Le rapport sur la Bibliothèque de Genève, demandé par des citoyens et par le Département de la culture, soulève de sérieux problèmes de management.
Menaces, dénigrement, climat de travail délétère, la Cour des comptes a dressé un tableau peu reluisant de l’ambiance qui règne à la Bibliothèque de Genève. Mis en cause, le directeur a d’ailleurs été suspendu avec effet immédiat par la Ville de Genève ce matin, dès la publication du rapport.
Si l’orientation stratégique de la bibliothèque va dans le bons sens, la Cour a relevé le manque d’accompagnement dans les démarches de numérisation des documents. Elle a aussi regretté l’absence de document clair, sorte de livre blanc, qui définit les missions de la BGE, qui sont nombreuses. Mais ce qui a frappé le plus l'auditeur, c’est l’hostilité face à la direction. Les deux tiers des personnes interrogées par la cour, 75 employés sur 103, ont déclaré ne pas être satisfaits du management. La Magistrate de la cour des comptes en charge du dossier, Isabelle Terrier.
Sami Kanaan, le Conseiller administratif en charge de la culture a donc suspendu le directeur de la BGE, Alexandre Vanautgaerden, avec effet immédiat, ce qui ne signifie pas "renvoi". Mais fallait-il attendre le rapport de la cour des comptes pour le faire ? D’autant que la sonnette d’alarme avait déjà été tirée, il y a quatre ans et le Département, alerté, pour sa mauvaise gestion des ressources humaines. Mais Sami kanaan estime ne pas avoir failli à son devoir de surveillance:
La BGE est au centre des discussions dans la répartition des tâches entre Canton et Communes. Elles avaient été suspendues dans l’attente de ce rapport. Elles vont pouvoir reprendre, a indiqué Sami Kanaan.
Notez que les 21 recommandations de la Cour des comptes ont toutes été acceptées par le Département de la culture.