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Déficit de 460,2 millions au projet de budget 2022 de l'Etat

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La ministre genevoise des finances Nathalie Fontanet a présenté un projet de budget 2022 affichant un déficit de 460,2 millions de francs (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le projet de budget 2022 de l'Etat de Genève prévoit un déficit de 460,2 millions de francs. Le contexte reste marqué par la crise sanitaire, mais le canton s'attend à une forte croissance des revenus fiscaux, signe de la résilience de l'économie genevoise.

"La croissance est de retour, mais de manière différenciée selon les secteurs", a relevé jeudi le président du Conseil d'Etat Serge Dal Busco. L'horlogerie, le négoce international et les activités financières affichent une reprise robuste alors que l'hôtellerie et le tourisme sont toujours fortement touchés, a-t-il ajouté.

Les revenus progressent de 521,7 millions par rapport au budget 2021 (+6,1%), principalement grâce à l'augmentation des rentrées fiscales (+462 millions). La hausse de la part aux bénéfices de la BNS y contribue aussi (+117,3 millions), de même que la péréquation intercantonale (+21,3 millions) et à la rétrocession d'une partie du bénéfice de l'Aéroport de Genève (+14 millions).

La crise économique ne semble pas affecter les recettes fiscales, mais en même temps la crise sociale entraîne une forte augmentation des besoins de la population. Pour l'exécutif, il s'agit d'un "covid social long". Le gouvernement, présent in corpore pour défendre ce budget, compte y répondre en développant les prestations sociales.

Les communes

Au total, les coûts liés à la crise sanitaire sont estimés à 180 millions, selon la ministre des finances Nathalie Fontanet. Le Conseil d'Etat veut aussi allouer 315 nouveaux postes (+1,8%) pour répondre aux besoins en matière de formation, de numérique et de sécurité.

Malgré l'augmentation des dépenses sociales, le Conseil d'Etat a contenu la hausse des charges à 1,4% (+ 135 millions), soit en dessous de son objectif de 2%, relève-t-il. L'exécutif mise sur des réformes, qui doivent encore être avalisées par le Grand Conseil, pour faire des économies.

Il compte sur une nouvelle répartition de la facture sociale entre le canton et les communes (soit une économie de 41,7 millions). L'exécutif veut aussi modifier la répartition de la charge LPP employeur-employé pour les nouveaux assurés (-2,5 millions). Au total, ces mesures structurelles atteignent 46 millions. Le versement de l'annuité, source de conflit social annoncé, est assuré en 2022.

Transition énergétique

Autre volonté affichée par le gouvernement: des investissements massifs, en hausse de près de 3 milliards sur dix ans (+37%), à 11,1 milliards. Cette manne vise à accélérer les transitions énergétique (5,9 milliards) et numérique ainsi qu'à soutenir l'économie et l'emploi.

Au final, le projet de budget 2022 affiche des charges de fonctionnement de 9,49 milliards pour des revenus de 9,03 millliards. Selon le plan financier quadriennal 2022-2025, la réserve conjoncturelle de 772 millions est suffisante pour absorber les déficits supérieurs aux limites du frein au déficit.

Refus annoncé

Il s'agissait du premier projet de budget du Conseil d'Etat genevois depuis qu'il a basculé à gauche en avril dernier. Le budget 2021 affichait un déficit historique de 847 millions en raison de la crise et de trois grosses réformes. Il avait été accepté suite à un accord entre le PLR, le PS, le PDC, les Verts et le MCG qui voulaient éviter une crise institutionnelle.

Ce scénario ne devrait pas se répéter. Le PLR a annoncé son refus du projet de budget en l'état, critiquant les "maigres porpositions d'économie". Pour le PDC aussi, les réformes structurelles sont insuffisantes. Les deux partis viennent de lancer une initiative afin de limiter la hausse du nombre de fonctionnaires. Le MCG critique un budget "très dépensier" alors que l'UDC dénonce "une fuite en avant".

A gauche, les Verts saluent la prise de conscience du gouvernement pour agir en faveur du climat. Le PS se réjouit d'un budget qui accorde des moyens supplémentaires à la formation, au social et à la santé. En revanche, les socialistes déplorent, comme Ensemble à Gauche, des mesures d'économie sur le dos de la fonction publique. Le Cartel intersyndical est aussi scandalisé: sur quatre ans le personnel se verra ponctionner de près de 180 millions, estime-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Londres veut bannir les thérapies de conversion des personnes LGBT+

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Le projet de loi du gouvernement britannique fixe des critères pour définir l'infraction et sanctionne aussi ceux qui, depuis l'Angleterre et le pays de Galles, encouragent ou facilitent de telles pratiques en dehors de ce territoire (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi un projet de loi pour interdire les "thérapies de conversion" des personnes LGBT+. Il a souligné que de telles pratiques perduraient en raison de l'absence d'une législation spécifique pour les réprimer.

Ce projet de loi, qui concerne l'Angleterre et le pays de Galles, prévoit notamment des peines de prison, pouvant aller jusqu'à cinq ans, et/ou d'amende pour ceux qui se livrent à ces pratiques.

Les thérapies de conversion, qui assimilent l'homosexualité à une maladie, sont des pratiques prétendant à tort pouvoir modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne.

"Les victimes de ces pratiques de conversion relatent des faits allant des coups et des viols aux menaces verbales, en passant par la manipulation et les exorcismes", souligne le gouvernement britannique dans un communiqué.

"Des lacunes juridiques ont rendu les personnes LGBT+ vulnérables à ces actes préjudiciables, c'est pourquoi nous devons légiférer", a expliqué la secrétaire d'Etat à l'Egalité, Olivia Bailey, dans ce communiqué.

Définir l'infraction et les sanctions

Un tel projet a été annoncé plusieurs fois depuis 2018 sans aboutir, en raison de revirements sous les précédents gouvernements conservateurs. Le Parti travailliste de Keir Starmer, arrivé au pouvoir en 2024, s'était engagé à mener à bien cette mesure, en incluant les personnes transgenres.

Le projet de loi fixe des critères pour définir l'infraction et sanctionne aussi ceux qui, depuis l'Angleterre et le pays de Galles, encouragent ou facilitent de telles pratiques en dehors de ce territoire.

La législation ne couvre pas l'ensemble du Royaume-Uni car il s'agit d'un domaine de compétence relevant de chaque nation du Royaume-Uni, et il revient à l'Ecosse et à l'Irlande du Nord de décider de se joindre à cette interdiction.

Les associations saluent l'annonce

Les organisations de défense des droits des personnes LGBT+ se sont réjouies de cette annonce.

"Nous saluons cette législation qui n'a que trop tardé: il s'agit d'une première étape essentielle pour traiter les pratiques de conversion comme une forme particulière de préjudice", a déclaré Jasmine O'Connor, codirigeante de l'association Galop.

L'Union européenne a de son côté indiqué en mai qu'elle n'avait pas les compétences légales pour interdire ces pratiques à l'échelle du continent, comme le réclamait une pétition de plus d'un million de citoyens. Bruxelles se contentera de recommander aux Etats européens de les bannir.

Les thérapies de conversion sont, pour l'heure, complètement interdites dans huit pays de l'UE: la France, la Belgique, Chypre, l'Allemagne, Malte, le Portugal, l'Espagne et la Grèce.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

USA: levée de la protection contre l'expulsion de 350'000 Haïtiens

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La Cour suprême américaine a autorisé l'administration Trump à révoquer un statut protégeant de l'expulsion 350'000 Haïtiens et 6'000 Syriens. (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Cour suprême américaine majoritairement conservatrice a autorisé jeudi l'administration Trump à révoquer sans contrôle un statut protégeant de l'expulsion 350'000 immigrés haïtiens et 6'000 Syriens. La décision a été prise par six juges contre trois.

Dans une décision prise par les six juges conservateurs, contre l'avis de leurs collègues progressistes, la Cour considère que la loi ne permet pas à la justice de contrôler les décisions du pouvoir exécutif concernant le statut de protection temporaire (TPS).

Le TPS, qui protège ses bénéficiaires de l'expulsion et leur donne le droit de travailler, est accordé provisoirement aux immigrés dont la sécurité est menacée dans leur pays d'origine en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d'autres conditions "extraordinaires".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse

Ancien gestionnaire de fortune condamné à 6,5 ans de prison ferme

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Tous condamnés en première instance, les co-auteurs ont décidé de faire appel (ici le principal accusé lors de son arrivée au tribunal, le 9 mars dernier). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Un ancien gestionnaire de fortune a été condamné jeudi à 6 ans et six mois de prison ferme par le Tribunal de district de Sion. Le Valaisan et deux coaccusés ont été reconnus coupables. Ils ont tous décidé de faire appel.

Le quinquagénaire a été jugé coupable pour escroquerie par métier, abus de confiance, simple et aggravé, et de faux dans les titres. Il était accusé d'avoir floué 25 personnes, dont l'ancien chef Fredy Girardet, en leur vendant des certificats d'actions surévalués et en promettant des investissements fictifs, notamment dans une entreprise hollandaise, dans des gants en latex et des grands crus. Les faits se sont produits entre 2009 et 2015.

Durant sa plaidoirie, la procureure générale adjointe Catherine Seppey avait plaidé pour une peine de 8 ans et six mois de prison ferme. Ses avocats pour un acquittement.

Deux co-auteurs ont été condamnés à respectivement 4 ans, pour un associé économiste et 3 ans et dix mois de prison ferme, pour le directeur néerlandais de la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Actualité

Le record de température pour le mois de juin en Suisse a été battu

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La canicule éprouve les organismes, particulièrement pour les personnes devant travailler en extérieur (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Un record de chaleur vieux de près de 80 ans est battu. Jeudi, peu avant 15h00, les températures ont dépassé les 37 degrés dans pas moins de quatre stations de mesure. Il s'agit de la température la plus élevée jamais enregistrée en Suisse au mois de juin.

C'est à la station de mesure de Buchs-Aarau que les températures ont atteint leur maximum vers 14h40, avec 37,2 degrés. A Beznau (AG), elles s'élevaient à 37,1 degrés, et à Würenlingen (AG) ainsi qu'à Bâle-Binningen, à 37 degrés.

Selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse), le record précédent pour le mois de juin datait de 1947. A l'époque, 36,9 degrés avaient été enregistrés à Bâle-Binningen.

Les journées de canicule se succèdent sans interruption depuis la mi-juin. MétéoSuisse prévoit que la vague de chaleur durera jusqu'à lundi prochain. Le niveau d'alerte canicule le plus élevé est en vigueur dans une grande partie de la Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Un nouveau collectif pour documenter et agir contre le sans-abrisme

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Un nouveau collectif veut faire bouger les lignes à Genève pour lutter contre la grande précarité et le sans-abrisme (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Genève compte un nouveau collectif qui vise à documenter la grande précarité et le sans-abrisme dans le canton afin de faire évoluer les politiques publiques. L'objectif est de susciter une réflexion collective pour faire bouger les lignes.

RÉAGIS, pour Réseau d'action contre la grande précarité et les inégalités sociales, a été lancé officiellement jeudi. Il compte quinze organisations, dont le Caré, le CSP et l'Armée du Salut ainsi cinq membres individuels. "Nous ne créons pas RÉAGIS parce que les problèmes sont nouveaux. Nous le créons parce qu'ils sont connus depuis bien trp longtemps et qu'ils demeurent insuffisamment pris en compte", a relevé le collectif dans un communiqué.

Pour Mélanie Piñon, chercheuse spécialisée dans la santé des personnes en grande précarité et membre individuelle du collectif, il n'y a jamais eu autant de moyens mis à disposition, mais sur le terrain il est de plus en plus difficile de trouver une place d'hébergement, un repas ou d'accéder à une douche. RÉAGIS est né de ce paradoxe.

Pour rappel, la loi sur l’aide aux personnes sans abri (Lapsa), qui est entrée en vigueur en 2021, crée un droit à un accueil inconditionnel avec la couverture des besoins vitaux pour toute personne sans abri. Environ 500 places d'hébergement sont ainsi disponibles à l'année. Mais pour le collectif, c'est loin d'être suffisant et l'accès à ces places est parfois limité à trente jours par personne et par an.

Plus de transparence

Face à l'augmentation des situations de détresse, il n'est plus acceptable de se contenter de "politiques fragmentées et essentiellement centrées sur l'urgence", souligne le collectif. Il s'agit dans un premier temps de documenter le sans-abrisme. En effet, la dernière étude sur le sujet remonte à 2021 et évoquait le nombre de 730 personnes dans la rue. Un nombre largement sous-estimé, selon Etienne Quillet, coordinateur du collectif.

RÉAGIS va lancer plusieurs chantiers. En croisant les regards et les expertises des gens sur le terrain, il veut garantir de manière effective les besoins fondamentaux des personnes concernées. Il s'agit notamment de dépasser la logique de l'urgence et de renforcer la transparence et la cohérence des politiques publiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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