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Equivalence boursière : la Commission européenne se ridiculise

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La décision a été communiquée hier à Bruxelles : la Commission Européenne accorde un sursis de six mois à la Suisse avant de lui retirer sa fameuse équivalence boursière. A moins que le gouvernement et le parlement acceptent enfin l’accord institutionnel négocié ces dernières années. A la demande de L’Union.

Quelle étrange décision. Limite incompréhensible, comme l’a d’ailleurs déjà qualifiée le futur président de la Confédération Ueli Maurer. La Commission européenne profère une menace aux conséquences économiques importantes. Elle fixe des délais. La Suisse ne s’exécute pas. Et Bruxelles donne tout d’un coup l’impression de ne pas oser passer à l’acte.

En fait, la Suisse est un peu prise de court. Elle s’était complètement préparée à cette mesure de rétorsion.  

Cette menace de priver la Suisse d’équivalence boursière avait beaucoup choqué il  y a une année. Mais tout le monde s’y était fait. Le secteur financier, les organisations économiques, les milieux politiques et l’opinion publique. Des contre-mesures avaient déjà été prises pour protéger le marché suisse des actions.

Alors que s’est-il passé du côté de la Commission?

C’est effectivement très difficile à comprendre. Tout se passe en fait comme si Bruxelles s’était rendu compte que les contre-rétorsions préparées et annoncées par Berne allaient être compliquées à justifier vis-à-vis de certains milieux économiques en Europe. Surtout du côté de Francfort probablement, très proche de Zurich. Alors la Commission recule. Sans oublier bien entendu de s’en prendre officieusement au manque de fiabilité des Suisses.    

Peut-on raisonnablement penser que le gouvernement et le parlement vont accepter l’accord d’ici juin prochain ? Pour éviter la sanction ?

Certainement pas. La menace n’a pas eu d’effet cette année, pourquoi en aurait-elle l’an prochain ? Les Suisses ne veulent pas agir sous ce genre de pression. C’est tout à fait clair. Ça a été dit au plus haut niveau. Avec son chantage sur l’équivalence boursière il y a un an, la Commission a d’ailleurs réussi à braquer tout le monde en Suisse. Même la gauche, qui a assez vite compris que ce genre de méthode allait se retourner contre elle et son europhilie congénitale. Surtout en année électorale.   

Que va-t-il se passer l’an prochain dans ces conditions ?

Il va d’abord y avoir la consultation annoncée récemment. Puis de grandes, grandes discussions. La gauche va peut-être proposer d’assouplir ses positions sur les mesures d’accompagnement. En échange d’avancées ou de garanties nouvelles sur des dossiers sociaux. C’est assez le style donnant-donnant des dignitaires socialistes romands qui dominent actuellement à Berne : les Levrat, Nordmann, et bientôt Maillard.

Mais ce sera très incertain. Et ça prendra du temps, beaucoup de temps. La Commission Européenne va quand même bien devoir mettre un jour ses menaces à exécution. Alors franchement : c’eût été beaucoup plus simple pour tout le monde qu’elle le fasse tout de suite.          

François SchallerEcographie

Economie

De Beers suspend la production de sa principale mine de diamants

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Le diamantaire De Beers suspend pendant deux ans la production de sa principale mine de diamants. Ici, un diamant bleu de chez De Beers. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Johannesburg (awp/afp) - Le diamantaire sud-africain De Beers a annoncé lundi qu'il allait suspendre pendant deux ans la production de la plus grande mine de diamants d'Afrique du Sud afin de réduire ses coûts dans un contexte toujours "difficile à court terme".

De Beers est détenu majoritairement par le géant minier britannique Anglo American, qui cherche s'en séparer au moment où le marché du diamant naturel subit fortement la concurrence des pierres de synthèse.

"Les conditions de marché pour les diamants bruts devraient rester difficiles à court terme", avec une production en baisse et la fermeture de plusieurs mines par différents exploitants, a indiqué le diamantaire sud-africain dans un communiqué.

"Dans le prolongement des mesures récentes visant à renforcer la résilience de l'entreprise, De Beers a l'intention de suspendre pendant deux ans la production de la mine de Venetia, en Afrique du Sud, afin de réduire les coûts, tout en rééchelonnant les dépenses d'investissement liées à son projet souterrain", ajoute le groupe.

La société entend poursuivre "des investissements essentiels dans les infrastructures afin d'améliorer la capacité et l'efficacité de la mine, dans l'objectif de soutenir une future hausse de la production lorsque les conditions de marché et celles du secteur s'amélioreront", explique-t-elle.

La mine de Venetia, située non loin de la frontière avec le Zimbabwe et le Botswana, est exploitée par De Beers depuis plus de 30 ans et emploie environ 4.400 personnes.

Elle représente plus de 40% de la production annuelle de diamants de l'Afrique du Sud et en est le premier producteur en valeur.

En 2012, l'entreprise avait commencé à creuser sous Venetia, autrefois plus grande mine à ciel ouvert du pays, afin d'atteindre des gisements situés à plus de 1000 mètres de profondeur. Elle avait précédemment indiqué que ce méga-projet d'exploitation souterraine devait rapporter environ quatre millions de carats de diamants par an.

Cette décision concernant Venetia fait suite à celle, prise plus tôt cette année, de suspendre un projet d'extension à la mine de Gahcho Kué, au Canada, précise la société.

"Nous procédons à plusieurs changements chez De Beers afin de renforcer la résilience de l'entreprise à court terme, tout en soutenant la création de valeur à long terme", a déclaré le patron du groupe, Al Cook, cité dans le communiqué.

"Nous sommes conscients de la persistance de conditions difficiles alors que le secteur du diamant est en pleine évolution, même si nous sommes encouragés par les signes d'une progression de la demande des consommateurs aux États-Unis et ailleurs, en particulier pour les diamants de qualité supérieure", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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International

La Confédération participe à une initiative de l'UE pour Gaza

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L'accès à l'eau est limité à Gaza. Une nouvelle initiative vise à garantir l'approvisionnement de base de la population. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

La Confédération participe, aux côtés de douze autres gouvernements, à une action visant à relancer rapidement la reconstruction de Gaza. Selon la Commission européenne, plusieurs centaines de millions d'euros ont été récoltés lors du lancement de cette initiative.

L'"initiative Team Gaza" a pour objectif de coordonner des projets de reconstruction rapide dans la bande de Gaza, a annoncé lundi à Bruxelles la Commission européenne. Il s'agit notamment de rétablir l'accès aux services de base pour la population.

Au total, 883,6 millions d’euros (environ 817,8 millions de francs) ont été alloués. Outre le Conseil fédéral, participent les gouvernements de la Belgique, du Danemark, de l’Allemagne, de la Finlande, de la France, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas, de la Norvège, de l’Espagne, de la Suède et du Royaume-Uni, ainsi que la Commission européenne.

Cette initiative a été lancée lors de la deuxième réunion du groupe des donateurs pour la Palestine à Bruxelles, à laquelle ont participé 65 délégations. La Suisse y était également représentée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Stadler Rail modernise sept trains Flirt en Allemagne

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Le constructeur ferroviaire Stadler Rail a remporté un contrat en Allemagne pour moderniser sept trains Flirt de la société Benex. (archive). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le constructeur ferroviaire Stadler Rail a remporté un contrat en Allemagne pour moderniser sept trains Flirt de la société Benex. Les détails financiers n'ont pas été divulgués.

Les travaux débuteront à l'été dans les ateliers de Nordbahn à Hambourg et au site Stadler Rail de Berlin-Reinickendorf, a annoncé Stadler lundi

Les trains rénovés, en service depuis 2014, seront équipés de nouveaux aménagements intérieurs, de connexions sans fil et de prises USB et circuleront sur la ligne régionale 34 exploitée par Westfalenbahn à partir de décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Deux véhicules partent en fumée à Collombey-Muraz (VS)

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Un camping-car et un bus sont partis en fumée, lundi matin à Collombey-Muraz (VS). (© Police cantonale valaisanne/LDD)

Un incendie s'est produit en fin de matinée à Collombey-Muraz (VS). Un camping-car et un bus ont été la proie des flammes, pour une raison indéterminée, alors qu'ils étaient stationnés à deux pas d'un garage automobile de la commune. Aucun blessé n'est à déplorer.

"L'alerte a été donnée un peu avant 10h55", confirme la Police cantonale valaisanne, interrogée par Keystone-ATS. Une bombonne de gaz entreposée dans l'un des deux véhicules a notamment explosé.

Le sinistre, qui s'est déclaré au niveau du camping-car, s'est propagé à un bus, parqué à proximité, avant d'être maitrisé vers 11h15. La halle du garage, située à Collombey, n'a pas été endommagée, mais quelques boxes ont subi la chaleur.

Le Ministère public du Bas-Valais a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les causes de l'incendie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Economie

Skyguide devrait licencier deux fois moins que prévu

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Des départs à la retraite anticipée notamment permettront de licencier moins de collaborateurs que prévu chez Skyguide (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Skyguide s'attend à licencier deux fois moins de personnes que les 220 coupes annoncées en mai pour fin 2027. Les postes seront supprimés, mais des départs à la retraite anticipée absorberont une partie d'entre eux, a dit lundi la société suisse de contrôle aérien.

Au terme de la consultation, elle précise que des départs volontaires pourront encore faire baisser le chiffre des personnes congédiées. L'objectif reste de biffer environ 200 postes et de mener des économies de près de 51 millions de francs.

"Nous sommes conscients que les dernières semaines ont été synonymes de fortes incertitudes et préoccupations pour nos collaborateurs et collaboratrices", affirme le patron de Skyguide Peter Merz. Un plan social accompagnera les licenciements. L'entreprise doit faire face à des coûts importants. Les prochaines étapes continueront d'être relayées publiquement, ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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