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Economie

Swiss renoue avec les bénéfices au troisième trimestre

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Le transporteur à la croix blanche s'attend cependant toujours à une perte importante sur l'ensemble de l'année. (Archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La compagnie aérienne Swiss est parvenue à dégager un léger bénéfice d'exploitation au cours du troisième trimestre 2021, contre une lourde perte un an plus tôt causée par la pandémie.

Le transporteur à la croix blanche s'attend cependant toujours à un débours important sur l'ensemble de l'année.

A la faveur d'une hausse des capacités à hauteur de 55% du niveau d'avant la crise, les recettes ont rebondi de 91% en glissement annuel, à 707,8 millions de francs. Combinées à d'importantes réductions de coûts, elles ont permis à Swiss de revenir en territoire positif sur le plan opérationnel (+6,7 millions, contre -148,3 millions un an plus tôt).

Sur les neuf premiers mois de l'exercice, le résultat d'exploitation reste cependant dans le rouge vif (-391 millions), même si le débours a pu être réduit de 24 millions. La filiale de Lufthansa prévient par ailleurs qu'il ne sera pas possible de retrouver ces chiffres positifs au quatrième trimestre en conséquence de facteurs saisonniers, et anticipe une "perte importante pour l'ensemble de l'année".

"Pendant les mois d'été, nous sommes parvenus à commercialiser la capacité augmentée tout en réduisant encore nos coûts, a indiqué mercredi le directeur financier (CFO) de Swiss, Markus Binkert, cité dans un communiqué, déplorant toutefois un résultat toujours nettement inférieur au niveau d'avant la crise.

En rythme annuel, le nombre de passagers a augmenté de 88,3% en juillet, de 123,7% en août et de 204,6% en septembre. Au troisième trimestre, le coefficient d'occupation des sièges atteignait en moyenne 66,4%, et sur neuf mois 50,7%, en recul de 13,5 points de pourcentage.

La situation des liquidités s'est améliorée, de manière que Swiss ne compte pas prélever plus de la moitié du prêt bancaire accordé et de le rembourser avant l'échéance.

"Compte tenu de la reprise des voyages à l'échelle mondiale - renforcée par l'ouverture annoncée des États-Unis - nous pensons pouvoir augmenter notre offre au cours de l'année à venir pour atteindre au moins 70 % du niveau d'avant la crise", a assuré le CFO.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Les ministres du travail du G7 avancent sur l'IA à Genève

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Le ministre français du travail Jean-Pierre Farandou n'est pas au fait des effets du sommet du G7 à Evian (F) pour les frontaliers français employés à Genève (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Les ministres du travail du G7 se sont réunis mardi à Genève pour parler notamment d'intelligence artificielle (IA). Le Français Jean-Pierre Farandou, qui présidait cette rencontre, dit ne pas être au fait de l'effet du sommet d'Evian (F) pour les frontaliers français.

"Nous avons beaucoup discuté d'IA", a-t-il affirmé à des journalistes. Dans le communiqué final de ce "G7 social" qui "va passer de Genève à Evian", les ministres ont abordé les changements pour l'emploi avec ces nouvelles technologies.

Ils ont atteint des consensus sur l'emploi des seniors, la mobilité professionnelle et la progression dans les carrières ou encore la lutte contre le travail forcé. Mais pas sur les températures extrêmes au travail ou le recrutement de travailleurs migrants. Etant donné que le président américain Donald Trump "ne croit pas au changement climatique" et "ne veut pas de migrants", dit M. Farandou.

Sur l'effet du sommet d'Evian pour les frontaliers, il botte en touche. "Je peux comprendre que des mesures de sécurité soient prises", affirme-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Bouclier fiscal: la possibilité d'une action civile sera examinée

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Le Grand Conseil vaudois a décidé mardi la saisine d'une commission spéciale chargée d'examiner à titre préliminaire le bien-fondé d'une action civile dans l'affaire du bouclier fiscal (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil vaudois ne lâche pas l'affaire du bouclier fiscal. Il a soutenu mardi une motion demandant d'examiner, via une commission spéciale, l'ouverture d'une procédure civile. Elle servirait à évaluer d'éventuelles responsabilités financières dans ce dossier.

Face à l'actuelle interrogation sur la responsabilité d'un ou plusieurs membres du Conseil d'Etat qui ont eu à gérer l'affaire du bouclier fiscal de 2009 à 2021, seul le Grand Conseil peut décider d'intenter à un ou une ministre une action en responsabilité et demander une indemnité. Celle-ci est fondée sur l'article 9 de la Loi sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents (LRECA).

Dans le cas du bouclier fiscal, la mauvaise application du mécanisme entre 2009 et 2021, dénoncée dans le rapport Paychère, pourrait être considérée comme un préjudice financier pour le canton. D'où une responsabilité civile, dite patrimoniale dans ce contexte, avec pour conséquence une réparation du dommage.

Acceptée par 74 oui (gauche + quelques UDC et PLR), 39 non (droite) et 29 abstentions (UDC et PLR surtout), après un long débat, la motion portée par la verte Ariane Morin demande concrètement un décret portant sur l'ouverture d'un procès civil contre un ou plusieurs conseillers d'Etats, dont la responsabilité pourrait être engagée dans cette affaire.

Première étape

Mais ce n'est qu'une première étape qui a passé la rampe mardi. Les parlementaires se sont, en effet, uniquement prononcés sur la saisine d'une commission spéciale chargée, elle, d'examiner à titre préliminaire le bien-fondé d'une telle action civile. C'est le Bureau du Grand Conseil, auquel la motion est renvoyée, qui devra établir cette commission.

Elle sera appelée à instruire les faits, à entendre les personnes concernées et à formuler un préavis à l'attention du Parlement. Ce dernier demeurera seul compétent pour décider de l'éventuelle ouverture ou non d'une procédure civile.

La désignation d'une telle commission se justifie pleinement au regard de la gravité et de l'ampleur des dysfonctionnements liés à l'affaire du bouclier fiscal et de l'importance du préjudice en cause, tout récemment estimé "théoriquement" à 202 millions de francs. Elle revêt en outre une certaine urgence, vu le délai de prescription d'une année prévu par la loi. Telles ont été les arguments avancés par la motionnaire et la gauche en général.

"Sans haine et sans peur"

Ariane Morin (Vert-e-s) a défendu sa position en rappelant que la démarche visait "uniquement à examiner si une responsabilité financière existe, indépendamment des procédures pénales ou politiques en cours", respectivement auprès du Ministère public vaudois (MP) et de la Commission de gestion (COGES). "Il ne s'agit pas de se substituer au MP, à la COGES ni à une Commission d'enquête parlementaire (CEP)" refusée en début d'année par le Parlement, a-t-elle affirmé.

Elle a plusieurs fois insisté sur le fait que la prise en considération de la motion avait une portée limitée: elle ne lance pas un procès, mais permet uniquement de créer une commission chargée d'examiner si une action civile est justifiée et dont le "travail se fera sans haine, sans peur et sans préjugé".

De son côté, la droite a critiqué une démarche bien plus "politique que juridique", ajoutant qu'il fallait attendre le résultat de l'enquête pénale du MP. D'autres députés PLR et UDC ont plaidé pour une recherche plus générale des responsabilités, pas seulement centrées sur le grand argentier de l'époque Pascal Broulis, mais aussi sur les présidences durant cette période (Pierre-Yves Maillard et Nuria Gorrite).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI

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Apple a annoncé lundi que Siri AI, son nouvel assistant dopé à l'intelligence artificielle conversationnelle, ne serait pas disponible dans l'UE sur ses téléphones et tablettes. (archive) (© KEYSTONE/EPA/LIPO CHING)

Bruxelles a rejeté mardi les allégations d'Apple, qui avait affirmé la veille être contraint de repousser le lancement dans l'UE de son futur assistant Siri AI, en raison d'une application intransigeante de la règlementation européenne.

"La décision de ne pas déployer Siri AI dans l'UE est de l'entière responsabilité d'Apple", a souligné lors d'une conférence de presse Thomas Regnier, porte-parole de l'UE sur le numérique.

"Rien dans le règlement sur les marchés numériques (Digital markets act ou DMA, ndlr) n'empêche Apple de lancer de nouveaux produits dans l'UE", a-t-il ajouté, contestant la version des faits donnée par le groupe américain.

Apple a annoncé lundi lors de sa conférence mondiale des développeurs que Siri AI, son nouvel assistant dopé à l'intelligence artificielle conversationnelle, ne serait pas disponible dans l'UE sur ses téléphones et tablettes lors de son lancement attendu cet automne.

Aucune date de disponibilité n'a été avancée pour le moment.

Le groupe basé à Cupertino, en Californie, a invoqué un conflit avec la Commission européenne, à propos de la mise en conformité de Siri AI vis-à-vis du DMA.

"Notre but est d'arriver à déployer un jour Siri AI dans l'UE, et nous continuerons à discuter avec les régulateurs européens", avait expliqué le responsable de l'ingénierie logicielle chez Apple, Craig Federighi, déplorant "leur refus de discuter de manière constructive de solutions pour préserver la sécurité et la confidentialité des données".

Le DMA est une puissante loi de l'arsenal de Bruxelles pour réguler les géants du numérique. Elle les oblige notamment à rendre certains produits ou services interopérables, pour favoriser la concurrence et éviter les abus de position dominante.

Apple assure avoir proposé à la Commission une solution pour permettre à des assistants d'éditeurs tiers d'utiliser les mêmes fonctions que Siri AI, sur iPhone et iPad, ce qui permettrait selon elle de respecter le DMA, tout en préservant la sécurité de son système.

Mais le groupe assure que sa proposition a été rejetée en bloc par Bruxelles, l'obligeant à reporter le lancement dans l'UE de son nouvel assistant.

Un récit contesté par l'exécutif européen.

"Apple a tout simplement été incapable de développer une solution d'interopérabilité compatible" avec les règles européennes, et a "demandé à être exempté d'appliquer les obligations du DMA", a assuré M. Regnier.

"La loi européenne n'est pas négociable. La Commission ne peut pas accorder de passe-droit, tout comme un policier ne peut pas laisser un conducteur violer les limitations de vitesse", a-t-il affirmé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economie

Lausanne continue de parier sur l'énergie solaire

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Lausanne veut recouvrir la tour de l'usine de Pierre-de-Plan de panneaux solaires. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La Ville de Lausanne continue de miser sur le solaire. Elle a présenté diverses mesures visant à stimuler la pose de panneaux photovoltaïques, que cela soit sur les toits, les balcons ou sur la cheminée de l'usine de Pierre-de-Plan.

Alors que le soutien au solaire "s'effrite" au niveau national, Lausanne et le canton de Vaud ont "une vision diamétralement opposée", a affirmé mardi le municipal Xavier Company lors d'une conférence de presse. Malgré les contraintes liées au solaire, notamment son impact sur le réseau électrique, "nous continuons de faire le pari qu'il est indispensable à la transition énergétique", a-t-il déclaré.

Symbole de cet engagement, Lausanne souhaite recouvrir de panneaux la tour de l'usine de Pierre-de-Plan, l'une des balises du ciel lausannois avec ses 80 m de haut. La mise à l'enquête est prévue pour le 2e semestre 2026.

Près de 600 panneaux doivent être posés sur la cheminée de l'usine, voisine du CHUV et qui alimente en chaleur plusieurs bâtiments. L'électricité produite par ces panneaux sera entièrement consommée pour faire fonctionner le chauffage à distance lausannois.

Balcons et toits

Lausanne souhaite aussi "démocratiser" l'accès à l'énergie solaire en l'ouvrant aux locataires, majoritaires en ville. Elle lance ainsi une nouvelle subvention pour la pose de panneaux sur les balcons, laquelle pourra couvrir 25% du coût total de l'installation.

Ce dispositif, qui existe déjà par exemple à Zurich, pourrait réduire jusqu'à 20% la consommation d'électricité d'un ménage, a indiqué Xavier Company. Une enveloppe globale d'environ 125'000 francs est mise à disposition pour une période-test de trois ans.

Pour le municipal en charge des Services industriels (SiL), les toits lausannois continuent aussi de représenter "un fort potentiel". Pour guider les propriétaires, la Ville propose notamment une carte qui permet de vérifier le potentiel solaire d'un bâtiment.

Les démarches administratives ont aussi été simplifiées, sachant que plus de 60% des toits ne présentent pas d'enjeux patrimoniaux et pourraient accueillir des panneaux sans enquête publique ni permis, au moyen d’une simple autorisation délivrée en moins de 30 jours. "Notre objectif est d'inciter les propriétaires à investir et à faciliter leurs démarches", a résumé Xavier Company.

Tarif de reprise

Pour encourager ces propriétaires, Lausanne continue également de garantir un tarif minimum pour le rachat de l'énergie solaire non autoconsommée. Pour 2026, il se monte à 11 ct/kWh pour les installations jusqu'à 100 kW (environ 500 m2), soit "l'un des tarifs de reprise les plus élevés du pays", a assuré Xavier Company.

L'élu des Vert-e-s a finalement rappelé l'existence de la société SI-REN, détenue à 100% par la Ville. Sa mission consiste à financer, installer et exploiter des centrales sur les toitures des bâtiments dès 100 m2. Quelque 160 centrales produisent déjà l'équivalent de la consommation annuelle de 9200 ménages, l'objectif consistant à passer à 12'000 ménages d'ici 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

La Confédération doit agir contre les violences sur internet

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Les signataires appellent le DFJP et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés (archives). (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent lutter résolument contre les "deepfakes" et les violences sexualisées sur internet. Des représentants de l’ensemble des partis politiques ont remis 25'000 signatures au Département fédéral de justice et police (DFJP).

La collecte de signatures est portée par l'Initiative Internet transpartisane ainsi que par les Vert-e-s et la plateforme pour la démocratie WeCollect, peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi.

"Les 'deepfakes' (contenus générés ou modifiés par l'IA pour imiter de façon réaliste une personne) et le 'revenge porn' (diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes d’une personne) suscitent une vive inquiétude. Les témoignages de femmes politiques, animatrices et influenceuses suisses qui en ont été victimes se multiplient", souligne Guido Fluri, initiateur de l'Initiative Internet, lancée en mars dernier.

"Cette vague de 'deepfakes' peut toucher tout le monde. Les principales victimes sont les femmes et les jeunes filles. Elles sont dénudées numériquement, sexualisées, exploitées et exposées publiquement. C’est inacceptable", renchérit la conseillère nationale verte Meret Schneider.

"Défaillance systémique"

Les 25'000 signatures ont été récoltées en un temps record. "Par cette mobilisation, nous voulons mettre en lumière la défaillance systémique de la politique et des autorités de poursuite pénale - qui peinent à suivre l'évolution du phénomène - et obtenir les changements nécessaires, affirme la conseillère nationale socialiste Min Li Marti.

Les signataires appellent ainsi le Département fédéral de justice et police (DFJP) et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés. Des mesures sont notamment nécessaires en matière de droit pénal et de régulation des plateformes.

Pour la conseillère nationale UDC Nina Fehr Düsel, co-initiatrice de l’Initiative Internet, il est urgent de s’attaquer également aux applications dites de "nudification", qui permettent de générer de fausses images dénudées à partir de simples photographies. "Une fois qu’un contenu est diffusé sur internet, il est pratiquement impossible de le faire disparaître", relève-t-elle.

Lancée en mars dernier, l'Initiative Internet entend de son côté tenir les plateformes numériques responsables de la diffusion de contenus illégaux. Elle a déjà récolté plus de 30'000 signatures en trois mois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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