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Genève: 18% des élus municipaux ont démissionné lors de la dernière législature

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A Genève, 18% des élus municipaux ont démissionné lors de la dernière législature, révèle une étude universitaire mandatée par le canton. Cette proportion qui est nettement au-dessous des 53% avancés par l'administration rassure les autorités cantonales et communales.

"Il n'y a pas de débandade dans les conseils municipaux", a relevé vendredi devant la presse Thierry Apothéloz, conseiller d'Etat à la tête du Département de la cohésion sociale. Alerté par les chiffres du Service des votations et élections (SVE), qui évoquait un taux de démission de 53%, le magistrat a voulu creuser la problématique.

Le professeur à l'Univeristé de Genève Pascal Sciarini et son collaborateur Simon Maye ont mené "un travail de bénédictin" pour analyser ces démissions. Il ressort de leur étude que le taux de démissions au sens strict, passe de 53 à 18%, soit 3,6% par année comme l'explique le Pr Pascal Sciarini:

Pascal SciariniProfesseur à l'Université de Genève

Concrètement, ce chiffre de 18% représente 224 élus qui ont démissionnés sur un total de 1221 personnes qui ont occupé un siège au conseil municipal sur le mandat 2015-2020.

Frustration

Les universitaires se sont penchés sur les causes qui ont poussé les élus à démissionner entre 2015 et 2020. Et contrairement à ce qui était attendu, l'incompatibilité avec la vie familiale ou professionnelle n'est pas la cause principale. La rémunération et la technicité des dossiers ne sont pas non plus en cause. "La charge de travail ne fait pas peur", a relevé Xavier Magnin, président de l'Association des communes genevoises (ACG).

Les élus jettent l'éponge principalement en raison d'une grande frustration liée aux compétences limitées des délibératifs face à l'exécutif, ou de la commune face au canton. Un sentiment que comprend Thierry Apothéloz. Le conseiller d'Etat souhaite d'ailleurs poursuivre les efforts en matière de formation des élus. Que ce soit avant la prise de fonction et même pendant:

Thierry ApothélozConseiller d'Etat en charge du Département de la Cohésion Sociale

Le climat au sein des conseils municipaux ou au sein du parti a aussi été cité en tête de liste par les démissionnaires sondés pour cette étude. Les communes les plus touchées par les départs en cours de mandats sont Onex (32%), Thônex (31%) et Lancy (29%).

Prise de conscience

Selon le professeur Sciarini, il est difficile de proposer des mesures organisationnelles pour résoudre les problèmes liés au manque de pouvoir des conseils municipaux. Par contre, il faut absolument améliorer les statistiques pour suivre l'évolution de ces démissions. Thierry Apothéloz est sur la même longueur d'onde.

Le DCS, en collaboration avec l'ACG, propose aussi des formations aux candidats et aux élus des partis sur les compétences des délibératifs et des exécutifs. Ces formations seront plus poussées en 2021. Les candidats et les élus seront ainsi mieux préparés, ce qui pourra limiter le sentiment de frustration, a souligné le professeur Sciarini.

Des réformes structurelles qui pourraient limiter les démissions sont aussi en cours. Un projet de loi constitutionnelle visant à réformer l'exécutif des communes de moins de 3000 habitants est ainsi en consultation. S'il passe au Grand Conseil, le peuple sera amené à se prononcer. Le renforcement des compétences des communes est aussi au cœur des négociations en cours avec l'ACG en vue de transferts de compétences entre le canton et les communes.

ATS KEYSTONE/TOM MONACI

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Economie

Saab : les commandes ont plus que doublé au 2e trimestre

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L'intérêt du marché pour les avions de combat Gripen du groupe suédois reste "fort", selon sa direction. (archives) (© KEYSTONE/EPA MTI/SANDOR UJVARI)

L'industriel de défense suédois Saab a annoncé que son carnet de commandes avait plus que doublé au 2e trimestre, grâce notamment à la commande de trois sous-marins par la Pologne, et indiqué qu'il se concentrait sur l'augmentation de ses capacités de production.

Le carnet de commandes de Saab a augmenté de 141% sur un an au deuxième trimestre, s'inscrivant à 68,4 milliards de couronnes suédoises (5,7 milliards de francs).

Ce montant comprend la commande de trois sous-marins A26 passée par la Pologne pour 47 milliards de couronnes, "plus importante commande à l'exportation à ce jour" de l'entreprise, a précisé Saab vendredi.

"La demande en matière de capacités de défense et de dissuasion est restée forte au cours du trimestre, les clients continuant d'investir à la fois dans les capacités opérationnelles immédiates et de long terme", a déclaré le PDG de Saab, Micael Johansson, cité dans un communiqué.

Fort intérêt pour le Gripen

Le chiffre d'affaires a bondi de 29% au deuxième trimestre, s'élevant à 25,5 milliards de couronnes. En forte hausse de 41%, le bénéfice net a atteint 2,2 milliards de couronnes.

Selon M. Johansson, l'intérêt du marché pour les avions de chasse Gripen du groupe reste "fort".

Fin juin, l'Ukraine a signé un contrat pour l'achat de 16 appareils Gripen E, dernier modèle de cet avion.

Plus tôt le même mois, le ministre suédois de la Défense, Pål Jonson, avait annoncé que la Suède et le Brésil avaient signé une déclaration d'intention prévoyant l'acquisition par le Brésil de 20 avions de chasse Gripen supplémentaires, qui s'ajouteraient aux 36 déjà livrés.

"Nous opérons sur un marché où la demande connaît une croissance structurelle et nous restons concentrés sur l'évolution de nos capacités", a expliqué M. Johansson, soulignant que son entreprise comptait désormais plus de 29.000 employés à temps plein.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Bruxelles propose une feuille de route pour réduire le CO2

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Le système d'échange de quotas d'émissions vise à inciter l'industrie à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. (archives) (© KEYSTONE/DPA/PATRICK PLEUL)

La Commission européenne a présenté vendredi son plan visant à réduire les émissions de CO2 dans certains secteurs d'ici 2040. A cette fin, elle propose une révision du système européen d'échange de quotas d'émission (SEQE) à partir de 2030.

L'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 90% d'ici 2040 par rapport au niveau de 1990 reste inchangé, a déclaré devant la presse un fonctionnaire de la Commission européenne à Bruxelles. En revanche, l'utilisation des recettes issues du SEQE devrait être modifiée: désormais, ces fonds seront affectés de manière plus ciblée à des mesures de réduction des émissions de CO2.

Le principe de base reste toutefois inchangé: quiconque émet du CO2 doit payer. Le SEQE s'applique aux entreprises des secteurs de l'énergie et de l'industrie, ainsi qu'à certains segments du transport aérien et maritime.

La Suisse dispose de son propre système d’échange de quotas d’émissions, lié à celui de l’UE. Pour que ce lien fonctionne, les deux systèmes doivent être compatibles, a répondu la Confédération à Keystone-ATS. En cas de modifications, Berne et Bruxelles devront en discuter au sein du comité mixte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Triazole: le combat judiciaire se poursuit pour Lausanne

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L'eau lausannoise peut être consommée normalement, assurent les autorités (Image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La ville de Lausanne ne peut toujours pas avoir accès au dossier dans la procédure administrative portant sur un taux trop élevé de 1,2,4-triazole dans le Léman. Les entreprises visées du site chimique de Monthey (VS) ont déposé un nouveau recours au Tribunal cantonal valaisan.

"Ce nouveau recours contredit en actes leur communication lénifiante. Il ne vise qu'à nous maintenir dans l'aveuglement quant à l'origine de la pollution et aux mesures envisagées pour y remédier", déclare vendredi le municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand, cité dans un communiqué.

Pour rappel, en été 2025, des analyses ont révélé un taux trop élevé de 1,2,4-triazole dans le Léman. Selon le Swiss Centre for Applied Human Toxicology (SCAHT), ces concentrations ne présentent toutefois pas de risque majeur pour la santé et l'eau lausannoise peut être consommée normalement, sans restrictions particulières.

Accès à la procédure

La ville de Lausanne, plus précisément son Service de l'eau, tient à participer à la procédure administrative conduite en Valais afin d'obtenir les informations nécessaires pour déterminer les mesures à prendre pour rétablir durablement la qualité de l'eau. Elle souhaite aussi assurer la transparence quant à l'origine de cette pollution.

Fin 2025, la ville de Lausanne et les distributeurs d'eau vaudois qu'elle représente ont obtenu la qualité de partie civile dans cette affaire. En mars 2026, Syngenta Crop Protection SA et CIMO Compagnie industrielle de Monthey SA ont recouru contre cette décision auprès du Conseil d'Etat valaisan, qui a jugé leur recours irrecevable.

Les deux entreprises ont alors recouru le 9 juillet auprès du Tribunal cantonal valaisan. Par cette démarche, elles entendent une nouvelle fois contester la participation du Service de l'eau à la procédure administrative et entraver l'exercice de ses droits de partie, déplore la ville de Lausanne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Burberry annonce des ventes en hausse au premier trimestre

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Confronté comme l'ensemble du secteur du luxe à un ralentissement de la demande et à l'offensive protectionniste des Etats-Unis, Burberry a pâti ces dernières années de choix stratégiques malheureux, notamment le pari raté de monter davantage en gamme. (archives) (© KEYSTONE/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA)

Le groupe du luxe britannique Burberry a annoncé vendredi une hausse de ses revenus au premier trimestre, porté par ses ventes sur le continent américain et en Chine mais dit rester attentif aux évolutions géopolitiques et macroéconomiques pour l'année en cours.

Le chiffre d'affaires de ses ventes au détail sur les trois premiers mois de son exercice décalé progresse de 5% à 455 millions de livres (493,4 millions de francs), le directeur général Joshua Schulman y voyant la preuve que sa "stratégie fonctionne".

Cette progression s'inscrit dans la lignée de ses résultats annuels 2025/2026, où la marque a renoué avec les bénéfices après un recentrage stratégique annoncé fin 2024.

Confronté comme l'ensemble du secteur du luxe à un ralentissement de la demande et à l'offensive protectionniste des Etats-Unis, Burberry avait pâti ces dernières années de choix stratégiques malheureux, notamment le pari raté de monter davantage en gamme.

Le groupe s'est dès lors recentré en urgence sur ses grands classiques, comme son trench coat et ses écharpes, avec des prix plus en rapport avec sa marque: le luxe, mais pas l'ultra luxe.

Plébiscité par la Gen Z

L'entreprise est portée sur les trois premiers mois de l'année par une progression de ses ventes dans la région Amériques (+12%) et en Chine (+9%) et relève une croissance "à deux chiffres" parmi ses clients de "la génération Z".

Cela "témoigne non seulement de la pertinence de la nouvelle stratégie +Burberry Forward+, mais constitue aussi un signe prometteur du maintien de la marque dans l'univers d'une génération plus jeune", estime Richard Hunter, responsable des marchés chez interactive investor.

L'entreprise "retrouve son élan", estime-t-il, soulignant qu'elle enregistre son "septième trimestre consécutif d'amélioration".

Le titre recule cependant de plus de 6,5% à la Bourse de Londres, preuve "qu'il subsiste des sceptiques", selon lui.

Car si le groupe prévoit une progression de son chiffre d'affaires sur le semestre, il dit aussi rester "attentif à l'incertitude de l'environnement géopolitique et macroéconomique et à son impact potentiel sur la confiance des consommateurs".

Ses ventes ont d'ailleurs reculé de 3% dans la zone EMEIA (Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique), "reflétant l'impact persistant du conflit au Moyen-Orient et la baisse des dépenses touristiques".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Giona Nazzaro refuse un cinéma "d'élite" à l'approche de Locarno

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Avec Giona Nazzaro, directeur artistique du Festival du film de Locarno, un échange autour du cinéma, de la création et des nouvelles perspectives du 7e art (Archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

A moins de trois semaines de l'ouverture du Festival de Locarno, son directeur artistique Giona Nazzaro défend un cinéma populaire, sans hiérarchie entre auteurs et grand public. De Rossellini à l'IA, il revendique un festival qui "bouscule" autant qu'il rassemble.

Le cliché d'un Festival de Locarno réservé à quelques initiés a la vie dure. Giona Nazzaro le balaie d'un revers de main. "Le cliché qui me fait lever les yeux au ciel, c'est le préjugé selon lequel les films de Locarno ne voyagent pas au-delà de Chiasso. C'était faux, ça a toujours été faux", affirme le directeur artistique du festival, rencontré par Keystone-ATS à Lausanne à quelques jours de l'ouverture de la 79e édition.

Les films voyagent

Pour lui, les films découverts à Locarno poursuivent souvent une carrière bien au-delà des rives du lac Majeur. Il cite "Blue Heron", premier long métrage de la réalisatrice canadienne Sophy Romvary, chronique familiale intimiste achetée après le festival par le distributeur américain Janus Films.

Il évoque aussi "Gioia Mia" de l'Italienne Margherita Spampinato, portrait d'une jeunesse italienne tourné avec un budget minuscule, devenu l'un des succès critiques de la saison. "Le problème, ce n'est pas un manque de force de Locarno dans l'imaginaire des cinéphiles. C'est plutôt, parfois, un manque de curiosité de la part de la distribution."

Le directeur artistique reconnaît que certains films monopolisent chaque année les conversations, mais il assure que le phénomène n'est jamais recherché. "Nous ne choisissons pas un film parce que nous sentons qu'il va faire du bruit. La programmation, explique-t-il, naît d'un dialogue permanent entre les ½uvres, leurs rythmes, leurs couleurs et leurs formes. "

Cette même idée irrigue sa vision du cinéma. Pour Giona Nazzaro, il n'existe pas de frontière entre cinéma populaire et cinéma d'auteur. "Le cinéma, par nature, est toujours populaire", affirme-t-il en reprenant une formule du cinéaste français Jean-Marie Straub, - installé à Rolle comme Godard -, qui revendiquait de faire "un cinéma populaire pour les masses ouvrières".

Selon lui, parler de "film d'élite" relève avant tout "d'un concept du marché et de l'argent", destiné à enfermer certains réalisateurs dans une catégorie. Son idéal est ailleurs: voir un spectateur passer, le même jour, d'un film de Straub à un film d'horreur, puis à un documentaire vietnamien. "Il y a le cinéma, tout simplement."

Nouveaux cinéphiles

Cette curiosité s'étend aussi aux nouvelles générations. "Nous faisons toujours la même erreur: nous imaginons les jeunes comme une extension de notre propre jeunesse", observe-t-il. Lui revendique l'exercice inverse: aller découvrir les ½uvres qui les passionnent.

L'intelligence artificielle ne lui inspire pas davantage de rejet de principe. Locarno a déjà accueilli "Dracula" du réalisateur roumain Radu Jude, qui détourne les possibilités offertes par les images générées par IA, ou encore "Cartas Telepáticas" du Portugais Edgar Pêra, correspondance imaginaire entre Fernando Pessoa et H.P. Lovecraft conçue avec ces outils. Un nouveau film de Pêra utilisant l'intelligence artificielle figure d'ailleurs dans la programmation de cette année.

"Nous n'avons aucun préjugé idéologique. Ce n'est ni le Bien ni Satan. La véritable question est politique", insiste Giona Nazzaro. Plus que la technologie elle-même, c'est son impact sur notre rapport au savoir qui le préoccupe. Il évoque l'encyclique récemment consacrée à l'intelligence artificielle par le pape Léon XIV, qu'il qualifie de "texte extraordinaire". "Le problème n'est pas l'intelligence artificielle en elle-même, c'est ce que nous allons en faire."

Rossellini : l’alpha et l’omega

Derrière cette réflexion sur le cinéma se dessine aussi une certaine idée de son histoire. Invité à imaginer le compagnon idéal pour une projection sur la Piazza Grande, Giona Nazzaro ne cite ni une vedette hollywoodienne ni un cinéaste contemporain, mais Roberto Rossellini et Ingrid Bergman.

Il rêverait de projeter "Voyage en Italie", le chef-d'½uvre que le couple tourna en 1954, avant de remettre un prix à leur fille Isabella Rossellini, honorée cette année à Locarno. "Rossellini est toujours le réalisateur qui me vient à l'esprit. Pour moi, il est l'alpha et l'oméga du cinéma."

Et s'il pouvait lui poser une seule question? "J'aimerais lui demander ce qu'il pense du cinéma d'aujourd'hui. Même s'il me disait: 'Ecoute, ce que tu fais est vraiment nul', je l'accepterais volontiers."

Cette idée du dialogue résume finalement sa conception du festival. Les films, dit-il, ne sont pas là pour conforter le public, mais pour ouvrir une conversation. "Un cinéma qui bouscule est aussi une forme de consolation." Parce qu'il rappelle au spectateur "qu'il n'est pas seul" à partager les mêmes inquiétudes face au monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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