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votations du 13 février

Les médias ne seront pas davantage soutenus

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Les médias font grise mine. Les Suisses ont refusé dimanche par 56% le paquet d'aide de 151 millions de francs pour soutenir les journalistes, selon une projection de gfs.bern.

Un fossé semble se dessiner entre Romands et Alémaniques. Selon les premiers résultats partiels, Genève et Vaud soutiendraient le paquet d'aide par 56,6%, respectivement 55,4%.

Fribourg donnerait son aval à une courte majorité. Le Valais dirait quant à lui non, après dépouillement de 98 communes sur 123.

L'opposition est forte Outre-Sarine. Le canton de Zurich dirait non par 55,9%. Les citoyens soleurois penchent également pour un non à l'aide aux médias, après décompte des voix de 52 communes sur 107.

Indépendance des médias

Le projet prévoyait une aide totale de 151 millions de plus par an. Le comité référendaire, soutenu par la droite, y voyait surtout un gaspillage de l'argent du contribuable. Le subventionnement aurait avant tout profité aux grandes maisons d'édition, comme TX Group, CH-Media, Ringier ou Hersant, selon lui. Les opposants ont également mis en question l'indépendance des médias.

L'autonomie des journalistes n'est aucunement remise en cause, a réfuté la ministre de la communication Simonetta Sommaruga. Le projet s'appuie sur des instruments éprouvés et en place depuis longtemps, qui n'ont jamais fait naître de soupçons sur le travail des médias.

Soutenue par la gauche et les éditeurs, Mme Sommaruga a tenté de défendre une branche en difficulté face à l'exode des recettes publicitaires vers Google ou Facebook. La presse écrite aurait disposé d'un total de 120 millions, soit 70 millions de plus, pour la distribution des titres et les médias en ligne d'une enveloppe de 30 millions pour leur transition numérique. Ces aides auraient été limitées à sept ans.

Quelque 23 millions supplémentaires étaient destinés aux agences de presse, aux écoles de journalisme et au Conseil suisse de la presse. Les radios et les télévisions privées auraient obtenu 28 millions de plus. Ce pan, illimité dans le temps, aurait été tiré de la redevance ratio-TV.

Les résultats des votations canton par canton:

Les résultats des votations à Genève:

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votations du 13 février

Les Genevois veulent des réseaux thermiques cantonaux

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© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les Genevois ont plébiscité dimanche le monopole cantonal sur les réseaux thermiques structurants. Par 79,25% de "oui", ils ont accepté d'inscrire ce principe dans leur constitution. Le taux de participation s'est élevé à 40,69%.

Le déploiement et l'exploitation des réseaux thermiques sont nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques cantonaux, avait plaidé le gouvernement. Ce monopole revient aux Services industriels de Genève (SIG) en vertu d'une loi adoptée par le Grand Conseil et qui vise à développer de façon coordonnée l'énergie thermique. Un véritable plébiscite des Genevois pour les SIG selon le Conseiller d'Etat chargé du territoire, Antonio Hodgers.

Un monopole cantonal dans l'approvisionnement et la distribution d'eau et d'électricité figure déjà dans la constitution genevoise. Il est ainsi étendu à l'énergie thermique. Dans le même ordre d'idée, les réseaux thermiques structurants sont d'utilité publique. Le monopole doit permettre d'accélérer leur déploiement.

Les SIG développent déjà deux réseaux, dont GéniLac, un système de chauffage et de refroidissement qui fonctionne avec l'eau du Léman. Il est prévu de construire 250 kilomètres de conduites en ville de Genève et dans les grandes communes d'ici à 2030, afin d'assurer un quart de l'approvisionnement énergétique du canton. Le PLR et l'UDC s'opposaient à la modification constitutionnelle pour des questions de coûts notamment. Ecoutez le président du PLR, Bertrand Reich.

Bertrand ReichPrésident du PLR

Un contrôle sur les prix du Conseil d'Etat sera effectué chaque année, comme pour l'eau et l'électricité. Et certains immeubles bénéficient déjà de ce système, comme l'explique le Conseiller d'Etat Antonio Hodgers.

Antonio HodgersConseiller d'Etat chargé du territoire

Une commission paritaire de 10 personnes, dont des représentants des consommateurs a également été créée pour ce contrôle.

Les "routes secondaires" qui relieront les réseaux structurants aux habitations restent, elles, ouvertes à la concurrence. En outre, des garde-fous ont été mis pour que le coût des investissements ne soit pas répercuté sur les clients.

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Genève accepte l'initiative sur le tabac et la loi sur les médias

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(KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

Genève accepte l'initiative sur le tabac et la loi sur les médias. En revanche, le canton dit "non" à l'initiative sur l'expérimentation animale et à la modification de la loi fédérale sur les droits de timbre. Le taux de participation s'élève à 38,8%.

Selon les résultats anticipés basés sur le vote par correspondance, soit près de 95% des votants, l'initiative populaire "Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac" est acceptée par 74,58% des voix. La loi sur un train de mesures en faveur des médias recueille, elle, 56,64% de "oui".

Le canton refuse les deux autres objets fédéraux en votation. L'initiative populaire "Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine" est largement rejetée avec 76,04% de "non", tandis que la modification de la loi fédérale sur les droits de timbre récolte 60,13% de "non".

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Votations du 13 février: suivez les résultats en direct

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Suivez en direct les résultats des votations de ce dimanche 13 février sur Radio Lac.

Ce dimanche 13 février 2022, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur quatre objets fédéraux: l'initiative populaire "Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine", l'initiative populaire "Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac", modification de la loi fédérale sur les droits de timbre, loi fédérale sur un train de mesures en faveur des médias. Les Genevois se prononceront également sur la loi pour la priorité du logement aux habitants du canton de Genève.

Le tableau des résultats des votations du 13 février:

Suivez en direct les résultats de ces votations sur Radio Lac:

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La Suisse ne veut pas interdire les expérimentations animales

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Le rejet de l'initiative renforce la recherche en Suisse

Les partis et les milieux de la recherche sont soulagés par le refus dans les urnes de l'initiative sur l'interdiction de l'expérimentation animale. Ils y voient une reconnaissance de l'importance de l'innovation pour la Suisse. Le peuple a balayé le texte par 79,1%. Tous les cantons l'ont également rejeté.

Les Suisses n'ont laissé aucune chance à l'initiative "Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine - Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès". Les taux de rejet oscillent entre 68,5% (TI) et 83,4% (OW). Même à Saint-Gall, "patrie des initiants", le texte n'a obtenu que 21,9% de oui.

L'initiative n'était soutenue ni par le Conseil fédéral, ni par les partis, ni par l'économie, ni par la recherche. Elle demandait l'interdiction de toute expérimentation tant sur les animaux que sur les humains. L'importation de nouveaux médicaments ou de produits existants pour de nouvelles indications aurait aussi été prohibée si des essais étaient réalisés à l'étranger.

Menace sur la santé

Interrogé par l'agence Keystone-ATS, le comité des opposants est "très heureux" du résultat. Celui-ci est plus net qu'attendu. Le peuple a compris qu'une interdiction menacerait la santé des animaux et des humains, a indiqué la conseillère aux Etats Andrea Gmür (Le Centre/LU). Ce rejet, ainsi que celui du texte en faveur des droits des primates à Bâle renforce la recherche en Suisse ainsi que l'approvisionnement en soins

Le rejet est un peu plus élevé qu'attendu, constate le conseiller national Martin Haab (UDC/ZH). La pandémie de Covid-19 a peut-être joué un rôle: les gens ont réalisé que si l'initiative était déjà en vigueur, ils n'auraient pas eu accès aux vaccins.

Pas de carte blanche

La conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR/GE) souligne que la législation suisse en la matière est déjà très exigeante et évolutive. Cependant, ce non ne constitue en rien une carte blanche pour les chercheurs. Il faut toujours chercher des alternatives. Mais il y a des situations où une substance ou un traitement doivent être validés par des expérimentations. De son côté, la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD) estime qu'il convient d'investir encore davantage afin de restreindre au maximum le recours à ces essais.

Pour l'association de l'industrie pharmaceutique Interpharma, le peuple a reconnu l'importance de la place de la Suisse pour la recherche et l'innovation. Il a ainsi garanti l'accès des patients à des médicaments innovants et efficaces.

Dans un communiqué, son directeur, René Buholzer, assure que la branche "va continuer à s'engager activement pour la mise en oeuvre des 3R (Replace, Reduce, Refine) et contribuer ainsi à réduire le nombre d'animaux de laboratoire et les contraintes auxquelles ils sont soumis." Economiesuisse, la faîtière de l'économie réagit dans le même sens.

Les initiants ne baissent pas les bras

Du côté des initiants, la déception est vive. Coprésident du comité, Renato Werndli comptait sur l'empathie de la population. "Nous avons tenté de convaincre avec des faits scientifiques, a-t-il déclaré à Keystone-ATS, mais on ne nous a pas crus."

Le médecin saint-gallois estime cependant que la campagne n'a pas été vaine. L'initiative a exercé une pression sur le Conseil fédéral, qui a lancé au printemps 2021 le Programme national de recherche "Advancing 3R – animaux, recherche et société" (PNR 79) afin de réduire le recours à l'expérimentation animale.

Les initiants n'entendent pas baisser les bras: "Les animaux ne peuvent pas se défendre eux-mêmes - nous ne pouvons pas les laisser tomber", lance Renato Werndli. Qui compte bien relancer le sujet d'ici quelques années. "Nous nous réunirons demain déjà afin de planifier la prochaine initiative".

Les résultats des votations canton par canton:

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La publicité pour le tabac devra disparaître du radar des jeunes

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Les jeunes devraient voir la vie sans cigarettes à l'avenir. Les Suisses ont accepté dimanche de restreindre drastiquement la publicité pour ces produits. L'initiative sur le tabac obtient la double majorité du peuple et des cantons.

L'industrie du tabac, particulièrement présente en Suisse, perd ainsi une bataille. Seules les publicités adressées aux adultes resteront autorisées. Plus question de distribuer des échantillons gratuits lors des festivals accessibles aux mineurs. Ni de faire la promotion des cigarettes dans les journaux gratuits ou sur les sites Internet et les réseaux sociaux consultés par les jeunes.

Ceinture conservatrice

L'initiative partait gagnante dans les sondages. Mais elle devait réunir la double majorité du peuple et des cantons. Si la première a rapidement été acquise, la seconde s'est fait attendre.

Une ceinture conservatrice, opposée au texte, s'est d'abord dessinée de manière assez floue à travers la Suisse centrale et orientale. Argovie, Glaris et Soleure ont toutefois accepté le texte du bout des lèvres par un peu plus de 50% des votants. Les Grisons et Bâle-Campagne ont réuni à peine plus de partisans.

Seuls sept cantons se sont, selon des résultats encore provisoires, opposés à l'initiative. Schwyz mène l'opposition avec plus de 60% de non. Uri, Obwald, Nidwald et Appenzell Rhodes-Intérieures le suivent de près.

A l'inverse, quatorze cantons approuvent le texte pour le moment. Le oui est porté par les cantons latins et urbains. Genève plébiscite l'initiative à 74,8%. Il est suivi par Vaud (67,2%), le Jura (66,2%), Bâle-Ville (64,6%), Fribourg (63,1%) et Neuchâtel (61,5%). Berne, le Tessin et le Valais acceptent aussi largement le texte à plus de 55%.

Tabagisme précoce problématique

Médecins et milieux de la prévention, à l'origine de l'initiative "Enfants sans tabac", ont ainsi réussi à convaincre la population des méfaits de la publicité auprès des jeunes. Elle les incite à tirer leurs premières bouffées de cigarette, ont-ils argumenté lors de la campagne. Or le tabagisme précoce est problématique.

Plus les jeunes commencent tôt à fumer, plus ils risquent de développer des maladies chroniques potentiellement mortelles. Cancers, infarctus et maladies dus au tabagisme sont à l'origine de près de 10'000 décès par an, ont-ils rappelé, soutenus par la gauche et le PVL. Les coûts directs et indirects pour la société sont estimés entre quatre et six milliards de francs.

Les arguments libéraux de leurs opposants n'ont pas fait le poids. Pour le Conseil fédéral et les partis bourgeois, le texte est trop restrictif. Les lieux et les médias réservés aux adultes sont rares. Dans la pratique, cela reviendrait à une interdiction totale, se sont-ils insurgés. Et de critiquer une atteinte à la liberté économique et une infantilisation des consommateurs.

Le contre-projet indirect est plus ciblé. Il permet une bonne protection de la jeunesse tout en préservant les intérêts économiques, ont-ils encore plaidé. Sans succès.

Les résultats des votations canton par canton:

Les résultats des votations dans le canton de Genève:

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