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Economie

La croissance suisse fortement corrélée à l'évolution de la guerre

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En Suisse, les perturbations sur les marchés mondiaux de l'énergie en raison de la guerre et de ses conséquences ont porté les prix des carburants à des niveaux élevés (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La croissance suisse est suspendue à l'évolution de la situation en Ukraine. Les prévisions pour le Produit intérieur brut (PIB) des économistes du KOF oscillent entre 2,9% dans le scénario le plus optimiste, et 1% dans le cas d'une aggravation du conflit.

Pour ses prévisions conjoncturelles de printemps, le centre d'études conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), le KOF, a mis deux scénarios sur la table, une réponse aux importantes incertitudes politiques relatives à la guerre en Ukraine, indique-t-il mercredi.

Le premier scénario part du principe que la violence militaire cessera bientôt et que les conséquences économiques seront limitées dans le temps. Le second intègre une aggravation du conflit et des sanctions des pays occidentaux et de leurs alliés, ce qui entraînerait une récession mondiale.

Dans leur scénario le plus pessimiste, dans le cas où les exportations d'énergie et de matières premières russes seraient totalement stoppées, ils imaginent que la croissance ajustée des évènements sportifs pourrait être ramenée à 1%, soit deux points de pourcentage en dessous des prévisions du scénario le plus optimiste.

En effet, une telle situation conduirait à une forte hausse des prix de l'énergie et à des limitations de production en Europe, ce qui aurait un impact négatif sur la demande de produits suisses à l'étranger, dès le second trimestre. Le franc risquerait également de subir une forte pression à la hausse tandis que le chômage s'inscrirait en progression. En 2023, les prévisions de croissance seraient réduites à 0,8%.

Au contraire, si la guerre en Ukraine touchait bientôt à sa fin, le PIB annuel s'inscrirait en hausse de 2,9% hors évènements sportifs cette année. De manière purement théorique, cet indicateur aurait progressé de 3,2% cette année si la Russie n'avait pas attaqué l'Ukraine.

Dans ce scénario plus optimiste, le conflit ne pèserait sur l'économie mondiale qu'au deuxième trimestre, même si certaines sanctions contre la Russie perdureraient au-delà. Les relations commerciales entre la Suisse et les deux pays en guerre ne sont pas significatives, donc l'impact des sanctions est limité, même si certaines entreprises subissent des conséquences importantes.

En 2023, le PIB serait attendu en hausse de 2,3%, une croissance nettement inférieure qu'en 2022 dans la mesure où les effets de rattrapage post-pandémie auront pris fin.

Répercussions différenciées sur l'inflation

Alors que la guerre a déjà provoqué une forte hausse des prix de l'énergie, les deux scénarios présentés se répercutent différemment en ce qui concerne l'inflation. Côté optimiste, elle est attendue à 1,6% en 2022 et 0,8% en 2023 tandis que dans une conjoncture plus défavorable, elle pourrait atteindre 2,8% cette année et 1,2% l'an prochain, relèvent les économistes.

La guerre n'est pas la seule épée de Damoclès au-dessus de l'économie mondiale, la pandémie continuant de s'inscrire en toile de fond. Le risque d'apparition de nouveaux variants et la durée de l'immunité de la population suisse face à ceux en circulation restent des questions en suspens et risquent de rendre les prévisions trop optimistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Lancement des travaux de la route cantonale à Blatten

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Le premier coup de pioche a officiellement été donné mardi à proximité du cône d'éboulis et du tracé de la future route cantonale "RC24". (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les travaux de la route cantonale qui doit relier Wiler à Blatten d'ici à fin 2029 ont démarré mardi, tout comme ceux du téléphérique provisoire qui connectera Wiler et Weissenried. Objectif: rétablir rapidement et durablement l'accessibilité de la vallée.

Le premier coup de pioche a été donné notamment par le conseiller d'Etat Franz Ruppen et le président de la commune de Blatten Matthias Bellwald, à quelques mètres du futur tracé. L'éboulement du 28 mai dernier a fortement compromis les accès au village haut-valaisan, desservi aujourd'hui uniquement par une route d'urgence, non praticable en hiver.

Longue de 2,8 kilomètres, la "RC24" vise ainsi à rétablir un accès pérenne. Son tracé a été défini sur la base de la carte des dangers établie par le Service des dangers naturels en novembre 2025.

Le Conseil d'Etat valaisan a octroyé deux crédits d'engagement pour la construction début avril: un de 29,7 millions de francs pour la route et un de 9,3 millions pour le téléphérique provisoire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Axpo construira une centrale solaire pour le gouvernement français

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Axpo a décroché un contrat avec le ministère français de la Défense pour construire une centrale nucléaire sur un ancien site militaire à Salbris, au sud d'Orléans. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'énergéticien argovien Axpo a décroché un contrat avec le ministère français de la Défense pour construire une centrale nucléaire sur un ancien site militaire à Salbris, au sud d'Orléans. Son exploitation sera garantie pendant 30 ans.

Le contrat remporté par Urbasolar, filiale d'Axpo, porte non seulement sur la construction d'une centrale solaire sur 30 hectares mais aussi sur l'achat d'électricité pour une durée de 30 ans, précise mardi dans un communiqué l'énergéticien argovien, sans toutefois dévoiler le montant de la transaction.

La centrale photovoltaïque de Salbris produira plus de 50'182 mégawattheures (MWh) par an, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 10'724 foyers, et couvrira 3,7% des besoins énergétiques du ministère français de la Défense.

La construction de la centrale devrait débuter avant fin 2028. La mise en service est prévue pour 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Lancement d'une initiative pour taxer l'avion et favoriser le train

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L'initiative demande une taxe de 30 francs minimum sur les billets d'avion (archive). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le comité actif-trafiC souhaite taxer les trajets en avions, pour renforcer les transports publics en Suisse. Pour ce faire, il a lancé mardi l'initiative "Pour des transports publics forts et des tarifs aériens équitables".

Une contribution de 30 francs minimum par billet d'avion sera instaurée, proportionnelle à la distance et à la classe de vol.

Selon le comité, les recettes attendues de cette taxe s’élèvent à environ 1,5 milliard de francs par an. Au moins deux tiers de ce montant doivent être versés à la population sous forme de bons pour les transports publics, indique-t-il dans un communiqué.

Le reste des recettes permettra de développer des liaisons ferroviaires "attractives et abordables" vers les pays limitrophes.

"L’initiative profitera financièrement à environ 90% de la population", souligne Martine Docourt, conseillère nationale (PS/NE), citée dans le communiqué. Et d'ajouter que la grande majorité de la population recevra davantage d’argent en bons qu’elle n’en dépensera en taxe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Google construit un immense centre d'IA en Inde

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Google a officiellement lancé en Inde la construction de son plus important centre d'intelligence artificielle (IA) hors des Etats-Unis. (archive) (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Google a officiellement lancé mardi en Inde la construction de son plus important centre d'intelligence artificielle (IA) hors des Etats-Unis.

Le géant américain de la tech avait annoncé en octobre 2025 un investissement de 15 milliards de dollars (12,81 milliards d'euros) sur cinq ans pour construire à Visakhapatnam, communément appelée Vizag, dans l'Etat de l'Andhra Pradesh (sud-est), un vaste centre dédié à l'IA.

"Aujourd'hui marque la première étape concrète du plus important engagement de Google en faveur de l'avenir numérique de l'Inde", a déclaré Bikash Koley, vice-président de Google chargé des infrastructures mondiales lors de la cérémonie.

"Ce projet représente un plan directeur de 15 milliards de dollars destiné à fournir un écosystème complet d'intelligence artificielle", a-t-il ajouté.

"Au coeur de ce projet se trouve notre campus de centres de données à l'échelle du gigawatt, spécialement conçu pour répondre à l'immense demande de calcul de l'ère de l'IA, et qui alimente des services comme Gemini et la recherche Google".

Nara Lokesh, ministre des Technologies de l'Andhra Pradesh s'est dit "enthousiaste à l'idée de nous lancer dans ce projet pour construire en Inde le pôle d'intelligence artificielle et de deep tech le plus attractif".

C'est aussi depuis Visakhapatnam que l'Inde sera reliée par des câbles sous-marins à Singapour, l'Afrique du Sud et à l'Australie.

"En faisant de Vizag un point d'accès international de câbles sous-marins, nous apporterons une diversification essentielle par rapport aux sites existants de Bombay et Chennai, ce qui renforcera la résilience du réseau numérique indien et sa sécurité économique", a ajouté M. Koley.

"De nouvelles routes stratégiques en fibre optique renforceront encore la connexion de l'Inde avec le reste du monde", a-t-il ajouté.

À l'échelle mondiale, les centres de données connaissent une croissance phénoménale, stimulée par la nécessité de stocker d'immenses volumes de données numériques, et de former et faire fonctionner des outils d'IA très énergivores.

"C'est un moment charnière pour l'Inde, pour Vizag et pour Google", a affirmé M. Koley.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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BP: bénéfice trimestriel en forte hausse, porté par le pétrole

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Le géant pétrolier britannique BP a annoncé un résultat en forte hausse au premier trimestre. (archive) (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le géant pétrolier britannique BP a annoncé mardi un résultat en forte hausse au premier trimestre, porté par son activité de négoce pétrolier, qui a profité de la volatilité des prix du pétrole dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Le bénéfice net du groupe s'affiche à 3,842 milliards de dollars (3,28 milliards d'euros) sur le trimestre, contre 687 millions un an plus tôt.

Le bénéfice sous-jacent (hors éléments exceptionnels), très scruté par les marchés, est lui aussi en progression, à 3,198 milliards de dollars, contre 1,381 milliard l'an passé, un chiffre qui "reflète une contribution exceptionnelle du négoce pétrolier", est-il souligné dans le communiqué.

"Dans l'ensemble, notre activité continue de bien se porter. Ce trimestre encore a été marqué par une solide performance opérationnelle et financière, et nous avons poursuivi nos progrès vers nos objectifs pour 2027", se félicite Meg O'Neill, la nouvelle directrice générale, nommée en fin d'année 2025 à la place de Murray Auchincloss.

Le groupe avait annoncé mi-avril s'attendre à tirer profit de la hausse des cours, rappelant qu'en moyenne sur les trois premiers mois de l'année, le prix du baril de Brent, la référence internationale, a atteint 81,13 dollars, contre 63,73 dollars moyens enregistrés au quatrième trimestre.

Rétropédalage

Mais au delà de cette hausse, le pétrole a aussi énormément fluctué au gré des évolutions de la guerre, flirtant même avec les 120 dollars courant mars, ce dont les traders de BP ont su tirer profit.

L'entreprise avait révélé mi-avril que chaque variation d'un dollar du prix du baril entraîne un impact annuel de 340 millions de dollars (251 millions de livres sterling) sur son bénéfice d'exploitation avant impôts.

"Les équipes de BP travaillent sans relâche pour que nos actifs continuent de produire en toute sécurité, de manière fiable et efficace", dans "un environnement marqué par les conflits et la complexité", a déclaré mardi Meg O'Neill.

L'Américaine a pris ses fonctions début avril avec pour mission de mettre en oeuvre le plan de redressement du groupe, en difficulté, et dont le bénéfice 2025 a plongé de 86% sur un an à 55 millions de dollars.

Les performances de BP ont de manière générale décroché ces dernières années par rapport à celles de ses rivaux et l'entreprise a amorcé l'an dernier une vaste révolution interne, après avoir largement rétropédalé sur une ambitieuse stratégie climatique pour se recentrer sur les hydrocarbures.

Désaveu cinglant

Mme O'Neill prévoit de réorganiser l'entreprise, en dissociant clairement ses activités amont et aval --c'est-à-dire la prospection et l'extraction d'un côté, et le raffinage et la commercialisation de l'autre.

L'objectif est de "de faire de BP une entreprise plus simple, plus solide et créatrice de davantage de valeur", avait expliqué le groupe mi-avril.

"Désormais, nous devons tirer pleinement parti des opportunités offertes par l'ensemble de notre portefeuille, simplifier notre manière de travailler, libérer la croissance et améliorer nos rendements", souligne Mme O'Neill dans son communiqué.

A peine en poste, la nouvelle dirigeante a déjà dû faire face la semaine passée, lors de l'assemblée générale annuelle, à un désaveu cinglant de ses actionnaires, qui ont largement rejeté deux résolutions vues comme un recul de la transparence, notamment sur sa stratégie climatique.

L'une des propositions visait à révoquer deux résolutions adoptées lors de précédentes assemblées générales, qui obligent BP à publier certaines informations relatives au climat. L'autre devait autoriser la tenue d'assemblées d'actionnaires exclusivement en ligne.

Le président de BP, Albert Manifold, entré en fonctions le 1er octobre à la tête du conseil d'administration, a lui affronté un coup de semonce personnel, la résolution sur son élection ayant reçu plus de 18% de votes défavorables.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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