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Emmi rachète le spécialiste américain de la feta

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Les activités d'Athenos, qui a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 90 millions de dollars (82,4 millions de francs), seront intégrées à la filiale américaine du groupe lucernois, Emmi Roth USA (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Le producteur de produits laitiers Emmi a racheté l'américain Athenos, décrit comme le leader de la feta aux Etats-Unis. Le prix de l'acquisition, réalisée auprès du groupe français Lactalis, n'a pas été précisé.

Les activités d'Athenos, qui a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 90 millions de dollars (82,4 millions de francs), seront intégrées à la filiale américaine du groupe lucernois, Emmi Roth USA, a précisé l'entreprise suisse jeudi dans un communiqué.

Pour le vice-président de la division Amériques d'Emmi, Matthias Kunz, cette acquisition renforce la position du groupe outre-Atlantique et soutient l'activité d'exportation d'Emmi.

Athenos avait été cédé en 2020 par le géant alimentaire Kraft Heinz à la filiale américaine de Lactalis. Ce dernier, pour se conformer aux exigences du régulateur américain, a dû céder la société à Emmi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Données du vivant: l'IA "ne peut dicter nos choix" selon Parmelin

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a relevé l'importance d'un dialogue entre les tous les acteurs pour garantir que la science des données mette l'être humain au centre des technologies. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"L'intelligence artificielle ne peut pas dicter nos choix". En ouvrant lundi à Genève la 25e Conférence européenne de biologie computationnelle, le président de la Confédération Guy Parmelin a enjoint à conserver l'être humain au centre des technologies.

Les modèles "ne peuvent pas décider à notre place", a dit le Vaudois devant environ 1500 scientifiques de plus de 60 pays réunis à Genève jusqu'à vendredi par l'Institut suisse de bioinformatique (SIB). Il estime notamment cette précision cruciale dans la santé.

"Derrière chaque ensemble de données figure une personne", ajoute le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Une fois ces précautions prises, "la biologie computationnelle est devenue indispensable", aussi bien pour prévenir et soigner les maladies que pour anticiper les épidémies et lutter contre la perte de biodiversité, dit-il.

Parmi les avantages, les données du vivant rapprochent la biologie structurale de l'aboutissement à de nouveaux médicaments. Elles permettent aussi de surveiller les pathogènes et de mieux comprendre les écosystèmes. Plus largement, la manière de faire de la science est modifiée, dit le président.

Cette approche oblige à réfléchir aux données, aux modèles, aux infrastructures ou aux standards, selon M. Parmelin. Et d'insister aussi sur l'importance de la souveraineté numérique.

"La Suisse doit conserver les moyens de comprendre les technologies dont elle dépend" et de "les adapter à ses propres besoins", dit-il. L'IA rend cette question encore plus significative, selon lui. Il faut un dialogue international entre scientifiques, médecins, ingénieurs, responsables politiques et institutions, ajoute le président.

De son côté, la présidente du SIB, la conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR/GE), a relevé l'importance d'un cadre international des sciences des données pour des questions de "sécurité" et de "crédibilité". Celui-ci doit garantir les droits des individus sans entraver les avancées technologiques. Et Genève peut devenir un centre mondial sur cette question, a également expliqué la conseillère nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Canicule: Unia dénonce le non-respect des mesures sur les chantiers

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Les travailleurs sur les chantiers sont souvent les premiers à souffrir de la canicule. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Plus de huit chantiers sur dix n'appliquent pas systématiquement les pauses supplémentaires prévues dès 33°C, selon une enquête d'Unia. Le syndicat réclame des règles contraignantes et l'interruption des travaux physiques pénibles à partir de cette température.

Unia a interrogé en juillet 984 travailleurs de la construction de toutes les régions de Suisse sur l'application des mesures de protection contre la chaleur. Selon les résultats présentés lundi à Berne, seuls 18% des sondés bénéficient systématiquement des pauses de 15 minutes par heure prévues dès 33 degrés. Elles ne sont jamais accordées pour 67% d’entre eux et seulement "parfois" pour 15%.

La situation n'est guère meilleure concernant les lieux de repos. Seul un tiers (32%) des travailleurs interrogés affirme disposer systématiquement d'un endroit frais pour prendre les pauses. Un quart n'en dispose pas et 43% seulement de manière occasionnelle.

Les horaires de travail ne sont pas non plus adaptés dans la majorité des cas: 68% des personnes concernées indiquent qu'ils n'ont pas été avancés (ce qui permettrait d'éviter les heures les plus chaudes). Selon Unia, la grande majorité des ouvriers continuent ainsi de travailler toute la journée même lorsque le thermomètre atteint 39 degrés.

Malaises sur les chantiers

Pour Unia, l’enjeu dépasse largement la question du confort au travail. "La question n’est pas de savoir si le travail par forte chaleur est fatigant ou désagréable: ce sont la santé et la sécurité au travail qui sont en jeu", alerte le syndicat.

Quinze pour cent des personnes interrogées disent avoir elles-mêmes été victimes d'un malaise pendant la canicule ou avoir vu un collègue en subir un.

Unia rappelle que la construction fait déjà partie des activités professionnelles les plus dangereuses. Un travailleur du secteur sur six est victime d'un accident chaque année et le risque d'accident y est trois fois supérieur à la moyenne nationale. Citant la Suva, le syndicat ajoute que ce risque augmente encore de 7% lorsque la température dépasse 30 degrés.

Pour Unia, les résultats de l'enquête mettent surtout en évidence un problème d'application des règles existantes. Le syndicat déplore l'absence de contrôles efficaces et de possibilités de sanctions en cas d'infraction. "Actuellement, il existe une véritable situation d'urgence en matière d'application de la loi", affirme-t-il.

Garde-fous plus stricts

Il réclame désormais l'inscription d'une limite de 33 degrés dans l'ordonnance sur les travaux de construction. Les travaux physiques pénibles en plein air devraient être interrompus à partir de cette température, sauf si une pause de 15 minutes par heure dans un lieu climatisé peut être garantie. Ces pauses devraient être comptées comme temps de travail.

Le syndicat demande également à la Suva de renforcer les contrôles. Si celle-ci ne peut pas les assurer, cette tâche devrait selon lui être confiée à d'autres organismes, par exemple aux cantons ou aux partenaires sociaux.

Unia réclame en outre que le Conseil des Etats adopte une motion déjà acceptée par le National permettant de prolonger les délais de construction en cas d'interruption des travaux liée à la chaleur, sans pénalités. Le système d'indemnisation en cas d'intempéries devrait également être adapté aux arrêts liés aux fortes chaleurs.

Genève et le Tessin cités en exemple

Dans l'attente d'une réglementation nationale, Unia appelle les cantons et les communes à utiliser leur marge de manoeuvre. Le syndicat cite Genève, où les autorités ont ordonné plusieurs interruptions de travail à partir de 13h00 lors des épisodes de forte chaleur de juin et juillet.

Au Tessin également, des travaux ont été suspendus dès 14h00 sur une grande partie des chantiers lors d'une alerte canicule. Pour Unia, les autres cantons devraient s'inspirer de ces exemples afin de mieux protéger les quelque 100'000 personnes travaillant sur les chantiers en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Banque Migros s'est jouée des taux bas au 1er semestre

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Recettes en hausse, dépenses en baisse, Banque Migros a soigné sa rentabilité sur les six premiers mois de l'année. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Banque Migros a dégagé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice net de 151,5 millions de francs, en hausse de 14,3% sur un an. Le bras financier du géant orange a notamment généré un résultat net des opérations d'intérêts étoffé de 9,8% à 319,4 millions.

La performance dans le coeur de métier a été alimentée par des charges de refinancement allégées d'une part et par un moindre besoin de correctifs de valeurs sur risque de défauts.

Les opérations de commissions et prestations de services ont livré un résultat en hausse de 10,2% à 38,8 millions. Celui des opérations de négoce a grappillé 1,6% à 38,8 millions. Le résultat des activités annexes dans l'immobilier ou les participations a enflé de 8,6% à 433,8 millions, égraine un compte-rendu diffusé lundi.

Facture édulcorée

Les charges de leur côté se sont amenuisées de 0,5% à 220,9 millions de francss, permettant au résultat opérationnel de s'envoler de près de 15% à 185,5 millions. Les effectifs se sont étiolés d'une trentaine de postes entre début janvier et fin juin, représentant encore 1715 équivalents plein-temps.

Le volume de créances aux clients s'est enrobé de 0,2% sur six mois pour représenter fin juin 51,62 milliards, quand les avoirs en dépôt de la clientèle ont progressé de 0,4% à 46,06 milliards. Le total du bilan a gonflé de 1,6% à 63,34 milliards.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Economie

Platini estime qu'Infantino "doit partir"

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Michel Platini estime que Gianni Infantino doit quitter la présidence de la FIFA (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Michel Platini a estimé dimanche sur Canal+ que le patron de la FIFA Gianni Infantino "doit partir". Selon l'ex-président de l'UEFA, le Valaisan n'a pas "respecté les règles" du football.

"Les affaires économiques sont une chose, mais je pense qu'Infantino a failli parce qu'il est le garant des règles du jeu et il ne les a pas respectées. Les pauses publicités (les pauses fraîcheur systématisées durant le Mondial 2026) ne sont pas dans les règlements, la mi-temps de la finale à 30 minutes, ce n'est pas dans le règlement", a expliqué Platini.

"Et le carton rouge, c'est le pire. Il est le garant (des règles, ndlr), il ne les respecte pas, il doit partir", a poursuivi le triple Ballon d'Or en faisant allusion à la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun annulée durant le Mondial après une intervention de Donald Trump.

Depuis la fin du tournoi organisé cet été aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, le président de la FIFA est sous une énorme pression après la révélation de son projet avorté d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés. L'UEFA mène la fronde pour tenter de faire partir le patron de l'instance mondiale, en poste depuis 2016 et candidat à sa propre succession en mars 2027.

"Ce sera par la justice"

La Confédération européenne prépare ainsi une plainte en droit suisse contre Gianni Infantino pour "gestion déloyale" tout en cherchant un candidat à opposer au dirigeant italo-suisse en 2027. "Ce ne sera pas par les instances du sport que ça se réglera et qu'il tombera. Je pense que si l'UEFA veut faire tomber Infantino, ce sera par la justice", a indiqué Michel Platini.

"J'ai toujours su qu'il aimait beaucoup l'argent et le pouvoir", a également affirmé l'ex-no 10 et capitaine de l'équipe de France, promis à la présidence de la FIFA avant d'être écarté de la course en raison d'accusations d'escroquerie qui se sont soldées par un acquittement définitif en Suisse, en août 2025.

La mise à l'écart du président de l'UEFA (2007-2015) avait alors ouvert la voie à l'élection inattendue en février 2016 de son secrétaire général, Gianni Infantino.

"Ce n'est pas lui qui m'a fait tomber, il en a profité. Mais maintenant qu'il y a beaucoup d'enquêtes qui sont faites sur lui dans le monde, il y a des bruits qui circuleraient comme quoi il était au courant de certaines choses. Suite au prochain épisode", a expliqué Michel Platini qui a porté plainte en juin contre Gianni Infantino pour "dénonciation calomnieuse" et "trafic d'influence".

"Je l'ai fait en France parce qu'en Suisse, je n'ai pas beaucoup de chances de gagner", a-t-il dit avec le sourire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Economie

Lancement de Roman, qui réalisera un nouvel "Atlas de l'Univers"

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L'appareil dernier cri a été lancé à 07h26 (13h26 suisses) par une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis le Centre spatial Kennedy en Floride, (© KEYSTONE/EPA/NASA/JOEL KOWSKY HANDOUT)

La Nasa a lancé dimanche le télescope spatial Roman, destiné à accomplir une cartographie du cosmos, entreprise de plusieurs années qui ambitionne de lever le voile sur certains des plus grands mystères physiques.

Cet appareil dernier cri a été lancé à 07h26 (13h26 suisses) par une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis le Centre spatial Kennedy en Floride, selon la retransmission vidéo de l'agence spatiale américaine.

Développé pendant plus d'une décennie pour un coût dépassant les 4 milliards de dollars, le télescope est baptisé en l'honneur d'une des plus grandes astronomes américaines, Nancy Grace Roman, surnommée la "mère de Hubble", du nom d'un autre télescope phare de la Nasa.

Si ce dernier nous a notamment appris que notre univers s'étend plus vite que nous le pensions, le Roman Space Telescope sera chargé de répondre aux questions restées en suspens sur cette expansion.

"Il permettra de percer les secrets de l'univers", a assuré vendredi le président américain Donald Trump lors d'une cérémonie dans les locaux de la Nasa.

Il offrira également "à la Terre un nouvel atlas de l'univers", avait, lui, insisté le chef de l'agence spatiale américaine Jared Isaacman en le dévoilant à la presse en avril.

Etudier l'invisible

Avec son champ de vision plus de 100 fois supérieur à celui d'Hubble et bien plus large que celui du célèbre James Webb, il ratissera de vastes zones du ciel depuis un point de vue privilégié, à 1,5 million de kilomètres de la Terre, qu'il rejoindra après environ 100 jours de voyage.

Pensé pour travailler en tandem avec d'autres appareils comme James Webb - plus puissant et précis - il ambitionne de découvrir des milliers d'exo-planètes et des dizaines de milliers de supernovas, c'est-à-dire d'étoiles massives en fin de vie.

"Il s'agira du plus grand catalogue d'objets astronomiques jamais réalisé, et il nous aidera à comprendre à quel point les systèmes solaires comme le nôtre sont courants", détaille à l'AFP Dave Content, responsable technique du télescope.

Il doit aussi mieux appréhender l'invisible, c'est-à-dire la matière et l'énergie noires, dont on ne connaît pas l'origine mais que l'on pense représenter 95% de notre univers.

Le premier phénomène est perçu comme une sorte de ciment gravitationnel, tandis que le second est compris comme une force répulsive impliquée dans la fameuse expansion de notre univers.

Grâce à sa vision infrarouge, le télescope pourra observer la lumière émise par des objets célestes il y a des milliards d'années et remonter ainsi dans le temps afin de mieux les comprendre.

"Surprise"

Ces observations, qui compléteront les travaux de l'observatoire Rubin au Chili et de la sonde Euclid de l'Agence spatiale européenne (ESA), sont très attendues car elles pourraient bouleverser la compréhension actuelle de la structure de l'univers.

Les scientifiques se sont en effet récemment rendus compte que l'"expansion de l'univers à ses débuts n'était pas tout à fait cohérente avec ce que nos modèles prévoyaient", a expliqué Julie McEnery, astrophysicienne responsable du télescope Roman, lors d'une conférence de presse samedi.

Ce constat qui laisse "entendre que notre modèle standard de l'univers est incorrect" sera donc mis à l'épreuve par le télescope, pointe-t-elle.

Et d'ajouter: "Il permettra de dire sans ambiguïté: 'Oui, le modèle fonctionne, ou il ne fonctionne pas.' Et s'il ne fonctionne pas, il nous fournira des données suffisamment précises et de qualité pour nous permettre de commencer à faire la distinction" entre les possibles pistes d'explication.

Qu'elles portent sur l'étude de l'invisible ou non, l'ensemble des données du télescope seront mises à la disposition du grand public et des scientifiques du monde entier.

Ces images seront toutefois d'une taille considérable, prévient Dave Content, les données transmises quotidiennement par l'appareil étant par exemple bien trop volumineuses "pour être téléchargées sur l'ordinateur portable de qui que ce soit".

En raison de cet océan d'informations, la Nasa s'attend à ce que les découvertes les plus passionnantes de Roman "soient une surprise, quelque chose que nous ne pouvions pas prévoir, et qui ouvrira la voie à une nouvelle série de questions plus approfondies", sourit Julie McEnery.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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