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USS-13e rente AVS beaucoup moins chère que l'extension du 3e pilier

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Fin mai, l'USS a déposé une initiative populaire pour une 13e rente AVS. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Pour une grande majorité des personnes actives, une 13e rente AVS serait beaucoup plus favorable que si elles devaient épargner le même montant dans un 3e pilier. L'Union syndicale suisse, qui a lancé une initiative pour une 13e rente AVS, publie une étude.

"La raison de notre étude est que la pression sur les retraites a augmenté de manière inquiétante au cours des dix dernières années", a déclaré Daniel Lampart, économiste de l'Union syndicale suisse (USS), mardi devant les médias à Berne.

L'organisation faîtière a comparé les déductions de l'AVS pendant toute une vie professionnelle avec les montants qui devraient être versés dans les plans de retraite privés pour recevoir la même rente. Selon ces chiffres, une femme célibataire avec un salaire moyen paie près de 300'000 francs à l'AVS durant sa carrière professionnelle.

Si elle devait épargner pour la même pension à titre privé, cela lui reviendrait presque deux fois plus cher, a indiqué mardi l'Union syndicale suisse (USS). Grâce à l'AVS, elle économise ainsi plus de 250'000 francs.

Les hommes seuls aussi sont mieux lotis avec l’AVS qu’avec la prévoyance privée. Même s’ils cotisent un an de plus à l’AVS, les coûts d’une prévoyance privée restent nettement plus élevés (67%) pour un homme seul avec un salaire médian que dans l’AVS.

L'AVS est particulièrement avantageuse pour les personnes à faibles revenus. Ces personnes n’ont pas les moyens de s’offrir une prévoyance privée et elles bénéficient de la solidarité du régime collectif de retraite. Mais les personnes ayant un diplôme universitaire et des revenus plus élevés en bénéficient également.

Les avantages pour les familles sont également "impressionnants", selon le rapport. Pour 90% d'entre elles, l'AVS est la solution de prévoyance la plus favorable, a déclaré Gabriela Medici, spécialiste LPP et responsable adjointe du secrétariat de l'USS. Selon les calculs de l'USS, une famille à revenu moyen devrait payer 790 francs de plus par mois sans l'AVS. Sur l'ensemble de la vie professionnelle, cela représenterait 400'000 francs de plus.

Le problème du niveau des prestations

Le plus grand défi de l'AVS, cependant, est son niveau de prestations. Les rentes du deuxième pilier sont en baisse et les rentes AVS ne suffisent pas pour vivre. Ce "problème socio-politique central des salariés" doit être résolu.

Les banques et les compagnies d’assurancesfont beaucoup de publicité pour le 3e pilier, une erreur d’un point de vue de politique sociale et économique, écrit la faîtière. Son coût est inabordable pour beaucoup de personnes et n’offre aucune sécurité de revenu pendant la vieillesse.

13e rente AVS beaucoup moins chère

C'est pourquoi l'USS a lancé l'initiative pour une 13e rente AVS, a déclaré M. Lampart. Même si elle était financée uniquement par les cotisations salariales et non - comme l'exige l'USS - par les bénéfices de la Banque nationale, l'augmentation des prestations de retraite serait bien moins coûteuse que la prévoyance privée.

Par exemple, une personne seule avec un revenu moyen paiera 45 francs par mois pour une 13e rente mensuelle, a expliqué Mme Medici. La même augmentation de la rente du 3e pilier coûterait 176 francs par mois aux femmes et 144 francs aux hommes. Pour une famille ayant un revenu moyen, une pension complémentaire financée par le secteur privé serait plus de 350% plus chère que dans l'AVS, écrit l'USS.

L'initiative populaire "Pour une meilleure vie pendant la vieillesse (Initiative pour une 13e rente AVS)" a été formellement lancée fin juin. Elle demande l'introduction d'un versement supplémentaire de la rente à laquelle on a droit, par analogie avec le 13e salaire. Selon les initiants, cela correspondrait à une augmentation des rentes AVS de 8,33%.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

À Venise, la Suisse transforme la question queer en miroir

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La création vidéo de l'artiste alémanique Miriam Laura Leonardi se reflère dans les vitres du Pavillon suisse à la Biennale de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Questions queer, coexistence, contrôle ou identité nationale: le pavillon suisse de la Biennale de Venise s’empare cette année des fractures contemporaines à travers "The unfinished business of living together", qui a ouvert au public samedi dernier.

Deux des artistes, Miriam Laura Leonard et Yul Tomatala, ont expliqué leur démarche à Keystone-ATS dans le brouhaha des Giardini. "Pour nous, c’était assez important, dès le départ, de justement pas se définir comme un collectif, mais comme un groupe de travail", a expliqué le Genevois. "C’est la première fois que nous avons tous travaillé ensemble", a ajouté le trentenaire, le plus jeune artiste du groupe.

Le projet trouve son origine dans une réflexion initiée par les curateurs Gianmaria Andreetta et Luca Beeler, en collaboration avec l’artiste britannique Nina Wakeford et le collectif Lithic Alliance (Zurich/Bruxelles). "Le point de départ, cette question de l’homosexualité, vient comme un catalyseur de problématiques, comme un point de référence pour aborder d’autres questions du vivre ensemble", poursuit Yul Tomatala.

Les ½uvres présentées répondent ainsi "sous différents angles, sous différentes approches" à cette interrogation commune. "On a tous et toutes un regard complètement différent et aussi un rapport à ces réalités qui est autre", souligne l’artiste.

La vidéaste et performeuse alémanique Miriam Laura Leonardi, qui enseigne notamment à l'ECAL à Lausanne, décrit pour sa part une pratique artistique nourrie de collaborations et d’expériences concrètes. Formée à la photographie à Paris avant de poursuivre un master en arts visuels à Zurich, elle dit utiliser "la réalité un peu comme un matériau pour construire des images".

Pour cette exposition, elle a notamment tourné dans une tour de contrôle d’aéroport ainsi qu’en marge du Forum économique mondial de Davos. "J’avais mon drone, on est venu m’arrêter dans les cinq minutes", raconte-t-elle.

Dialogue exigeant avec les curateurs

Si les artistes assurent ne pas avoir connu de conflits majeurs entre eux, Yul Tomatala reconnaît que le dialogue avec les curateurs a parfois été exigeant. "Certaines conditions ou certaines demandes étaient plus compliquées à accepter en tant qu’artiste que d’autres", dit-il, qualifiant l’expérience de "challenging".

Au-delà des ½uvres, la représentation nationale elle-même interroge les participants. Les deux artistes voient ces pavillons comme des lieux porteurs d'une certaine ambiguïté: d’un côté des espaces d’échange culturel, de l’autre des sortes "d’ambassades" nationales qui soulèvent inévitablement des questions politiques et identitaires.

L’artiste évoque aussi les débats autour du financement audiovisuel public helvétique, qui vient de passer devant les urnes: "Comment on se positionne - en particulier si le oui à une baisse de la redevance l'avait emporté - alors qu’on fait usage d'archives de la SSR dans ce projet ?"

Les deux artistes revendiquent enfin des influences multiples, du photographe canadien Jeff Wall à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, en passant par le cinéaste français Chris Marker. "Quand je traverse un moment de doute, aller revoir Chris Marker, c’est toujours quelque chose qui va me redonner envie de faire de l’art", confie Yul Tomatala.

Les deux artistes, qui ont quitté la Biennale à la fin de la semaine, y reviendront certainement d'ici la fermeture en novembre. Par contre, ils ne pourront plus exposer au Pavillon suisse: cette possibilité est unique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Le pétrole fait grimper les prix à la production et à l'importation

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Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les prix à la production et à l'importation en Suisse ont accéléré en avril sur un mois, essentiellement en raison de la flambée des prix des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient.

"Les prix ont augmenté avant tout pour les produits pétroliers et les hydrocarbures. Des hausses de prix ont également été observées pour les métaux et les produits semi-finis en métaux", ont indiqué mardi les experts de l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.

L'indice des prix à la production et à l'importation (PPI) a progressé en avril de 0,8% sur un mois à 100,5 points. Sur un an, l'indicateur a par contre enregistré une baisse de 2%.

Les prix à la production ont augmenté de 0,2% sur un mois, alors que ceux à l'importation ont enregistré un bond de 2,3%.

En mars, le PPI avait accéléré de seulement 0,2% en glissement mensuel et reculé de 2,7% par rapport au même mois de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Bonne situation financière pour le deuxième pilier en 2025

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La situation financière de la prévoyance professionnelle en Suisse est stable grâce à de bons rendements (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

Grâce à de bons placements, 2025 a été une bonne année pour le deuxième pilier, pour la troisième fois consécutive. Les caisses de pension ont affiché un taux de couverture plus élevé. Les assurés ont aussi perçu des intérêts plus élevés sur leurs avoirs.

Les taux de couverture des institutions de prévoyance professionnelle atteignaient en moyenne 117,1% l'année dernière, contre 114,7 % en 2024, a indiqué mardi la Commission de haute surveillance de la prévoyance professionnelle (CHS PP). Seules quelques institutions sans garantie étatique et sans assurance complète étaient sous-couvertes.

Les assurés actifs ont aussi profité de ces bons rendements. Fin 2025, ils ont perçu un taux d'intérêt moyen de 4,33% sur leurs avoirs de vieillesse (3,76% fin 2024).

Malgré ces bons résultats, la CHS PP reste prudente. Les conflits géopolitiques et les incertitudes économiques provoquent de plus fortes fluctuations sur les marchés. Mais la plupart des institutions de prévoyance sont bien préparées grâce aux réserves constituées, rassure la commission.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Fenaco a pu accroître sa rentabilité l'an dernier

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La coopérative agricole bernoise Fenaco est parvenue à accroître sa rentabilité l'an dernier. (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Fenaco est parvenu à accroître sa rentabilité l'an dernier, malgré des coûts en hausse et des ventes en repli pour une 3e année consécutive.

Le groupe agricole coopératif, qui contrôle notamment les détaillants Landi et Volg, a dégagé un résultat opérationnel avant intérêts et impôts (Ebit) de 110,6 millions de francs, 3,2% de plus qu'en 2024, indique mardi le groupe établi à Berne. Alors que l'exercice 2026 s'annonce difficile, des économies sont prévues.

La marge Ebit s'est quant à elle maintenue à 1,5%, un niveau identique à celui affiché en 2024, écrit mardi le groupe établi à Berne. précédente. Le taux de fonds propres a continué de progresser pour atteindre 66,5%, contre 65,6 % l'année précédente.

Sur l'exercice sous revue, le chiffre d'affaires net a légèrement reculé de 1,1% au regard de 2024, à 7,21 milliards de francs. Les membres devraient profiter davantage de la marche des affaires: au total, 36,3 millions de francs seront reversés aux coopératives Landi ainsi qu'aux agriculteurs et agricultrices directement. Cela représente une augmentation de 1,7% par rapport à l'année dernière.

Résultat stable attendu pour 2026

Les quatre secteurs d'activité - l'agriculture avec les semences et les aliments pour animaux, l'industrie alimentaire, avec Ramseier, le commerce de détail, avec Volg et Landi, ainsi que l'énergie, avec Agrola, ont maintenu, voire accru leurs parts de marché, poursuit Fenaco. Le chiffre d'affaires a surtout souffert de baisse de prix dans le commerce international des céréales ainsi que dans le secteur des énergies fossiles.

Fenaco évoque une situation de marché difficile. Les coûts liés au personnel, aux infrastructures, à la logistique et à l'informatique sont restés élevés. Seuls les coûts énergétiques ont connu une légère baisse.

Evoquant l'année en cours, Fenaco fait preuve de prudence. En raison de la forte pression concurrentielle, de l'incertitude des marchés et du niveau toujours élevé des coûts, la coopérative anticipe un chiffre d'affaires net et un résultat d'exploitation équivalents à ceux de 2025.

Le groupe a annoncé son intention de procéder à une "optimisation et simplification des structures et des processus". L'entreprise ne détaille pas les mesures envisagées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

L'origine sociale influence les chances à l'école en Suisse, selon l'Unicef

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Le niveau d'éducation des parents, les moyens financiers et le soutien au quotidien influencent les résultats scolaires des enfants (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les chances des enfants en matière d'éducation en Suisse dépendent fortement de leur milieu familial, d'après une analyse de l'Unicef. L'état social suisse atténue en partie la pauvreté absolue, mais les inégalités de départ dans la vie persistent.

Dans une comparaison internationale, la Suisse figure parmi les pays où les écarts de résultats entre les jeunes privilégiés et les jeunes défavorisés sont particulièrement importants, a indiqué mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué.

Selon l'organisation, 91% des jeunes issus de ménages favorisés acquièrent les compétences de base. Ce chiffre n'est que de 46% chez les jeunes défavorisés. Le niveau d'éducation des parents, les moyens financiers et le soutien au quotidien sont des facteurs déterminants.

Une situation qui s'aggrave

Les inégalités sociales ont également des conséquences en dehors de l'école: les jeunes issus de ménages à faibles revenus se déclarent nettement moins satisfaits de leur vie, selon le communiqué. Des différences existent également en matière d'alimentation: alors que 52% des jeunes privilégiés mangent des légumes tous les jours, ce chiffre n'est que de 43% chez les jeunes défavorisés.

Ces inégalités se sont aggravées ces dernières années, avertit l'Unicef. En Suisse, tant la pauvreté infantile que les inégalités de revenus ont augmenté de plus de 10% au cours des dix dernières années. "La Suisse fait ainsi partie des pays de l'OCDE qui ont connu la plus forte augmentation dans ces domaines".

Ces résultats sont tirés d'une enquête de l'Unicef sur la situation des enfants dans les pays riches.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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