Kurniawan)

Un puissant séisme de magnitude 7,7 a secoué samedi matin l'est de l'Indonésie. Il a fait au moins 20 morts et poussé des milliers d'habitants des côtes à évacuer de crainte d'une montée des eaux.

Des journalistes de l'AFP ont vu des résidents du nord de l'île de Flores se hâter de s'éloigner du littoral, craignant une montée destructrice des eaux. Sur certaines habitations, des pans entiers de façades s'étaient effondrés.

L'épicentre du séisme, qui s'est produit à 05h58 (Peu avant minuit en Suisse) à une faible profondeur, se trouve à 68 kilomètres de la ville d'Ende, dans la province du Nusa Tenggara Oriental, selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS).

"Soudain, ça a commencé à secouer et j'ai paniqué", a témoigné auprès de l'AFP Lukas Lotar, responsable de service de gestion des patients dans un hôpital. "Des patients ont aussi fui l'hôpital, le séisme était fort. J'ai vu que des murs s'étaient fissurés", a-t-il dit.

"Sur un trampoline"

Yulian Juita Ekalia, de Ruteng, une ville située à environ 158 kilomètres à l'ouest de l'épicentre raconte: "Je n'ai jamais ressenti un séisme d'une telle puissance. On aurait dit que nous étions sur un trampoline, c'était vraiment effrayant".

"Alors que je me précipitais dehors, tout est tombé dans la maison: la télévision, les trophées de mon fils, les égouttoirs à vaisselle, les valises posées au-dessus des armoires. Quand je suis sortie, mon fils et mes voisins étaient déjà dehors, hurlant de peur", a dit par téléphone à l'AFP cette femme de 37 ans.

Plusieurs répliques ont frappé, dont une de magnitude 6,1.

"D'après les informations que nous avons reçues, 20 personnes sont mortes, six sont blessées et deux sont toujours ensevelies", a déclaré au téléphone Fathur Rahman, un responsable des opérations de recherche et de sauvetage de la ville de Maumere.

Selon lui, les recherches se concentraient désormais sur les personnes qui pourraient être ensevelies sous les décombres, mais les glissements de terrain compliquaient les opérations de secours en coupant les routes.

Le vaste archipel indonésien connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur la "ceinture de feu du Pacifique".

Après avoir mis en garde contre un risque de tsunami avec des vagues d'un demi-mètre à trois mètres dans les provinces du Nusa Tenggara oriental, occidental et du Sulawesi du Sud, les autorités ont levé l'alerte.

"Mais nous allons continuer de surveiller le niveau de la mer", a assuré en conférence de presse Wijayanto, un responsable de l'agence nationale de géophysique.

Les habitants de la zone avaient été auparavant appelés à s'éloigner des côtes ou à rejoindre les hauteurs.

"Nous exhortons les populations du long de la côte nord de Florès et des zones du Sud, des îles méridionales et de la région Sud, à évacuer de manière autonome immédiatement", a déclaré Abdul Muhari, un responsable de l'agence nationale de gestion des catastrophes.

"Les gens paniquaient"

Sur l'île de Florès, un correspondant de l'AFP a vu des habitants du village de Maumere en train de quitter les lieux.

"La secousse était forte. Heureusement, nous étions déjà à l'extérieur", a raconté à l'AFP Yohanes Babo, qui était au marché quand la terre s'est mise à trembler.

"Les gens paniquaient, couraient dans tous les sens. Nous évacuons pour le moment (...) et essayons de rejoindre les hauteurs", a ajouté cet homme de 56 ans, habitant de Nagekeo. "Ma famille est saine et sauve. Personne n'a été blessé."

Un séisme de magnitude 6,2 avait déjà frappé l'est de l'archipel indonésien début juillet, sans faire de victimes ni de dégâts majeurs.

En 2018, 2200 personnes avaient été tuées à Palu, ville d'environ 400'000 habitants et capitale de la province de Sulawesi central (centre), par un séisme de magnitude 7,5 suivi d'un tsunami.

La même année, plusieurs secousses avaient fait quelque 550 morts sur l'île touristique de Lombok et dans la région de Sumbawa (centre-sud).

Et en 2004, l'Indonésie a connu l'une des pires catastrophes sismiques de son histoire avec le séisme de magnitude 9,1 qui avait frappé au large de la grande île de Sumatra (ouest), déclenchant un terrible tsunami responsable de la mort de 170'000 personnes dans le pays et d'environ 50'000 autres dans des pays voisins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cette médaille "revêt une grande importance", confie Ponti

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Noé Ponti (à droite) et son entraîneur Massimo Meloni veulent encore hausser le niveau. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

Noè Ponti et son coach Massimo Meloni se sont confiés à Keystone-ATS vendredi, au lendemain de la médaille de bronze conquise par le Tessinois sur 100 m papillon aux Européens de Paris.

Cette médaille, glanée deux jours après que Noè Ponti avait perdu ses lunettes au départ de la finale du 50 m, "revêt une grande importance" pour lui.

- Cette médaille est-elle la plus belle de la carrière de Noè, étant donné ce qui s'est passé mardi ?

Massimo Meloni: "Pour nous, cette médaille est vraiment magnifique, bien sûr, surtout après ce qui s'est passé mardi. Ça a été un tout petit peu plus compliqué de lui parler, de le remettre tout de suite sur les rails, d'essayer de lui faire comprendre que c'était comme si rien ne s'était passé. Mais quand on commence par une erreur, appelons-la ainsi, ce n’est pas si facile d’arriver à un tel résultat."

Noè Ponti: "Ce n'est pas la plus belle des médailles, mais elle revêt une grande importance. En effet, j'ai réussi à me prouver que même s'il y a un obstacle, comme ma mésaventure de mardi, je réussis à me relever. C'est ça le plus important. C'était une grande épreuve mentale. Je suis heureux de la façon dont les choses se sont passées. Evidemment, on en veut toujours plus, mais vu le contexte je suis content. Mais la plus belle reste la médaille de bronze des Jeux de Tokyo."

- Y a-t-il eu des doutes après mardi ?

MM: "Je n’ai pas eu de doute. Ça a tout de même été une étape un peu compliquée. Ça l'aurait été pour n'importe quel athlète, car j'ai vu les résultats du 100. Je pense qu'il aurait pu réaliser un excellent résultat sur le 50 m: si l'on regarde le 100 m, il a fait 50''47 le matin, 50''21 l'après-midi et 49''93 en finale; sur 50 m, il a nagé 22''69 puis 22''53: je vous laisse donc imaginer pour la finale."

NP: "Non. Mardi soir ça n'a pas été facile, mais après avoir discuté avec quelques personnes de tout ça, j'ai réussi à passer à autre chose. Je n'ai pas eu de doute. J'étais en forme, je savais que j'en étais capable, même si j'ai certainement eu un peu plus de craintes. Mais je n'ai pas douté de mes capacités."

- Les champions se forgent souvent dans l'adversité. Un nouveau Noè Ponti est-il né jeudi soir ?

MM: "Non. Hier (jeudi), la course a été remportée par quelqu'un (Kristof Milak, en 49''48) dont nous étions très proches lors des derniers mouvements de bras. Ce qui me réjouit particulièrement, c'est que depuis cinq ans, indépendamment des médailles remportées ou non, nous sommes toujours là, nous nous battons toujours en finale aux côtés des meilleurs du monde. Jeudi, nous avons assisté au 100 m papillon le plus rapide de l'histoire avec trois nageurs sous les 50'', et Milak était à 0''03 du record du monde. On peut donc dire que nous sommes vraiment ravis."

NP: "J'ai déjà rencontré de nombreux obstacles, j'ai toujours réussi à les surmonter. Rien de nouveau. Mais ça m'a certainement donné encore plus l'envie de mieux faire, et encore plus de combativité que ce que j'avais déjà. Ça faisait un moment que ça ne m'était pas arrivé."

- Noè a dit après la finale du 100 m qu'il pensait avoir la capacité de nager en 49''4. Que faut-il faire pour y parvenir ?

MM: "Je pense qu'il peut descendre en dessous de 49''4 ! Nous les entraîneurs, nous vivons dans un monde de rêves, et c'est la seule chose qui nous fait avancer. Il n'a rien à faire de particulier. Nous devons continuer, nous devons essayer d'y arriver sans ces petits incidents de parcours et nous devons croire en ce que nous faisons. La confiance est à la base de tout."

NP: "Je dois simplement continuer à m'entraîner. Je dois croire en mes capacités et m'entraîner dur, et je pense que j'y arriverai certainement. Je n'ai aucun doute à ce sujet. Je pense que j'en suis déjà capable. Si j'avais réussi un bon 50 m ici, qui sait ce qui se serait passé sur 100 m ? Peut-être que je n'aurais pas fait 49''4, mais je suis sûr que j'aurais pu faire 49''6. Je l'aurais fait. Sans aucun doute."

- Dans quels domaines Noè doit-il le plus s'améliorer ?

MM: "Noè a des capacités incroyables. En fait, il y a peu de choses à améliorer, il faut juste s'entraîner, essayer de nouvelles choses. Cette année, on a essayé de faire des choses différentes et ça s'est vu. De toute façon, il s'en sort très bien, donc il y a peu de choses à modifier. On devra être encore mieux préparés lors des prochaines compétitions."

NP: "Ça se joue sur des détails. On peut certainement améliorer les dix derniers mètres de course. Pour me permettre d'arriver non pas avec l'eau jusqu'au cou, mais d'arriver un peu mieux placé. Et voilà, on travaille, on travaille sur les détails. Mais je pense qu'on fait du bon travail."

- Faut-il continuer à viser les médailles en petit bassin également ?

MM: "Noé participe à toutes les compétitions, en grand bassin comme en petit bassin, pour remporter des médailles d'or et réaliser des temps incroyables. On n'y parvient pas toujours, mais on est toujours là. On vise toujours la victoire, c'est ce qu'il faut."

NP: "Nous allons continuer à travailler pour les deux. Nous participerons certainement aux Championnats du monde en petit bassin cette année, ainsi qu'aux Mondiaux en grand bassin en 2027. Le grand bassin, c'est certainement plus important. Mais le petit bassin est utile pour gagner en vitesse et acquérir une vitesse de base plus élevée."

- La concurrence est énorme sur 100 pap', avec Milak, Grousset, mais aussi le recordman du monde Caeleb Dressel qui est de retour aux affaires ou Ilya Kharun. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

NP: "C’est normal qu'il y ait des adversaires. Je suis content qu'ils soient là, mais on va faire en sorte d’être prêt et de les battre. Pour l’instant, il n'y en a que deux qui sont devant moi (Milak et Grousset), et tous les autres sont derrière. On va faire en sorte qu’aux JO de Los Angeles, il n'y ait personne devant et qu’il y ait sept personnes derrière moi."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Clément Bailly sur Mityukov: "Je veux un bulldog à la rentrée"

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Clément Bailly (à droite) veut emmener son protégé Roman Mityukov encore plus haut. (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

La 4e place de Roman Mityukov sur 200 m dos mercredi aux Européens de Paris fait déjà partie du passé. Son coach Clément Bailly fait le point: "Je veux un bulldog à la rentrée", prévient-il.

"L'analyse de sa finale s'est faite beaucoup plus vite que d'habitude. On a un peu analysé ses adversaires, mais on se demande tout de suite ce qui lui a manqué. Et ça, c'est arrivé très vite dans son discours à lui", explique le technicien français.

"Ensuite, il s'agira de voir, à travers les datas et les temps de passage notamment, comment arriver à avoir les bonnes stratégies de développement pour s'améliorer. Parce qu'une 4e place européenne ne nous convient évidemment pas. Même si le chrono (red: 1'54''07, record de Suisse battu de 0''76) est très bon", rappelle-t-il.

Encore quelques points plus faibles

Qu'a-t-il manqué à Roman Mityukov pour décrocher une sixième médaille internationale sur 200 m dos ? "Il manquait de la vitesse dans ses coulées, premièrement, pour être au même niveau que les autres. Bien évidemment il a progressé dans ce domaine, forcément, sinon son temps n'aurait pas été aussi bon", répond Clément Bailly.

"L'enchaînement approche du mur/poussée est meilleur qu'avant, la distance de coulée est meilleure, mais la vitesse de l'exécution n'est pas suffisamment bonne. C'est ce que je constate en comparant avec ce qui passe à côté de lui. C'est encore un point faible, même s'il a là aussi progressé", poursuit le Français.

"Probablement que sa vitesse n'est pas encore au niveau. Dans sa demi-finale, il nage le premier 100 mètres en 55''67. Mais en finale, c'était 55''9. C'est déjà deux dixièmes de perdus, et on connaît le résultat avec deux dixièmes de moins", soupire Bailly, dont le protégé a échoué à 0''11 de la médaille de bronze.

"Ca veut dire que ce n'est pas si acquis que cela, même si j'ai été content de voir que c'était moins de 56'' à chaque fois ici. Le retour est bon, mais ce n'est toujours pas suffisant. Le dernier 50 et les dix derniers mètres ne sont pas assez rapides par rapport à ce que j'avais imaginé", précise-t-il.

"Il y a beaucoup d'endroits où on peut gratter et aller chercher des centièmes, et c'est tant mieux. Et l'analyse est plus facile que l'an passé", après une finale de championnats du monde manquée par Roman Mityukov (7e à Singapour en 2025). "Il a nagé sa finale à Paris à son meilleur niveau actuel, et c'est une bonne chose."

Clément Bailly le concède, "c'était une belle réaction de sa part, ça valide aussi le travail qui a été fait. On est content de voir qu'on continue de développer et de s'améliorer sur cette distance-là. Ça montre des perspectives, et on a du boulot qui nous attend", sourit-il.

Comme Roman Mityukov l'avait lui-même expliqué avant ces Européens, cela devient de la mécanique de grande précision. "Ce sont des micro-améliorations, mais qui peuvent faire de belles différences", explique Clément Bailly. "Et le niveau moyen augmente, donc lui aussi doit élever le curseur."

"Pas quelqu'un qui baisse les bras"

Et Roman Mityukov "sait se nourrir de l'adversité, ça a toujours été son cas. Ce n'est pas quelqu'un qui baisse les bras. J'ose croire qu'on est dans la même situation qu'en 2022", après que le Genevois avait obtenu trois 4es places aux Européens, "avec deux ans à être affamé, à avoir envie d'en faire encore plus", se projette-t-il.

"Il faudra tout mettre en ½uvre au bon moment et intelligemment sur les deux prochaines saisons. Il faudra qu'il apprenne à nager 1'55 tout le temps pour être sûr de réussir 1'53 et moins à son pic de forme", estime Clément Bailly, qui attend de voir Roman Mityukov nager le 100 m à Paris avant de faire une analyse plus poussée.

"Son deuxième 100 m doit être meilleur, mais le premier 100 m devra l'être encore plus, et surtout devra l'être plus naturellement", lâche le coach de Genève Natation, pour qui il est primordial que Roman Mityukov travaille les courtes distances: "Même s'il ne sera jamais spécialiste de 50, ça l'aidera à avoir plus de vitesse."

On l'a compris, le chantier est immense, même si tout se joue bel et bien sur des détails lorsqu'on atteint un tel niveau. Et Roman Mityukov "a livré sa propre analyse rapidement, de manière lucide et objective. Il a déjà envie de reprendre l'entraînement, et a déjà +switché+ sur la saison suivante", sourit-il.

"C'est la passion qui fait la différence"

Mais n'est-il pas le moment de prendre des vacances ? "Il n'en a pas encore parlé, donc ça veut aussi dire qu'on a bien géré la saison et qu'il est bien à son pic maintenant. Mais c'est clair qu'il en a besoin. En revanche, je veux retrouver un bulldog à la rentrée, dès la deuxième semaine de septembre", lâche Clément Bailly.

Perfectionniste - comme l'est d'ailleurs Roman Mityukov, le technicien français ne voit néanmoins pas que le verre à moitié vide. "Il faut aussi s'appuyer sur ce qu'il a déjà réussi à améliorer. Sa finale ici était meilleure que sa finale des JO 2024", où le Genevois avait cueilli le bronze en 1'54''85.

"C'était aussi mieux que quand il avait réussi son précédent record de Suisse", en demi-finales des Mondiaux 2025 (1'54''83). "Il n'y a évidemment pas tout à jeter", rigole Clément Bailly qui, s'il utilise toutes les données qui sont à sa disposition pour aider Roman Mityukov à atteindre les sommets, n'en oublie pas l'essentiel: "Au final, c'est la passion qui fait la différence."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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