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Economie

OGM: le Conseil fédéral chargé d'autoriser les nouvelles techniques

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Le Parlement ouvre la porte aux organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture (archives). (© KEYSTONE/DOMINIC FAVRE)

Le moratoire sur les OGM dans l'agriculture doit être assoupli. Le Conseil des Etats a tacitement chargé mardi le Conseil fédéral de présenter un cadre légal pour autoriser les plantes et semences obtenues au moyen des nouvelles techniques de sélection.

Les sénateurs ont tacitement suivi la décision prise la semaine dernière par le National. Le Conseil fédéral doit présenter d'ici la fin du premier semestre 2024 un projet d'acte visant à instaurer un régime d'homologation pour les organismes auxquels aucun matériel génétique étranger n'a été ajouté.

Cela concerne notamment les techniques Crispr/Cas, surnommé "ciseaux moléculaires". Depuis l'introduction du moratoire, la recherche a avancé, a indiqué Hannes Germann (UDC/SH) pour la commission. "Ces nouvelles méthodes permettront de réagir aux défis climatiques". La recherche demande depuis longtemps cette avancée.

Solution pragmatique

La commission du Conseil des Etats s'est montrée satisfaite de cette proposition qui ouvre une voie pragmatique, a-t-il ajouté. Cela permettra d'examiner si ce régime d'homologation doit faire partie ou non de la loi sur le génie génétique.

"Il est grand temps de donner une chance aux nouvelles méthodes de sélection", a renchéri Andrea Gmür (Centre/LU). Pour elle, il faut vraiment que la prolongation du moratoire soit la dernière.

Jakob Stark (UDC/TG), qui avait voté en décembre contre une introduction trop rapide de ces OGM, est désormais satisfait. Le Conseil fédéral pourra décider sur la base de résultat concret de la recherche en faveur de l'agriculture, selon lui.

Travaux déjà en route

En décembre dernier, le Conseil des Etats aurait voulu directement introduire dans la loi sur le génie génétique une exception pour ces organismes génétiquement modifiés. Mais le National a freiné ces ardeurs et voté pour ce compromis.

Il revient désormais au gouvernement de proposer un régime d'homologation. La gauche a échoué à mieux encadrer cette ouverture. Elle aurait notamment voulu des garanties sur les questions de responsabilité, sur les coûts liés à une coexistence des cultures OGM et conventionnelles et sur la liberté de choix des consommateurs.

Le Conseil fédéral a déjà entamé les travaux sur les nouvelles techniques de sélection en réponse à trois postulats tandis que l'UE élabore une nouvelle réglementation. Saisi du mandat du Parlement, il devra en plus légiférer. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a indiqué qu'elle pouvait vivre avec ce compromis.

Actuellement, la culture d'OGM n'est autorisée en Suisse qu'à des fins de recherche. Le moratoire sur l'utilisation de ces organismes dans l'agriculture est en vigueur depuis l'acceptation d'une initiative populaire en 2005. D'une durée de quatre ans, il a été déjà prolongé trois fois. L'an dernier, les deux Chambres ont donné leur accord à une quatrième prolongation jusqu'en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La mise en oeuvre de l'e-ID est retardée

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La mise en oeuvre de l'e-ID est repoussée afin de garantir la sécurité face aux avancées de l'intelligence artificielle (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

L'e-ID ne sera pas mise en place cette année. En raison des dernières évolutions en matière d'intelligence artificielle, des développements sont nécessaires pour assurer la protection des données et la sécurité, indique mardi l'Office fédéral de la justice.

Les nouvelles mesures techniques prévues visent notamment à compliquer l’introduction de logiciels malveillants sur les appareils et à améliorer la détection des deepfakes. "La sécurité est plus importante que le respect du calendrier initial", écrit l'office.

L'OFJ évalue en ce moment les adaptations et ressources nécessaires et communiquera une date de lancement de l'e-ID une fois que ces travaux auront abouti.

L'infrastructure de confiance, nécessaire à l'exploitation de l'e-ID, n'est pas touchée par ce report. Elle devrait être mise en service au premier semestre 2027 pour d'autres preuves électroniques, comme le permis de conduire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La campagne référendaire est lancée contre le retour du nucléaire

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Une coalition regroupant les Vert-e-s, le PS, le PVL et des organisations a lancé mardi un référendum contre la possibilité de construire de nouvelles centrales nucléaires. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

De nouvelles centrales nucléaires rendent la Suisse dépendante, coûtent des milliards et freinent les énergies renouvelables, selon une coalition alliant les Vert-e-s, le PS, le PVL et des organisations. Elle s'oppose au contre-projet à l'initiative Stop au blackout.

Le Parlement a accepté lors de la session d'été le contre-projet indirect du Conseil fédéral à l'initiative populaire "Stop au blackout" (De l'électricité pour tous en tout temps). Le projet prévoit de lever l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse.

Cette décision revient sur la volonté populaire de sortir du nucléaire en misant sur les énergies renouvelables, a critiqué mardi la coalition "Non aux nouvelles centrales nucléaires", à l'origine du référendum. "Fukushima et Tchernobyl n’ont-ils pas suffi comme avertissements?", lancent-ils dans leur communiqué.

Un retour au nucléaire exposerait la Suisse à des risques considérables, selon les référendaires. De plus, une nouvelle centrale nucléaire coûte au moins 25 milliards de francs. Le Conseil fédéral n'a pour l'instant pas précisé comment ces coûts seront financés.

Le comité a jusqu'au 8 octobre pour récolter 50'000 signatures pour que le référendum aboutisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

SAS commande jusqu'à 40 Airbus A330

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SAS va acheter un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330. Dépassant les 10 milliards de dollars, la commande est la plus importante de l'histoire de SAS, un tournant après des années de difficultés financières.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.

"Il s'agit du plus important investissement de l'histoire de notre entreprise et d'un signe clair de notre confiance en l'avenir", a déclaré Anko van der Werff, directeur général de SAS, cité dans le communiqué.

Ces deux modèles d'A330 peuvent accueillir de 250 à 300 passagers et parcourir jusqu'à 13'600 km pour les A330neo.

En juillet 2025, SAS avait annoncé l'achat de 55 avions de ligne régionaux E195-E2 (120 à 150 places) permettant de parcourir des distances allant jusqu'à environ 5.500 km, et dont les premiers modèles doivent être livrés en 2027.

La compagnie scandinave s'est restructurée après des années de difficultés financières, notamment à cause de la pandémie de Covid-19, et a profondément modifié son actionnariat, l'Etat suédois étant sorti du capital.

Air France-KLM a pris une participation de 19,9% et doit monter à 60,5% du capital d'ici la fin de l'année.

SAS a également présenté une analyse établissant que, si ses objectifs de croissance se concrétisent, cela créera 25'000 emplois supplémentaires au Danemark d'ici 2030, ainsi qu'environ 4000 emplois dans le sud de la Suède.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

La Confédération alerte contre les produits contenant des peptides

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Swissmedic a collaboré avec l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières et Swiss Sport Integrity pour mettre en garde contre les peptides importés illégalement (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

De plus en plus de produits contenant des peptides sont importés illégalement en Suisse, avertit la Confédération. Souvent commandés en ligne, ces produits non contrôlés et non autorisés présentent des "risques considérables pour la santé".

Swissmedic a collaboré avec l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) et Swiss Sport Integrity (SSI) pour mener une action ciblée contre les peptides importés illégalement. Ils ont contrôlé 46 envois contenant des "préparations douteuses à base de peptides", indique mardi Swissmedic dans un communiqué.

Sur 23 envois retenus, 21 ont été considérés comme des produits dopants et deux comme des médicaments. Les 23 autres ont dû être libérés malgré le risque sanitaire, en raison de leurs quantités inférieures au seuil de tolérance légal à l'importation, écrit Swissmedic.

Les destinataires ont toutefois reçu une lettre indiquant que la prise de telles préparations relevait de leur responsabilité et se faisait à leurs risques et périls. Environ 80% des envois contrôlés provenaient de Pologne. Les produits étaient souvent faussement déclarés et issus de sources non contrôlées.

La Confédération met en garde contre les "produits se situant à la frontière entre les médicaments, les produits 'lifestyle' et les produits dopants", qui sont de plus en plus souvent vendus en ligne à des particuliers en Suisse. Elle relève la difficulté pour ces derniers de repérer ces offres douteuses. Avec ces produits, les personnes intéressées recherchent souvent des solutions rapides pour améliorer leurs performances physiques et mentales.

Sanctions possibles

Les peptides sont des molécules constituées de chaînes d’acides aminés, dont certaines sont également synthétisées naturellement par le corps humain. Les principes actifs à base de peptides sont utilisés dans des médicaments, notamment pour traiter le diabète, les troubles hormonaux ou certains cancers. Mais la sécurité, l'efficacité et la qualité des préparations doivent être scientifiquement prouvées avant la délivrance d'une autorisation.

Les substances peptidiques promues sur des sites Internet ou les réseaux sociaux n'ont souvent pas fait l'objet de tests suffisants permettant une utilisation chez l'être humain, alerte Swissmedic. N'apportant aucune garantie de qualité, elles ne sont donc pas autorisées en Suisse en tant que médicaments.

La Confédération rappelle encore que bon nombre de ces substances sont interdites dans le sport. Des risques existent pour la santé, mais il s'agit aussi d'une infraction aux règles antidopage. Par ailleurs, quiconque commercialise des médicaments non autorisés en Suisse est passible de sanctions pénales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'agriculture a favorisé autrefois la biodiversité sur le Plateau

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Des chercheurs bâlois ont analysé du pollen prélevé dans des sédiments lacustres vieux de plusieurs millénaires pour établir le lien entre agriculture et diversité végétale (photo d'illustration). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les humains n'ont pas toujours été l'ennemi de la nature. Une étude bâloise démontre que l'agriculture a même contribué pendant des millénaires à accroître la biodiversité sur le Plateau suisse. La tendance ne s'est inversée qu'au cours de 80 dernières années.

Des chercheurs ont retracé en détail l'évolution de la flore sur le Plateau suisse au cours des 7000 dernières années, indique mardi l'Université de Bâle. Leurs analyses, basées sur des carottes de sédiments prélevées dans deux lacs bernois et un lac thurgovien, révèlent que l'activité humaine a d'abord été bénéfique pour la diversité des plantes.

Contrairement à certaines idées reçues, depuis le néolithique, la diversité végétale a progressé avec l'essor de l'agriculture et de l'élevage, explique Fabian Rey, auteur principal de l'étude publiée dans la revue spécialisée "Nature Communications". Avant l'intervention humaine, le Plateau suisse était majoritairement couvert de forêts, formant un habitat relativement uniforme.

Avec le développement de l’agriculture, une mosaïque d'habitats s’est formée au fil du temps. Des champs, des pâturages, des haies et plus tard des vergers se sont succédé sur de petites surfaces, offrant des conditions variées à des plantes spécialisées.

Les crises ont réduit la diversité

Le recul de l'influence humaine a eu l'effet inverse. Des phases de déclin de la biodiversité ont été observées lors des grandes migrations après la chute de l'Empire romain ou durant les vagues de peste au Moyen Âge. La forêt a alors regagné du terrain.

La corrélation positive entre agriculture et biodiversité a pris fin vers la Seconde Guerre mondiale. Au cours des 80 dernières années, la diversité végétale a fortement chuté. Les chercheurs attribuent ce déclin à l’intensification de l’agriculture observée depuis lors.

La création de grandes parcelles uniformes, plus faciles à exploiter mécaniquement, ainsi que l'usage croissant d'engrais et de pesticides ont entraîné le recul de nombreuses plantes spécialisées. Les chercheurs estiment toutefois que cette tendance est réversible.

"Dans nos données, nous voyons aussi que la diversité végétale s'est rétablie après des effondrements antérieurs, lorsque les gens sont revenus à une agriculture avec des surfaces variées", conclut Fabian Rey.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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