Nestlé n'entend pas délocaliser sa production de capsules Nespresso hors de Suisse, malgré les droits de douane américains. Dans un entretien accordé à CH Media, le directeur général Philipp Navratil a assuré que le groupe continuerait d'investir en Suisse.
Le groupe alimentaire examine actuellement la possibilité d'un remboursement des droits de douane par le gouvernement américain, a indiqué mercredi le dirigeant de 50 ans, qui a pris ses fonctions l'automne dernier. Pour cette raison, une délocalisation de la production de Nespresso n'est pas envisagée.
M. Navratil a commenté avec diplomatie les droits de douane américains et les barrières commerciales. "On peut avoir un avis sur les aspects politiques. Nestlé, quant à elle, se concentre sur la meilleure façon de gérer la situation. Nous continuons d'investir, malgré les tarifs douaniers. Nous avons une vision à long terme et nous nous adaptons à l'évolution du marché", a-t-il déclaré.
Parallèlement, Nestlé poursuit son programme mondial de réduction des coûts. D'ici fin 2027, 16'000 emplois seront supprimés, dont environ 12'000 postes administratifs. Selon M. Navratil, ces suppressions de postes s'inscrivent dans une stratégie d'efficacité visant à financer des investissements dans les secteurs porteurs. La Suisse ne sera pas touchée de manière disproportionnée.
À l'avenir, le groupe veveysan se concentrera davantage sur quatre domaines clés: le café, l'alimentation animale, la nutrition et la santé, ainsi que l'alimentation et les en-cas. La croissance demeure l'objectif principal de l'entreprise, a affirmé M. Navratil. Malgré les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, il s'est dit convaincu que Nestlé restera résiliente grâce à sa présence mondiale.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp