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Genève

Genève: Exposition en hommage aux saisonniers

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“Nous, saisonniers, saisonnières… Genève 1931-2019”. C’est le nom de cette exposition, pensée comme un hommage à ces travailleurs temporaires, qui ont notamment participé au développement de Genève.  

A l’intérieur de l’espace « Le Commun », l’exposition se trouve dans deux salles. Elle a été imaginée, avec le soutien des autorités, par des artistes et des historiens. De nombreux documents historiques – photos, vidéos, articles de presse, témoignages – permettent une véritable immersion dans la vie des travailleurs saisonniers. Un plongeon dans la vie des travailleurs saisonniers, dont les conditions de vie étaient parfois très difficiles. En effet, ils étaient souvent loin de leur famille pendant neuf mois.

Pour Sami Kanaan, Conseiller Administratif en Ville de Genève et chargé de la culture, cette exposition a une résonance particulière, lui qui est bi-national, moitié suisse et moitié libanais:

Sami Kanaan  Conseiller Administratif en Ville de Genève, chargé de la culture

Si le statut de saisonnier a officiellement disparu en 2002, force est de constater que le travail journalier et précaire existe encore, notamment pour les vendanges ou pour dans les domaines skiables en hiver. Pour le conseiller administratif, il s’agit de continuer à lutter pour la condition des travailleurs:

Sami Kanaan  Conseiller Administratif en Ville de Genève, chargé de la culture

Les témoignages de saisonniers occupent une part importante de l’exposition, notamment sous forme audio et vidéo. C’est Katharine Dominice, réalisatrice de film, qui a monté cette partie:

Katharine Dominice Réalisatrice

Une histoire difficile 

Le tableau des travailleurs saisonniers, tel qu’il est dressé dans cette exposition, est assez sombre. Les conditions de logement, de salaire, mais aussi sanitaires étaient très difficiles. Des contrôles de santé étaient par exemple imposés, ressentis parfois comme une humiliation par les travailleurs saisonniers. Pourtant d’après Patrick Auderset, représentant du Collège du Travail, une fondation qui œuvre en faveur de la mémoire et l’histoire du monde du travail, ce tableau n’est pas exagérément sombre:

Patrick Auderset  Représentant du Collège du Travail

Pour Sandrine Salerno, Maire de Genève et elle même d’origine italienne, cette exposition permet se découvrir un pan de l’histoire de sa propre famille et, plus largement, de ses racines:

Sandrine Salerno  Maire de Genève

 

L’exposition ouvre demain (le 30 octobre) et est à visiter jusqu’au 24 novembre. Plus d’informations sur le site internet de l’exposition.

 

 

Les immeubles réalisés par les travailleurs saisonniers à Genève (en rouge)

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Une start-up sécurise les téléphones portables grâce à une puce quantique

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L’entreprise genevoise ID Quantique a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Samsung l’a utilisé dans son dernier téléphone qualifié par la presse de « plus sûr du monde ». La technologie pourrait à l’avenir se développer à d’autres objets que les téléphones. 

Une puce quantique qui rend votre téléphone inviolable. C’est le produit de l’entreprise genevoise ID Quantique. La start-up a crée une puce pour téléphone qui utilise la cryptographie quantique pour les protéger. Ce système a été adopté par Samsung qui en a doté son dernier appareil sorti en mai dernier. Il a été baptisé par la presse de « téléphone le plus sûr du monde ». La puce utilise le cryptage quantique pour générer des nombres aléatoires qui servent de clés inviolables pour permettre notamment une communication sécurisée entre les appareils. Ce système peut être utilisé pour plusieurs applications comme les services bancaires. Les précisions de Grégoire Ribordy directeur et fondateur d’ID Quantique.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

 

Sécuriser les systèmes

De nos jours le piratage est devenu monnaie courante. On ne compte plus les milliers de personnes qui se sont fait pirater leur téléphone ou leur ordinateur. Si la digitalisation apporte de nombreuses choses positives à notre quotidien, elle comporte également de nombreux risques. Et bien souvent nos systèmes de sécurité ne sont pas au point. Les explications de Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

Selon Grégoire Ribordy, en matière de cybersécurité, la Suisse ne se démarque pas des autres pays. Elle prend assez peu d’initiatives pour améliorer la sécurité alors qu’il y aurait une carte à jouer pour les industries locales.

Objets connectés

Si pour le moment cette technologie se limite aux téléphones, à l’avenir elle pourrait se développer dans de nombreux domaines. Aujourd’hui, quasiment tous les objets ou systèmes sont connectés. Un potentiel que la start-up basée à Genève entend exploiter. Le détail avec Grégoire Ribordy.

Grégoire Ribordy Directeur et fondateur d'ID Quantique

La sécurité de nos systèmes connectés est un enjeu crucial de nos sociétés. Avec l’arrivée de la 5G, ce sont 46 milliards de téléphones qui devraient être connectés au réseau à l’horizon 2026.

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Le dispositif COGERIA sera déployé sur tout le territoire genevois d’ici 2023

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©RADIOLAC/MIGUELHERNANDEZ

À Genève, le dispositif de coordination des soins de la personne âgée fragile sera déployé sur tout le territoire d’ici 2023. Il vient compléter l’offre existante du réseau de soins genevois en améliorant la qualité de la prise en charge des bénéficiaires. Il réunit les HUG, des médecins privés et les acteurs sociaux. 

À Genève, le dispositif de coordination des soins de la personne âgée fragile (COGERIA) va être déployé sur tout le territoire. Après une année de projet pilote satisfaisante dans les quartiers de la Servette et de Meyrin, le dispositif sera étendu sur tout le canton d’ici 2023. Il vient compléter l’offre existante du réseau de soins genevois en améliorant la qualité de la prise en charge des bénéficiaires. Les précisions d’Adrien Bron, Directeur général de la direction générale de la santé.

Adrien Bron Directeur général de la direction générale de la santé.

Environ 280 personnes âgées ont pu bénéficier de cette prise en charge lors de la phase pilote. Les capacités du projet COGERIA devraient être quadruplées d’ici à 2023 lorsque le réseau s’étendra à l’ensemble du territoire genevois. À ce moment-là il comptera plusieurs milliers de patients.

Coordonner les soins

COGERIA vise à améliorer la prise en charge à domicile des personnes âgées fragiles. Cela passe notamment, par une plus grande coordination des soins. L’idée est d’aider les médecins de ville qui sont souvent seuls à effectuer ce travail. Grâce à cela les besoins des personnes fragiles pourront être anticipés. Le détail avec Adrien Bron.

Adrien Bron Directeur général de la direction générale de la santé.

Le partage des informations des patients entre les différents acteurs devrait ainsi permettre d’éviter des frais de santé inutiles. Le canton souhaite notamment empêcher les hospitalisations inutiles. L’objectif est d’améliorer le système de soin existant. Les précisions d’Adrien Bron.

Adrien Bron Directeur général de la direction générale de la santé.

Lancé en mai 2019, le dispositif COGERIA est le fruit d’une collaboration entre le département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), l’Institution genevoise de maintien à domicile (Imad), l’Association des médecins du canton de Genève (AMGe), Genève-Médecins (GeMed), Pro Senectute Genève, l’association Promotion des réseaux intégrés des soins aux malades (PRISM) et Alzheimer Genève.

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A Genève, le procès en appel d’un activiste du climat

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Photo KEYSTONE/Valentin Flauraud

Genève, le procès en appel de l’activiste du collectif Breakfree Suisse, condamné pour dommages à la propriété sur un bâtiment de Credit Suisse (CS) en 2018, a eu lieu lundi.

Le tribunal a accepté d’entendre une spécialiste de l’environnement.

« J’ai signé des appels à la désobéissance civile non violente. C’est notre rôle d’agir en accord avec nos constatations scientifiques », a déclaré Julia Steinberger à la Chambre pénale d’appel et de révision. La professeure ordinaire sur les enjeux sociétaux liés à l’impact des changements climatiques à l’Université de Lausanne est co-auteure du prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

La spécialiste a expliqué que de nombreux pays signataires de l’Accord de Paris ne mettent pas en oeuvre leurs engagements. « Si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au niveau actuel, nous atteindrons trois degrés de plus ce siècle. A eux seuls, les investissements de la place financière suisse soutiennent un réchauffement de quatre à six degrés », a-t-elle indiqué.

Investissements dénoncés

Canicules, dangers naturels, disparition de la biodiversité ou encore perturbation du cycle hydraulique: les conséquences d’une hausse des températures touchent déjà la population suisse, a expliqué Mme Steinberger, citant un rapport de la Confédération. « Non seulement les climatologues ne sont pas écoutés, mais ils font l’objet d’attaques des industries fossiles », a-t-elle relevé.

C’est justement pour dénoncer les investissements dans les énergies fossiles qu’une quinzaine de manifestants, lors de la première grande Marche pour le climat le 13 octobre 2018, ont apposé leurs mains couvertes de peinture rouge sur des pages du rapport du GIEC et sur le siège genevois de CS. Le collectif Breakfree Suisse cherche, de manière graduelle, à faire réagir la banque depuis 2016.

Interpellé à la fin de l’action, le prévenu, aujourd’hui âgé de 23 ans, a recouru contre sa condamnation par ordonnance pénale puis à sa condamnation à 10 jours-amendes à 30 francs avec sursis par le Tribunal de police en février. Son procès en appel intervient à la veille de celui des douze militants acquittés du chef de violation de domicile pour avoir mimé une partie de tennis dans les locaux de CS à Lausanne.

Lacunes du droit

Une nouvelle fois, son avocate Laïla Batou a plaidé l’acquittement au bénéfice de l’état de nécessité et invité le tribunal à innover face à l’inaction des pouvoirs publics: « Dans cette situation inédite, le droit doit suivre l’état de la planète. Il n’y a pas, actuellement, de voie judiciaire permettant à des individus d’agir contre CS ou la Suisse pour se défendre. »

Satisfaits du jugement de première instance, le Ministère public et l’avocate de CS ont ramené le débat sur la question du dommage à la propriété. Pour la procureure, le tribunal n’a pas à se prononcer sur la politique climatique. Surtout, d’autres moyens licites permettent d’alerter l’opinion publique. De son côté, CS maintient être sensible à la cause climatique. Le verdict sera rendu plus tard.

« Je ne suis pas fier de cette action de désobéissance civile. Mais tout ce qui a été fait dans le cadre du droit n’a pas donné de résultats », a déclaré en substance le prévenu au terme de l’audience. Selon lui, « nos civilisations doivent prendre un tournant drastique. »

Nouvelles amendes

Avant l’audience, une trentaine de militants pro-climat ont manifesté leur soutien au prévenu devant le Palais de justice. Les activistes ont dénoncé la politique d’investissement dans les énergies fossiles de CS: la banque joue un rôle majeur dans l’exploitation du pétrole en Amazonie et participe à un projet de sécurisation d’un gigantesque gisement de gaz au Mozambique.

L’organisatrice de l’action recevra une contravention, a indiqué le porte-parole de la police genevoise. Seules cinq personnes avaient été autorisées à se rendre au pied des marches du Palais de justice. Les conditions posées par la police n’ayant pas été respectées, une sanction suivra.

Avec ATS Keystone.

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Un prêt de la Confédération pour la rénovation du siège de l’UIT à Genève

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Photo KEYSTONE/Martial Trezzini

La Confédération devrait participer à la reconstruction du siège de l’Union internationale des télécommunications (UIT) à Genève.

Le Conseil national a donné son aval lundi, par 152 voix contre 7, à un prêt de 95,6 millions de francs. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Ayant son siège à Genève depuis 1948, l’UIT possède trois bâtiments: Varembé, la Tour et le bâtiment Montbrillant, inauguré en 1999. Le plus ancien de ces bâtiments, Varembé, est aujourd’hui vétuste et ne répond plus aux normes.

Le projet de reconstruction de cet immeuble permettra une utilisation fonctionnelle du site grâce à un regroupement des activités de l’UIT en deux bâtiments au lieu de trois. Il améliorera également le fonctionnement des bâtiments et réduira les coûts d’entretien, a indiqué Jean-Pierre Grin (UDC/VD) au nom de la commission des finances. La durée des travaux est estimée à cinq ans, de 2022 à 2026.

Compétitivité de la Suisse

En sa qualité d’Etat hôte, il est dans l’intérêt de la Suisse de soutenir l’UIT tant la concurrence avec d’autres pays est grande, a ajouté Laurent Wehrli (PLR/VD). Ce prêt de 95,6 millions de francs sans intérêts et remboursable sur 50 ans permettra à l’UIT de commencer les travaux de démolition/reconstruction dès 2022.

Le Parlement a déjà approuvé, en décembre 2016, un prêt de 12 millions de francs destiné à financer les frais d’études du projet de construction. Le canton de Genève contribuera au projet à hauteur de 42,4 millions, a rappelé le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Le renforcement de la Genève internationale fait partie des axes prioritaires de la stratégie de politique étrangère pour les années 2020 à 2023 du Conseil fédéral, a expliqué M. Grin. Dans ce contexte, le pôle numérique constitue l’un des piliers thématiques de la Genève internationale que la Suisse souhaite maintenir et renforcer.

Fondée en 1865, l’UIT est l’institution spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication. Elle attribue dans le monde entier des fréquences radioélectriques et des orbites de satellite, élabore des normes techniques et s’emploie à améliorer l’accès aux technologies de l’information et de la communication.

Avec ATS Keystone

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La Ligue Suisse contre l’Epilepsie lance une campagne d’information

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KEYSTONE/Martial Trezzini

La Ligue Suisse contre l’Epilepsie lance une campagne pour informer le public suisse sur les premiers secours à prodiguer en cas de crise. La campagne adopte le point de vue des personnes atteintes d’épilepsie. 80’000 personnes en souffrent en Suisse.

Selon un récent sondage, 55 % des Suisses se sentent impuissants lorsqu’ils assistent à une crise d’épilepsie. Dans cette optique la Ligue Suisse contre l’Epilepsie lance une campagne d’information cet automne. Des affiches, des annonces en ligne et un court-métrage traiteront du sujet. D’envergure nationale, la campagne adopte le point de vue des personnes atteintes d’épilepsie pour montrer ce qu’on peut faire pour les aider en cas de crise. Il s’agit essentiellement de protéger immédiatement les personnes contre les risques de blessures. Les précisions de Julia Franke, Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie.

Julia Franke Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie

 

Bons gestes à adopter

Lorsqu’une personne est victime d’une crise d’épilepsie, il n’est pas si difficile de l’aider. Bien souvent, des gestes élémentaires suffisent pour aider les victimes de crises et il n’est pas forcément nécessaire d’appeler immédiatement une ambulance. Bien qu’une crise puisse paraître effrayante, dans la plupart des cas, elle s’arrête rapidement d’elle-même. Le détail avec Julia Franke.

Julia Franke Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie

 

Sujet tabou

La campagne vise également à informer la population sur la maladie. De nombreuses personnes ignorent encore ce qu’est l’épilepsie et certains préjugés demeurent. Pour Julia Franke, Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie, aujourd’hui cette maladie reste encore un sujet tabou.

Julia Franke Directrice générale de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie

L’épilepsie est la deuxième affection neurologique la plus fréquente après la migraine, elle affecte quelques 80 000 personnes en Suisse.

Plus d’information sur le site de la Ligue Suisse contre l’Epilepsie https://www.epi.ch/fr/

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