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votations du 7 mars

L’initiative anti-burqa est acceptée

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Le voile intégral est désormais interdit en Suisse. Une majorité de Suisses a accepté dimanche par 52% l’initiative populaire du comité d’Egerkingen, selon la troisième projection de l’institut gfs.bern. La marge d’erreur est de plus ou moins 2 points.

L’acceptation de l’initiative n’est pas une véritable surprise. Dès le début de la campagne, le texte a cartonné dans les sondages avant de reculer tout en restant en tête. En Suisse romande, Vaud (53,4%), Fribourg (56,2%), Valais (58,4%) ont accepté le texte, selon les résultats partiels. Genève l’aurait rejetée sur le fil par 50,6%.

Dans le canton de Zurich, les citoyens ont accepté le texte par 53,4%, selon les résultats de 109 des 177 régions. La tendance du canton de Soleure est aussi au oui, avec 53% après le décompte des voix de 105 communes sur 107.
Selon les résultats définitifs de plusieurs cantons alémaniques, le texte a passé à Lucerne (50,5%), Shaffhouse (52,2%) et en Argovie (53,6%). En Suisse centrale, le taux d’acceptation se situe entre 55 et 60%. Le Tessin, qui connaît déjà une législation interdisant le voile intégral a voté à 60,5% pour.Dans le camp du non figurent les Grisons (50,4%) et Bâle-Ville (58,8%, résultats partiels).

Au-delà des clivages gauche-droite

Le texte interdit toute forme de dissimulation du visage dans l’espace public. Il concerne autant la burqa ou le niqab que les cagoules de casseurs ou de hooligans.

Mais le comité d’Egerkingen a surtout dans son viseur le voile intégral, symbole d’un islam fondamentaliste qui ne correspond pas selon lui aux valeurs de la démocratie. Un argument qui fait mouche bien au-delà des rangs UDC, notamment chez les femmes.

Les opposants, à savoir le Conseil fédéral, le Parlement et les principales organisations religieuses, n’ont cessé de rappeler que ce texte était contraire au principe de liberté et qu’il stigmatisait la minorité musulmane.
Sans compter que les cantons peuvent déjà interdire le voile intégral à l’image du Tessin et de St-Gall. Au niveau fédéral, le Parlement avait adopté un contre-projet qui pose des règles. Mais ce texte ne pouvait entrer en vigueur qu’en cas de rejet de l’initiative.

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votations du 7 mars

Soutien du peuple à l’accord de libre-échange avec l’Indonésie

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Les produits helvétiques pourront être exportés vers l’Indonésie sans entraves douanières. Selon l’institut gfs.bern, 51% des Suisses ont accepté dimanche l’accord de partenariat économique avec Jakarta. La marge d’erreur est de plus ou moins 3 points.

Les premiers résultats partiels ne confirment pas tous la tendance, surtout en Suisse romande. Genève rejette l’accord par 59,5% des voix, après dépouillement de 95% des bulletins. Le traité recueille un taux de refus de 55,3% à Fribourg et de 60,1% à Neuchâtel. Vaud enregistre pour l’instant 65,5% de « non ». Outre-Sarine, Bâle-Ville le rejette à 51%.

A Zurich, en revanche, le « oui » l’emporterait à 60%, selon une projection. En Argovie, il obtiendrait 55%. Glaris et les Grisons ont définitivement accepté l’objet par 54% des voix.

Défendu par le Conseil fédéral, l’accord était soutenu par une large coalition des partis de droite et du centre, ainsi que les milieux économiques. Les Verts et le PS s’y étaient opposés.

Marché prometteur.

Avec ses 271 millions d’habitants, l’Indonésie connaît une croissance fulgurante et devrait figurer parmi les quatre plus grandes économies mondiales en 2050. L’accord permet aux entreprises suisses d’accéder sans entraves à un marché en pleine croissance. Il fait tomber les droits de douane pour toutes les principales exportations suisses vers l’Indonésie.

En contre-partie, les entreprises indonésiennes pourront exporter des produits industriels vers la Suisse en franchise douanière. L’accord ne concerne en revanche pas les produits agricoles. Seule une réduction partielle des droits de douane est envisagée pour les importations indonésiennes.

Au vu des fortes réticences tant des milieux environnementaux que des milieux agricoles, le Conseil fédéral a fait des concessions et prévu des contingents sur les importations d’huile de palme bénéficiant d’une réduction des droits de douane. La baisse atteindra 20 à 40%.

L’huile de palme en question

Seule l’huile produite de manière durable profitera de l’accord. Les importations à tarif réduit d’huile de palme seront donc limitées et ne devraient représenter que 12’500 tonnes par an, soit 0,1% de toutes les importations d’huile de palme.

Le référendum a alors été lancé par le vigneron bio genevois Willy Cretegny, avec le syndicat agricole Uniterre, les Jeunes socialistes, la Grève du climat et plusieurs autres associations et partis. Le comité « Stop à l’huile de palme » a aussi été rejoint par les Verts.

Les opposants mettaient notamment en avant les dommages provoqués par le produit sur l’écosystème indonésien. Ils craignaient aussi la concurrence pour les produits suisses comme l’huile de colza, l’huile de tournesol ou le beurre.

Source: ATS Keystone

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votations du 7 mars

Le projet d’identité électronique rejeté par 65% des votants

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Une identité électronique unique, certifiée par l’Etat, ne verra pas encore le jour. Les Suisses ont rejeté dimanche à 65% le projet de loi, selon une projection de l’institut gfs.bern.

Les premiers résultats partiels cantonaux confirment la tendance. Les Genevois refusent à 69% après le dépouillement de 95% des bulletins, les Vaudois à 66% et les Zurichois à 63%. A Bâle-Ville, ce serait également non à 70%. Schaffhouse est le seul canton à afficher des résultats définitifs. Sa population rejette aussi largement le texte par plus de 68%.

Gestion privée problématique.

Le projet entendait simplifier la vie des citoyens et citoyennes. Il prévoyait l’introduction d’un seul identifiant, certifié par l’Etat, pouvant être utilisé pour lire son journal, contracter un abonnement de téléphone ou commander un extrait du casier judiciaire en ligne.

L’utilité d’une e-ID n’était pas controversée. C’est sa gestion par des entreprises privées qui faisait grincer des dents. La Société Numérique, l’organisation suisse Campax, la plateforme We collect et l’association Public Beta ont lancé le référendum, dénonçant la libéralisation d’une tâche régalienne.

Une situation d’autant plus problématique, à leurs yeux, que l’e-ID pourrait servir de base à l’établissement d’un futur passeport numérique à part entière. Le camp du « non » critiquait aussi une collecte inutile de données. Chaque opération effectuée en ligne aurait été enregistrée et effacée au bout de six mois seulement.

Pour le gouvernement, la répartition des rôles était pourtant claire. La souveraineté de la Confédération était conservée. Et le projet était sûr. Les Suisses n’ont pas été convaincus.

 

Source: ATS Keystone

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votations du 7 mars

Les Genevois d’accord d’indemniser les travailleurs précaires

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Les travailleurs précarisés par la pandémie de Covid-19 seront indemnisés pour leur perte de revenus du printemps. Les Genevois ont accepté dimanche par 68,82% de « oui » la loi ad hoc, attaquée par voie référendaire par l’UDC et le MCG.

Les files interminables de personnes attendant une aide alimentaire aux Vernets lors de la première vague du nouveau coronavirus ont mis en lumière la précarité dans laquelle était plongée une partie de la population pendant la crise sanitaire. Ces images avaient choqué en Suisse et au-delà. Le Conseil d’Etat genevois a voulu agir afin d’éviter que ces personnes ne s’endettent ou ne perdent leur logement.

La loi prévoit une indemnisation unique de 80% de la perte de revenu, mais de maximum 4000 francs par mois, pour la période du 17 mars au 16 mai 2020, soit une somme totale de 15 millions de francs pour ces deux mois. L’aide est destinée à ceux qui n’ont reçu aucune autre indemnité, tels que les intermittents du spectacle, les travailleurs sur appel ou encore les employés domestiques.

Pour une 2e indemnisation.

Les référendaires, et le PLR avec eux, estimaient que ce texte allait soutenir les travailleurs illégaux et donc le travail au noir. Ils contestaient aussi la disposition permettant de prendre en considération une déclaration signée « plausible » d’un bénéficiaire qui n’aurait pas de documents pour attester son revenu mensuel déterminant.

Dimanche, le comité unitaire « Des droits pour les travailleurs∙euses précarisé∙e∙s », qui réunit partis de gauche, syndicats et associations, s’est réjoui du fait que la population a rejeté le « référendum de la honte ». Il appelle les partis au Grand Conseil à traiter en urgence le projet de loi qui porte sur une indemnisation pour perte de revenu lors de la seconde vague de la pandémie.

La loi était aussi soutenue par le PDC. Le taux de participation à ce scrutin s’est élevé à 52,71%.

« Projet ringard »

Les citoyens de la ville de Genève ont refusé dimanche par 63,61% de « non » la construction d’un parking souterrain, dénommé Clé-de-Rive, par des privés. Le taux de participation s’est élevé à 45,9%. Le compromis, trouvé lors de la précédente législature, liait la création de 498 places automobiles en sous-sol au réaménagement des espaces publics en surface.

Un référendum avait été lancé par la gauche et des associations environnementales et d’habitants contre les crédits municipaux de 34 millions de francs. Dimanche, les référendaires ont salué ce vote qui constitue « un message clair pour une autre mobilité ». Lors de la campagne, ils avaient fustigé un projet « ringard » qui allait attirer des voitures et sacrifier 69 arbres majeurs, un sujet sensible à Genève.

« Volonté partagée »

Les partisans du projet, qui mettaient en avant la création de zones piétonnes, regrettent ce résultat. « Genève est passé à côté d’une opportunité qui ne se représentera plus avant de nombreuses années », écrit le Comité politique élargi en faveur du OUI. Quant aux promoteurs, ils espèrent « que d’autres alternatives soient soumises un jour aux Genevois. »

« Les nombreux débats qui ont fait vivre la campagne ont tous illustré la volonté partagée d’aménager une véritable zone piétonne en ville », a réagi le nouveau Conseil administratif, qui soutenait le projet du bout des lèvres. Une initiative de la gauche, qui a abouti, demande de piétonniser et végétaliser le centre-ville. Elle n’a pas encore été traitée par le Conseil municipal.

 

source: ATS Keystone

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Actualité

Votations du 7 mars 2021: le suivi en direct

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Journée de votations ce dimanche. Les Genevois sont appelés aux urnes pour se prononcer sur quatre objets différents. Le suivi en direct:

Au menu de ce dimanche de votations, trois objets fédéraux: l’initiative populaire « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage »,  la loi fédérale sur les services d’identification électronique (LSIE) et l’accord de partenariat économique avec l’Indonésie ainsi qu’un objet cantonal: l’indemnisation perte de revenus liée aux mesures de lutte contre le coronavirus.

Les genevois seront également amenés à se prononcer sur le projet Clé de Rive qui prévoit une piétonisation de 13 artères dans le secteur des rues basses et la construction d’un parking souterrain.

Suivez les votations du 7 mars en direct:

 

 

Les résultats des votations du 7 mars 2021:

 

Manifestation des fans du FC Zurich dans les rues de Berne avant la final de la Swiss Cup entre le FC Bâle et le FC Zurich au Stade de Suisse à Berne, lundi 21 avril 2014.
©KEYSTONE/Lukas Lehmann

 

L’application SwissID ©KEYSTONE/Christian Beutler

Dumai, province de Riau, Indonésie, 09 August 2016. ©EPA/RONY MUHARRMAN

©KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

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votations du 7 mars

L’accord avec l’Indonésie est exemplaire selon les partisans genevois

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Les partisans genevois de l’accord avec l’Indonésie ont livré leurs arguments ce mercredi devant la presse. Pour eux, l’accord de libre-échange sur lequel les Suisses sont amenés à voter le 7 mars est essentiel, surtout en ces temps de crise. Ils ont rappelé que Genève est le troisième canton exportateur de Suisse après Bâle et Neuchâtel. L’accord serait exemplaire au niveau du développement durable.

Les partisans genevois de l’accord de libre-échange avec l’Indonésie ont livré leurs arguments ce matin (me) à la presse. Pour eux, l’accord sur lequel les Suisses sont amenés à voter le 7 mars est essentiel, surtout en ces temps de crise. Ils ont rappelé que Genève est le troisième canton exportateur de Suisse après Bâle et Neuchâtel. Pour le PDC genevois, c’est un accord de nouvelle génération très innovant. L’accord prévoit des garde-fous en cas de non-respect des normes sociales et environnementales. Notamment concernant l’huile de palme.

Ecoutez la présidente du PDC et députée au Grand Conseil, Delphine Bachmann:

Delphine Bachmann
Présidente du Parti démocrate-chrétien genevois
Delphine BachmannPrésidente du Parti démocrate-chrétien genevois

1 francs sur 2 gagné en Suisse proviendrait du commerce international, pour un total de 20 milliards selon les partisans de l’accord.

Un marché à 200 millions de consommateurs

Le marché indonésien représente 200 millions de consommateurs potentiels a rappelé le directeur de la Chambre de commerce et d’industrie de Genève, Vincent Subilia. En 2050, elle se placera au 4ème rang des économies mondiales. Cet accord, s’il est accepté,  98% des produits suisses seront exemptés de taxe.

Selon les partisans, l’importation d’huile de palme en provenance de l’Indonésie est faible, elle est de 35 tonnes par an, alors que la consommation suisse était de 76 millions de tonnes l’an dernier. L’argument des référendaires : si l’accord est conclu, la Suisse va en importer beaucoup plus. La réponse de Delphine Bachmann.

Delphine Bachmann
Présidente du Parti démocrate-chrétien genevois et Députée au Grand Conseil
Delphine BachmannPrésidente du Parti démocrate-chrétien genevois et Députée au Grand Conseil

Garde-fous dans l’accord, selon les partisans

L’accord contient des clauses de sauvegarde qui permettent de renoncer à l’importation d’huile de palme en cas de non-respect des conditions de durabilité, selon le PDC.

Le président d’Agri Genève, Marc Favre a expliqué que l’huile de palme « est de plus en plus remplacée par l’huile végétale suisse, notamment par l’huile de colza». Pour Delphine Bachmann, il s’agit surtout de responsabiliser le consommateur.

Delphine Bachmann
Présidente du Parti démocrate-chrétien genevois
Delphine BachmannPrésidente du Parti démocrate-chrétien genevois

Carmelo Lagana, d’Economie suisse rappelle que «l’accord est le fruit de huit ans de négociations». Des ONG comme Public Eye ou le WWF ont d’ailleurs renoncé à s’associer au référendum, selon lui.

 

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